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L'assistante idéale

Chapitre 1

Voyeur / Exhibition

1 La séance d’épilation

 

Camille :

– Vous avez les billets, Maud ?

Tant qu’à choisir un CV pour une compétence spécifique, je préférais embaucher une femme, jeune et mignonne si possible. Ma conception personnelle de la discrimination positive au travail pouvait choquer certains nostalgiques de la suprématie des hommes, s’apparenter à du féminisme à outrance, tant pis pour eux. Personne n’avait encore osé m’en faire le reproche en face, ça viendrait peut-être, on m’appelait déjà l’Amazone ou la pétroleuse dans beaucoup de quartiers d’affaires européens, des surnoms parfaitement assumés en toute franchise. Quand je débarquais à la tête d’une équipe d’avocates et d’expertes, les machos rasaient les murs.

Maud Leroy avait le profil de l’assistante idéale, motivée, consciencieuse, discrète, infatigable, capable d’initiative, et fichtrement mignonne. Dès notre premier entretien un mois plus tôt, j’étais tombée sous le charme de cette blonde de 19 ans à l’allure d’étudiante un peu timide. Mais derrière les lunettes de vue à fines montures, le regard d’un bleu acier presque gris trahissait la volonté de se montrer à la hauteur de mes attentes. Je la voulais, pas seulement à mon service, j’avais une furieuse envie d’elle, d’embrasser cette jolie petite bouche insolente, de caresser ces rondeurs appétissantes, et ce désir devenait une obsession.

– Oui madame. Départ de la gare Montparnasse à 8 : 14, arrivée à Béziers à 12 : 32. Je dois retenir une voiture ?

La voix posée me tira d’un fantasme dangereux. Je n’avais pas l’habitude d’essayer de séduire mon personnel, question de conscience professionnelle, d’intégrité morale, c’était trop malsain de confondre le travail et le plaisir ; pourtant, j’aurais volontiers fait une exception avec Maud. La tentatrice me toisa de son regard imperturbable, en attente de ma décision finale. Elle devait déjà avoir sous les yeux le listing complet des agences de location de véhicule de Béziers, classées par critères de pertinence, avec un numéro de téléphone préenregistré. Du moins, c’était ce qu’aurait fait une assistante personnelle digne de confiance.

– Inutile, on viendra nous chercher à la gare.

Vaporeuse sous le soleil à travers l’immense baie vitrée du bureau dans le quartier de la Défense, la petite robe d’été se montrait indiscrète. Ces formes qui me hantaient, elle allait certainement les offrir à son copain ce soir, en guise d’au revoir. Un peu jalouse, je réfléchis à un prétexte pour la retenir, mais rien ne me vint à l’esprit. Quelle honte de me comporter comme ces vulgaires chefs de service qui tournaient sans aucun scrupule autour de leurs jeunes secrétaires en leur faisant des yeux de merlan frit, j’aurais voulu me cacher la tête dans un sac.

– Vous pouvez y aller, ma petite Maud, je n’ai plus besoin de vous. Rendez-vous au café à l’angle de l’esplanade demain, disons à 7 : 30. Soyez à l’heure.

La belle rangea quelques papiers puis se leva, imperturbable, d’une dignité absolue. Il y avait de la noblesse dans son attitude, et ça m’agaçait.

– Comptez sur moi, madame, bonne soirée.

Je la regardai partir, impatiente d’arriver à demain.

 

♀♀
 

Maud :

– Mettez-vous à l’aise, Maud, on est entre nous.

Justement, c’était rester à ne rien faire en tête-à-tête avec la patronne qui m’inquiétait un peu. Elle n’avait pas ouvert le moindre dossier depuis trois jours, à croire qu’on était en vacances. Mon rôle d’assistante se limitait à organiser un emploi du temps réduit au strict minimum faute de rendez-vous et à consulter les emails. Stocker de la nourriture ou entreposer des bouteilles de jus de fruit et d’alcool à la cave, ça devenait barbant à la longue, on aurait dit qu’il fallait nous préparer à une grève sauvage dans les magasins. Soit Camille Castalli m’avait demandé de venir pour tenir l’intendance, soit elle m’avait caché la véritable raison de cette balade.

Le malaise venait du fait que la boss attendait l’occasion de me sauter dessus. Aucun doute, sa gentillesse depuis mon embauche ressemblait à une opération de séduction, un véritable numéro de charme comme on en trouvait dans les romans d’amour à l’eau de rose. Sauf que là, c’était une femme qui me faisait du gringue, une vieille de 40 ans passés. Bien sûr, je pouvais difficilement l’accuser de harcèlement, la mère Castalli évitait les gestes déplacés ; pourtant, les regards appuyés trahissaient ses intentions. Si elle se contentait de multiplier les compliments, les sourires déstabilisants, les petites attentions, la distance se réduisait implacablement entre nous.

Camille, je devais l’appeler par son prénom depuis notre arrivée, passait ses journées à poil au bord de la piscine devant un bouquin, ou à regarder des séries sur l’ordinateur portable à l’ombre d’un parasol quand le soleil tapait trop. Il fallait reconnaître qu’elle était encore bien foutue pour une quadra, surtout avec un régime aussi débridé à base de viandes rouges, de plats en sauce, de vin et d’alcools. Beaucoup de nanas auraient voulu lui ressembler à son âge. Mais pour l’instant, ses regards en coin déviaient trop souvent sur moi ; sans l’angoisse de lui offrir une ouverture, j’aurais moi aussi laissé tomber le maillot de bain depuis longtemps.

– Vous êtes douée pour faire un barbecue ? J’ai envie d’une côte de bœuf au feu de bois ce soir.

Avec le matériel en terrasse, installé par commodité sous la fenêtre de la cuisine, ça ne devait pas poser de problème. La patronne oublia son livre pour s’étirer juste devant moi. Les seins lourds, dont les pointes regardaient vers le sol, se raffermirent comme au temps de sa jeunesse, la peau flasque du bas-ventre se tendit, la longue fente rose bailla à travers les poils sombres du maillot parfaitement épilé au niveau des aines. Encore une provocation calculée dont je me serais bien passée ; malheureusement, Camille pouvait faire tout ce qu’elle voulait, on était dans sa baraque. Je me levai du transat, pressée de remettre un peu de distance entre nous.

– Il est encore tôt, vous voulez prendre l’apéro ?

– Bonne idée. Je dois téléphoner à Matilda.

La femme qui était venue nous chercher à la gare de Béziers, contrairement à la boss, elle avait une vraie tête de gouine celle-là. Si les copines pouvaient s’arranger ensemble, je passerais une soirée peinarde.

 

♀♀
 

Camille :

Maud se posait un tas de questions sur la raison de notre séjour à Marseillan-Plage, dans une grande maison isolée, avec assez de nourriture et de boissons pour soutenir un siège pendant des semaines. Évidemment, sa vivacité d’esprit m’avait séduite autant que son apparence, enfin presque, elle faisait semblant de rien mais n’en pensait pas moins. Il était peut-être temps de lui révéler le projet ; de toutes façons, les actrices arrivaient ce week-end, on commençait dans trois jours.

– Vous connaissez le laboratoire d’imagerie de synthèse à Boulogne-Billancourt, on y a mit au point une caméra numérique révolutionnaire, un bijou de technologie capable d’exploiter la moindre source de lumière naturelle et d’enregistrer toutes les fréquences sonores. Plus besoin d’encombrer les plateaux d’un équipement volumineux ni de gérer du personnel qui parasite le tournage. Mon amie Matilda est réalisatrice de cinéma, on va faire un film pour démontrer les capacités de ce nouveau matériel.

Ouf ! J’avais balancé le pitch technique sans endormir Maud, un exploit vu son état. D’habitude sobre, du moins en ma présence, elle s’était un peu lâchée ce soir. D’accord, on l’avait encouragée, mais pas forcée.

– L’équipe de tournage arrive quand ?

À Matilda de prendre le relève, pour ma part, je remplis les coupes de champagne en comptant sur la chance, car la révélation risquait de provoquer un tremblement de terre le jardin.

– Il n’y a que moi, ce sera un film érotique.

Le sourire insouciant sur la jolie petite bouche disparut, remplacé par une grimace, je m’y attendais. Maud resta quand même sur chaise, un bon point. Maintenant, la copine avait intérêt à se montrer convaincante.

– Ça restera soft, rassurez-vous. Les scènes de sexe sont pénibles à tourner à cause d’une foule de techniciens sur le plateau, il faut répéter les prises de vues, ce qui prend du temps, et le temps coûte une fortune au cinéma. Avec cette caméra, je suis certaine de boucler les prises de vue en un temps record, sans l’aide d’une équipe.

Heureusement, on arrivait plus ou moins à empêcher la situation de dégénérer, Maud écoutait les explications, concentrée. Elle devait se douter que jamais je ne lui aurais demandé de s’exposer devant la caméra.

– Et mon rôle dans tout ça ?

Je repris la main.

– Organiser les plans de travail, faire office de maquilleuse, c’est-à-dire préparer les actrices avant chaque scène, faire les retouches sur la plateau quand ce sera nécessaire. Ce film restera dans les anales, le coup de pub parfait, du jamais vu.

On aurait pu recruter une professionnelle, mais j’avais confiance. Maud resta muette le temps de vider sa coupe, je lui en servis une autre qui subit le même sort. Les joues à peine plus roses que d’habitude, le regard bleu gagna en profondeur, signe d’une intense cogitation. Si elle devait finir bourrée, ce n’était pas pour tout de suite.

– J’y connais rien.

 

♀♀
 

Maud :

J’avais failli foutre le camp, quitte à attendre ensuite ma lettre de renvoi, la patronne avait la réputation de ne jamais faire de sentiment au boulot, avec personne. Pourtant, la voix de ma conscience commandait de lui faire confiance, que ce n’était pas une galère. On visionna La vie d’Adèle, palme d’or à Cannes en 2013, enfin les séquences chaudes, car Camille zappa le reste du film. Il fallait reconnaître que ça n’avait rien de vulgaire pour des scènes lesbiennes, au contraire, même moi je m’étais sentie... excitée. Alors si Matilda pouvait faire aussi bien que Kechiche, la boss pouvait gagner son pari.

On fila jusqu’à la salle de bain dans un drôle d’état, surtout moi. J’étais parfaitement consciente de la situation, de courir un risque, mais on aurait dit que mon corps voulait se libérer de l’emprise de mon esprit. En plus, Camille avait ramené un pack de bières. Matilda posa plusieurs flacons sur une desserte, des lotions adaptées à tous les types de peaux, et des lingettes. Rien d’extraordinaire, je devais pouvoir m’en sortir. Par contre, la crème dépilatoire spéciale zones sensibles, c’était une autre paire de manches, car on allait certainement me demander d’épiler des minous.

– C’est simple, vous allez voir. Enlevez votre maillot.

Tu m’étonnes ! Se dessaper devant deux gouines de 40 piges n’avait rien de facile au contraire pour une petite hétéro de 19 ans qui n’avait connu qu’un mec dans sa vie. Si Jordan me voyait, il piquerait une crise. Je laissai tomber mon soutien-gorge, espérant que ce geste de bonne volonté suffirait. Matilda m’attira par le bras devant la psyché, le reflet de Camille dans mon dos s’incrusta.

– Ses seins sont magnifiques, on dirait des grosses poires, les aréoles bien dessinées, larges, j’en mangerais.

Eh ! Je ne pouvais pas empêcher la boss de se rincer l’œil, mais elle ne devait pas se sentir obligée de faire des commentaires.

– Plus tard, gloussa sa complice. Le slip aussi.

Matilda se marrait, moi beaucoup moins, surtout avec les regards lubriques sur des endroits de mon anatomie que j’aurais voulu cacher. Devant mon immobilité, Camille se chargea de faire disparaître le dernier rempart de tissu censé me protéger de leur dépravation. Les mains caressantes glissèrent de ma taille, le long de mes cuisses puis de mes jambes, la garce voulait en profiter. Le souffle chaud sur ma peau eut un effet désastreux, j’avais beau rejeter cette idée, je sentis monter le désir.

– Je vais faire des plans rapprochés, alors je veux du sur-mesure, pas le moindre poil qui dépasse.

Le professionnalisme de Matilda fit retomber la pression, enfin au début de la séance de travaux pratiques. Quand, un pied sur le rebord de la baignoire, je sentis sa tête entre mes cuisses largement écartées, sa main collée à mon minou, la nature reprit ses droits, et je me sentis plus fébrile que jamais.

– Ce sera parfait avec un duvet blond sur la fente. Donne-moi une lingette, Camille, je crois qu’elle mouille.

Au bord de l’apoplexie, je la regardais faire dans la psyché. La salope glissa le bout d’un doigt entre mes petites lèvres avant de regarder le résultat.

– Non, j’en suis sûre.

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