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Le Bagne

Chapitre 2

SM / Fétichisme

A la reprise de la séance, nonante pour cent des spectateurs étaient rentrés chez eux, heurtés sans doute par la tournure insolite que prenait la vente. Seule une vingtaine de dames et un curieux vieillard reprirent possession de leurs sièges dans une ambiance électrique.

Opale, plus nue qu’habillée, se colla à Christelle, cherchant une improbable protection. Celle-ci l’obligea à joindre ses mains dans le dos et se mit en tête d’ériger ses tétons au grand bonheur des spectatrices et au grand trouble de la jeune femme.

- Nous en étions à cinq cent mille euros pour Monsieur au premier rang. Qui dit mieux?

L’interruption de la vente n’avait pas été propice aux surenchères. La superbe sculpture s’adjugea à cinq cent mille au vieux monsieur qui quitta immédiatement la salle. Les appariteurs n’avaient pas encore terminé d’amener les dix huit pièces restantes que la dizaine de dames encore présentes se levèrent d’un seul homme...enfin, vous me comprenez. Elles étaient ostensiblement toutes complices et proposèrent une offre groupée d’un million d’euros pour acquérir l’entièreté de la collection. Madame Wagnier se tourna vers Christelle qui était en pleine réflexion. La propriétaire estima assez rapidement que l’offre était trop faible. Elle proposa d’augmenter l’offre de cinquante pour cent, histoire, pour elle, de régler ses frais de succession toujours en attente. Cette vente, elle ne l’avait pas organisée de gaité de cœur. Elle n’avait plus le choix. Sa situation financière était devenue intenable. Chaque jour, le fisc frappait à sa porte pour récupérer l’impôt impayé. Lise, leur porte-parole, ne se laissa pas apitoyer par ces explications hasardeuses. Elle proposa, en guise de bravade, d’ajouter cinq cent mille euros en fixant une condition. Ajouter l’original, à savoir la jolie métisse, au reliquat de la collection. En retour, elle promettait de lui fournir une attestation fiscale, permettant de déduire un coquet montant de sa note fiscale. La mère adoptive crut d’abord à une blague de mauvais goût mais Lise revint à la charge en s’adressant directement à Opale.

— Cinq cent mille euros et je t’emmène au soleil, en Afrique, sur les traces de ta mère. Je te demande simplement de me donner, en échange, six mois de ta vie et d’offrir ta jeunesse et ton énergie aux Africaines.

Maître Wagnier se devait d’intervenir. Son huissier, lui, menaçait de se casser les dents sur son stylo.

- Partager sa compagne si elle est consentante est une chose acceptable. Asservir une personne et abusez d’elle sans son accord en est une autre. Vous vous trompez d’époque, chère Lise. L’esclavage est prohibé par les règles du droit international depuis belle lurette.

— La Somalie est une terre de non droit, Maître. Particulièrement dans la région où j’exerce. Je vous garantis que, ni la morale, ni personne, ne m’empêchera d’utiliser les talents de cette enfant comme bon me semble. Je peux, sans crainte de me tromper, vous assurer que notre équipe saura tirer le meilleur parti de ses qualités physiques et mentales. Surtout physiques d’ailleurs. Elle correspond exactement à ce que nous recherchons. Veux-tu bien te lever, ma petite, que nous puissions admirer ta croupe? C’est cela. Mets-toi de profil maintenant et montre-nous tes seins! N’aies crainte ! Je ne vais pas les manger. Enfin, pas tout de suite. Ne sommes-nous pas entre femmes, après tout?

Maître Wagnier était sidérée de l’aplomb avec lequel Lise commandait Opale. Et plus encore de la docilité de cette gosse qui se dépoitrailla, sans gêne aucune, après avoir recueilli l’assentiment de Christelle. L’huissier de justice fut convié à regagner ses pénates. Ce qu’il fit, non sans jeter un dernier coup d’œil à l’arrogante poitrine d’Opale.

— Philippe! Ferme convenablement la porte de la salle derrière-toi! Il y a trop de fenêtres dans ce local. Mesdames, je vous suggère de nous rendre près du bar pour discuter finances et autres sujets qui vous tiennent au corps...à cœur, voulais-je dire.

Dès qu’elle eut franchi la porte du bar, Lise reprit, sans perdre un instant, le contrôle de la situation.

— Avance, ma gazelle! Et place-toi au milieu de notre cercle! Montre-nous à quel point tu peux te cambrer, ma beauté! C’est très bien. Pose tes mains sur ta nuque et fais bien ressortir ta poitrine! Est-ce une première, pour toi, de t’exhiber en public?

La bouche sensuelle de la miss sortit sa première phrase chevrotante de la soirée.

— Non, pas vraiment, elles m’y obligeaient souvent mais seulement devant...

— Elle veut vous faire croire qu’elle n’a jamais fait cela devant autant de personnes, chère Lise, ajouta Christelle tout en ôtant la ceinture de sa protégée. Débarrasse-toi de tes chaussures, vite fait! Je ne t’ai pas demandé d’écarter les jambes, il me semble, vicieuse. Je n’ai aucune intention de te gâter devant tout ce monde. Contente-toi d’être nue et de te taire! C’est comme cela que tu es la plus intéressante. Si vous voulez vous faire une opinion de la fermeté des chairs de l’animal, mesdames, ne vous gênez surtout pas! Nous discuterons prix ensuite, en fonction de ce que vous attendez d’elle.

Imperceptiblement, les enchérisseuses s’étaient dangereusement rapprochées de l’objet de leur convoitise et l’empêchaient de resserrer les cuisses. Les commentaires et questions salaces fusaient de toute part, mais sans jamais s’adresser à l’intéressée, comme si elle n’était pas concernée par la transaction.

— Joli sexe, très bien dessiné et très réactif, perlant généreusement dès l’intrusion d’une pulpe de doigt. Une chatte si douce n’est pas que le fruit de caresses intensives. Je te soupçonne, Christelle de l’avoir faite épiler électriquement.

— C’est exact. Voici une bonne année, je crois. Sexe, aisselles et autres poils disgracieux.

— Délicieux clitoris, bien saillant et immédiatement accessible, le fripounet!

Les yeux d’Opale révulsaient lentement et ses gémissements réprimés trahissaient le grand désordre de ses sens.

— J’adore les peaux uniformément mate, café au lait mais pas trop. C’est ce que j’appelle le fruit d’un brassage génétique réussi. Elle a les yeux en amande de sa mère et la finesse des traits de ton père. Tiens! A-t-elle déjà été liée?

— Pas à ma connaissance ! Du moins pas en dehors d’une nécessité artistique impérieuse ! Je me suis toujours efforcée de ne pas l’abîmer. Je vous préviens. Ne jouez pas trop avec ses seins sinon elle va vraiment couler beaucoup et souiller vos vêtements !

- Je sais, Christelle. Ma fille a fréquenté, durant deux ans, l’école de sculpture de sa mère. Elle m’a souvent rapporté que le meilleur aphrodisiaque de cette femelle était de se balader les seins nus tout en s’amusant à faire saillir ses pointes.

— Il me semble, Magda, que ta fille nous a révélé bien d’autres manies inconvenantes dont était affublée cette demoiselle.

— Veux-tu parler de ses masturbations frénétiques ou de sa façon originale d’aborder les gens?

- Je vous arrête. Vous venez d’avoir la démonstration du grave problème d’Opale. Elle n’a aucune notion de ce qui est mal et sans chercher à l’excuser, je vous demande de la comprendre. Elle vit toujours à l’époque du paradis terrestre. Vous pourriez la croire libertine et aguicheuse mais c’est sa façon d’être et de se comporter. Le simple fait d’entrer dans une galerie commerçante et de se sentir admirée la fait chavirer et la pousse à s’exhiber. Le signal qu’elle envoie aux voyeurs laisserait parfois à penser qu’elle est prête à s’offrir. Eh bien, vous auriez raison. Faites-lui le plaisir de la caresser doucement et prenez le temps d’écouter ce que j’ai à vous dire! Je ne voudrais pas que vous achetiez une chatte dans un sac.

Opale est sans doute née avec cette faculté rare d’érotiser toutes ses conversations et ses contacts humains. Au tout début de son adolescence déjà, elle était inconsciente de l’impact de sa beauté. Sa mère et moi nous sommes battues pour corriger ce défaut. A l’école, il ne se passait pas un jour sans qu’on nous rapporte un problème de comportement. Nous avons tout essayé pour la corriger. Il faut me croire. Finalement, sa mère a renoncé et lui a payé une scolarité privée, à domicile. Nous avons choisi cette manière, stupide sans doute, de la protéger de la société et des garçons surtout. Sur l’insistance d’une amie, nous avons mandé deux couples de préceptrices dans la trentaine. Elles avaient un passé irréprochable et une vie commune de plusieurs années. Nous croyions ainsi la mettre à l’abri d’abus sexuels de toutes sortes. Colette les avaient prévenues qu’Opale était très câline et très demandeuse d’attouchements génitaux. Au décours d’une réunion interminable avec les quatre profs, elles parvinrent à nous convaincre qu’une certaine permissivité vestimentaire, entre autres, serait favorable à son éducation et à son apprentissage. L’école de sculpture nous accaparait tellement que nous commîmes certainement une erreur de vigilance impardonnable. Dès la première semaine de cours, ces deux couples de gouines ont jeté leur dévolu sur Opale. Prétendues adeptes d’un concept intégré de sport-études, elles avaient établi un programme durant lequel les demi-heures de cours s’enchainaient avec les demi-heures de sports intensifs. Pour éviter de fastidieux changements de tenue, Opale suivait ses cours en mini short d’athlétisme et soutien bandeau étriqué. Elles se relayaient, durant les cours théoriques, pour exacerber ses désirs et la mettre sur des charbons ardents avant de la confier à leurs collègues du cours suivant. Celles s’appliquaient, une demi-heure durant, à la faire jouir, comme un objet sexuel magique et inépuisable. L’appareillage sportif avait été détourné de sa vocation pour qu’elle puisse y prendre des poses invraisemblables permettant une masturbation plus efficace ou encore s’en servir pour s’y frotter. Comme par hasard, il nous était formellement interdit d’approcher de l’étage durant la journée. Les deux couples pervers avaient accaparé la salle de sport de notre école et s’y enfermaient pour éviter d’être dérangées. Malgré l’exploitation sexuelle dont elle était la victime complaisante, la fille de Colette engrangeait très vite sa matière. A raison de sept heures de cours par jour, son bagage culturel avait déjà atteint avant l’âge, un niveau universitaire de fin de premier cycle. Hélas! L’étendue de ses connaissances ne l’empêchait pas de devenir de plus en plus socialement inadaptée. Les weekends viraient au cauchemar dès qu’une ou des amies venaient nous rendre visite. Elle découpait aux ciseaux les vêtements que nous lui offrions pour donner libre cours à son exhibitionnisme et abuser de ses galbes ensorcelants. Notre femme d’ouvrage me confia un jour qu’Opale, c’était zéro robe, zéro sous-vêtement à lessiver mais minimum cinquante shorts trempés par semaine. Après discussion avec les enseignantes, elles admirent avoir surpris Opale, à plusieurs reprises, se masturbant sur la poutre ou les cordes à grimper de la salle de gym. Ceci expliquant cela. Selon leurs dires, elle profitait de leur absence, lors de chaque pause entre deux cours, pour s’envoyer plusieurs fois en l’air. De commun accord, nous avons convié, à la demande des quatre complices, une psychologue soit disant de renom répondant au prénom d’Elsa. Celle-ci s’avéra, beaucoup trop tard hélas, avoir été la putain d’un des deux couples durant plus d’un an. La psy insista pour que nous ne culpabilisions surtout pas Opale et que nous la laissions évoluer sous sa stricte surveillance, sans intervenir. Elle demanda carte blanche pour la gérer, avec en contrepartie, l’assurance qu’elle parviendrait à canaliser sa libido. Elle exigeait simplement un tête à tête d’une petite heure chaque soir, dans le but apparemment honorable de "modeler" sa sexualité en friches. Dans un souci d’efficacité redoublée, elle proposa d’allonger les heures de cours de sept à huit heures. Nous comprîmes, trop tard sans doute, l’insistance dont ses quatre préceptrices avaient fait preuve, à cet instant, pour loger à l’atelier. Le fait d’éviter d’inutiles déplacements n’expliquait pas tout. Elles proposèrent d’intensifier leur enseignement qui, de cinq jours sur sept, occuperait toute la semaine. La psychologue, complice, trouva l’idée géniale et constructive. Cela permettrait à ses professeurs, dans un premier temps, de la suivre vingt quatre heures sur vingt quatre. Car bien entendu, elle dormirait, chaque nuit, dans la chambre de deux comparses désignées par le sort. Dans un deuxième temps, la psychologue pourrait tester sur elle diverses thérapies d’avant-garde, susceptibles de remettre dans le droit chemin les adolescentes les plus difficiles. Il était essentiel que l’accès à l’étage soit totalement interdit à tout le personnel, élèves y compris bien entendu. Nous fîmes installer une porte de sécurité en bas de l’escalier et remîmes les clés aux enseignantes. Durant trois mois, Colette ne revoyait plus sa fille qu’à l’occasion du repas du soir. Les autres repas étaient obligatoirement servis au pied de la dite porte. La première à se féliciter de ce nouveau schéma éducatif fut la femme d’ouvrage. De cinquante shorts, la lessive n’en comportait plus aucun, pas plus que d’autres vêtements d’ailleurs car Opale étudiait nue. Histoire de reprendre confiance en elle et de réinvestir sainement son corps, disaient-elles. Les seules tenues qu’elle était autorisée à porter, étaient celles qu’elle portait pour souper et le sempiternel pyjama qu’elle emportait sous le bras pour aller se coucher. Apprendre en s’amusant, telle était leur devise. Et les résultats ne se firent pas attendre. Opale passa brillamment un jury central et reçut un diplôme de licence en informatique. Deux mois plus tard, elle était titulaire d’une licence en anglais. Pas étonnant vu l’intensité de cours de langue qu’elle recevait. Mais surtout, elle était de plus en plus radieuse et épanouie. Exténuée aussi, certains soirs. Mais qu’importait, elle avait retrouvé son équilibre. Quoi de plus normal que de tomber endormie dans son assiette après d’aussi rudes journées. Stupidement, Colette et moi attribuions sa fatigue à l’exigence de son travail d’étudiante et à la pratique sportive intensive. Opale insistait même, très souvent, pour retourner en salle de sport, une heure ou deux, avant de se mettre au lit. Cela se voyait dans son corps qui...

— Cela se voit et se sent toujours, Christelle. Votre soumise est vraiment un bel animal.

— Un fauve, dirais-je! Je suis convaincue que ses qualités physiques feront d’elle un superbe forçat...du travail. Ravie aussi d’apprendre qu’Opale n’est donc pas qu’une ravissante idiote.

— Après six mois, le bilan était tout ce qu’il y a de plus positif pour ses enseignants. Opale ne tarissait pas d’éloges sur ses profs et inversement. Et la psychologue refusait même de se faire payer, malgré le fait qu’elle passait parfois près de deux heures, seule avec Opale. Rarement seule en fait. Elle nous avait gentiment demandé l’autorisation de se faire accompagner par deux filles qui faisaient leur mémoire de fin d’études sur les femmes hypersexuelles. Colette et moi adorions leur parler. Il était évident que ces filles faisaient ménage à trois. Elles adoraient venir chez nous et discuter, des heures et des heures, avec Opale. Le temps des vacances approchait. Colette accepta, sans la moindre hésitation, leur demande collégiale de passer le mois d’août, toutes ensemble, prof y compris, sur une île grecque répondant au doux nom de Mytilène. Opale venait de fêter ses dix huit ans. Quoi de plus sécurisant pour nous que de la plonger dans le bain de la société avec ses quatre prof et trois psychologues adultes? Avant de partir, Opale nous supplia de lui payer une épilation électrique définitive sous le fallacieux prétexte qu’elle se sentirait gênée de se raser, deux fois par semaine, devant les autres et dans la promiscuité d’une auberge de jeunesse. Colette accepta tout naturellement. Elle était si heureuse de voir sa fille enfin ouverte au monde. Chaque soir, Opale lui confiait combien elle se plaisait en la compagnie de ces filles. Sa métamorphose avait été aussi rapide que radicale. Elle était devenue une vraie femme en l’espace de deux années. Certes, Colette soupçonnait une relation ambigüe entre Elsa, la psychologue, et son enfant mais qu’importe pourvu qu’Opale y trouvât son bonheur. La veille du départ fut consacrée à sa visite annuelle chez le gynéco. La seule chose que Colette me rapporta de cette visite fut le reçu de l’implant hormonal que le gynéco avait renouvelé à la demande d’Opale, sous prétexte de règles douloureuses. Dire que la pauvre Colette imagina que sa fille prenait une contraception pour se protéger de rapports hétérosexuels alors que son seul but était de ne plus avoir de règles et ainsi rester disponible en permanence pour ses maîtresses! Deux semaines avant la fuite à Lesbos, pour se rassurer et être certaine que sa fille ne manquerait de rien, Colette avait pris soin de garnir son compte bancaire avec dix mille euros.

Je les vois encore passer, toutes les huit, le contrôle de l’aéroport. Colette qui leur criait de prendre bien soin de son petit trésor. Les filles qui lui répondaient qu’elles s’occuperaient sans relâche de leur petite princesse d’amour. Et Opale qui se trémoussait dans son short blanc en rassurant sa mère avant d’éclater de rire.

"Elles ne me feront que du bien, maman, dix fois plus qu’à la maison, encore. Elles me l’ont toutes promis, même les filles qui nous attendent là-bas vont me choyer. Ne panique pas! Je te tiendrai au courant par internet, tous les soirs si je peux, maman"

Colette ne se doutait toujours de rien. Sa dernière phrase me rappela une conversation qu’on m’avait rapportée, six mois plus tôt. Me revint à l’esprit la répartie d’une élève qui, s’était vantée d’avoir surpris la fille de la directrice, à cheval sur les cuisses de deux dames qui la masturbaient. Je vous ennuie peut-être avec mon histoire?

— Pas du tout, Christelle! Continue! Cela te fait autant de bien qu’à nous. Quant à cette petite gueuse, ces réminiscences l’ont mise en transes.

- Je disais, qu’une heure auparavant, j’avais remarqué, dans le rétroviseur du monospace qui nous conduisait à l’aéroport, l’étrange manège de deux de ses préceptrices qui semblaient faire glisser son short moulant à mi-cuisses. J’étais quasi certaine qu’elles avaient utilisé la serviette que je laisse toujours sur la lunette arrière pour ôter la buée, pour la glisser sous ses fesses. Je n’aurais pu le jurer mais il me semblait avoir saisi l’instant fugace du plaisir qu’Opale avait pris. Pas suffisamment d’arguments pour inquiéter Colette cependant. Dès notre arrivée à Liège, j’ai fouillé comme une folle mon monospace jusqu’à ressortir un essuie trempé sous la banquette arrière qu’occupait Opale et les deux profs, quelques heures plus tôt. Mon cœur s’accéléra quand, me remémorant la scène, il m’apparut que notre enfant n’avait pas été caressée par un des couples, mais bien par une fille de chaque couple. Feignant de ne pas entendre Colette qui me demandait de l’aider à préparer le souper, je récupérai la clé de la porte de sécurité dont j’avais fait faire un double pour le cas où. Je me précipitai tour à tour dans la salle de gym, la salle de cours et les deux chambres du premier. Le lit d’Opale était toujours dans son carton d’emballage, posé sur un mur du couloir. En ouvrant une garde-robe, je tombai sur un carton ayant contenu douze litres d’huile de vison, estampillés "spécialement conçu pour les muqueuses irritées". Il n’en restait qu’une bouteille à moitié vide. Tout le contenu de la valise que nous lui avions préparé se trouvait entassé dans un tiroir. Tout sauf son nécessaire de toilette. Logique, finalement quand on décide de passer ses vacances dans un camp de naturistes. Dans la malle à roulettes, une dizaines de vibromasseurs de toutes tailles, autant de masques opaques pour les yeux, de boules destinées à étouffer les cris et une caisse de gants latex taille M. Dans la chambre voisine, j’eus la surprise de trouver l’ancien ordinateur portable qu’Opale avait changé pour un modèle plus performant quinze jours plus tôt. A peine allumé, je tombai sur son agenda électronique. Jour après jour, heure par heure, elle comptabilisait ses orgasmes en marquant d’une croix de couleur en face de l’heure de survenue. Elle utilisait des couleurs pour les différencier.

jaune = orgasme de petite fille(30 secondes)

    ça ne compte pas pour les profs

orange=orgasme qui me fait trembler(moins de 2 minutes)

    ça compte mais cela ne vaut qu’un point

vert= orgasme très fort qui ne dure pas longtemps(2-3 minutes)

    ça, c’est deux points

bleu= orgasme très très fort (2-3 minutes) qui ne mouille pas beaucoup

    c’est pour trois points

rouge= orgasme qui me fait mouiller beaucoup, beaucoup (+ de 3 minutes)

    ça, c’est cinq points

noir= orgasme torrentueux qui n’arrête jamais (toujours + de 10 minutes et parfois une heure)

    ça vaut dix points mais c’est très fatiguant

Et puis, je suis tombée sur ce bout de texte qu’elle a écrit, en pleine folie charnelle, à un de ses contacts du net:

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