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Le Bagne

Chapitre 8

SM / Fétichisme

Cobra peaufinait les derniers détails de l’accrochage de son papillon.

— Ah Lise et Jade ! Enfin!

— Les bras ! Tirez sur les bras pour dégager les épaules! Il faut qu’elle ait la sensation que vous les lui arrachiez. Voilà ! C’est beaucoup mieux. Ses seins doivent littéralement jaillir de son thorax et ses tétons donner l’impression de nous agresser. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, Lise, mais, j’ai un faible pour les jeunes filles à la taille de guêpe. Jade porte d’ailleurs toujours des corsets très serrant.

— J’ai surtout une envie indescriptible de la voir souffrir. Tenez! Je vous donne son carnet de jouissances.

— Je vous remercie. Les grands esprits se rencontrent. Nous tenons différents carnets, très similaires mais dans un autre ordre d’idées. Ils s’adressent aux pensionnaires désireuses de se surpasser en évaluant leurs progrès au jour le jour. Je peux vous faire apporter un exemplaire de chaque carnet pour vous faire une idée de ce que certaines filles sont prêtes à subir pour s’accomplir. Je vous en parlerai une autre fois plus en détails car la belle enfant semble déjà être en difficulté.

— Je suis très intéressée, effectivement. Que lui font-elles? Elle est toute en transpiration.

— Elles procèdent au vernissage rituel mais et s’attardent un peu trop sur ses zones érogènes.

Huit esthéticiennes improvisées peignaient le corps de leur victime avec une solution huileuse destinée à magnifier le spectacle de sa musculature en souffrance, et, accessoirement, lubrifier ses orifices. Des aisselles aux mamelles, de l’échine aux reliefs fessiers, les pinceaux diffusaient dans ses nerfs de douces décharges qu’elles donnaient l’impression d’apprécier.

- Non! Non Pas ça! Je ne voulais pas ça! Vous êtes des satyres.

Le cou immobilisé dans une cangue épurée, les bras tirés en arrière et la taille comprimée au-delà du raisonnable, Opale se sentait piégée. A sa grande détresse, elle constatait que les préliminaires des WSS l’inondaient de sensations troubles sans aucune intention de la satisfaire. Avec ses profs, elle avait parfois joué à se retenir, mais jamais elles ne l’avaient contrainte à gravir aussi péniblement les marches menant au plaisir.

Lise se sentait de plus en plus lasse. Elle ne tarderait plus à s’assoupir. L’hallucinante beauté d’Opale, toute luisante et gigotant dans ses liens, la ramena quelques instants à la réalité.

- Tout cela coulisse et se règle à l’envie, m’avez-vous dit, Cobra. Il me plairait de voir sa croupe rehaussée pour la mettre plus dans la position de la grenouille. Oui, comme ça! Écartez ses genoux au maximum et attachez ses chevilles sur le socle! Je trouve que cela donne plus de longueur et de finesse aux jambes.

— Tout en la contraignant à l’immobilité parfaite.

— Exactement! Et en permettant aux pinceaux de vos guerrières d’accéder plus aisément à ses charmants orifices.

Les SS se précipitèrent sur l’entrecuisse béant, ne négligeant aucune terminaison nerveuse entre le coccyx et le pubis.

— Nooooon! Ça, c’est pire que tout. Vous allez me rendre dingue si vous me chatouillez l’anus. C’est inhumain. Arrêtez! Non! Pas lui ! Pas lui! Pas le clito!

Jade se posta devant le doux minois d’Opale et lui donna un baiser incandescent qui éveilla immédiatement la jalousie de Cobra. Opale avait été conquise par les yeux bleus de Jade dès que leur regards s’étaient croisés. Elle se sentit envahie par une sensation d’invincibilité et une euphorie phénoménale que seul un coup de foudre aurait pu expliquer. Ce baiser si doux et si sincère fut suffisant pour lui apporter la certitude que Jade était la femme de sa vie.

— Merci, ma belle Jade, pour cette mise en bouche prometteuse! Ordonne de me délivrer! Je ferai n’importe quoi pour toi si elles arrêtent de me harceler. Vite ! Ooh! Ooh! Fais quelques cho-o-ose!

— Je t’observe depuis que tu as franchi le seuil de cette salle. Tu es la plus sublime et la plus intéressante des filles dont j’ai eu à m’occuper. Tout me plait en toi. Tu n’as aucune idée de ton pouvoir quand tu atteins ce stade d’excitation. Ton corps libère des ondes qui me rendent folle. Si tu te laisses conduire, je t’apprendrais quantité de jeux pervers mais il faudra m’obéir en tout.

— Il me faut une bonne éducatrice qui soit sans complaisance et sans pitié. Fais de moi ton esclave pour la vie!

— Je vais passer à ta cheville un bracelet auquel je tiens beaucoup. Je te l’offre.

Cobra n’en revenait pas. Quelle mouche avait piquée son amante pour lui offrir le bracelet de sa pauvre sœur décédée. Sûr qu’elle devait se retourner dans sa tombe. Ou alors, une erreur avait été commise dans la distribution de cocaïne.

- Tu es la plus gentille de celles qui m’ont accostée ce soir et tu es trop belle. Ton cadeau me fait trop plaisir. J’espère un jour recevoir le présent de chaînes plus pesantes.

— Veux-tu me voir nue et me faire jouir?

— Tu te moques de moi. Tu ne le feras pas.

— Si, si! A condition que tu me prouves ton attachement. Je te demande simplement de retenir ta jouissance. Plus longtemps tu te contiendras, plus longtemps je jouirai en te regardant languir et souffrir. Ce sera ta façon de me faire l’amour.

— Oh! Jade. Je t’appartiens. Fais-moi souffrir! Je me sens si forte et infatigable en ce moment.

Cobra était estomaqué de voir sa sculpturale compagne exhiber son anatomie devant ses troupes. Elle connaissait mieux que personne sa perte de contrôle quand elle était allumée. Jamais pourtant, elle ne s’était exhibée dans de telles circonstances. Plus de doutes, la barmaid avait trafiqué un verre de trop.

— Jade! Que fais tu? Rhabille-toi!

— Pas question! J’ai trente ans aujourd’hui et nous avions convenu que je pourrai choisir deux filles pour me laisser caresser devant toi. Elles sont là. Je crois qu’Opale les connait aussi.

Pour Cobra, Océane et Mégane étaient également de vieilles connaissances. Mauvais souvenir! Elles étaient du voyage en Guyane Française. Elles n’étaient restées qu’un seul mois, le dernier d’ailleurs. Juste avant l’accident qui avait coûté la vie à une notable locale, morte entre leurs mains. L’inconsciente, en pleine crise de la quarantaine, avait souhaité jouir dix fois de suite sous les caresses de l’une, tandis de l’autre lui serrait la gorge avec un foulard de soie.

Opale avait bénéficié d’un peu de répit, tout le temps que dura la conversation. Le striptease de Jade lui avait été droit au cœur. Cet esclave cerclé à sa cheville était le signe incontestable de sa nouvelle appartenance. Elle avait si souvent rêvé de devenir la chienne d’une femme qui en ferait son jouet. La sublime allemande était maintenant intégralement nue. Comme elle était désirable avec ses seins lourds et sa taille si fine. Mais c’était surtout ses yeux bleus qui l’impressionnaient. Parfois durs, parfois tendres mais toujours rivés aux siens quand elle lui parlait.

De son côté, Madame Lise s’était assoupie. Elle rata le début de la scène, quand les deux cousines commencèrent à décrire les courbes de la teutonne. Réveillée en sursaut par le piaillement de Jade, elle s’excusa et prit congé.

- N’oubliez pas vos carnets, chère Lise! En signe de confiance, je vous laisse le choix de celui qui vous semblera le mieux adapté au dressage de notre esclave! Nous en reparlerons demain. Reposez-vous bien!

— Amusez-vous d’elle jusqu’au petit matin! Son corps écartelé sur le pilori compose un ensemble très aérien et très sensuel. Le tableau est admirable mais je suis crevée. A toutes fins utiles, je vous signale que personne ne l’a jamais vu pleurer. C’est dire si elle est endurante.

Lise regagna son Q.G, sans même remarquer que Jade avait déjà dépassé largement le stade des préliminaires.

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