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Aventures épiques et galantes d'une déesse sur terre

Chapitre 4

Athènes, quatrième partie

Erotique

Après le dernier vote concernant les lois de la région à l’assemblée du peuple, l’Ecclésia, Kérame se rendit dans une taverne proche de l’Agora, le centre commerçant d’Athènes. Il y croisa l’un de ses clients avec qui il discuta de ses problèmes autour de quelques coupes de vin.

« Dis-moi, quelle nouvelle peut te mettre dans un état si bougon ? Tes profits ne sont-ils pas en bonne santé ?

— Oh, les profits sont corrects, mais si je veux continuer d’en faire, je vais devoir à nouveau souscrire un prêt à la Grande Aventure et pour l’instant, il est risqué d’emprunter à la cité, si mes cargaisons coulent, je n’aurais pas de quoi rembourser. Je crains que Poséidon en personne en ait marre de voir circuler autant de navires sur son domaine.

— Ha, il est vrai que l’on peut penser que la puissance navale athénienne puisse offenser le seigneur des océans en personne, mais il finira tôt ou tard par apaiser son humeur.

— Sans aucun doute, mais d’ici là, je crains que d’autres navires ne soient rappelés à son royaume avec leurs cargaisons. Et si je devais en perdre une, je serais ruiné et je perdrais mon atelier.

— Peut-être aime-t-il tant le vin de Pramme qu’il rappelle à lui tous les navires en espérant y trouver des amphores pleines, répondit l’homme avec un grand sourire.

— Si c’est le cas, je ne voudrais pas qu’il le boive dans l’une de mes coupes, dit Kérame avec le même rictus.

— Tu n’as jamais pensé à fonder un second atelier dans les colonies ou en Grande Grèce ? Il y a des cités portuaires comme Crotone ou Syracuse qui te permettraient de continuer à approvisionner la région et les comptoirs locaux comme celui des Phocéens à Massalia. Qui sait, tu pourrais même commercer avec Carthage.

— En effet, l’idée est plaisante, mais si je fonde un deuxième atelier, que ferais-je du premier ?

— Ne m’avais-tu pas vanté des qualités de ton fils avec verve Kérame ? Si ce que tu m’as dit à son sujet est au moins à moitié vrai, il a tout ce qu’il faut pour te succéder le temps que tes affaires démarrent de l’autre côté de la mer.

— Pour être honnête avec toi, il arrive parfois que ma fierté de père accentue quelque peu les aptitudes de mon fils. Il est encore jeune, s’il est parfaitement capable de faire fonctionner l’atelier, j’ignore s’il possède un sens des affaires assez aiguisé et l’autorité pour le faire prospérer.

— Allons Kérame, tu ne vas pas laisser passer cette chance ? Tes céramiques sont populaires, mais si tu n’y prends pas garde, quelqu’un vendra des pièces moins chères et tu perdras ta clientèle.

— Tu n’as pas tort, admit Kérame en sirotant sa coupe de vin. Ce second atelier me mettrait à l’abri des prêts hasardeux et raccourcirait les trajets en bateau.

— Bien sûr, assura son interlocuteur. Et ton fils saura très bien s’occuper de tes affaires ici. Je connais son travail, j’ai déjà acheté des pièces qu’il avait supervisées et peintes lui-même, et tu seras d’accord avec moi sur le fait qu’il est déjà un maître artisan malgré sa jeunesse. Pour ce qui concerne les affaires, il a certes peu d’expérience, mais tu connais des négociants de confiance qui peuvent l’aider.

— Je vais y réfléchir. Préparer un tel voyage va demander du temps et de l’organisation... »



Pendant ce temps, dans la demeure familiale. Agyrokomis restait seule dans sa chambre pour réfléchir à la tâche que Nemis lui avait confiée. Assise sur sa couche, elle essayait de mettre de l’ordre dans ses pensées. Peu importe comment elle tournait et retournait la chose, on lui avait demandé de trahir son mari. Toute sa vie, elle avait été conditionnée à être une épouse et une mère, depuis sa naissance, tout avait été décidé pour elle. Son esclave fut la première personne à lui offrir un choix et cela la perturbait, tout autant que le plaisir qu’elle avait pris avec elle. Incapable de raisonner et de réfléchir correctement, elle s’allongea et écarta ses cuisses. Elle repensa à chaque instant de la veille où elle avait été caressée, embrassée, léchée, dévorée. Ses doigts caressaient doucement sa fente d’où perlait déjà son désir, la simple évocation de son souvenir la mettait dans un état de transe. De son autre main, elle triturait l’un de ses mamelons, pinçant et tordant le petit bout de chair. Ses doigts commencèrent à s’insinuer entre les lèvres et elle soupira avec bonheur. « Dommage que Nemis soit absente de la maison » se dit-elle. Guidée par ses souvenirs, la maîtresse de maison fit lentement grimper son plaisir, avec un doigt d’abord puis deux. Sa bouche grande ouverte émettait de grandes respirations. Sans s’en apercevoir, quelques gouttes de salive coulaient de la commissure de ses lèvres jusqu’à sa joue. Elle serra de plus en plus fort son téton sur lequel sa main se crispait. Comme elle désirait que son esclave soit là, devant elle pour la regarder, la scruter sous toutes ses coutures, l’embrasser. C’est un plaisir nouveau qu’elle découvrait et elle en voulait plus, Nemis avait éveillé en elle un nouveau besoin, une nouvelle faim. Un troisième doigt vint se joindre aux deux premiers, Agyrokomis n’en revenait pas elle-même de pouvoir le faire. Ses hanches ondulaient sous ses propres doigts et elle imaginait sa servante lui administrer ce traitement. En pleine exaltation de sa sexualité, Agyrokomis jouit de bonheur pour la seconde fois de sa vie. Des fourmis dans les jambes et la tête vide, elle s’assoupit le sourire aux lèvres, décidée de ce qu’elle voulait vraiment.


Durant la nuit qui suivit, Kérame fit les cent pas dans le vestibule, il songeait à ce que son client lui avait proposé plus tôt. Certes, il avait besoin de l’argent des exportations, mais il s’inquiétait de quitter Athènes et son fils. Il fut interrompu par l’irruption de son épouse qui vint s’enquérir de lui : « Je te sens préoccupé, qu’y a-t-il ?

— Rien, rien. Quelqu’un m’a donné matière à réflexion aujourd’hui.

— Et quelle réflexion peut te tarauder à cette heure-ci ?

— Une idée concernant mes affaires. Rien qui ne te concerne.

— C’est vrai, tes affaires ne me concernent en rien, mais ce qui te pousse à t’absenter de notre lit en pleine nuit me concerne en tant qu’épouse.

— Bien, puisque tu insistes, soupira-t-il. On m’a soumis l’idée de créer un second atelier dans les colonies de Sicile.

— Et que penses-tu de cette idée ?

— Elle est tentante, mais si je quitte Athènes, je laisse Callianax et j’ignore s’il est capable de faire prospérer l’atelier.

— C’est normal de t’inquiéter, tu es son père. Mais Callianax n’est plus un petit garçon, c’est un homme maintenant, et il sait se débrouiller.

— Tu retournes ma logique contre moi. Je suppose que tu as raison.

— Non, tu as raison. Tu l’as bien formé, il saura se débrouiller. Et si cela peut te rassurer, je peux rester avec lui. Je m’occuperai de la maison et des esclaves pendant qu’il gérera les affaires jusqu’à ce qu’il soit prêt.

— Chercherais-tu à m’évincer ? devrais-je craindre pour ma vie ? Ajouta Kérame sur un ton railleur.

— Bien sûr que non, répondit sa femme avec une pointe de nervosité. Je ne veux que le bonheur et la prospérité de notre famille.

— D’accord, je crois que je vais le faire. Si je laisse passer cette chance, je prendrais le risque de mettre notre famille en danger. »

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