Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 1 507 fois
  • 3 J'aime
  • 0 Commentaire

Le Bagne

Chapitre 10

SM / Fétichisme

Lise se réveilla en sursaut. Elle constata avec effroi qu’elle s’était endormie toute habillée. L’air conditionné de sa chambre ne fonctionnait plus. La température nocturne devenait vite insupportable sous ces latitudes. Au prix d’un effort considérable, elle se dirigea vers la chambre voisine. Elsa dormait comme une souche dans la mansarde voisine, apparemment toujours bien tempérée. Elle repensa à Cobra, manipulant les verres avant de les distribuer. La directrice retourna dans sa chambre et ouvrit sa fenêtre. Des cris atroces montaient de la salle de réception toujours éclairée. Il était près de cinq heures du matin. Elle ne regrettait pas la décision qu’elle avait prise en confiant Opale à ces brutes. Un sourire éclaira son visage. Quel meilleur moyen d’assouvir ses plus infâmes pulsions sadiques sans se prendre la tête que d’utiliser des exécutantes sans scrupules? Exiler la jolie garce dans le camp fortifié des WSS était sans aucun doute le meilleur moyen d’éviter les commentaires tout en lui permettant de participer en toute impunité au calvaire sexuel d’Opale. Quelques heures passées entre les mains des louves allemandes devraient suffirent à saper sa volonté.

Soudain, ses yeux tombèrent sur les livrets que Cobra lui avait remis quelques cinq heures plus tôt. Tous ces carnets avaient été élaborés avec la participation des soumises avant leur entrée en esclavage. Un véritable compendium de fantasmes que ces femmes consentantes souhaitaient subir dans le cadre d’une captivité volontaire. Sur chaque page étaient retranscrites les activités d’un jour ordinaire. Rares étaient les cahiers comportant plus de trois ou quatre pages remplies. Le dernier livret lui sembla le plus intéressant. Il s’avéra que ce fut le plus récent et le plus applicable aussi car rédigé en Somalie. Il ne datait que de deux semaines et renfermait trois jours de l’histoire de la vie d’une femme. Trois jours seulement, mais trois journées de brimades intensives pour celle qui fantasmait sur une vie de bagnard. Une très belle photo souvenir, servant de signet, marquait la dernière page. Une petite asiatique, dans la trentaine rayonnante, tenait en laisse deux étalons surpuissants. Vêtue d’un sarong lui arrivant à mi cuisses, elle posait, devant l’entrée de la galerie principale de la mine. L’accessoire, posé négligemment sur son épaule, intrigua la gestionnaire. Il fallait qu’elle se renseigne au plus vite sur son usage.


*


Opale ne repéra pas l’entrée enthousiaste de Lise. Pas plus qu’elle ne perçut le contenu de sa conversation avec Cobra. Toute en nage, elle lévitait, depuis plus d’une heure, sur la ligne qui sépare la félicité de l’extase.

Cobra prit Lise à l’écart de l’agitation ambiante et lui narra, dans ses grandes lignes, les péripéties de la soirée. La directrice, abasourdie de tant de lubricité, lui clama son admiration.

- Chère Cobra! Sept heures sur des charbons ardents! Je me dois de corriger la première impression que vous m’avez faite. Je ne vous croyais pas aussi gastronome. La biche est aux abois. Quand comptez-vous sonnez l’hallali?

— Quand « il » me donnera le signal dans cette oreillette. Écartez-vous un peu de la caméra, s’il vous plaît!

— Comment! Vous diffusez ces images!

— En circuit fermé pour mes filles cantonnées au camp et pour un homme que vous admirez.

— Le père d’Elsa!

— Précisément!

— Mais alors, les bouquins que sa fille vous a remis...

— Ce sont ces instructions. Nous en avons déjà pris connaissance le mois dernier. Il nous fallait ce délai pour préparer la venue de sa "protégée", et réceptionner le matériel qui lui est destiné. Tout cela sans compter les accessoires confectionnés selon ses mensurations. Enfin plutôt les mensurations de PP "Plaisirs et châtiments". Le plus difficile fut de choisir sa cellule. Non pas qu’il en manque sur le site mais toutes n’ont pas la même vocation. Entre les cellules de base, celles réservées aux punis et le grand dortoir taillé dans la falaise, nous avons finalement opté pour la plus vaste car plus facilement aménageable en salle de torture. Son intérêt principal est qu’elle est surtout capable d’accueillir un certain nombre de convives.

— Et moi qui comptait vous remettre le carnet de brimades que je venais de choisir pour distraire notre esclave.

— Il me semble que vous n’avez pas encore saisi toute la complexité fantasmatique du père d’Elsa. Il nous a choisies non seulement pour notre expérience et nos pratiques mais aussi parce que nous serons bientôt une soixantaine à occuper le "bagne". Ce personnage épique s’est entouré d’un cercle d’amis, partageant la même passion, et qui souhaitent intervenir dans la captivité d’Opale tout en suivant les images que nous leur envoyons. Plusieurs expériences antérieures lui ont appris qu’une homosexuelle masochiste ou non ne pourra trouver son accomplissement qu’entre les mains de ses semblables.

— Je sais. Cela m’avait d’ailleurs émue. Et moi, dans tout cela. Je suis le pigeon.

— Il ne vous a pas jugé apte à traduire en acte la cruauté dont votre esprit est capable mais il est impatient de connaître votre choix quand à la direction que vous comptez donner au séjour d’Opale.

— C’est vous ou l’oreillette qui parlez?

— C’est lui.

— Une question encore! Quel est cet accessoire que l’asiatique porte sur l’épaule ?

— C’est un harnais.

— O.K! Je choisis ce carnet "thérapeutique", si j’ose m’exprimer ainsi.

— J’en étais certaine. Lui aussi l’avait choisi. Si vous le voulez bien, je vous attendrai demain midi pour l’apéritif. Vous présiderez le conseil de discipline auquel Opale va être confrontée pour la faute qu’elle va commettre dans quelques instants.

— Puis-je me faire une idée de la composition des membres de mon conseil?

— Vous, Elsa, Océane et Mégane, Jade, une neuropsychiatre que je vous présenterai, quelques contremaîtres et moi naturellement. Si je n’oublie personne...

Cobra présenta à Jade un "pollice verso" destiné à l’infortunée métisse.


— Ma jolie pouliche. Je ne supporte plus de te voir dans cet état. Tu as été très courageuse. Il est l’heure de retirer la quintessence de ton plaisir. Océane et Mégane! Achevez-la! Tant pis pour les châtiments. Je prendrai tout sur moi. Promets-moi simplement de te retenir jusqu’à l’extrême limite, de ne pas crier et surtout de ne pas éjaculer !

- Noooooon!C’est impossiiiible ! Oula ! Oula ! C’est déloyal! Noooooon! Attendez! Attendez! Pas là! C’est trop faciiiile.

Ses contorsions pour échapper aux deux expertes se transformèrent vite en convulsions. Opale poussa un cri terrifiant avant de sombrer dans un abîme de volupté. Un spasme colossal et interminable s’empara de son ventre. Un torrent tumultueux jaillit de son sexe. La gouttière de Vénus débordait de tous côtés. Jade ne la quittait pas des yeux et l’incitait à s’abandonner sans retenue tout en caressant ses seins devenus galets.

— Jouis encore, ma belle, jusqu’à faire déborder l’océan! Tu seras ma bête de sexe que je partagerai pour que tu jouisses à toute heure et en tout lieu. Ta sève généreuse fertilisera le désert.

Telle une épileptique, Opale était en état de mal orgasmique. Jamais elle n’avait connu de jouissances aussi longues et rapprochées. Infatigable et prolixe, toutes les deux minutes, son delta éjaculait une cascade qui se tarissait graduellement en salves humides, exprimées dans la souffrance, avant de rejaillir de plus belle.

— Ton sexe sera notre livre de chevet dont chacune feuillettera les pages à sa guise.

La soldatesque s’activait à son chevet, pour la détacher progressivement, sans rompre le charme de son trouble abyssal. Seul son cou restait encore attaché au pilori. La bacchante porta ses mains à son sexe dont elle découvrit avec stupeur la fantastique congestion. Son encolure libérée, les yeux pleins de larmes, elle chercha immédiatement le contact charnel avec sa Jade dévêtue. La tête blottie contre sa poitrine, elle inonda de larmes son sein chaleureux.

— Je croyais que tu ne savais pas pleurer.

— Moi aussi. C’est vrai ce que tu m’as dit pour le désert ou c’est parce que je t’excitais?

— Je n’ai jamais été plus sérieuse, boîte à mouille! J’ai connu quelques femmes fontaines mais jamais de femmes déluge comme toi. J’étais tout aussi sérieuse quand j’ai annoncé que tu deviendras le jouet sexuel de tout le régiment. J’espère que tu seras à la hauteur et que tu te laisseras faire sans renâcler, cette fois.

— Mon Dieu! Jade! Je t’aime. Tu es la femme que j’attendais. Sois mon guide! Sois la bergère qui enseigne à l’agneau innocent les périls de la montagne.

— Jolie l’image. Que penses-tu de celle-ci, plus proche de la réalité que je te verrais bien affronter? Je serai le tyran despotique qui lâchera sa brebis dans la cage aux fauves pour recevoir châtiments et récompenses. C’est la plus grande preuve d’amour que je puisse te donner. Une possibilité unique d’avancer dans la connaissance de ton corps et des ses limites.

— Pour rien au monde, je ne voudrais que cette chance unique m’échappe. Si tu m’avais écoutée quand je t’ai demandé de me détacher, je n’aurai jamais connu ce nirvana.

Un frisson incontrôlable envahit l’échine de la brebis et lui provoqua la chair de poule. Incroyable pour une jument, non?

— Tu grelottes quand je t’égrène mes projets. Toutes mes filles ne seront peut-être pas sensibles à tes charmes. Pour la plupart d’entre nous, la vision de ton joli corps stimulera davantage leurs instincts sadiques que maternels.

— En transes! Tu me mets en transes, Jade. Je te promets que mon petit écrin rose sera toujours disponible à toutes et à tout.

— A tout?

— A tout pour assouvir de leurs petits caprices sadiques. Tes désirs me fustigent. Tes projets me fouettent. La simple idée de devenir ton esclave me flagelle. Je ferai ce qu’il faudra pour que toutes me désirent.

— Comment comptes-tu leur suggérer le désir? Tu peux leur parler face à la caméra. Elles te suivent depuis huit heures. Et je crois qu’à part les narcoleptiques, toutes les filles restées au camp te regardent et t’entendent. Révèle-leur la tigresse qui sommeille en toi si tu m’aimes comme je t’aime!

Comme je t’aime !!! Ce mot galvanisa Opale qui n’avait plus d’yeux que pour la belle teutonne. La candeur de la métisse laissa l’assemblée pantoise.

Elle trempa ses mains dans un bidon d’huile entrouvert et se mit à décrire ses courbes en se caressant voluptueusement. A ce moment, son seul but était d’effacer les traces cutanées des brimades subies auparavant.

— Je m’appelle Opale et j’ai vingt ans. Je ne crains pas de me lancer des défis impossibles. Le danger et l’inconnu sont mes deux plus puissants stimulants. Si je me suis offerte aussi facilement aux attouchements, ce n’est pas par vice mais pour l’amour d’une jolie blonde aux cheveux de paille. Je suis prête à vous faire l’offrande de ce corps dont la nature m’a si généreusement gratifiée. J’ai laissé mon passé et mes tabous en Europe en espérant débuter une vie nouvelle en Afrique. Malgré mon jeune âge, je pense avoir fait le tour des plaisirs faciles. On me dit exceptionnellement douée pour la jouissance et poupée fragile qui vibre dès qu’on la touche. Je veux effacer cette image superficielle et consacrer désormais ma vie à faire le don de moi avec tout ce que cela comportera de sacrifices.

Insensiblement, Opale perdait le contrôle. Les WSS l’avaient conduite jusqu’à l’épuisement physique propice à l’abandon de la gouvernance de son esprit. Elle avait conscience de l’ambiguïté de sa confession. Elle sentait sur elle les regards accusateurs qui suivaient la progression de son trouble renaissant.

- Jade ! Je ne sais plus où j’en suis. Je suis une nouvelle fois occupée à me donner en spectacle. Ne suis-je vraiment bonne qu’à cela ? Aide-moi !

Après avoir huilé sa poitrine et son ventre d’airain, Opale atteint le détroit du plaisir. Elle s’étonna elle-même d’être aussi rapidement prise à la gorge par le désir. Seuls quelques croustillants petits piaillements parvenaient encore à sortir de sa bouche.

— Il faut de tout pour faire un monde. Ta libido tourmentée et ton physique craquant feront de toi une esclave idéale pour faire oublier la rudesse de la vie africaine à la troupe. Ton destin semble évident. Je ne vois pas à quoi tu pourrais servir en dehors de devenir un objet sexuel à temps plein. A moins de me faire confiance et d’accepter un dressage extrêmement pénible pour retrouver ton équilibre. Encore faudra-il que tu m’obéisses au doigt et à l’œil…

— Mets-moi à l’épreuve et tu verras que tu pourras tout obtenir de moi ! Quitte à utiliser la force…

— Continue à te caresser, esclave! En écartant bien les jambes pour que mes amies se régalent de ton anatomie si particulière. Pas grave si tu jouis. C’est la seule chose que tu fasses correctement.

— Ooooh ! Il vaut mieux que je ne me touche plus. Je ne vais pas seulement jouir, je cours le risque de tomber dans un état de surexcitation Le Docteur m’a mise en garde. Quand mon clitoris a été trop longtemps stimulé, il ne se relâche plus et...

— Mais c’est très intéressant ce que tu me racontes. . Ilse ! Donne-nous un grand verre de cocktail ! J’ai le pressentiment que nous en aurons besoin toutes les deux. Caresse-toi maintenant! C’est un ordre.

— Ce n’est pas drôle, Jade. Mon clitoris est devenu hypersensible. Je ne peux même plus l’effleurer quand il est aussi bouffi. Il faut absolument le laisser se reposer au moins vingt quatre heures.

— Finalement, tu es assez inintéressante. Je croyais trouver en toi une amante malléable qui accepte de se lancer dans les pires folies par amour pour moi. Je te demande simplement de me prouver ton amour en caressant ton organe et déjà tu rechignes. Ressaisis-toi immédiatement! Arrête ton jeu de séduction et tes jeux de jambes affolant! Tu n’as pas fait vœux de chasteté, que diable ! Je te donne dix secondes pour montrer à celles qui te regardent que ton clitoris géant constitue ton plus grand point faible. 1-2-3…

— Vous l’aurez voulu.

La bête infâme s’était à nouveau emparée des entrailles de la métisse. Quelques effleurements voluptueux suffirent à déclencher une prodigieuse giclée d’amour qui inonda son avant-bras. Jade découvrit avec fascination le clitoris toujours érigé malgré le désappointement manifeste qui accablait sa soumise.

— Dis-nous ce qui te tracasse ! Nous sommes entre femmes, tu peux bien nous confier tes petits secrets.

— Ma soirée a été assez éprouvante et ma petite framboise, jamais autant surmenée. C’est humiliant pour moi de dire cela à des inconnues devant une caméra. Je souffre de clitorisme. Si je vous confie ce secret, c’est pour que vous preniez conscience de la vulnérabilité que cela engendre chez moi et que vous n’en abusiez pas.

— Frida. Va sur le net et affiche la définition à l’écran! Je te parie que ce mot, elle vient de l’inventer.

Le clitorisme, du latin clitorismus, qui vient à son tour du grec kleitoris + ismos, est chez la femme une maladie douloureuse et chronique qui consiste en une érection tenace et permanente du clitoris. On utilise également improprement ce mot pour parler d’un accroissement de taille anormal du clitoris. Le clitorisme est douloureux, et ressemble beaucoup sur ce point à sa contrepartie chez le priapisme chez l’homme. L’hypersensibilité qui en en découle peut aller jusqu’à provoquer des orgasmes spontanés.

— Voilà! C’est presque cela. J’ai été courageuse, Jade, tu vois. Tu peux être fière de moi.

— Ta sincérité te perdra, belle enfant. Très bientôt, tu devras être carrément héroïque pour espérer me plaire.

— Inutile de fantasmer. Je ne souffre pas de clitorisme chronique. Dans mon cas, cela ne dure que quelques heures. Un jour tout au plus. C’est douloureux mais pas désagréable. Sauf si mon clito est stimulé régulièrement. Alors, l’excitation devient telle que j’ai beaucoup de mal à y résister. Je me sens comme l’otage d’un besoin compulsif de sexe et ce ne sont pas les plaisirs physiques intenses que j’en retire qui me permettent de me calmer. Si vous cherchez vraiment à m’embraser et m’expédier dans les plus hautes sphères de la jouissance, désolée pour vous, car il est quasi certain que dans quelques heures, je serai redevenue une fille ordinaire.

— Frida! Passe-lui les menottes dans le dos! Je n’ai aucune envie que tu redeviennes une fille ordinaire.

Toujours élégante et suggérant plus que jamais le désir, Opale se plia, de bonne grâce, au nouveau caprice de sa dulcinée. Avec une sensualité rare, elle écarta ses longues jambes. Elle avait de plus en plus chaud et son entrejambe était à nouveau très humide.

— Jade! Embrasse-moi!

— Voilà bien le seul ordre sortant de ta bouche qui ne m’irritera jamais!

— Merci! Mon amour! C’est à mon tour, maintenant, de te demander de te lâcher. Tu vas me caresser l’entre-jambe pour faire darder mon offrande d’amour, n’est-ce pas ?

— Comment le sais-tu ?

— Je me suis glissée dans tes rêves. Confisque-moi mes vêtements pour m’obliger à rester nue ! Partage-moi avec tes amies et mon corps de braise brûlera constamment pour vous! D’une femme aussi belle que toi, je ne pourrai que retirer du plaisir de ce qu’elle me fera endurer.

— Je crois que tu n’as aucune idée de ce que je compte te faire subir, ma beauté.

Profitant de l’écartement de ses fesses, elle fit glisser son index sur toute la longueur de sa crevasse toujours resserrée. Son bouton dodu réagit instantanément et jaillit comme un diable de sa boîte. Opale se mordait les lèvres en émettant des petits glapissements ensorcelants. Après lui avoir dessiné le sillon, elle éprouva l’élasticité de l’anneau fripé qui résista symboliquement avant d’accepter l’intrus bienfaisant. Sa crevasse débordait déjà d’un plaisir imminent. Jade flatta l’érection soutenue avec l’avilissement de sa proie comme seul objectif.

— Quand vas-tu te décider à me faire souffrir vraiment ?

— Ilse ! Donne-lui encore un verre de cet excellent cocktail ! Elle commence vraiment à m’intéresser, cette petite sauterelle. Océane et Mégane. Je vous confie cette femelle en rut pour la nuit. Faites en sorte qu’elle garde cette forme jusque demain midi! Je compte sur vous. Quant à vous, mes sœurs d’armes, la pouliche vous sera livrée, à treize heures précises, nue comme elle l’a souhaité. Sa couenne est robuste et sa musculature endurante. Acceptez-vous de dresser cette chienne dans l’ordre et la discipline militaire?

La soldatesque, à l’unisson, beugla sa réponse

— Ja, Leutnant !

— Sur votre vie ?

— Auf unserem leben !

— De respecter nos principes en lui appliquant, selon nos directives, la torture punitive, expiatoire et purificatrice ? Auf ihrem leben ?

— Ja, Leutnant ! Auf unserem leben !

— De l’empêcher de s’y soustraire quand elle sera exténuée?

— Ja, Leutnant ! Auf unserem leben !

— C’est bon. Tu es engagée, je crois.

Cobra venait de retrouver l’agressivité qui lui plaisant tant chez son amante.

— Vous me semblez, lieutenant, oublier un détail : la punition. Je vous avais prévenue toutes les deux qu’en cas de dérapage, la sanction serait terrible et sans appel. Des punitions, il y en a trois, inscrites sur des papiers que la main innocente de Lise va tirer au sort. Puisqu’elle a choisi d’en recevoir deux, tu commenceras par servir Jade.

Jade éclata en larme quand elle déplia les papiers. Sanglots communicatifs, côté Opale, dont les yeux se mouillèrent pour la deuxième fois de la soirée.

— Pourquoi Cobra ? Pourquoi me toucher au plus profond de ma chair ?

— Au tour d’Opale. Lise, enlève-lui ses menottes !

— Capitaine Cobra ! Je suis la seule responsable de mes manquements. Punissez-moi trois fois et laissez Jade en paix !

— Accordé ! Jade, donne-lui tes papiers ! Tu n’es pas dispensée de tes punitions pour autant. Opale cumulera seulement les trois.

- Tu es sans cœur. Me priver de dessert ne te suffisait pas ! Il fallait évidemment que tu me supprimes le chocolat.

— Je te trouvais un peu trop enrobée.

— Chez moi, il est écrit « beignet » ??? Je n’aime pas les beignets.

— Tes yeux sont humides, petite Opale. Il y est inscrit « Bagne ». Et le bagne, que tu aimes ou pas, c’est comme pour le pilori. Je ne te laisserai pas le choix.

Lise se léchait les babines en imaginant les brimades qui attendaient cette Vénus nue entourée de cerbères allemands.

— Je ne comprends rien. Pourquoi me regardez- vous toutes avec ces yeux sadiques ?

— Tu es condamnée aux travaux forcés de la mine et tu seras nourrie au pain et à l’eau.

— A l’avoine et au foin, mon Cobra d’amour, comme la jument qu’elle deviendra. Et pas de chocolat, ni de dessert, évidemment.

Lise jubilait.

— Bête de somme la journée et bête de sexe jour et nuit. Tu prendras possession de ton harnachement demain. Je suis certaine que tu feras une sublime jument car je m’arrangerai pour présenter tes postérieures à leur avantage. Ta petite motte sera si appétissante que tu devras même te méfier des étalons de la mine.

— Comme Océane et Mégane seront tes palefreniers, je te garantis que tu vas faire déborder l’océan

— Elle pourra même remplir l’oasis qui me rafraîchira les pieds pendant que je la regarderai.

— Si elle ne se noie pas avant dans sa mouille.



    *

Diffuse en direct !
Regarder son live