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L'auto-stoppeur

Chapitre 1

Erotique

La pluie battante n’arrange pas la visibilité. Dans le pinceau des phares, c’est tout juste si je distingue le bas-côté de la route. Il est presque onze heures du soir et je rentre de chez mon amie Nadine. J’ai passé avec elle une bonne soirée, oubliant un peu que tu n’es pas là, pour encore une semaine complète. Parfois, je maudis ton travail qui t’oblige à ces longues absences. À d’autres moments, je me remémore les instants bénis de tes retours et je trouve que ce boulot a bien du charme, finalement.


    Chez Nadine, café et petits gâteaux, une veillée qui m’a permis de rompre cet isolement obligé, que ton déplacement impose. Mais voilà, il me faut rentrer, et surprise, depuis que je monte le « Costet-Beillard », depuis « Granges sur Vologne », la pluie, que dis-je le déluge s’abat sur la chaussée. J’ai ralenti l’allure de ma voiture, tant le ciel et ses nuages assombrissent ma vision de la route.


    Enfin, je serai bientôt de retour à la maison, à l’abri de ce temps automnal qui s’annonce. Mais soudain dans la maigre lumière des phares de la voiture, une forme qui semble surgir de nulle part. Je fais une embardée de peur de heurter l’idiot qui empiète de telle façon sur le bitume. Ce faisant, je remarque la tignasse noire émergeant d’un imperméable marron clair, puis je vois le pouce en l’air de l’individu. Faire du stop dans un endroit pareil ! Ma parole, il cherche à se faire tuer ? Pourquoi est-ce que je m’arrête moi ? Suis-je cinglée d’attendre que le gaillard qui court arrive à ma portière ? Il est là devant ma vitre à demi baissée.


— Bonsoir ! Excusez-moi ! Mais je ne m’attendais pas à voir une voiture dans le col ! Je vous ai fait peur ?

— Bon ! Vous montez ou vous continuez à prendre l’eau de partout ! Au cas où vous ne le sauriez pas, il tombe des cordes.

— Vous voulez bien m’emmener au prochain village ? Je vais à Strasbourg et sur ces petites routes il n’y a guère de circulation ! C’est gentil à vous de me prendre en stop !

— Strasbourg ? Mais par un temps pareil, vous n’allez trouver personne pour vous emmener !

— Ce soir oui ! Mais je vais bien trouver un endroit au sec pour passer la nuit et demain je continuerai mon chemin !

— Je peux vous héberger pour la nuit si vous voulez !


    J’ai dit cela, comme ça sans réfléchir. Le jeune homme que je viens de faire monter dans ma voiture à tout juste une trentaine d’années, des cheveux trempés qui lui coulent dans la nuque. Il parait frigorifié, mais soudain, je me dis que je viens peut-être de faire une bêtise.


— Ce n’est pas de refus, vous avez un endroit pour que je dorme ?

— J’ai une chambre d’ami ! Oui, un bon café et une douche vous feront le plus grand bien !

— C’est gentil ! Vous êtes une fée ?


    Je ris de sa blague et il tremble un peu alors que déjà j’aborde la dernière montée, celle qui m’amène au bout du lac. Encore quelques centaines de mètres et voilà le portail du chalet ! Il s’ouvre sans bruit, dégageant ainsi le petit chemin gravillonné qui descend doucement vers la bâtisse de bois, perdue au bord de l’étendue sombre de l’eau.


— Wouahh ! C’est chez vous ici ?

— Oui ! Où voulez-vous que je vous emmène si ce n’est chez moi ?

— J’avais raison, vous êtes une fée ! Ou la belle au bois dormant, c’est mieux qu’un château !


    Alors que je gare ma voiture, la lumière du garage s’allume. Le garçon peut donc apercevoir maintenant mes cuisses qui sont à peine recouvertes par le tissu de ma jupe, trop courte pour la circonstance. Et avec l’insouciance de sa jeunesse, il ne se prive pas pour reluquer, mais je ne peux pas allonger celle-ci.


— Allez ! Entrez vite, venez vous sécher avant d’attraper la mort !


    Il me suit. Pourquoi ai-je pris le risque de ramener avec moi ce grand gaillard qui dans la lumière a un air de chien battu ? Il quitte son imper dégoulinant de pluie, apparaissant maintenant en chandail de laine, dans un vieux jean rapiécé. Il retire également une paire de Santiags fatiguées, mais qui l’ont apparemment préservé de l’humidité. Je lui tends une serviette alors que ses cheveux mi-longs continuent de laisser ruisseler les gouttes qu’ils contiennent.


— Venez ! Installez-vous dans le salon, je vais allumer un feu dans la cheminée.


Il reste là à passer et repasser la serviette dans tous les sens sur des tifs ébouriffés, ne semblant plus savoir sur quel pied danser.


— Écoutez ! Vous voulez prendre une douche ? Pendant ce temps-là, je m’occuperai du feu !

— Vous croyez ? Cela ne vous gêne pas ? Je ne voudrais pas abuser de votre gentillesse !

— Allez ! La salle de bain est par là ! Vous passerez la sortie de bain de mon mari, et je mettrai vos vêtements à sécher pour la nuit. Demain, tout sera sec et vous retrouverez tout pour reprendre votre route.


    Je l’ai littéralement poussé dans la salle d’eau. La porte tirée derrière moi, je vais allumer la cheminée. Qu’est-ce qui te prend, ma petite Claude ? Pourquoi tu te mets en quatre pour ce gamin dont tu ignores tout ? Jusqu’à son prénom ! Je n’en sais rien, c’est juste une aide à un jeune homme qui est pris par le mauvais temps ! Dans mon esprit, alors que les premières flammes s’élancent en crépitant, un clignotant se met en marche.


    Un signal de danger ! Mais quel danger ? C’est moi qui ai fait entrer le loup dans la bergerie ? Enfin ! Façon de parler parce qu’il n’a rien d’un méchant loup ce gamin. L’eau de la douche coule, je l’entends et pourquoi je laisse mon esprit imaginer des choses ? C’est n’importe quoi !

Pourtant les clichés reviennent en plus nets, en plus crus. Je vois des mains qui frottent, des doigts qui dansent.


    Sous mes paupières mi-closes, la mousse qui couvre le corps s’efface peu à peu sous le jet tiède qui la chasse. Une poitrine imberbe, juste percée par deux mamelons bruns sombre et par un nombril à peine visible, alors que l’éponge frôle cet ensemble en arabesques imprécises, l’image trotte dans ma tête. Je pense à un ventre bien plat, à cette jeunesse qui prend son temps, appréciant la douceur de la douche.


    C’est dans cette position des yeux fermés que le jeune homme arrive, engoncé dans ta cape en éponge. Il reste un instant debout, face aux flammes qui ont forci, dégageant maintenant une réelle chaleur. Il étend les bras, alors qu’assise dans mon fauteuil, je suis surprise que ce ne soit pas toi dans ce peignoir. Il me tourne le dos, heureux sans doute d’être là.


— Merci ! Ça fait un bien fou, vous savez ! Je rencontre rarement des gens sympas, dans mes nombreux déplacements, sur les routes !

— Et vous veniez d’où comme ça ?

— De Paris ! Mais j’ai fait un détour par Épinal, j’y ai rencontré des amis !

— Un sacré voyage, surtout en stop !

— Oui ! Mais il y a des jours où c’est merveilleux non ! Je suis libre d’aller et venir au gré de mes fantaisies, et les rencontres sont parfois… bien douces.

— Je pense aussi et surtout qu’il doit y en avoir des difficiles, pour ne pas dire des froids de déplacements, non ?

— Sans doute ! Et vous avez raison… la plupart du temps ! Mais…


Il s’est retourné lentement, laissant réchauffer son dos à la douceur de l’âtre. Ses pieds sont nus sur la moquette et il semble être bien, à l’aise.


— Vous voulez boire quelque chose ? Un café ? Un alcool ?

— Je prendrai comme vous ! Si vous buvez quelque chose bien sûr !

  — Bon ! Alors un cognac, ça vous convient ?

— Oui ! Oui bien sûr !

— Asseyez-vous donc ! Ne restez pas planté là ! Il fait bon ici non ?


    Je me lève et lui s’assoit sur le canapé. Le temps de préparer deux verres à Cognac et je reprends place dans mon fauteuil, face à lui. Je saisis la télécommande de la chaine hifi, et une musique en sourdine coule doucement dans la pièce. Ton peignoir lui va bien. Il a resserré les deux pans sur le devant, lié la ceinture, mais ses longues jambes sont dirigées vers le foyer. Légèrement écartées l’une de l’autre, je devine sous la ceinture la bosse à peine visible de son sexe.


    Je ne fais rien pour l’aguicher, je reste là à boire gentiment mon verre. L’alcool qui descend dans ma gorge met le feu à tout mon corps. Lui me regarde et ses yeux détaillent sans doute ce qu’ils entrevoient. Bien entendu, pour lui, je fais déjà figure de vieille femme. Avec mes quarante-cinq ans bien tassés, avec mes cheveux bruns qui tombent sur mes épaules, avec mes mille et une rides, réelles ou imaginaires, je dois être peu appétissante.


    Je me bouge, pour remettre une buche dans la cheminée, et pour ce faire je lui tourne le dos. Me baissant pour ouvrir la porte du foyer, je suis consciente que ma jupe courte remonte un peu sur l’arrière et qu’il doit se rincer l’œil. C’est étrange, moi qui ne t’ai jamais trompé, j’ai presque envie de ce jeune homme. Pas une envie comme j’ai avec toi quand tu es là. Non ! Une sorte d’excitation exquise qui me chiffonne le bas des reins.


— Vous vivez seule ? Dans cette grande maison en bois ?

— Non ! J’ai aussi un mari qui est en déplacement pour l’instant.


Zut, je regrette ces dernières paroles ! Il ne va pas profiter de l’occasion pour… ?


— Il a bien de la chance !

— De la chance ?

— Oui ! Vous êtes belle ! Madame, et il est chanceux l’homme qui possède un tel trésor !


    Je rougis sous le compliment. Heureusement qu’il ne voit pas les couleurs de mon visage changer. Je suis de nouveau à ma place sur mon siège. Il ne fait pas un seul geste pour s’approcher, il a seulement un regard lourd, insistant, chargé de désirs. J’ai posé mon verre et je fixe maintenant ces flammes qui montent joyeusement dans la cheminée. Lui ne bouge pas non plus et le silence est juste coupé par le crépitement du feu.


— Vous désirez un autre verre ?

— Volontiers !


    Je le sers à nouveau puis reprends ma place. La musique diffuse nous entoure de ses notes magiques et je sais que j’ai envie, envie de faire l’amour, envie de sentir des mains sur moi, envie d’être une femme. Lui s’est légèrement avancé sur l’assise du canapé, et une de ses jambes est désormais remontée sur les places inoccupées. Ce simple geste a bousculé la bienséance de son vêtement. Sa poitrine est à demi dénudée.


    Mon imagination de son corps sous la douche me l’avait fait deviner imberbe. Grossière erreur, il est velu, comme un singe. Ces poils sombres qui couvrent son poitrail me laissent songeuse, et l’idée que mes mains pourraient s’y promener me donne la chair de poule. Mais il ne fait pas mine de broncher et ce n’est, certes pas moi qui vais aller le chercher. Je suis là comme une folle à espérer qu’il va bouger ! Incroyable !


— Bien ! Je vais aller me rafraichir un peu et ensuite au lit ! Je vous montre votre chambre ? Monsieur…

— C’est vrai ! Je m’appelle Gilles. Et vous ? Je me sens si bien chez vous que j’ai l’impression que l’on se connait depuis toujours !

— Moi ? Claude ! Alors Gilles, je vous montre votre chambre pour la nuit !


— oooOOooo —


    Il marche un peu sur le côté, et il semble satisfait de notre chambre d’ami. Je me retire et c’est à mon tour de passer à la douche. Elle est rapide, mais la tiédeur de l’eau me plait. Je ne cherche pas à cajoler mes sens en éveil, je savonne simplement pour être propre pour la nuit. Ensuite, je gagne notre chambre à coucher. Je ne ferme jamais la porte, me contentant de la laisser entrouverte et je ne déroge pas à mes habitudes.


    Dans les draps frais, je me tourne et me retourne, au rythme des pensées salaces qui envahissent ma tête. Je voudrais que tu sois là ! Je pourrais me blottir contre toi, me mettre en chien de fusil. Tes bras m’entoureraient de leur force tranquille, et je sais bien que tu finirais par laisser ton sexe durci jouer contre mes fesses. J’ai l’impression que tu es là ! Je me sens devenir humide à la seule évocation de ce va-et-vient sur ma fente et pourtant… ta place est cruellement vide.


    Dans la chambre, à côté de la nôtre, pas un bruit, pas un son. Je finis par fermer les yeux et je somnole, avant de sombrer dans les bras de Morphée. Le vent léger qui soulève le drap ne me réveille pas complètement. Quelle heure peut-il bien être ? Ce n’est pas important, je suis dans un étrange état, ni éveillée, ni vraiment endormie. Je sens cette présence qui entre dans le lit. Quel bonheur de te savoir là !


    Merveilleuse plénitude que cette sensation de ton retour. Pourtant, je suis inquiète. Pourquoi es-tu rentré si tôt ? Ton souffle court sur ma nuque alors que je me recroqueville sur le côté. Mes jambes remontent sur mon ventre et je suis calme, attentive au moindre de tes mouvements. Ma nuisette ne couvre plus mes fesses, retroussée sur mes hanches, elle laisse le passage au maitre des lieux. Je comprends que tu veux que je me soulève un peu, juste pour qu’elle franchisse mes épaules, pour qu’enfin elle ne soit plus un obstacle entre ta peau et la mienne.


    Ta respiration fait écho à la mienne et je me pelotonne davantage contre toi. La chose dure qui frotte sur le bas de mes reins est chaude et douce à la fois. Elle glisse lentement, rampant sur les formes rebondies de mon postérieur, totalement tendu vers elle. Enfin le contact de tes doigts qui remontent sur ma nuque, soulèvent mes cheveux, pour finir à frictionner mon cuir chevelu. J’accepte les caresses qui me font frémir, avec un simple soupir, attentive à ne pas bouger, pour que toutes les sensations m’entourent, m’envahissent entièrement.


    Puis le serpent qui s’insinue entre mes cuisses donne de petits coups, légers, rythmés, avant que de pousser plus fort et la tête de cette bête de sang et de chair longe ma fente serrée par mes deux cuisses qui restent soudées l’une à l’autre. L’autre main libre encore, s’enroule comme une liane autour de ma poitrine et les tentacules qui la terminent trouvent la pointe sensible du sein qui immédiatement apprécie l’intrusion. Les ongles griffent la surface ferme de cette rondeur, en font le tour, reviennent ensuite sur le téton qui s’étire sous la pression.


    Mes hanches n’en peuvent plus de l’immobilité que je leur impose et lentement je me mets à bercer ce ventre d’une envie effrayante. Mes fesses accompagnent ainsi le mouvement de  bas en haut de ton corps qui épouse le mien le plus parfaitement du monde. J’ai toujours les yeux fermés, alors que maintenant je gémis sous le laminage systématique de ce sexe qui ne fait rien d’autre que frotter le mien. Mon souffle est aussi court que le tien, et tu dois sans doute te concentrer pour ne pas arracher la pointe de ce sein que tu cramponnes. C’est bon… horriblement bon, d’être ainsi bercée par toutes ces parties de ton corps qui me touchent, me triturent, me pincent, me frictionnent.


    Je murmure des mots sans vraie signification. Les mots n’ont pas de sens dans ces moments magiques où tu me couvres de ta force toute masculine. Puis je ne sais pas comment, mais tu n’es plus dans la même position ! La reptation de ton corps a amené ta bouche au niveau de mes hanches. Tes bras ont fait pression sur mon épaule, me forçant sans violence à tourner, jusqu’à être sur le dos. Ton visage est au-dessus de ce ventre qu’il convoite. Je te laisse encore guider mes mouvements et c’est une de tes cuisses qui se soulèvent pour enjamber ma figure. Le dard chaud, et plus précisément la tête de velours de celui-ci cogne contre mes lèvres.


    D’un seul mouvement, tes mains écartent d’autorité la fourche qui cache encore ma féminité. Dans le même geste, ta bouche vient comme une ventouse prendre place sur ma chatte qui est humide plus que de raison. Sous l’effet de ta langue qui me lèche, je soupire plus violemment et pour ce faire, mes lèvres s’entrouvrent, laissant ainsi passer ta tige raide. Alors, je ne cherche plus à comprendre, je lui offre la place sans résistance. Et ta langue, tout comme la mienne, prend position sur ces édens auxquels elle prétend.


    Ce ne sont plus que tendresse, que doux corps à corps, bouquets changeant de nos deux anatomies si complémentaires, qui se mêlent l’une à l’autre. Je roule plusieurs fois, passant de dessous à dessus, répétant les gestes qui apportent du bonheur. Tantôt ta tige est avalée par ma bouche qui semble sans fond, pour n’être à d’autres instants que léchée sur le gland, très lentement. Je me repais de ta bite que mes lèvres veulent encore et encore savourer. Quant à toi, tu me fouilles si intimement que mon ventre semble n’être plus qu’un immense brasier.


    Je me retrouve sans comprendre, sur le ventre et tu es allongé de tout ton poids sur moi. Ta queue à nouveau vibre entre les deux demi-globes qui forment mon postérieur. Ma bouche écrasée dans l’oreiller j’attends la saillie, j’attends l’épée qui va me délivrer. Elle s’insinue dans la raie que tes deux mains maintiennent ouverte, et je viens juste de comprendre que ce n’est pas la voie royale que tu cherches, mais bien le sentier obscur qui se niche entre les deux vallons de mes fesses. Alors vaincue, de toute évidence prise d’une frénésie impossible à réprimer, je tends ce cul que tu convoites.


    D’abord, c’est comme une gêne passagère, mais les fesses bien ouvertes, tu guides d’une main l’engin qui va ouvrir la grotte. Arrive la douleur, elle irradie tout mon corps, me tirant presque une larme, et mon cri résonne dans la nuit. Puis tu ne bouges plus laissant l’étroit conduit, s’habituer à la présence de la chose qui va s’y introduire plus profondément. Ce n’est plus tenable pour moi. Tenaillée entre mon envie de sexe et cette douleur qui s’estompe de plus en plus. Alors c’est moi et moi seule qui fais les mouvements d’avant en arrière et centimètre par centimètre, la bête pénètre dans le nid.


    Les petites boules velues qui pendent sous l’objet englouti sont collées à mes fesses. Elles sont un long moment écrasées par la position que tu adoptes. Puis je sens se retirer le serpent, ressortant quasiment tout entier du fourreau, avant que d’une seule ruade, tu ne le plantes de nouveau jusqu’à la garde. Mon souffle est coupé net, il n’est plus question de douleur. Une chaleur diffuse se disperse partout en moi et je râle de plaisir, remuant mon popotin pour que tu bouges, plus ou moins vite. Tes mains me maintiennent par les fesses et le galop recommence, vite, plus doucement, précipité, au gré de nos cris, au gré de mes hanches que tu diriges en gardant la queue plantée au milieu de ta cible.


    La cavalcade dure un long, très long moment, mais je perds quelque peu la notion du temps. Puis alors que je voudrais que tu laisses ton sexe se livrer au plus profond de mes entrailles, tu le retires brusquement. Cette manœuvre me rend folle. Le vide ainsi créé me donne l’impression d’un lâche abandon et je hurle pour que tu reviennes. Mais déjà, tu as sauté sur le plancher de la chambre, la quittant même pour un long moment. Le bruit de l’eau qui coule dans la salle de bain me donne une idée de ce que tu fais. Alors que je me dirige vers le même endroit que toi, nous nous frôlons dans la nuit de notre maison.


    À mon retour dans le lit, tu es là à m’attendre et tes mains parcourent mon ventre, alors que tu es agenouillé devant moi. Ta bouche revient sur le sanctuaire que tu n’as pas encore envahi. Je tends la main pour y chercher ce poignard qui vibre sous mes doigts. Gentiment couchée sur le dos, je te laisse le soin de choisir la manière, la façon qui te convient pour me donner ce plaisir que de tout mon être je réclame. Tes avant-bras passent sous mes cuisses, les relèvent tranquillement et mes talons se retrouvent posés sur tes épaules. Je suis ouverte, bien humide quand la bite vient passer à deux ou trois reprises sur la fente qui pleure son envie. Et d’un seul coup, elle entre en moi, sans aucune peine, elle me taille en pièce, me pourfend, se rendant maitresse des lieux.


    Planté sur tes bras tendus, tu débutes le bal. Nos sexes dansent en parfaite harmonie, et nos cris sont la musique de nos cœurs pleins d’envie. Je voudrais ta bouche sur la mienne, je réclame des mots, te suppliant de me parler. Tu restes obstinément muet, mais tu poursuis cette chevauchée magique. C’est comme un déclic en moi, je ne peux plus contenir la fureur de mes entrailles et mon ventre dans un premier spasme, se crispe sur le dard qui n’arrête pas son travail. D’autres crispations viennent en vagues me faire hurler, tirant de mon intérieur profond, la liqueur qui coule, comme si elle ne voulait plus s’arrêter.


    Je suis anéantie par ta prestation qui n’en finit plus de m’étonner. Quelle fougue, quel bonheur ! Une fois, dix fois, tu reviens avec cette queue qui me donne un plaisir inavouable. Bourgeoise prise par son mâle, salope baisée par son mec, j’adore ces maintes et maintes étreintes toutes si semblables, cependant si différentes. Puis tu te calmes, il faut bien qu’à un moment le jeu s’arrête et tu pousses un cri de fauve, rugissant à la montée de ta sève. La semence gicle sur mon ventre, inondant ma peau de sa chaleur gluante.


    Nous restons un long moment dans le noir, côte à côte, immobiles, gardant enfouis en nous les derniers soubresauts de ces orgasmes qui viennent de nous remuer tout entier. Puis je me redresse, cherchant tes lèvres, je le veux ce baiser amoureux. Ma main longe ton menton, file sur ta joue et ta tête pivote vers la mienne. Alors je tends enfin ma bouche gourmande vers la source de tes mots. C’est au moment où ma langue entre en elle que je sais, que je le sens…


Je comprends soudain… tu n’es pas rentré pendant la nuit.

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