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L'assistante idéale

Chapitre 2

Lesbienne

2 Les actrices

 

Maud :

Les garces ! Après m’avoir chauffée comme une malade, elles m’avaient carrément laissée tomber, j’avais dû me soulager toute seule, sans quoi, impossible de m’endormir. Et maintenant, la patronne faisait semblant de rien, certainement après avoir passé la nuit à baiser avec sa copine. Matilda rattrapait un retard de sommeil ou squattait la salle de bain. Deux bols sales sur la table dans le jardin prouvaient que la deuxième option était la bonne.

– Holà ! Levée du pied gauche ?

On pouvait le dire, maintenant, peut-être pas pour la bonne raison. C’était à moi que j’en voulais d’avoir eu envie de... Putain ! J’arrivais plus à chasser l’image de ma tête... de me laisser faire par ces deux gouines. Camille remplit mon bol de café au lait, ça me donna l’occasion de lui sourire, au moins de faire semblant.

– Vous êtes déçue de ne pas avoir été mise dans la confidence avant notre départ de Paris, c’est normal. Mon job, c’est aussi d’évaluer les risques, et je joue très gros sur ce coup, bien plus que de commercialiser une caméra.

Là, j’étais d’accord, ils étaient nombreux à espérer voir l’Amazone se planter. Si des concurrents avaient eu vent du projet, ça aurait aussitôt fuité aux oreilles de la presse.

– Non, je comprends, j’ai quand même des doutes. Le but, c’est de faire un vrai film, pas de tourner une compil de scènes de sexe.

Je devinai à son regard que Camille allait tout balancer, enfin, elle comptait sur moi pour l’épauler. Sans quoi, mon rôle d’assistante ne voulait rien dire.

– Matilda s’est chargée de tout, du script à l’écriture des dialogues, aussi du casting. Les jeunes femmes qui vont arriver sont de véritables comédiennes en fin de formation au Cours Florent, elles ont adhéré au projet en connaissance de cause. Deux professeurs de mes amies les font répéter depuis des mois.

Vue sous cet angle, la situation semblait moins glauque, même carrément acceptable. Le cinéma moderne justifiait de montrer des queues, des chattes, de la baise, des giclées de foutre ; le concept de Camille n’était pas différent.

– Tout sera tourné ici, dans le jardin ?

– En grande partie, aussi à l’extérieur, Matilda a fait des repérages. On a choisi juin à cause de la longueur des jours, même si la caméra permet des prises de vue nocturnes de bonne qualité. Voilà, plus de secrets, je peux compter sur vous ?

Les explications tenaient la route, la patronne avait pensé son sujet dans les moindres détails, avec le professionnalisme qui faisait sa réputation de femme froide, sans cœur ; je ne pouvais m’empêcher de l’admirer.

– Oui.

L’arrivée de Matilda me coupa la parole.

– Un petit café et j’y vais. La cuisinière est là ?

Camille resservit tout le monde, à les voir aussi calmes l’une près de l’autre, comme deux complices de longue date, je doutai presque d’une aventure entre elles. Et merde ! L’histoire de la veille revenait me hanter.

 – Pas encore, elle ne devrait pas tarder.

 

♀♀
 

Camille :

Je devais me sortir Maud de la tête pour l’instant. Déjà, il fallait caser ce petit monde dans les trois chambres disponibles, soit quatre jeunes femmes d’une vingtaine d’années et deux profs qui avaient plus du double de leur âge. Ça devait pouvoir s’arranger en les laissant décider selon la sensibilité de chacune ; heureusement, la cuisinière rentrerait chez elle tous les jours. La toilette aussi allait poser problème, on risquait de se sentir un peu à l’étroit dans les deux salles de bain. Tant pis, prendre une douche à deux n’avait jamais tué personne. Par contre, je devais embaucher une femme de ménage ou se serait vite le souk à la maison.

 – Arrêtez de vous faire du mouron, je viendrai à 8 heures au lieu de 10. Les femmes sont moins bordéliques que les hommes.

Pour un peu, j’aurais embrassé les joues parcheminées de la vieille cuisinière, Annie m’enlevait une sacrée épine du pied, parce que trouver du personnel compétent capable de discrétion, bonjour l’angoisse, surtout un week-end. Et lundi, le bordel se serait déjà installé. Comme souvent, c’étaient des détails qui parasitaient un projet si on n’y faisait pas attention.

– Vous pourrez passez à table dans une heure.

Parfait, ça me laissait le temps de faire un premier point. Maud retrouvait l’allant que je lui avais connu à Paris, enfin, il suffisait de lui trouver de quoi s’occuper. Hier soir, j’avais failli craquer en découvrant ce corps jeune, ferme, souple, en devinant la montée d’un désir improbable sous les mains de Matilda. L’angoisse de provoquer une cassure m’avait interdit de la rejoindre dans sa chambre, elle n’aurait peut-être pas dit non vu son état d’excitation, mais j’avais trouvé plus prudent de me soulager avant de retrouver la copine pour une nuit agitée.

Au bord de la piscine, la caméra à la main, Matilda baratinait les nanas devant leurs profs un peu en retrait. Je lui faisais confiance pour les mettre à l’aise, elle connaissait la musique. Soudain, une salve de rires précéda un plouf à répétition, et les jeunes femmes encore habillées se retrouvèrent à chahuter dans l’eau. Préméditée ou pas, la scène valait le coup d’œil, je m’approchai, curieuse de savoir ce que mon amie avait en tête. Bientôt, elle leur demanda de sortir par l’échelle. Voir les vêtements légers coller aux corps était d’un érotisme troublant.

– Maud, rassemble tout le monde, s’il te plait. On va faire un petit briefing en prenant un verre.

Holà ! Le coup de la piscine m’avait déstabilisée ou quoi ? Je ne tutoyais jamais mes collaboratrices d’habitude, le copinage était mauvais pour les affaires. Par chance, son attitude resta professionnelle.

– De l’alcool aussi ?

– Je crois que personne à part moi n’a envie de se saouler, alors mets un peu de tout sur la table. Chacune choisira.

 

♀♀
 

Matilda :

Les prothèses pubiennes, une fine peau de latex moulée sur les actrices, montraient des touffes fournies ou glabres, le cinéma ignorait le juste milieu, filmées d’assez loin, ça évitait de révéler le trucage. Je voulais dévoiler la beauté de la nature féminine dans son authenticité, quitte à heurter quelques sensibilités au passage. Il suffirait de couper au montage certains plans trop crus pour la censure. Les nanas avaient finalement donné leur accord suite à des négociations acharnées, il restait désormais à se mettre au boulot, on risquait d’y passer l’après-midi. Pourtant, j’aurais voulu faire un bout d’essai dans les conditions réelles de tournage.

– Je compte sur toi, Maud. Tout doit être nickel du pubis à la raie des fesses.

À voir les visages fermés, les jeunes femmes avaient deviné qu’on allait procéder à une inspection détaillée de leur intimité, et le matériel d’esthétique bien en vu n’aidait pas à les rassurer.

 – Chacune votre tour, vous allez vous installer ici, un pied sur la chaise. Enlève ton peignoir, Alice, reste zen.

La jeunesse d’aujourd’hui déchiffrait mieux le langage sms et le hashtag. La brunette s’exécuta d’assez bonne grâce, il nous appartenait de modifier son apparence physique si nécessaire, une close non négociable du contrat. J’avais demandé aux candidates de se déshabiller entièrement pendant le casting, pour sélectionner celles qui se sentaient à l’aise dans leur corps ; il s’agissait de tourner un film érotique, pas question de perdre du temps avec des complexées. Alice pratiquait le naturisme sauvage, un bon point, la nudité faisait partie de son mode de vie.

Comme je lui avais montré la veille, Maud tamponna les beaux petits seins ronds sur toute leur surface à l’aide d’une lingette afin d’enlever la moindre trace de transpiration. La sensation de fraîcheur provoqua une réaction naturelle des tétons, la pauvre rougit, plus gênée que l’actrice. En tant que maquilleuse de plateau, l’assistante allait devoir se faire rapidement aux mamelons gonflés et aux minous humides, un incontournable dans ce genre de cinéma où on sollicitait les corps autant que les esprits. J’avais déjà les yeux sur l’épaisse friche mal taillée de poils noirs.

– Waouh ! Ton minou arrive encore à respirer là-dessous ? Ça m’étonnerait, il faut lui donner de l’air.

Un peu d’humour ne pouvait pas faire de mal, Alice retrouva le sourire, Maud perdit complètement le sien.

– Tu t’occupes du devant pendant que j’épile derrière. Je veux un dégradé qui finit en voile fin sur la fente.

 

♀♀
 

Camille :

La scène de vingt-trois minutes avait nécessité une heure de tournage, sans compter le travail en amont, mais ça valait le coup. D’après Matilda, la suite serait plus facile, les actrices savaient maintenant ce qu’on attendait. Le sexe était une source inépuisable de plaisir, entre femmes ou avec un homme, elles devaient s’en persuader pour le montrer à la caméra. Par contre, si tous les rushs en fin de journée me mettaient dans cet état, il y avait fort à parier que je finirais rapidement sur les rotules. Chaud sans être vulgaire, le bout d’essai m’avait excitée.

Près de moi sur le canapé, Maud faisait semblant de rien, très professionnelle, un peu trop pour être sincère. Pourtant, Matilda ne lui avait rien épargné aujourd’hui, moi non plus. Il était clair qu’elle cherchait à m’impressionner depuis notre première entrevue, sa fougue frisait parfois le fanatisme, ça en devenait agaçant. Foutaises ! Ce qui m’énervait vraiment, c’était de la désirer au point de refouler les principes moraux dont je tirais ma force. Alors, puisque la parfaite petite assistante semblait décidée à se plier à toutes mes décisions, j’allais parfaire son apprentissage dès ce soir.

– On la visionne une dernière fois, puis on va se coucher.

Maud relança la lecture du DVD sans montrer la moindre émotion. Les seins libres sous le tee-shirt léger et le minishort qui mettaient ses cuisses en valeur, c’était presque indécent, assurément provocateur ; je n’en pouvais plus de l’admirer du coin de l’œil, à espérer un geste qui ne viendrait jamais, à moins de lui montrer la voix. Et ensuite ? Je m’en moquais pourvu que la torture prenne fin.

 

♀♀
 

Maud :

Qu’est-ce que la boss pouvait bien chercher encore ? On avait regardé l’essai avec sa copine Matilda, puis toutes les deux, et voilà que ça recommençait. Je la sentais tendue, on aurait dit une nageuse qui travaillait sa respiration avant une plongée en apnée. Ses doigts se refermèrent en étau autour de mon poignet, l’étrange nervosité se communiqua aussitôt à moi.

– Vous désirez quelque chose ?

Camille attira ma main sous son peignoir, elle n’avait pas pris la peine d’enfiler une petite culotte.

– Touche-moi.

Oups ! Je m’attendais à tout sauf à ça.

– Vas-y, caresse-moi, je te le ferai ensuite.

Peut-être pour me prouver que ce n’était pas du bluff, la garce effleura le sillon entre mes cuisses à travers le short. Elle reprit aussitôt mon poignet et guida mes doigts sur sa fente. Je la sentis ouverte, mouillée.

– Mais...

Le reste se perdit dans son haleine. J’essayai de résister quand la patronne empoigna un sein sous mon tee-shirt, la rudesse du contact me força à ouvrir la bouche, sa langue se faufila entre mes dents. Je finis par accepter le baiser, c’était ça ou m’asphyxier, alors la main sur ma poitrine se fit caressante.

Par contre, Camille ne me foutrait pas la paix avant d’avoir pris son pied, j’entrepris son clito histoire d’en finir au plus vite. Elle m’embrassa goulument en récompense de mes efforts, sa langue contre la mienne m’excita. Qu’est-ce qui m’arrivait ! On aurait dit que plus j’étais dégoûtée, plus j’avais envie.

J’abandonnai l’idée d’une branlette rapide pour glisser un doigt dans sa chatte, puis un deuxième. C’était chaud, trempé, je commençai à la limer. Un hoquet s’étouffa dans ma bouche, la boss se pâma, les yeux ouverts en grand. Incapable de résister, je passai mon autre main par l’échancrure du peignoir.

La caresse sur ses seins eut un effet dévastateur, Camille se contracta sur mes doigts, secouée par une série de spasmes d’abord violents, puis doux. Oh putain ! Même dans la jouissance la patronne avait une classe folle.

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