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Baahbuh'l

Chapitre 1

Erotique

Je vous transmet une histoire que m’a raconté une amie.



Je m’apelle Isabelle et j’ai 56 ans.


Depuis quelques années, je me sentais fatiguée, sans ressort.

Des problèmes digestifs récurrents, des maux de tête fréquents, des douleurs articulaires quasi permanentes et un état dépressif chronique.

J’ai consulté au moins quinze médecins, thérapeutes divers, guérisseurs, charlatans... Avalé des kilos de médicaments aux effets secondaires désastreux.

Quelques fois avec une amélioration de mon état, mais pour quelques jours seulement.


De jeunes amis, partant en Malaisie pour leurs vacances, ont réussi à me convaincre de partir avec eux. C’est vrai que cela me changera les idées. Et j’ai toujours été attirée par ce coin du monde, mais n’ai jamais eu l’occasion d’y aller.


Le voyage se passe sans incidents, notre hôtel au bord de la plage, est parfait. Des vacances de rêve. Je me sens beaucoup mieux, après trois jours dans ce paradis.


Nous sommes partis en excursion, un groupe de dix touristes et un guide- interprète. Nous allons voir un ancien temple et une cascade remarquable.

Nous serons partis pour trois jours, logeant dans un village près du temple.

Tout se passe bien jusqu’au soir.

Arrivés au village, nous nous installons dans un grand dortoir et je me repose quelques minutes sur mon lit de camp.

Lorsqu’on nous convie au repas, je ne peux plus bouger. Mon corps pèse des tonnes. Peu après, je vomis. On cherche un médecin, on ne trouve qu’une vieille guérisseuse qui m’examine à l’aide d’une lampe à pétrole. Puis elle parle à notre interprète.

-" Vous êtes très malade. Elle ne peut rien faire. Je vais faire appeler un camion et dans deux jours vous serez à l’hôpital."

La vieille femme dit encore quelque chose, l’interprète lui répond.

Le ton s’envenime. La vieille dame tape du pied, l’interprète gesticule en braillant. Je finis par crier: -" Mais qu’est ce qu’il se passe?"

-" Elle dit qu’il y a un autre guérisseur dans la montagne et que lui va vous guérir à coup sur. Mais nous sommes dans un pays moderne, avec des médecins compétents et il n’y a plus de place pour la sorcellerie ou les vieilles histoires. Je vais envoyer un garçon du village avec sa bicyclette. Après demain au lever du soleil, un camion sera là pour vous emmener en ville, ce n’est qu’à 160 km."


Mes compagnons de voyage sont grincheux. J’entends des bribes de phrases murmurées: -"... chier, la vieille... la laisser là... " Très cool!

Mes amis me soutiennent, le ton monte encore une fois.

Tout le monde finit par rejoindre son lit de camp.


Je suis réveillée en pleine nuit par la vieille femme qui me chuchote à l’oreille. Je ne comprends pas ce qu’elle me raconte. Elle fait un geste et deux hommes sortent de l’ombre, chacun tenant un long bambou en main. La vieille femme passe ses doigts sur mes lèvres. Ok, ça je comprends: silence!

Ils passent les bambous sous mon lit de camp, le transformant en civière et m’emmènent en silence.


Ils marchent vite dans la jungle, le sentier est raide par moment, mais ils sont forts et connaissent la piste. La vieille dame nous suit sans problème.

Ils s’arrêtent tout-à coup et me reposent au sol. Un des hommes déroule une corde qu’il portait en ceinture et ils me ligotent fortement à ma civière!

Je commence à avoir vraiment peur! Mais je n’ai pas la force de crier, mon état s’est encore aggravé depuis l’heure du souper.

La femme se dirige vers la paroi rocheuse et disparaît. Les hommes me soulèvent et emboîtent le pas de la vieille. Une petite grotte, puis un escalier extrêmement raide qui s’enfonce dans la montagne. Je comprends pourquoi ils m’ont attachée.

La vieille femme ouvre la marche, tenant une lampe à pétrole. Elle dévale les marches à toute vitesse. Les hommes la suivent. Ils sont fous, ils vont trop vite. C’est encore loin? L’escalier, tout droit, à l’air sans fin. Il fait chaud.

Où m’emmènent ils?


Nous débouchons dans une immense grotte dont les parois sont luminescentes. Mon esprit scientifique prend le dessus ( je suis prof de sciences): Ça ressemble à du Radium, comme sur les aiguilles des montres. Ils m’ont emmené dans un milieu radioactif!

Mais non, le Radium restitue la lumière accumulée. Et ici, sous terre, il n’y a pas de lumière à accumuler. Un nouveau mystère.

Ils me déposent au fond de la grotte et me libèrent de mes liens. La vieille femme me masse les bras, les jambes et le ventre en me racontant des choses incompréhensibles mais avec un grand sourire édenté. Elle m’aide à me redresser, puis à m’asseoir au bord du lit.

La grotte est immense, avec un petit lac sur une moitié et une alcôve à l’autre bout, tendue de tentures et éclairée par des bougies. Le reste de la grotte, le sol étonnement plat et même le fond du lac sont illuminés par cette douce lumière verdâtre.

Il fait très chaud, mais, inexplicablement, l’atmosphère n’est pas étouffante.


Un vieil homme se lève et vient nous rejoindre. Il porte une longue robe rouge. Chauve, à part une touffe de longs cheveux blancs au sommet du crâne.

Il me regarde, me renifle comme un chien, dans le cou, sous les bras, entre les jambes. Il dit quelque chose à la vieille en souriant. Elle me sourit à son tour et va s’asseoir dans l’alcôve avec les deux hommes qui m’ont portée.

Il commença à me parler dans sa langue incompréhensible. Après un long discours, j’entendis clairement. - " Ah! nous nous entendons... oui, c’est bien de la télépathie, comme vous l’appelez"

Mes oreilles continuaient d’entendre cette langue étrange, mais je comprenais tout ce qu’il me disait. Et lui lisait dans mes pensées.

Il m’expliqua que j’étais empoisonnée, non par quelqu’un qui me voudrait du mal, mais par ma façon de vivre. Il ne connaissait pas le nom des maladies dont je souffrais, mais que j’avais bien fait de venir maintenant car on pouvait encore me soigner.

Il m’expliqua que je devais absolument me laisser faire, sans chercher à lutter. Le guérisseur me ferait des choses que mon esprit scientifique ne pourrait admettre, mais je devais avoir une confiance totale.

Dans ce cas, il n’y a aucune douleur à craindre, bien au contraire.

Je pensai: -" Je suis prête".

Il me sourit et me tendit un bol de tisane. Je pensais que j’allais m’écrouler, mais au contraire cette boisson me remit d’aplomb, bien éveillée.

L’homme m’aida à me lever puis m’emmena vers le lac. Dans l’eau il y avait un rocher aux formes compliquées. L’eau était chaude. Il m’aida à m’installer sur le rocher.

C’était un siège gynécologique! Mais je flottais, je n’avais de contact qu’avec mes talons et ma nuque

Il noua mes poignets avec des rubans de soie à deux grands anneaux scellés sur le dossier de pierre. J’avais de l’eau jusque aux épaules. Je me sentais bien, sans appréhension.


Le vieil homme dansa sur la grande dalle, frappant un rythme compliqué de ses talons.

Du fond du lac apparut une créature étrange, la silhouette générale et la taille semblables à un orque, avec une multitude de nageoires fines commes de la soie.

Sur sa tête, quatre yeux bleus d’une infinie tendresse et quelques tentacules qui se déplacaient lentement, avec beaucoup d’élégance.

Sa couleur était indéfinissable, changeante, entre verte et orange.

Son apparence, malgré sa taille, n’était pas effayante ni répugnante.


-"Je vous présente Baahbuh’l le Grand Guérisseur.

Il était là bien avant que les oiseaux ne volent, et sera encore là bien après qu’ils ne volent plus."

D’une toute petite voix, je dis: - "Isabelle"

Baahbuh’l me répondit d’un bruit semblable à un orgue d’église jouant l’accord le plus grave!


Je vis son corps se déformer, déployant plusieurs excroissances en forme de tentacules. Il me palpa, me caressa, toucha toute la surface de mon corps. Il fit de nouveau son incroyable bruit mais rapidement ça devint de la musique. Une musique qui ne ressemblait à rien que j’aie pu entendre auparavant, mais extraordinairement belle, qui me touchait au plus profond de l’âme.

Le vieil homme me dit: -" Il chante ta musique secrète, celle qui est depuis toujours en toi."


Je remarque qu’un fin tentacule est entré dans mon sexe, tout doucement et fait des mouvements très lents. Il me lèche l’intérieur, consciencieusement, de plus en plus profondément. C’est exquis, je me détends complètement. Cette petite langue mince arrive tout au fond de moi, essaye d’aller plus loin, se gonfle lentement mais sûrement. Je suis écartée de l’intérieur, la petite pointe parvient à pénétrer mon utérus et commence à me lécher là aussi. La langue se dégonfle un peu, ayant atteint son but. Elle lèche chaque recoin de mon ventre.


C’est si fort de douceur que j’ai un orgasme comme je n’en ai jamais connu, qui dure et qui dure, un temps infini.

Je me rends compte qu’un autre tentacule s’est glissé dans mon anus, avec tout autant de discrétion, il me lèche là aussi, de plus en plus profondément.

Il ne me pénètre pas, il s’allonge en moi.


Le vieil homme me dit: -" Ça se passe très bien. Il aspire tout ce qui t’encombre. Il va te nettoyer comme au jour de ta naissance. Laisse le faire."


Baahbuh’l glisse entre mes lèvres un autre tentacule, qui me délivre un liquide sucré et délicieux. Il est vrai que j’avais un peu soif.


Je sens son appendice remonter mes intestins. Un doux massage interne.

Mon orgasme qui ne s’était pas vraiment terminé reprend de plus belle.

Il envahit toujours plus mon corps.

Au bout d’un grand moment j’ai des nausées, je crois vomir, mais c’est le bout du tentacule qui resort par ma bouche, et se retire aussitôt pour me laisser respirer.


J’ai des sensations inconnues dans mon anus et je regarde ce qui se passe.

Son tentacule, à peu près transparent est animé de pulsions, je vois un liquide blanc qui passe dans son tuyau agité de contractions. Il est entrain de m’injecter des litres d’un liquide inconnu dans le ventre!

Après un grand moment. Il se retire.

J’ai le ventre distendu, comme prête à accoucher de triplés mais ne ressent aucune douleur. Je suis juste pleine!

Soudain, je sens que je me vide. Je me laisse aller et je vois bientôt un nuage blanc s’étaler dans l’eau du lac. Je me vide continuellement pendant plusieurs délicieuses minutes.


Le vieil homme, aidé par mes porteurs, me sort de l’eau et me couche sur le sol, au bord du bassin.

Baahbuh’l sort à moitié du lac et se tient au dessus de moi.

Il est vraiment d’une taille impressionnante!

De son thorax, sort une sorte de trompe qui m’inonde d’un liquide visqueux, transparent et chaud, avec une odeur fleurie, entre jasmin et citron.

Il me recouvre entièrement de cette gelée parfumée, prenant soin, du bout de ses nageoires de dégager ma bouche et mes narines, avec une grande délicatesse.


Son chant, qui n’avait pas cessé, se transforme en un grondement extrêmement bas et fort.

Je ressens les mêmes sensations, la peur en moins, que lors d’un concert des Rolling Stones, où j’ai été bousculée par la foule jusqu’à me retrouver coincée contre les haut parleurs de basses.

Je suis massée par le son.

Au bout de quelques minutes, Baahbuh’l se tait et se laisse glisser doucement dans le lac.

Le vieil homme me dit: -"Il t’a souhaité une longue vie et mille bonheurs. Ne t’inquiète pas des changements qui vont se produire dans ta vie, accepte-les et profite-en!"


Je me sens bien! Je plane, rêvasse, je n’ai que des pensées agréables...


Le vieil homme et la femme qui m’a conduite ici sont en train de retirer la pellicule, sèche maintenant, qui recouvre mon corps.

Puis à l’aide des porteurs, ils me reconduisent dans l’eau, où huit mains me lavent...


Nous mangeons dans la bonne humeur, un excellent repas, bien que je n’aie pu identifier aucun des produits...

Puis vint le moment de rejoindre la civilisation.


Après m’avoir à nouveau attachée sur mon lit transformé, nous remontons l’escalier vers la surface de la terre. Les porteurs et la vieille dame montent les marches deux par deux!

Après plus de dix minutes de montée à cette allure infernale, nous débouchons en plein jour, sur le flanc de la montagne. Ils sont à peine essoufflés!

On me détache et m’aide à me relever.

Là bas, par dessus la jungle, j’aperçois le village.

La vieille dame vient me raconter quelque chose en riant et me donne deux petites claques sur les joues.

Et nous entamons la descente vers le village par un sentier raide et encombré de branches et de racines. Ils sont repartis comme des fous et je me surprends à leur coller aux basques.

Je dévale la montagne sans hésitation, à grandes enjambées, posant mes pieds au millimètre près entre deux racines, comme un bouquetin.

Mes guides rigolent et font des plaisanteries sur moi.


Soudain, ils s’arrêtent.

Les deux hommes disparaissent dans les buissons. La vieille dame me dit quelque chose, me donne encore une gentille claque et me montre la direction du village avant de se fondre à son tour dans la jungle.


Le village grouille d’uniformes et de mitraillettes.

Je croise un couple de compagnons de voyage, qui ne semblent pas me reconnaître. Je trouve mes amis, qui hésitent presque.

-"Mais ..que..mais,mais... Qu’est ce qui t’es arrivé? D’où tu sors? on te cherche partout.

  Tu as l’air en forme, je ne t’avais pas vu comme ça depuis longtemps."

Je leur répond que j’ai été soignée par le guérisseur dont parlait la vieille femme et que je leur raconterai en détail plus tard. Allons d’abord rassurer tout le monde.

Le guide me traite d’abord comme une inconnue dérangeante, avant de me reconnaître, la mâchoire pendante.

Puis il gesticule, hurle, braille en courant partout.

Les soldats se précipitent vers une maison, probablement celle de la vieille dame. Se montrant entre eux des signes gravés sur la porte, ils reculent et se regroupent près de la sortie du village.

Après une conversation avec le guide, visiblement à mon sujet, le commandant donne l’ordre à ses hommes de remonter dans les camions et ils disparaissent.


Le guide est véritablement fâché, mais en même temps il semble me craindre et se tient le plus loin possible de moi.

Mes abrutis de compagnons de voyage remarquent juste qu’ils vont enfin pouvoir continuer la randonnée et prendre encore des centaines de photos mal cadrées.


Je me suis vue dans un miroir. Méconnaissable!

J’ai rajeuni de dix ans, j’ai de belles couleurs, ma peau est souple et je n’ai pratiquement plus de rides. Mes yeux sont brillants et leur couleur semble intensifiée.

Et surtout, je n’ai mal nulle part, pour la première fois depuis très longtemps.


Lors des marches, je dois faire attention à mesurer mes enjambées pour ne pas prendre la tête du groupe.

A l’étape, je n’ai pas faim; je n’ai pas dépensé d’énergie...


Je constate aussi que lorsque nous croisons des indigènes, je suis très excitée par leurs corps, mis en valeur par leur vêtement traditionnel. Ma sexualité, en pause depuis quelques années, s’est réveillée, bouillonnante.


Je vais appliquer le conseil du vieil homme de la grotte: PROFITER!



J’en suis maintenant convaincu: H.P. Lovecraft n’a rien inventé; il a été, d’une manière ou d’une autre, témoin de ce qu’il nous a rapporté.

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