Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 1 060 fois
  • 3 J'aime
  • 0 Commentaire

Le Bagne

Chapitre 12

SM / Fétichisme

L’ambiance était à la morosité dans le bureau de Cobra. Ilse et l’équipe de la mine se confondaient en excuses. Les deux étalons qui tiraient les wagonnets de la mine avaient dû être euthanasiés. Un rail, mal fixé, était sorti de ses goujons et avait entraîné le déraillement du convoi. Les pauvres bêtes avaient les antérieures brisées et Cobra n’avait pas eu d’autre choix que de les abattre.

Outre Le capitaine et Jade, une dizaine de responsables des WSS se désespéraient de trouver une solution à cet incident très contrariant.

— Il faut, de toute urgence, prévenir nos clients que les livraisons auront du retard et se mettre rapidement en quête de deux nouveaux chevaux.

— C’était bien la peine d’acheter cette extractrice performante si nous ne pouvons plus sortir le minerai de la mine.

— Nous courrons au devant de grosses embrouilles si les wagonnets ne sortent plus. Comment expédier la marchandise si nous n’avons plus de cailloux à mettre par-dessus? Hans arrive en hélico dans moins de deux heures pour vérifier l’avancement du chargement. C’est à peine s’il y a trois cents tonnes dans les soutes alors que le bateau devrait en contenir deux mille !

— Impossible de faire le trajet de la mine au port à la brouette. Nous avons déjà tenté le coup. Trop de pente et de trous sur le chemin. Je vous rappelle que j’ai toujours été opposée à ce que les rails soient posés au bord de la falaise.

— Nous n’avions pas le choix. C’était le chemin le plus court et le moins pentu. Les freins de wagonnets auraient surchauffés avant d’atteindre le vieux port. Quant à se payer une petite locomotive, c’était encore plus irréalisable. Il ne nous restera plus qu’à pousser les wagonnets jusqu’au premier palier et les laisser descendre par inertie jusqu’au port, en mettant le frein de sécurité.

Cobra alluma son ordinateur. Il pianota à la recherche d’équidés disponibles rapidement.

— Voilà, c’est ce que je craignais! Deux mois pour nous fournir tout un troupeau mais impossible d’avoir, même une bourrique, un jour plus tôt. Et Hans qui arrive dans deux heures!

— Les chevaux tiraient trois wagons. En s’y mettant à plusieurs, nous devrions être capable d’en pousser un à moitié rempli.

— En tirer un ! Les bennes rentrent complètement dans le corps de l’excavatrice et l’arrière des chariots n’est pas conçu pour y poser ses mains. Au début du siècle dernier, il fallait plus de vingt personnes, rien que pour sortir une benne de la mine, la conduire au port, la décharger et la ramener au point de départ. Et nous ne sommes que six dont deux chargées de l’extraction.

— Certes ! Mais depuis qu’un treuil a été installé, deux femmes suffisent largement pour la remontée. Les deux dernières pourraient toujours occuper le même poste. Une pour décrocher les chevaux en haut de la montée et une pour réceptionner le wagon, le décharger dans le bateau et le pousser jusqu’au treuil qui remonte les bennes jusqu’à la mine.

— Impossible. Il faut être deux à la réception.

— Je peux déplacer une personne mais impossible de faire plus. J’ai besoin de tout mon personnel pour l’intendance et surtout pour assurer la sécurité du camp. On m’a encore signalé de nouveaux vols cette nuit.

— Cobra ! Lise et ses girls sont annoncées à la grille!

— Zut! Je les avais oublié, celles la. C’est bien le moment de penser à la gaudriole! Jade! Un mail pour toi! Le boss l’a transféré un à ton intention. Je te l’imprime. J’ignorais que tu connaissais une certaine "Lapinenrut"? Moi, je crois que j’ai deviné.

— Si c’est un pseudo, non ! Si c’est une fille, probablement que je la situe déjà !

Jade se plongea dans la lecture de la plus grande ineptie qu’elle n’ait jamais lue, et la fit circuler à la ronde. La prose d’Opale ne laissa personne indifférent. Du rire à la colère, de la crise de jalousie de Cobra à la crise hystérique de la corpulente Ilse, toutes les émotions y passèrent pour aboutir à la même conclusion :

« Cela ne nous fait pas rire. Son humour nous indispose. La vengeance est un plat qui se mange froid. »

Cobra eut toutes les peines du monde à recentrer son assemblée, déjà sur le pied de guerre, pour appliquer en urgence les légitimes représailles.

— Tout cela ne nous dit pas qui va remplacer les chevaux. Toutes les filles qui s’y sont essayées ont vite capitulé.

Jade eut une illumination. Elle tenait sa vengeance dans la paume de la main. Elle brandit le carnet rouge de la dernière « pensionnaire » du bagne.

— Toutes sauf la minuscule Maï ! J’ai son carnet sous la main. Souvenez-vous ! Elle arrachait cinq cent kilos et toutes les dix minutes les amenaient au sommet de la pente. C’est toi qui la décrochais, Ilse. Pour une petite caresse, elle repartait en courant chercher un autre wagon. Trois tonnes à l’heure. Trente six tonnes pour une journée de douze heures.

— Quarante deux le premier jour ! Trente, le jour où la nympho a rendu, au bout de ses forces, son harnais ! Quel souvenir ! N’est-ce pas Frida ?

Frida, quarante ans, psychiatre radiée pour faits de mœurs sur plusieurs patientes, venait d’emprisonner sa main droite entre ses cuisses molles et replètes.

— Maï n’était pas une nympho mais une hypersexuelle tendances masochistes. En pleine crise de la quarantaine, elle nous avait contacté pour trouver une solution à sa recherche persistante de plaisirs sexuels. Une vraie hypersexuelle rêve continuellement d’exploits sexuels. Une vraie maso d’escalade dans la souffrance. Maï combinait les deux pathologies avec, hélas, un physique défaillant et un âge trop avancé. Quand nous lui avons proposé d’organiser son séjour selon un axe punition- récompense, elle s’est emballée. Devoir gravir une côte en tirant une lourde charge avant d’éprouver un orgasme l’avait mise en transes. Et cela s’est vérifié dans la pratique. Jamais elle n’a faibli dans la jouissance. Le seul frein à l’escalade dans ses performances sexuelles fut ses défaillances physiques répétées.

— Il faudrait malheureusement six semaines ou trois Maî pour que le « Nautica » fasse le plein en quinze jours.

Frida n’en avait pas encore terminé avec son exégèse que l’équipe de l’ONG frappa à la porte.

— Inutile de se le cacher. Nous faisons toutes un rapprochement entre le cas de Maï et d’Opale, mais ce n’est pas si simple.

— Entre Lise ! Nous parlions justement de ta protégée.

— Opale, disais-je, est une hypersexuelle, sans tendances masochistes établies. Sa particularité est d’être animée d’un besoin compulsif de séduire. J’ai pu l’observer à loisir cette nuit et son mail me conforte dans mon opinion. Vous feriez fausse route si vous considérez cette fille comme une maso qui trouvera son plaisir dans la douleur. Elle va se braquer comme elle l’a fait dans son courrier. Opale a plusieurs faiblesses. Elle est folle de toi, Jade. Folle de son corps aussi. Elle acceptera des choses insensées par amour et poussée par son besoin compulsionnel de séduire avec son corps. Opale ne refusera aucune pratique, à condition que vous la fassiez jouir. Elsa pourrait vous en parler mieux que moi pour l’avoir pratiqué de nombreux mois.

— Vous l’avez parfaitement ciblé, Frida. Avec elle, nous sommes vite rentrées dans un cercle vicieux. Opale lançait des défis perpétuels à son corps en nous déclarant chaque soir: « Je dois absolument faire mieux demain ». Une chose me tracasse. Sa belle-mère m’a affirmé qu’elle souffrait constamment d’un syndrome d’excitation génitale persistante, ce qui n’aurait rien à voir avec son excès de désir sexuel. En tout cas, c’est l’explication qu’elle m’a donné à ses fréquents orgasmes spontanés.

— Cette pathologie invalidante est assez complexe. Il s’agit de la perception d’une excitation génitale monumentale, sans désir, ni stimulation sexuelle. Celle-ci peut conduire à un ou plusieurs orgasmes qui procurent un soulagement très fugace. Mais la sensation d’excitation génitale persiste souvent sans raison évidente. Cette pulsion excessive provoque de fréquentes érections chez les hommes et entraîne un besoin de satisfaction par de multiples masturbations ou rapports sexuels chaque jour. Le clitorisme, dont Opale nous a parlé, peut en être une manifestation, effectivement. J’ai cru à sa sincérité quand elle a avoué son problème Elle voulait manifestement que nous prenions conscience que son clitorisme est un phénomène physique imprévisible dans sa durée et son intensité. Elle nous démontra, en jouissant à maintes reprises, que cette érection induisait une excitation génitale majeure que n’apaisait pas une salve d’orgasmes, mais qui en nécessiterait immanquablement plusieurs. Aussi incroyable que cela puisse paraître, j’affirme que ce n’est que la stricte vérité. Je pourrai résumer son état d’esprit par ces quelques mots :

« Je suis belle et je plais, donc je suis et j’en profite. Je jouis, donc je vis intensément. Si j’obéis, je serai comblée et ne souffrirai plus du manque »

— Votre façon de l’aborder serait idéalement celle-ci avant de l’envoyer au bagne pour tirer des wagonnets:

« Les chaînes t’embellissent et tu es craquante quand tu souffres. Plus tu te feras mal, plus tu auras le droit de jouir. Mieux tu obéiras, mieux nous te ferons jouir. La souffrance ne sera jamais inutile car elle te permettra de vivre tes plaisirs intensément. »

- Si vous respectez cette philosophie, plus le temps passera, plus vous pourrez progresser dans le sordide et l’avilissant. De cette escalade, les deux parties en bénéficieront car, de son côté, elle en voudra toujours plus et vous lui en proposerez toujours davantage.

Elsa semblait inquiète.

— Je la connais. Elle ira jusqu’au bout de l’épuisement. Et la seule issue pour elle sera la mort. Bonjour les ennuis avec les autorités ! Je l’ai vue se dépasser en salle de sport et jouir plus fort encore. Le meilleur moyen pour l’exténuer c’est de lui dire : « Encore un petit effort et tu recevras ta récompense ». Hier soir, elle a goûté des extases raffinées et intenses. Elle voudra les renouveler à l’infini. Je crains de la voir débarquer dans ce bureau en tenant des propos encore plus incitateurs que ceux que je viens de lire dans son mail. Lise ! Je t’en prie. Pour son bien, il serait préférable qu’Opale reste chez nous.

Lise annonça froidement que le scénario lui plaisait d’autant que les risques légaux étaient insignifiants.

— Pas question de reprendre cette pisseuse à l’ONG ! Elle est aussi discrète qu’un drag queen dans un séminaire. Elle fera une très belle jument, quitte à la forcer. Quant au risque légal, fumisterie ! Elle ne sait plus où se poser et n’a plus un rond. Sa belle-mère l’a spolié de toute la fortune de sa mère. Seule Maître Wagnier et l’état civil de sa commune savent qu’elle est en vie. La Somalie est une terre pleine de danger. Les enlèvements sont journaliers dans cette région. Si cela devait tourner mal, il ne serait pas compliqué de donner une explication cohérente à sa disparition.

Discrètement, Jade sortit de son tiroir le harnais que Maï avait porté durant son stage et le passa sous la table à Lise.

— Nous avons toutes remarqué combien son carnet de jouissances la stimulait. Je fais le pari que son carnet de souffrances la survoltera si nous couplons les deux. Antoinette lui en confectionnera un qui comportera une page de plaisir sexuel, accolée à une page de tourments. Nous l’appellerons le carnet « PP »…plaisirs et perversions.

Le vacarme des pales d’un hélicoptère étouffa la conversation.

Diffuse en direct !
Regarder son live