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Baby-sitting

Chapitre 15

Travesti / Trans

15



Au bout de plusieurs minutes, Ghislaine rompit le silence :

— Dis-moi, Karine, je peux te demander quelque chose?

— Oui, bien sûr.

— Ben, voilà, j’ai envie de te demander "Pourquoi tant de haine"? C’est vrai, quoi, depuis qu’on a commencé toutes les trois, tu sembles refuser toute démonstration de douceur. Et pourtant, je suis certaine qu’au fond, ça te plairait.

— Qu’est-ce que ça peut te foutre, tu es psy?

— Non, mais… Ca me fait presque de la peine pour toi. Je ne te comprends pas, là. Tu sembles aimer les filles, et pourtant, j’ai eu l’impression plusieurs fois que tu voulais me … me rabaisser, c’est ça. Me réduire au rang d’objet sexuel! Tu as honte d’être bi ou quoi?


Karine tira nerveusement plusieurs bouffées de sa cigarette et finit par répondre :

— Tu veux que je te dise : les filles, je les baise. Et les mecs, je les encule, je les traite comme des esclaves. N’importe quel mec, tu peux le mener par la queue, et c’est ce que je fais, au propre comme au figuré. De toute façon, si tu ne le fais pas, ce sont eux qui te laissent tomber pour la première pétasse qui passe. Alors voilà, je me venge…


J’intervins dans la discussion :

— Mais si tu penses que tous les mecs sont des salauds, profite du moment présent avec les filles! Deviens exclusivement homo, et tu règles le problème. Elles, elles ne te lâcheront pas pour la première qui passe, si? Alors, pourquoi veux-tu les baiser comme si c’était toi le mec? Qu’est-ce que tu y gagnes?

— Sam, Karine veut se venger à la fois des mecs et des nanas. Sans vouloir faire de psychologie de prisunic, je parierais que c’est d’une nana en particulier qui lui a piqué, comme elle dit, un mec en particulier. Je me trompe, Karine?

— Non, tu as raison. … En fait, je trouve assez drôle que ce soit toi qui me parle comme ça, Sam. Tu es quoi, toi? Une nana avec une queue, ça n’existe pas à l’état naturel, que je sache! En temps "normal", si j’ose dire, tu passes tes journées "en mec", non? Et pourtant ce soir, j’ai été la première à me laisser avoir par ton apparence, tu as bien tout fait pour te faire passer pour une nana, alors?

— OK, OK, là tu marques un point. C’est vrai que je ne suis pas une vraie femme… Mais je veux, comment dire… Je veux vivre au maximum la part de féminité qui est en moi. Je veux faire l’amour comme si j’étais vraiment femme. Je veux porter de la lingerie, je veux sentir le contact si excitant du cuir sur ma peau, je veux marcher sur des talons aiguille… Ca ne gêne personne, non?

— Et bien, je te dis la même chose que toi il y un instant, deviens travelo à temps complet et fais-toi défoncer le cul tous les soirs! Tu peux même te faire opérer, tu sais.

— Non, tu ne comprends pas, je ne suis pas un travelo, un androgyne si tu veux, mais pas un trav. Je ne veux pas me faire baiser par un mec, je veux faire l’amour avec des femmes. Je veux jouir en elle, je veux "être" elles. Explique-lui, Ghislaine, toi, tu m’as compris.

— Tu t’es très bien expliqué, Sam, Karine a peut-être juste besoin d’un peu de temps et de calme pour comprendre. Tu sais, Karine, Sam m’a dit hier soir un truc et je trouve que non seulement c’est légitime, mais qu’en plus, c’est joli. En tous cas, moi, ça m’a touché. Il m’a dit "On trouve normal, voire très érotique, qu’une fille pique la chemise de son mec après l’amour. Par contre, si le mec veut mettre la nuisette de sa copine, on dira tout de suite que c’est une tante, un pervers ou Dieu sait quoi". Je ne dis pas que tout le monde doit faire ça, mais si le mec en a envie, après tout! Je trouve que ça peut même être une belle preuve d’amour! Moi j’aime le voir avec mes vêtements!


Elle se tût un instant. Je la regardais, totalement subjugué. Décidément, cette fille était trop parfaite! Elle avait tout compris, elle admettait les choses tellement simplement! Elle reprit :

— Et puis, honnêtement, tu ne l’as pas trouvé excitant?

— Je dois admettre qu’en tous cas, ça a fait exploser mon scénario habituel. C’est vrai que je ne pouvais pas traiter Sam comme j’ai l’habitude de traiter les mecs. Je pouvais pas non plus le traiter comme une quelconque pétasse,  et … C’est vrai qu’il m’a fait mouiller. C’est vrai que d’habitude, je ne jouis pas comme ça quand un mec est ici. C’est vrai que lui ne fait pas les choses comme les autres. C’est vrai que quand il t’a enculé tout à l’heure, c’était tellement doux, tellement …


Elle secoua la tête et se tût. Elle fit à nouveau rougir sa cigarette avant de l’écraser dans le cendrier. Ghislaine revint à la charge :

— Ben, là justement, pourquoi quand ça a été ton tour, tu t’es brutalement empalée sur lui? Il avait commencé  à être aussi doux avec toi qu’il l’a été avec moi.

— Je ne sais pas, c’est peut être que je ne veux pas montrer mes faiblesses, c’est peut être que je veux tout le temps garder le contrôle, je ne sais pas moi! Oh, et puis merde! …

— En tous cas, ce qui est sûr, c’est que maintenant, même si tu voulais que je te prenne, en douceur ou non, je ne pourrais plus. Il y en a un qui est aux abonnés absents!


J’avais parlé avec des regrets dans la voix. Ghislaine s’en rendit compte :

— Ce n’est pas grave, Sam, ce n’est pas ça qui va nous empêcher de nous amuser toutes les trois, "entre filles", n’est-ce pas Karine?

— Oui, tu as raison, on va continuer à s’amuser… De toute façon, ça ne sert à rien! … Au départ, j’avais prévu quelque chose, mais bon, vous avez raison toutes les deux, et puis ce soir, là, maintenant, j’en ai marre de jouer ce rôle de la méchante, de la dominatrice! Alors voilà, j’avoue tout. Toi, Ghislaine, je voulais "te prendre comme une chienne", même –et surtout- si ça te faisait mal. C’était comme ça que j’y avais pensé. Et puis toi, Sam, j’avais décidé de t’enculer juste après, parce que tu m’as trompée quand on dansait, et que je voulais te rendre la monnaie de ta pièce, en quelque sorte. Et toi aussi, je voulais que tu le sentes passer ! Oui, je sais, je sais, pas la peine d’en rajouter… Bref, je voudrais vous demander, … maintenant, si je promets d’être douce comme vous deux tout à l’heure, vous voulez bien? Tu veux bien que je plante mon gode dans ton petit cul, dis, Samie?


Je restai un moment interloqué. Certes Karine me faisait maintenant presque pitié, elle avait tombé le masque et se révélait dans toute sa fragilité. Certes, quand le matin même, Ghislaine s’était plaqué contre mes fesses, la pensée de me faire prendre ainsi m’avait effleuré. Mais malgré tout mon désir d’être femme "jusqu’au bout", j’hésitais à faire confiance à Karine, j’hésitais encore à franchir le pas…

J’en étais là de mes réflexions quand j’entendis Ghislaine dire d’une voix que l’émotion rendait tremblante :

— Attends, Karine. Ecoute … je veux bien que tu me pénètres, mais alors face à face, pas "comme une chienne". J’accepte, à condition qu’on s’embrasse, qu’on soit tendres. Tu vois, j’ai envie de faire l’amour, mais je n’ai pas envie de baiser n’importe comment, sans aucun sentiment.

Elle marqua un temps d’arrêt, tout en levant sa main pour ne pas être interrompue.

— Par contre, pour ce qui est de Sam, … enfin, c’est elle qui décide, mais … j’aurais bien aimé être la première à lui faire ça.

— Sam… Qu’est-ce que tu en dis?

— Je …  Excuse-moi, mais je préfère être honnête. J’aimerais mieux que ce soit Ghislaine. … Ecoute, si tu veux, c’est toi qui me "prépares", mais c’est Ghislaine qui me prend.


Elle fut manifestement déçue, mais elle se reprit et son visage ne prit pas cet air dur que nous lui avions vu si souvent depuis le début de cette folle soirée. Son sourire était un peu crispé, mais il n’était pas agressif…

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