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L'attente

Chapitre 1

Hétéro

La table est douce. Allongée sur celle-ci, je goute à ce petit plaisir de l’attente. Le bruit à côté, c’est toi Michel ! Tu fouilles dans l’armoire où nous rangeons nos produits. Les huiles essentielles, les parfums, l’encens aussi.


Ta demande ne m’a nullement surprise. Lorsque le livreur est passé ce matin, que j’ai ouvert la porte, l’énorme carton qui arrivait, je me doutais bien qu’il serait à l’ordre du jour d’une soirée toute en tendresse. J’ai donné la pièce au conducteur de la camionnette, il a déposé le colis dans l’entrée. Encombrant et lourd, je l’ai seulement poussé sur le côté. J’ai attendu patiemment ton retour.


Ce que contient l’emballage, nous l’avons choisi ensemble sur un catalogue, riant de nos bêtises comme deux fous. Tu avais cherché durant quelques jours avant que notre choix ne s’arrête sur ce modèle. Plus stable, plus large, enfin que des plus… plus. Et puis c’était ensemble que nous avions passé commande à ce site qui nous offrait même pour l’occasion, les frais de livraison. Il faut dire aussi que ce n’est pas donné cette affaire-là.


Alors je savais que dès ton retour, tu te ferais un immense plaisir de mettre en place cet insolite objet. Du reste, j’en étais si certaine que j’ai pris ma douche un peu avant ton retour. Et je me suis préparé mentalement en rangeant la maison, pour que ces heures qui arrivent ne soient qu’à nous. Que rien ne vienne nous perturber. Pour un peu je rirais presque de sentir mon envie monter, à la seule vue d’un paquet aussi banal, hormis par la taille.


— oooOOooo —


Tu es rentré, et j’ai lu dans ton regard d’abord une sorte d’incompréhension. Puis bien vite, les petits plis qui se sont formés aux coins de tes yeux… ont fait grimper une température qui n’avait pas besoin de cela. De loin, j’ai suivi les gestes de ta main. Le carton ouvert, la sortie de cette chose aux pieds chromés, et l’installation des deux parties rembourrées, tous m’ont laissé entrevoir la pointe de ta langue entre tes dents. J’adore cette manière que tu as de réfléchir.


Lentement mais surement la table a pris son allure définitive, celle de l’image présentée sur le site internet. Puis j’ai senti que tu cherchais tes mots ! Ceux que tu allais dire pour m’inviter à essayer notre achat. Et tu as seulement souri de voir l’immense drap de bain qui était déjà bien plié sur le bras du canapé. Dans la cheminée, quelques flammes, pas pour la chaleur, simplement pour le décor, l’ambiance.


— Tu serais d’accord pour une première ?

— Allons ! Comment peux-tu en douter ? Mais avant j’aurais tout de même aimé… un baiser !

— Mon Dieu ! Impardonnable, mufle qui a oublié, mais la vue de ce truc… dans l’entrée ! Ça m’est totalement sorti de ma tête.

— Je vois. Un simple emballage et me voici bien loin de ton esprit.

— C’est là où tu te trompes. Cette chose… c’est pour ton plaisir.

— Dis-moi que tu vas t’en contenter ? Tu espères aussi que mon plaisir embrasera tes sens au point que tu seras aussi bien servi.

— Je l’avoue ! Te voir, te sentir sous mes doigts reste un privilège de tous les instants. Et n’ayons pas peur des mots, j’adore quand tu deviens plus chienne, un peu salope même.

— Tes mots… après tant d’efforts, tes mots ne suffisent plus. Il te faut aussi me le prouver, me le montrer.

— Qu’à cela ne tienne. La place est prête, la place est chaude… enfin pas tout à fait… reste à faire ceci…


Tu as étalé la serviette sur toute la longueur de la table. Et d’un mouvement explicite de la main, tu m’invites avec un sourire, à me dévêtir. Il n’y a de toute façon, pas grand-chose à retirer. Ma jupe glisse sur mes chevilles, mon top passe par-dessus mes épaules. Et comme ces pauvres petites pièces de vêtements ne cachaient rien d’autre, tu as déjà les yeux qui brillent.


Je me suis étendue très lentement, d’abord pour éprouver la solidité de l’ensemble que tu as monté de tes mains, puis pour en chercher également la meilleure place. Et toi, pendant que je m’allonge, tu fais en sorte d’être aussi nu que moi. C’est moins rapide, moins glamour. Le pantalon, la chemise laissent entrevoir le slip et les chaussettes… hum ! Enfin tu es finalement aussi à poils que moi. J’ai toujours aimé ton corps.


Tu es relativement bien conservé et j’admire ce ventre plat, ces muscles qui jouent sous ta peau. Bon l’ensemble est harmonieux et bien entretenu, mais j’y veille aussi. Pas un gramme de trop, après tout tu peux aussi me dire merci. Ma cuisine n’est pas si riche. Et je ne suis plus qu’attente. De quoi ? Je ne sais pas. De caresses bien sûr, mais d’amour aussi et ces câlins-là devraient être un joli prélude à nos jeux d’adultes.


— oooOOooo —


La table est douce. Allongée sur celle-ci je goute à ce petit plaisir de l’attente. Le bruit à côté, c’est toi Michel ! Tu fouilles dans l’armoire où nous rangeons nos produits. Les huiles essentielles, les parfums, l’encens aussi.


Tu as sans doute trouvé, mais je m’en contrefiche. J’ai fermé les paupières et mon monde n’est plus que rose avec quelques nuances. J’entends, mais ne veux plus rien voir. Et toute la face arrière de mon corps et à ta merci. Ce qui coule sur mes épaules est frais, pas franchement agréable pour l’instant. Mais tes deux mains bien à plat viennent démentir de suite cette sensation de froidure. Elles glissent lentement sur le haut de mon corps.


Elles vont et viennent sur les épaules remontant jusqu’à la frange de mes cheveux qui coulent dans mon cou. Elles sont d’une douceur exquise et glissent avec maestria sur l’huile qui les entraine. Je frémis déjà alors que les doigts pincent, tordent délicatement chaque parcelle de ce dos dont tu t’occupes si parfaitement. Mes bras étirés le long de mes flancs te dérangent ? Qu’à cela ne tienne puisque d’un geste empreint de douceur, tu les écartes l’un après l’autre pour avoir un meilleur accès aux côtés, aux rives perdues.


Je sens bien que tu en profites, canaille pour laisser tes pattes se faufiler sur la partie de mes seins que déborde légèrement de la table. J’entends ton souffle, calme, posé. Le mien l’est moins, mais j’ai de bonnes raisons pour cela ! Et j’avoue que c’est très tendre, que j’adore et que je ne vais rien faire pour calmer tes ardeurs. Rien que tes paumes ou tes doigts pour passer sur mon épiderme et toujours ces coulées de liquide qui me rafraichissent juste le temps qu’elles se déposent sur moi.


Tu reviens, tu insistes sur certains endroits, sur chacun de mes bras, avant d’étirer un à un mes doigts et puis quelle main remonte le long de mon corps, effleure ma poitrine compressée sur l’assise de la table ? Elle file sans trouver d’obstacle pour mieux se retirer vers le milieu de ce que j’étale à ta vue. Cette fois les mains évitent mes fesses, pour mieux se faufiler le long de mes jambes. Et l’une après l’autre, mes gambettes sont prises d’assaut par ces fureteurs qui diffusent le parfum entêtant de l’huile essentielle.


Sans un mot, tu écartes enfin délicatement, en me prenant chacune d’entre elles par les orteils, mes cuisses l’une de l’autre. Je comprends désormais le besoin d’une table de grande largeur. Alors tu fais remonter de nouveau tes deux battoirs ouverts sur la face interne de chaque jambe. Tu t’arrêtes à la lisière de la jointure des deux, juste à l’entrée du pont qu’elles forment. Le manège dure une fois deux, fois et je ne compte plus. Mais mes soupirs en disent long sur ces attentes qui sont les miennes.


Tes manipulations sont juste un rêve éveillé. J’adore cette dextérité quand tes doigts s’insinuent ici où là, partent et reviennent dans un carrousel qui me fait frissonner. De ma gorge les plaintes sont continuelles et pas spécialement de douleur. Non ! À aucun moment tes doigts ne pincent ou étirent au point d’en amener des douleurs. Ils sont comme le bout des miens sur les touches de mon piano. À cette seule différence, c’est que la touche unique est ce dos qui t’inspire, une musique de l’âme.


Tu es le compositeur d’un menuet ponctué de mille vibratos, lesquels se traduisent par ces trémolos qui s’échappent de ma gorge. Le point d’orgue est finalement atteint alors que je ne m’y attends plus. Laquelle de tes deux pattes est la première à s’élancer sur mes reins, laquelle plonge doigts baissés vers un abîme profond qui se cache au fond d’un sillon si sensible ? Je ne cherche pas à savoir, ne faisant que ressentir ces attouchements qui arrachent des tressaillements à mes pores à fleur de peau.


J’aime que tu passes et repasses de longs instants le long de lèvres qui s’entrouvrent dans d’insupportables chatouillis, tous mes sens exacerbés. Et le malin plaisir que tu prends à abandonner cette bouche entrouverte, pour mieux revenir la taquiner quelques secondes plus tard, n’est qu’un vrai supplice douillet supplémentaire. Puis sans doute que le temps te semblant trop difficile à gérer ou peut-être que plus surement tu veux changer de terrain de jeu, ta voix me revient, suave et doucereuse.


— On attaque le côté face, mon amour ?


Je n’ai aucune envie de répondre, pas plus que celle de bouger du reste. Mais tu tapotes sur mes fesses et j’opte pour une volteface demandée. Les papillons virevoltent désormais sur des endroits moins plats. Deux conques s’emparent de chacun de mes seins pour, à tour de rôle, leur offrir une caresse d’une lenteur exaspérante. Ma poitrine monte et se creuse au rythme insensé de tes frôlements exagérés. C’est le bonheur à l’état pur.


Puis te voici enfin de retour sur ces plages que des nuits entières depuis si longtemps, tu as tant exploré. Ces endroits qui connaissent par cœur tes doigts sans jamais se lasser de leur visite. Et tu joues une autre mélodie, celle du maestro dont la baguette, je le présume, bat la mesure entre les jambes. Je ne veux rien savoir de ce que tu vas faire, me crispant seulement davantage alors que tu t’approches des endroits les plus secrets. Et les nains de Blanche-Neige se livrent à des arabesques qui me serrent la gorge.


Cette fois, sur le buisson que d’un index empressé tu frisottes, d’autres coquins s’expatrient vers le point d’où tu cherches à tirer de la lave en fusion. Chacun de tes gestes est un enfer, qui me brule, une ascension vers une jouissance que pour l’heure, je bloque de toutes mes forces. Entre tes jeux horriblement bons et cette retenue mal venue, un rapport de force inégal s’établit. Tu as le temps pour toi et la patience d’un ange. Rien n’est brusqué et tu sais d’avance que ce corps si bien ausculté te donnera toute la mesure de l’explosion que tu espères.


— oooOOooo —


Tu es remonté sur ces deux collines roses que ma poitrine fait bouger en d’inégales variations. Le souffle tantôt compressé, tantôt expulsé avec violence fait vibrer ces deux seins dont tu invites tes mains à remodeler les pourtours. Et je craque, lamentable, dans d’immenses soupirs qui doivent te donner un sourire de requin. Tes babines de loup, sous mes paupières entièrement closes, je les imagine, retroussées et bavantes, te délectant de ce spectacle dont tu es l’unique auteur et interprète. Tu dois être ravi, heureux de me voir à ta merci, sentant bien que je ne saurai en rien refuser ces avances que tu prends un plaisir fou à repousser. Tout en moi vibre et n’est plus qu’une plainte. Ce corps étendu là, tu l’as préparé à un hallali dont tu retardes encore et encore l’échéance.


Mes gémissements te réclament un peu de pitié, sans pour autant te donner, te crier les vrais mots pour te pousser à accélérer. Ce solde de dignité qui me reste, m’interdit de te supplier, de te hurler que je te veux, que je veux maintenant que le jeu s’approfondisse, qu’il devienne plus possession que effleurement. Mais tu fais la sourde oreille, n’écoutant que tes envies qui sont celles de m’amener à devenir folle ! Folle d’un désir outrancier, folle à gratter de mes ongles rouges la serviette recouvrant notre achat. Et tu suis, sans doute avec férocité, les avancées de ma mise en condition.


Tu sais aussi depuis un bon moment que mon corps est prêt, que ton but est atteint, pour ne pas dire dépassé. Tu t’es sans doute assuré aussi à plusieurs reprises de cette rosée que tes provocations ont fait naitre, cette onde claire est bien là. Je sais que tes doigts ont plongé dans cette eau de mer échappée du coquillage et qui sans que je puisse en garder une goutte, s’écoule à chacun de tes passages sur n’importe lequel des endroits de mon corps. Tu le sais et tu en joues.


Ma tête, elle se berce à la symphonie inachevée de ces méchantes pattes qui entretiennent le feu. Mon front parfois aussi se heurte à cette barre qui se balade à deux pas de là, évitant par le recul rapide de ton bassin, presque tout contact avec moi. Mais je sais que tu es dur, que tu dois souffrir également de ne pas venir de suite. Je ne veux pas te plaindre puisque le maitre d’œuvre c’est toujours toi. Je garde les mâchoires serrées, retenant un souffle que la seconde suivante, en fonction de la pression de ta main, j’expire bruyamment.


Pas une seule fois je n’ai croisé ton regard, restant obstinément aveugle par ma seule volonté de ne pas ouvrir les quinquets. Je sais depuis le début… il y a déjà bien des minutes, que si je te regarde, ni toi ni moi ne saurons endiguer le besoin de se donner. Et je ne lâcherai rien, tu viendras sans mon aide te perdre en moi, je me le suis promis dès le début de ce merveilleux moment. Je ne te donnerai pas en plus, le plaisir de la supplication, de l’invocation de ce diable que tu tiens si bien éloigné de moi.


Au fond de mon cerveau se perd la lumière, se ferme la porte et mon ventre tressaille. Je lâche par saccade de petits jets dont tu dois repaitre ton amour propre. Je me libère sur cette table, tachant la serviette de ce trop-plein d’amour que je ne veux plus endiguer. Et je sens que ton sourire fait place à une envie sauvage. Mais cette fois, c’est à moi de te murmurer… quelques mots, pour que tu attendes encore. Tu as trop laissé mon corps désire une étreinte mon amour.


Et alors que je sens tes bras puissants qui veulent remonter mes cuisses sur tes épaules… je stoppe de suite ton mouvement, comme pour te punir de m’avoir trop fait attendre…


— Attends ! Attends Michel… laisse-moi encore jouir un peu… ! Comme cela, sans que tu me prennes vraiment. C’est si bon de se noyer dans tes câlins… tu sauras bien attendre un petit instant encore…


Je n’ai pour tout écho que cette salve qui éclabousse mon ventre. Finalement, tu sais aussi jouir sans que je touche à cette queue tendue… Mais je te le promets… ce n’est que partie remise !

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