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L'assistante idéale

Chapitre 3

Lesbienne

3 La théorie des dominos

 

Maud :

Deux jours après les évènements, je me sentais encore rabaissée, salie, blessée dans mon orgueil, tellement conne d’avoir accepté un pareil coup de folie. J’aurais voulu être capable de détester la patronne, trouver le courage de foutre le camp après lui avoir jeté ses quatre vérités au visage, mais comment ? Elle restait malgré tout la référence ultime, le symbole du féminisme, le modèle à suivre, la décevoir était au dessus de mes forces malgré la colère qui écrasait ma poitrine. En fait, je m’en voulais surtout à moi-même d’avoir pris du plaisir à subir un traitement aussi humiliant.

– Maud, donnez-moi le journal, s’il vous plait.

Le surlendemain donc, madame Camille Castalli était redevenue aux yeux du monde une honorable cheffe d’entreprise avec des principes moraux, plus question de tutoyer une collaboratrice, surtout en public. Son regard montrait une certaine indifférence, je l’intéressais beaucoup moins après avoir obtenu de moi ce qu’elle voulait depuis mon embauche. Pourtant, j’avais du mal à croire que c’était vraiment terminé ; comment une femme aussi entière dans ses convictions pouvait se contenter de si peu alors qu’il lui suffisait de tendre la main pour tout avoir.

Les actrices arrivèrent au petit-déjeuner dans le jardin en ordre dispersé, leurs profs rassurées s’étaient envolées pour Paris la veille au soir, impatientes de profiter des trois mois de vacances certainement méritées. L’ambiance détendue de dimanche avait aussi disparu ; c’était le grand jour aujourd’hui lundi, avec le tournage des premières scènes explicites, l’angoisse perçait derrière les sourires de façade. La cuisinière réconforta tout le monde, moi au passage, en ramenant des croissants chauds de sa recette personnelle, un pur délice.

– Ce matin, on assure les prises de vue sur le marché de Rochelongue, on en profitera pour faire le plein de produits frais au passage. Dans le script, il s’agit d’une sortie entre bonnes copines, rien de compliqué, sauf que la scène doit être dans la boîte avant midi. Attention à ne pas vous laisser distraire.

La remarque provoqua quelques sourires soulagés. Aucun doute, Camille prenait son job de metteuse en scène au sérieux. Une quadragénaire à poil distribuant une flopée de conseils d’un ton enjoué à une bande de jeunes actrices en herbe qui attendaient de jouer les premières scènes érotiques de leur carrière, la situation tournait au surréalisme le plus total. Et à les voir sous le charme de la patronne, prêtes à tout pour lui faire plaisir, ça devenait franchement comique. Matilda arriva sur ces entrefaites, ravie de constater la bonne humeur générale.

– Vous avez de l’énergie à revendre, on dirait. Tant mieux, il va vous en falloir. Je ne vous lâcherai pas avant que tout soit parfait.

Avec deux Amazones aussi convaincantes, je ne doutais plus de la réussite ; ce projet allait aboutir, et j’en faisais partie. La main douce de Camille sur mon épaule m’arracha un frisson.

– Si tu as fini de déjeuner, Maud, on va prendre notre douche. Je t’aiderai ensuite à préparer la trousse de trousse de maquillage.

Euh... oui, pas sûre que me retrouver en tête-à-tête dans la salle de bain avec la boss était une bonne idée.

 

♀♀
 

Camille :

Il y avait pas mal d’électricité dans l’air après le déjeuner. Le tournage de la scène du marché s’était déroulé sans accroc, merci à la police municipale d’avoir tenu les curieux à l’écart. Maintenant, on entrait dans le vif du sujet avec les premiers plans érotiques au bord de la piscine. La réussite du projet allait se jouer dans les prochaines heures sous un soleil de plomb, pas les meilleures conditions de travail. Une trop longue exposition pouvait nuire à leur santé, je ne voulais prendre aucun risque. Quant à la crème solaire, quel intérêt de tourner avec un matériel de pointe si c’était pour les faire briller comme dans un porno.

– Matilda, les pauvres vont cramer, il faut les mettre à l’ombre.

Inutile d’en rajouter, la copine partageait mon inquiétude. On se connaissait depuis si longtemps que parler ne servait à rien, chacune voyait les pensées de l’autre, le must de la complicité. En fait, coucher était la limite à ne jamais franchir, sous peine de foutre en l’air vingt ans d’amitié. Et puis je préférais les nanas inexpérimentées, comme Maud, les hétéros convaincues.

– Je vais tourner l’approche comme prévu, puis leur faire piquer une tête dans l’eau, ça les rafraîchira. Elles sècheront rapidement. On tournera l’essentiel sous l’auvent de la terrasse. Ça te va ?

Oui, sauf que je comptais observer de loin, justement à l’ombre de la terrasse. Tant pis, la santé des actrices commandait de nous adapter aux conditions de travail.

– D’accord. On va déjà emmener la table près de la piscine et installer un parasol. Ça ne te gênera pas ?

D’habitude réalisatrice, aujourd’hui metteuse en scène, Matilda savait s’accommoder des changements de décor.

– Aucun danger, Camille, les spectateurs verront ce que je voudrai bien leur montrer, rien d’autre.

Un pareil sens de la répartie aurait mérité une nomination aux Césars. Je m’attelai à la modification avec Alice et Ludivine, leurs camarades devaient rester concentrées. Et la glacière ! Impossible de tenir le coup tout l’après-midi sans rafraîchissement par cette chaleur digne d’un mois d’août, pas question non plus d’interrompre le travail pour une connerie largement évitable.

– Annie !

La cuisinière arriva aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient, toujours de bonne humeur. Les habitants de la région s’étaient fait depuis longtemps au naturisme, la nudité était leur quotidien. Elle déposa la glacière sous la table.

– Je vous ai mis quelques bières au fond, gloussa la mamie complice à mon oreille. Bon courage, à demain.

La dernière phrase s’adressait à tout le monde. Matilda la laissa s’en aller avant de se tourner vers les actrices.

– C’est bon, les filles, en place.

Justine et Chloé s’avancèrent, suivies de Maud à distance, sa trousse de maquillage à la main. Elle s’en était bien sortie ce matin j’avais confiance.

 

♀♀
 

Camille :

Des images sans défaut, une qualité de son exceptionnelle, aucun doute, ce matériel représentait l’avenir du métier, Matilda maîtrisait son affaire. Le visionnage des scènes de la journée me rassurait ; les actrices s’étaient montrées à la hauteur de nos attentes, de bonne augure pour la suite. Maud aussi, son sens de l’adaptation m’épatait autant que sa disponibilité, sa réactivité avait réjoui la copine pourtant difficile à satisfaire. J’avais intérêt à la tenir à l’œil celle-là, la garce n’allait pas se contenter de tourner autour d’une perle rare pendant un mois et demi sans chercher à lui mettre le grappin dessus.

– Allez ! Une bonne douche et au lit.

Les actrices, passées par la salle de bain avant de dîner, s’éclipsèrent ; après le stress, la fatigue de la première journée de travail se faisait sentir. Ça irait mieux demain avec une bonne dose de caféine. Matilda suivit le mouvement, non sans un dernier regard sur Maud, assise près de moi dans le canapé à attendre la permission d’aller se coucher. Inutile de lui faire un dessin, la copine devina mon intention de passer la nuit en autre compagnie que la sienne. Une fois seules, je pris l’initiative de nous servir une bonne rasade de whisky.

– Disons un quart d’heure ou vingt minutes pour qu’elles se brossent les dents, on a le temps de s’en boire un dernier.

Je tendis un verre que Maud accepta d’une grimace, comme si elle comprenait ce qui l’attendait ensuite. Il y avait de la résignation dans ses yeux d’un bleu presque gris, la conscience de devoir accepter tous mes caprices. Ma main trouva le haut d’une cuisse ferme dévoilée au moindre mouvement d’un long tee-shirt de nuit, la peau douce sous mes doigts réveilla mon instinct.

La belle tressaillit sans vraiment chercher à m’échapper, et vida son verre d’un coup. Pour se donner le courage d’aller plus loin ou trouver celui de m’envoyer promener ? C’était prendre le risque d’une cassure, mais si je parvenais à l’apprivoiser, pas question de me contenter d’une petite masturbation ce soir, mon désir était trop fort. Je l’enlaçai, bien décidée à profiter de l’avantage.

– Embrasse-moi.

Les secondes passèrent, une éternité, enfin Maud m’offrit timidement ses lèvres. Elle se laissa faire sans participer, apathique. Tant pis, sa soumission me suffisait. Je fouillai sa bouche d’une langue passionnée en raffermissant mon emprise sur sa cuisse, la peau devint brûlante. Soudain, les bribes d’une discussion dans le couloir me persuadèrent de changer d’air, je l’entraînai dans sa chambre et fermai la porte à clé ; pas question de la laisser m’échapper. Je la voulais, mais après avoir pris mon plaisir, ou elle trouverait un prétexte pour me laisser en plan.

 

Maud :

– Détends-toi, ça va aller.

Bloquée contre la porte par une poigne ferme, une cuisse entre les miennes pour les maintenir écartées, j’en étais moins sûre. La patronne remonta le tee-shirt au-dessus de ma poitrine.

– Tu as des seins magnifiques.

Oui, peut-être, merci du compliment... Panique à bord, la salope voulait vraiment me gouiner, et personne pour s’interposer, l’angoisse m’interdisait de bouger. L’étreinte se desserra un instant, le temps pour elle de faire disparaître mon tee-shirt d’un mouvement brusque, plus rien ne l’empêchait de me faire subir la pire des humiliations. Soudain, je me sentis propulsée en arrière sur le lit.

À quoi bon résister, la boss avait tous les pouvoirs. Je restai immobile, pressée d’en finir, les bras en croix, les cuisses écartées en signe de soumission, livrée sans défense à ses caprices. Une fois son putain de fantasme assouvi, il suffirait d’une douche et d’une bonne nuit de sommeil. Elle enleva son peignoir, lentement pour capter mon attention. C’était réussi.

Camille s’assit près de moi. Son sourire racontait une histoire gentillette, son regard par contre parlait un autre langage. Elle souleva un sein lourd qui peinait à tenir dans sa main et pressa l’aréole contre mes lèvres. La branler, la peloter, frotter son clito pour la soulager, d’accord ; mais ça... Non, pas question !

– Tète-moi !

La main ferme dans ma nuque m’interdit de m’échapper, la pression du sein me priva de respirer, je n’eus d’autre choix que d’ouvrir la bouche.

– Applique-toi.

Les larmes aux yeux, je fis ce qu’on me demandait, même davantage en caressant le globe laiteux à pleines mains. Embrasser les seins d’une femme, d’une vieille en plus, la honte me nouait le ventre. Camille apprécia l’initiative car le téton grossit bientôt entre mes lèvres. J’essayai d’attraper sa chatte histoire d’en finir avec la corvée, elle se déroba d’une ruade.

– Tu vas me lécher.

Hé ! La boss en avait rien à faire de mon avis, elle s’installa à califourchon sur mon visage. La tête coincée entre ses cuisses, je me retrouvais avec sa fente sur ma bouche, le nez entre ses fesses. Heureusement, la garce sentait le propre. Elle pelota mes seins et pinça mes tétons, nerveuse.

– Vas-y, lèche !

Où ? Comment ? Malgré le dégoût, je ressentais une furieuse envie de lui donner ce plaisir, on aurait dit que ça m’excitait d’être maltraitée. Incapable de réfléchir, honteuse mais décidée, je lissai la fente jusqu’à découvrir le clito. Camille sursauta.

– Non, mets ta langue dedans.

Elle ne me lâcherait pas avant d’avoir obtenu satisfaction, je commençai à la fouiller. La moule devint tout de suite baveuse, sa mouille coula dans ma bouche. La goûter ou m’étouffer, le choix fut vite fait. C’était un peu salé, moins amer que je l’aurais cru.

– C’est bon, continue.

Comme si refuser était une option. L’humiliation dura longtemps, sans doute à cause de mon manque d’expérience. Enfin, au bout d’une éternité, la garce me commanda de sucer son bouton. J’obéis en fidèle assistante, sauf que là, la patronne prenait son pied sur ma bouche, sous mes coups de langue. Elle finit par lâcher prise.

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