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Baignades nocturnes

Chapitre 2

Gay

Après ces salutations d’usage, nous échangeâmes quelques banalités, avant de faire quelques lentes brasses chacun de son côté. Peu après, nous étions tous deux contre le rebord de la piscine, à nous relaxer. Il faut avouer qu’une légère gêne était présente, nous étions deux inconnus, entièrement nus, à côté l’un de l’autre, en train de prendre un bain interdit par le règlement des lieux. Rapidement, ce fut lui qui entama une nouvelle discussion assez banale, sur ce que nous faisions dans la vie, et pour autant, je trouvais cette conversation très agréable. Il y avait une décontraction dans nos échanges qui faisait du bien, et libérait l’esprit.

C’est lui qui finit par me poser la question :


— Qu’est-ce qui fait que tu aimes te baigner nu ? Tu es naturiste ?

— Oh non, pas du tout, loin de là. C’est arrivé tout à fait par hasard. Un ami à moi m’avait laissé sa villa pour un week-end, j’avais la maison et la piscine pour moi tout seul. Et un jour, en plongeant, mon maillot mal serré est resté à la surface de l’eau, et moi j’étais à poil dans l’eau. C’est ridicule, mais mon premier réflexe a été de vouloir vite le récupérer et l’enfiler, au cas où quelqu’un me verrait. Et là non seulement, je me suis rappelé que personne ne pouvait me voir, mais en plus, sentir l’eau sur mon corps entier sans obstacle était particulièrement agréable, et... enfin agréable oui.


Je n’ai pas jugé nécessaire de lui préciser que le fait d’être potentiellement surpris nu m’avait quelque peu excité, et que la sensation de l’eau sur mon sexe et mes fesses, sans obstacle de tissu, m’excitait aussi, me découvrant des tendances exhibitionnistes, moi, le super complexé.


L’heure tournait, néanmoins, il finit par devoir s’en aller.


— Je suis désolé, il se fait tard, et je dois me lever tôt demain matin. C’est dommage, je passais un très agréable moment, me dit-il.

— Moi aussi, il faut que je rentre, et j’ai également passé un très agréable moment.

— Peut-être que l’on se reverra une nuit prochaine, allez savoir !

— Et pourquoi pas !


Il agrippa l’échelle de bain et se hissa hors de l’eau. A nouveau, je ne pus m’empêcher de détailler son anatomie et la comparai à la mienne, et ses fesses étaient particulièrement bien dessinées, rondes, épilées, et bien blanches sous la lune. Même en voulant regarder ailleurs, je n’aurais pas pu les manquer. Encore une fois, je le jalousai intérieurement lui, qui, par ailleurs, n’avait aucune gêne à être nu devant moi. Il enfila son maillot, me fit un signe de la main et quitta la piscine. Moi, j’attendis qu’il soit bien loin pour sortir, m’habiller à mon tour et aller me coucher...


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Le lendemain soir, deux amis vinrent prendre l’apéro et manger une pizza. La soirée fut excellente, et il faut le dire, bien arrosée, sauf pour mon cousin qui devait prendre son poste juste après. Nos deux amis s’en allèrent en même temps que lui, et je tentai de faire un brin de ménage. Difficilement, j’avais vraiment un peu trop bu, et je manquais d’élan, si on peut dire. Et j’avais chaud. Très chaud. Je décidai d’aller me baigner pour me rafraîchir à la fois le corps et les idées, et je m’occuperais du ménage plus tard.


Une fois en maillot, je m’en allais vers la piscine, pieds nus pour éviter tout bruit superflu. Arrivé à la piscine, j’enjambai le portillon et me dirigeai vers l’échelle de bain, là où je laissais mes affaires. Et là, surprise, un maillot de bain et une serviette étaient par terre. J’entendis un "bonsoir" feutré, je me tournai alors vers l’eau et vis Mikael glisser sur l’eau, doucement, sans bruit. Je me surpris à être authentiquement ravi de le revoir, et à en voir son sourire ultra-brite, il semblait l’être aussi.


Je répondis à son salut, virai mon t-shirt et glissai dans l’eau. Alors que je lui serrais la main, il me demanda.


— Vous gardez le maillot ce soir ?

— Ah ! Euh, non non, je vais l’enlever, mais je suis assez pudique, à vrai dire.


Tout en disant ceci, j’enlevai mon maillot et le jetai sur le rebord. Enfin, je sentis l’eau glisser sur mon corps débarrassé de toute protection. Presque immédiatement, nous commençâmes une conversation amicale et prolixe, tout en évoluant dans l’eau.


Vraiment le courant passait très bien entre nous, à nous voir, on aurait pu croire que nous étions amis depuis des années, il se formait une complicité assez évidente. J’étais loin encore de l’appeler « mon ami », je suis très sélectif sur ce terme, mais je pensais que cela pouvait être le futur.


Notre baignade prit fin comme la précédente. Je le laissai sortir en premier, par pudeur toujours. Et encore cette fois, mon regard se posa sur ses fesses. Parfaites. Malgré la pénombre, je pouvais voir ses muscles rouler lorsqu’il montait l’échelle de bain. Debout en train de se sécher, je voyais leur forme absolument sans défaut. Elles étaient très rondes, plus rondes que musclées en fait, comme deux belles pommes...


Je me secouai soudainement la tête, comme si j’essayais de me réveiller. Mes pensées m’avaient absorbé, apparemment j’étais tombé sous hypnose en regardant ces fesses. Il m’était déjà arrivé de rester bloqué sur un beau fessier féminin ou une paire de seins de beau volume, mais des fesses d’homme, jamais. J’aurais tellement voulu avoir un corps similaire que je pensais que ma jalousie devenait obsessionnelle.


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Cette nuit fut suivie de quelques autres, tout aussi agréables, et je commençai à être impatient de retrouver mon compagnon nocturne tous les soirs de la semaine pour échanger, partager et s’amuser.


Quelle ne fut pas ma déception, un soir, de me retrouver seul. Il n’était pas là. J’essayai d’en prendre mon parti en me disant que j’avais le plan d’eau pour moi tout seul, voire même que je pourrais m’allonger nu par terre. C’était la nouvelle lune et j’étais dans le noir complet, je pouvais donc m’exhiber. Mais non. J’étais réellement contrarié de ne pas avoir de compagnie ce soir-là, à tel point que j’écourtai ma baignade et rentrai, un pincement dans l’estomac et un sentiment de tristesse.


La nuit suivante, j’étais de nouveau seul. Cela me déprima profondément, et je mis ce sentiment sur mon état de fragilité dû à ma situation. Je ne me baignai même pas, je m’assis sur le rebord, les jambes dans l’eau, dans les ténèbres et je regardai l’eau, sans vraiment penser à quoi que ce soit. A tel point que je ne l’entendis pas approcher jusqu’à ce qu’il m’interpelle :


— Hey comment ça va ?

— Oh ! Euh ça va, bonsoir !


Il était là. Il était déjà nu. Je ne l’avais pas entendu arriver ni se déshabiller. Il se dressait là, droit dans son corps impeccable, son pénis à hauteur de regard, ce beau membre nu de tout poil, lisse. Il vint s’asseoir à côté de moi.


— Quoi de neuf ? Désolé je vous ai abandonné hier soir, j’avais un rendez-vous galant.


A ces mots, je sentis comme un étau me serrer le cœur, sans vraiment comprendre pourquoi.


— Oh pas de souci. Ça s’est bien passé ? Elle est comment ?

— Une bombe. Vraiment. Des seins énormes et un cul à damner un saint.

— Super. Et ça a marché ?

— Du tonnerre, si je peux dire. Du premier coup. On a fini chez elle, et ça a été festival, une vraie furie. Mais bon...

— Mais bon quoi ?

— Elle est jeune, et les jeunes maintenant s’imaginent que quand on s’envoie en l’air ça doit ressembler à un film porno.

— C’était pas bien ?

— Bah si c’était bien, mais je sais pas, je me suis pas éclaté. Je sais pas pourquoi, une fois fait, je me suis senti incomplet, insatisfait, j’ai du mal à expliquer. Elle par contre elle était contente, je pense qu’elle voulait que je reste, mais je me suis éclipsé.

— Ben écoute te plains pas, toi au moins tu t’es amusé.

— Franchement, je comprends ce que tu dis, mais non, je ne me suis pas vraiment amusé. Peut-être la prochaine fois. T’inquiète, ça va revenir, comme pour toi.



En me disant cela, il me tapota amicalement la cuisse, geste surprenant, qui me fit frissonner.


Je l’écoutais, et je sentis de la colère monter. Pourquoi, je n’en sais rien, mais ça montait. Il fallait que je parte, immédiatement. J’allais me lever quand soudainement, il changea de sujet et me dit :


— Tu as vu les étoiles ce soir ? On les voit mieux pendant la nouvelle lune. Regarde là, c’est la Grande Ourse.



En me disant cela, il posa sa main sur mon épaule, tout en me montrant les étoiles. Et là, l’improbable arriva.


Je me mis à bander.

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