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Auriane et Maxime

Chapitre 1

Le sourire d'Auriane

Inceste

— J’en ai plus qu’assez de vous deux !


Encore une fois, Auriane et Maxime doivent supporter les divagations de leur oncle, complètement aviné. Encore une fois, ils doivent l’écouter raconter des absurdités.


— Toi, là ! Dit-il en essayant de pointer Auriane du doigt. Tu n’es même pas foutu de faire le ménage avant que je ne rentre.

— Je... Je rentre à peine de la fac. Mon prof nous a retenus et...

— Je n’en ai rien à foutre ! Et toi, tu as un boulot, et tu n’es même pas foutu de te tirer d’ici !

— J’ai commencé il y a deux semaines, tu penses vraiment que je roule déjà sur l’or ? Et vu tout ce que tu claques en alcool, t’es mal placé pour parler.

— Tu as dit quoi là ?

— Rien tonton, il n’a rien dit ! On va aller se coucher.

— C’est ça, allez-vous planquer les bâtards.


"Bâtards", cette insulte, Auriane et Maxime l’entendent de plus en plus. Nés d’une mère japonaise et d’un père français, les jumeaux de dix-neuf ans ont hérité des traits physiques de leur mère, à l’exception de leurs yeux verts qu’ils tiennent de leur père, et de leurs prénoms qui sont un hommage à leurs grands-parents paternels.


Il y a quatre ans, leurs parents sont décédés dans un accident de voiture, et la seule personne qui a pu les accueillir était leur oncle paternel. En dehors de lui, ils n’avaient personne, leur famille maternelle étant au Japon. Au début, tout allait plutôt bien, il subvenait à leur besoin et n’avait jamais été agressif. C’est à partir du premier confinement que tout a commencé à changer : l’entreprise où il travaillait allait de plus en plus mal, jusqu’à ce qu’une vague de licenciement finisse par le mettre à la porte. Ne vivant que du chômage et ne cherchant pas de boulot, leur oncle s’est petit à petit mis à boire, jusqu’à rentrer presque tous les soirs en titubant et puant l’alcool.


S’il est dans ses bons jours, Auriane et Alexandre ont juste le droit à des paroles incohérentes et à ses injures discriminatoires envers n’importe qui. Mais quand il est dans ses mauvais jours, les insultes leur sont directement adressées, et cela se termine souvent par leur oncle exprimant son mécontentement envers son propre frère d’avoir épousé une « salope étrangère ».


— La prochaine fois qu’il te parle comme ça, je le tue sur place ! Dit Maxime à sa sœur.

— Non, s’il te plaît ! Ne prends pas de risque pour ce connard, dans deux semaines, tu seras payé, et avec l’argent que j’ai mis de côté grâce à la bourse, nous pourrons partir d’ici le mois prochain. En attendant, laisse couler s’il te plaît.


Auriane comprend très bien toute la haine de son frère, et elle ressent exactement la même. Mais plus le temps passe, plus leur oncle est agressif, et elle craignait plus que tout qu’il finisse par s’en prendre à Maxime si jamais ce dernier essaye de lui tenir tête.


— Viens t’allonger et calme-toi s’il te plaît.


Quand leurs parents étaient encore en vie, ils ne vivaient pas dans le luxe non plus, ces derniers ayant des revenus plus que modestes, et les jumeaux ont passé toute leur vie en se partageant leur unique chambre, mais ils avaient chacun leur propre lit. Mais à cause d’une nouvelle crise de colère due à l’alcool, leur oncle les force maintenant à dormir dans le même lit. Cette situation n’a jamais été une punition pour eux, c’est même le contraire, ce lit qu’ils partagent est devenu le seul endroit dans cet appartement où ils se sentent bien, car ils sont ensemble.

Une fois allongés, ils se blottissent dans les bras l’un de l’autre, et collent leur front, comme ils ont pris l’habitude de le faire. Auriane profite toujours de ces instants pour caresser la tête de son frère, ce qui ne manque pas de le calmer quand il ne contrôle plus sa colère.


— Plus que quelques jours à tenir Maxime. Plus que quelques jours et nous pourrons enfin nous tirer d’ici.

— Nous aurons enfin notre chez nous. Tu ne pourras donc pas aller avec moi à l’agence demain ?

— Non, mes cours finiront trop tard. Mais je serais déjà rentré quand tu auras fini, je pense.

— OK. J’espère revenir avec une bonne nouvelle demain.

— J’en suis sûre.


Et le lendemain, en rentrant du restaurant où il a commencé à travailler en tant que commis de cuisine, Maxime retourne vers sa sœur avec une bonne nouvelle : le dossier d’emménagement. Mais en arrivant sur le palier de la porte, il entend des cris qu’il ne connaît que trop bien : ceux de sa sœur. Ni une ni deux, Maxime est déjà en train de se ruer vers sa chambre d’où venaient les cris, et y découvre son oncle en train de frapper sa sœur du poing, tout en la tenant par la gorge. Au vu des marques, elle a déjà dû recevoir deux ou trois coups avant qu’il n’arrive.


— Je t’ai déjà dit que le ménage devait être fait quand je rentre !

— Je ne peux pas tout finir, tu rentres toujours dix minutes après moi ! Répond Auriane en pleurs.

— Je n’en ai rien à foutre, tu vas apprendre à obéir !


Avant même qu’un autre coup ne s’abatte sur le visage de sa sœur, le poing de Maxime frappe violemment la face, rougie par la boisson, de son oncle. L’homme se retrouve alors à terre, le nez en sang, et dans l’incapacité de se relever à cause du choc combiné à l’alcool. Maxime profite alors de ce moment pour prendre la main d’Auriane, la tirer hors de la chambre qu’il verrouilla ensuite à clé.


Quelques minutes plus tard, suite à un appel d’Auriane, la police débarque au domicile et vient arrêter l’oncle des jumeaux. Maxime doit rester aux côtés de sa sœur tout le long de sa déposition, cette dernière étant encore sous le choc de la tournure qu’ont pris les événements. À son tour, Maxime doit faire enregistrer sa déposition, et confirmer la version d’Auriane, après cela, l’homme est embarqué au poste.


Une fois seul, Maxime prend sa sœur dans ses bras et examine son visage. Un urgentiste lui a administré les premiers soins, mais elle va garder des traces pendant quelques jours avant qu’elles ne disparaissent.


— Je suis désolé, j’aurais dû rentrer plus tôt.

— Tu es arrivé à temps, c’est le principal.

— Et j’ai une bonne nouvelle, on va pouvoir se tirer d’ici.

— Ils ont accepté ?!

— Oui, j’ai le dossier dans mon sac.

— Alors... On... On déménage ? On va avoir un chez nous ?


Auriane se blottit contre son frère et pleur de joie. Enfin, ils vont pouvoir laisser derrière eux cet appartement maudit. Et deux semaines plus tard, quand Maxime reçoit son salaire, ils emménagent dans un petit studio meublé de vingt-cinq mètres carrés. Ils n’ont qu’une chambre pour deux, mais ils ont pris l’habitude de dormir dans la même pièce, alors cela ne leur pose aucun problème. De toute façon, rien ne pourrait être pire que ce dans quoi ils ont vécu pendant l’année qui vient de s’écouler.


Les jours qui suivent leur emménagement sont accompagnés d’un véritable sentiment de libération, Auriane ne se fait plus hurler dessus si elle rentre cinq minutes trop tard, et Maxime est heureux de voir sa sœur travailler ses cours avec le sourire. Elle a toujours été plus studieuse que lui en cours, et même s’il faisait de son mieux à l’école, il a toujours été plus intéressé par des travaux manuels. Maxime est diplômé de son CAP cuisine depuis un an, mais à cause des confinements, il a mis beaucoup de temps a enfin décroché son premier travail. Ce qui a fortement déplu à son oncle.


Sa sœur s’est lancée dans des études de littérature avec pour projet professionnel d’intégrer une maison d’édition, et pourquoi pas dans quelques années, ouvrir sa propre maison. Son genre préféré, la science-fiction, l’a toujours fait rêver, et lui a été d’un grand secours durant son séjour chez son oncle. Sans compter le soutien sans faille de son frère, c’est également de pouvoir s’évader dans ces mondes imaginaires, ces autres univers, qui lui ont permis de tenir.


— Comment s’est passée ta journée ? Demande Maxime en rentrant.

— Bien, c’était le dernier jour, je suis en vacances pour deux semaines.

— Attends, ce sont déjà les vacances ? La vache ! Je n’ai pas fait attention avec tout ce qu’il s’est passé.

— Pourquoi tu as prévu quelque chose ?

— Non justement, il faudrait peut-être qu’on se prépare quelque chose pour Noël.


Préparer la fête de Noël n’est absolument pas passé par la tête d’Auriane. Depuis le décès de ses parents, elle n’a jamais retrouvé goût à cette fête, sans compter celui de l’année passée qui était juste une énième soirée à supporter les hurlements de leur oncle. De plus, à cause des nombreuses heures de cours à la fac et de l’ambiance de leur ancien domicile, Auriane et Maxime n’ont que très peu d’amis avec qui passer ce moment.


— Honnêtement Maxime, je ne suis pas sûre d’en avoir envie.

— Et si tu me laisses faire ? Je ne te demande rien, juste fais-moi confiance. Nous sommes enfin tranquilles, et j’ai envie de bien faire les choses.

— Je comprends, et bien sûr que je te fais confiance. Comme toujours.


Maxime vient alors poser son front sur celui de sa sœur, et profite de ce contact un petit moment avant d’aller se doucher. Il passe les jours suivants à se demander comment bien faire les choses pour faire plaisir à sa sœur, il envisage plusieurs possibilités, mais une seule lui semble parfaite. Le vingt-quatre au matin, juste avant de partir travailler alors qu’Auriane dort encore, il lui laisse un petit mot lui demandant de se préparer pour une soirée rien qu’à eux.


Le service du midi est intense, beaucoup plus que Maxime ne l’avait imaginé. À quelques heures du réveillon, il s’attendait à ce que les gens finissent leurs derniers préparatifs et non aller au restaurant. Mais c’est sans compter sur les touristes, ainsi que ceux dont la soirée est déjà planifiée depuis deux mois. Le point positif de ces quelques heures de travail est qu’il a pu finaliser ses idées pour la soirée, et se précipite dans les derniers magasins encore ouverts pour aller chercher ce qui lui manque, puis rentre enfin retrouver sa sœur. Et quelle surprise il a en rentrant chez lui.


Ayant pris le mot de son frère au premier degré, Auriane s’est vêtue d’une belle robe de soirée couleur bordeaux achetée dans la journée. Elle porte également des petites sandales noires dont les lanières de cuir épousent la forme de ses pieds, et est coiffée d’une queue-de-cheval pour dégager son visage et ses yeux verts, mis en valeur par de fins traits d’eye-liner. Intérieurement, Maxime est soufflé par la beauté de sa sœur, qu’elle n’a que très rarement mis en avant ces dernières années.


— Qu’est-ce qu’il y a ? Demande-t-elle gênée à Maxime en ne le voyant pas réagir.

— Rien du tout, c’est juste que tu es très belle dans cette tenue.


Maxime ne veut pas mettre sa sœur dans l’embarras, mais quand il a écrit ce mot pour lui dire de se préparer, il voulait juste la prévenir qu’elle allait passer une bonne soirée. Mais Auriane est comme ça, elle a un petit côté candide qui n’est pas pour déplaire à son frère. Après s’être douché et habillé d’une chemise bleu marine et d’un jean noir, Maxime se met au fourneau, et demande à Auriane de venir l’aider. Ils passent donc ce début de soirée de Noël à préparer le repas : un magret de canard accompagné d’une purée de légumes et d’une sauce aux truffes.

Le canard au four, la purée écrasée et la sauce sur le feu, les jumeaux s’accordent un moment de pause et s’installent dans leur canapé avec un verre de jus de fruits à la main. Pas d’alcool pour eux, ils en sont dégoûtés à cause de leur oncle.


— Tu avais raison, avoue Auriane à son frère. Je passe un bon moment avec toi.

— Parce que tu crois que c’est fini ? Il va être à peine vingt heures, on mange, et après, on sort.

— On sort ? Mais où veux-tu aller un soir de réveillon ?

— Tu verras bien, mais je suis content si cette soirée te plaît déjà.


Intriguée par le programme de Maxime, Auriane mange néanmoins avec beaucoup d’appétit. Depuis qu’il avait commencé à cuisiner il y a deux ans, son frère a toujours su lui donner du réconfort avec ses plats, même si ces derniers n’étaient pas fameux au début. Le voir se donner à fond et faire des efforts pour s’améliorer la toujours poussée à faire de même dans les moments les plus compliqués.


Le repas terminé, Auriane enfile son manteau et suis son frère dans les rues éclairées par les décorations de Noël. Même s’ils vivent dans une grande ville, les rues sont presque désertes, chacun étant chez soi avec sa famille. Cette pensée fait d’abord un peu mal à la jeune femme, mais rapidement elle relativise en se disant qu’elle passait cette soirée avec la seule personne à qui elle avait totalement confiance. Elle vient alors prendre la main de son frère dans la sienne, et ils continuent à se balader ainsi pendant une bonne demi-heure.


Maxime s’arrête sur un pont surplombant un fleuve et reliant deux parties de la ville, et sort un paquet de l’une de ses poches.


— Joyeux Noël Auriane.

— Maxime ! Je n’ai pas de cadeau pour toi !

— Je m’en fiche de ça. Je tenais juste à te remercier d’être restée auprès de moi ces dernières années. Sans toi... J’aurais pu mal tourner.

— Nous sommes complémentaires, jamais je n’aurais tenu sans toi non plus.


Auriane ouvre son cadeau et y découvre un bracelet avec quatre perles, représentant chacune un des animaux préférés de leurs parents, ainsi que les leurs. Elle ne peut s’empêcher de lâcher quelques larmes en voyant son cadeau, et même si ses larmes expriment un peu sa peine, elles représentent surtout de la reconnaissance envers son frère.


— Je... Je ne sais pas quoi dire Maxime.

— Alors, ne dis rien et mets-le.

— Avec plaisir.


Toute souriante, Auriane enfile le bracelet et prend son frère dans ses bras. Elle le serre fort, plus fort qu’elle ne l’a jamais fait, et continue de verser quelques larmes. Maxime est transporté par le sourire de sa sœur, non seulement, il ne l’a plus vu comme ça depuis longtemps, mais en plus, cela la rend encore plus belle. Ce sourire, c’est tout ce qu’il faut à Maxime pour oublier tout ce qu’ils ont traversé, c’est à la fois sa plus grande motivation, mais également sa plus grande récompense dans la vie.

Ils restent ainsi pendant quelques minutes, avant de repartir à cause du froid. Une fois rentrés, ils prennent une tasse de thé bien chaud pour se réchauffer en se collant l’un à l’autre sous le plaid, et tandis qu’Auriane laisse aller ses mains dans les cheveux de son frère.


— La soirée était juste parfaite, dit-elle après un long silence. Merci pour tout.


Au moment de se coucher, ils se prennent comme à leur habitude dans les bras, mais cette fois-ci, au lieu d’embrasser le front de son frère, Auriane dirige son baiser sur sa joue.

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