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Le bal masqué LGBT

Chapitre 1

Lesbienne

Le coup de foudre est-il encore possible pour des garçons ou des filles qui connaissent déjà le bonheur d’une vie à deux ? L’interdit en signe-t-il la non-avenue, voire l’impossibilité ? Imprévisible et quelquefois sournoise, la vie nous réserve souvent des surprises...


Six mois se sont écoulés depuis la dernière histoire des tourterelles et la semaine que vient de passer Sophie Durocher au terme d’un mois de vacances s’est avérée éreintante. Les nouvelles requêtes de consultation qui s’étaient en effet accumulées sur son bureau pendant son absence ainsi que les multiples messages déposés dans sa boîte vocale avaient forcé la jeune rouquine approchant la mi-vingtaine à mettre les bouchées doubles afin de bien se remettre en selle dans ses activités d’intervenante psycho-sociale au CLSC des Maskoutains.


Malgré sa fatigue, Sophie n’en éprouve pas moins ce vendredi soir le désir de se distraire un peu, de s’évader de cette réalité bureaucratique qui l’a asservie ces derniers jours, histoire de faire le vide dans ses pensées. Mais aujourd’hui, son Alicia chérie n’est malheureusement pas là pour l’accompagner dans de douces activités qui sauraient régénérer le cœur et l’esprit de notre espiègle petite gaffeuse.


De retour à la maison, elle confie son besoin à Catherine, sa deuxième amie de cœur :


— J’ai affreusement besoin de me désennuyer ce soir, ma belle Cathy. Et si tu savais comme Ali me manque !

— Elle devrait bientôt rentrer de son congrès : Toronto n’est qu’à une heure de vol. Tu vas bientôt revoir l’amour de ta vie, ma belle cocotte, ne crains pas ! tente de l’encourager la blonde infirmière.

— Ah, mais la soirée s’annonce plate à mourir. J’ai tellement besoin de sortir et de me divertir !

— Pourquoi ne vas-tu pas au festival LGBT qui a cours présentement ? On y tient justement un bal masqué ce soir. Tu pourrais y aller, danser un peu et faire de belles rencontres ?

— Sans Ali, ce ne sera pas pareil. Et tu sais très bien comme moi que je ne suis pas une bonne danseuse.


Catherine soupire. Une fois de plus, elle va devoir se mêler des affaires du couple de tourterelles qui l’hébergent chez elles. Elle entraîne Sophie dans leur chambre à coucher et ouvre tout grand le dressing :


— Je veux qu’Alicia te retrouve fraîche et pimpante. Tu ne vas pas broyer du noir ainsi devant moi toute la soirée ! Hum, voyons voir...


Fouillant dans la penderie qui se présente à elles, Catherine tend quelques pièces de vêtement suspendues à un cintre :


— Bon. Tu vas d’abord mettre ça, ordonne-t-elle à la rouquine en lui tendant de la lingerie fine : une petite culotte sexy bleu poudre ornée de fins volants latéraux et un soutien-gorge quasi-transparent de couleur assortie.

— Mais c’est mon ensemble coquin en dentelle ajourée, t’es pas sérieuse, là?

— Tu commences avec ça que je te dis. Juste en sachant que tu portes ces choses, je sais que tu mouilleras déjà d’excitation.

— Mais c’est pas un plan-cul que je cherche, juste me distraire en attendant le retour de mon gros minet !

— Je sais, je sais, répond l’autre en saisissant un autre cintre, portant celui-là une longue robe gris moyen à l’aspect quelconque. Et ensuite, tu mets ça.

— Elle est ordinaire, cette robe. Tu veux m’envoyer à un bal vêtue de cette fringue ? s’étonne Sophie.

— Oh, mais je vais t’arranger ça ! Va d’abord prendre un bain.


Partagée entre l’enthousiasme et une honteuse appréhension, la jeune femme obtempère et se glisse dans un bain chaud. À peine a-t-elle commencé à se savonner qu’elle entend la porte de la salle d’eau s’entrouvrir.


— Laisse-moi te bichonner, chérie, propose alors une Catherine souriante et ravie de jouer le rôle de la bonne fée préparant sa Cendrillon pour le bal du soir.


Sophie ferme les yeux. Elle s’abandonne aux délicates mains qui parcourent son épiderme doux et glissant de mousse parfumée. Les caresses qui enveloppent son dos et ses seins la détendent. C’est aussi sans résistance qu’elle se soumet au langoureux baiser et aux tendres touchers clitoridiens que lui propose l’amante commune des deux Maskoutaines. Ce velouté frenchkiss accompagné de l’audacieux doigtage saphique amènera Sophie à spontanément étreindre Catherine, imprégnant d’eau et de mousse les vêtements que celle-ci porte.


La fille aux longs cheveux blonds assèche soigneusement sa protégée, saupoudre son corps de talc pour bébé et la parfume délicatement. Elle entreprend de l’assister dans son habillage :


— Ta culotte et ton soutif de dentelle, ma belle cocotte, ensuite ton porte-jarretelles et tes bas noirs.

— Je ne m’en vais pas à un rencard, chérie, juste à un...


L’autre la coupe :


— On ne fait pas les choses à moitié! Un bal masqué, c’est toujours spécial. Il y règne une atmosphère particulière, on y danse sur des airs classiques, on fait de mystérieuses rencontres. Tout est donc dans le détail.


Une fois de plus, Sophie soupire devant la détermination de son amie qui n’a à cœur que le bien-être de sa deuxième compagne de vie. Un à un, Cathy fixe les jarretelles aux bas de nylon de la rouquine dont la tenue vestimentaire fait déjà secrètement mouiller les deux lesbiennes. Sophie enfile rapidement son ample robe longue. Une fois cette étape franchie, la bonne ’fée’ prend un peu de recul et examine le tout :


— Hum, pas mal. Laisse-moi voir... Ton décolleté est parfait, il montre juste ce qu’il faut de ta poitrine. La robe tombe bien, elle laisse à peine entrevoir le noir de tes bas. Mais il te faut des jupons, beaucoup de jupons à dentelle, et tu seras coquette à souhait !


Fouillant ensuite à nouveau le dressing, elle reprend :


— Escarpins gris, assortis à ta robe et... attends !


Ayant attrapé un large ruban de soie rose, elle en ceint la taille de Sophie puis termine le tout par une élégante boucle à l’arrière. Sophie semble de plus en plus émerveillée par les talents d’habilleuse de Cathy. Cette dernière caresse une rousse chevelure retombant sur les épaules de celle qu’elle achève de préparer pour cette soirée princière.


— Je te fais un beau chignon, ma jolie. Tu seras à croquer ! Et comme ton cou et tes oreilles seront dégagés, tu porteras mon collier de cristal Swarovski et les boucles d’oreilles assorties !


Côte à côte devant le miroir pleine grandeur, les deux femmes admirent le travail fini.


— Comment tu me trouves ? demande enfin en souriant Sophie tout en lissant doucement des mains sa tenue.

— Admirable, ma chouette ! Sans être extravagante, tu attireras assurément les regards. Je donnerais tout pour t’accompagner ce soir mais comme je suis de garde ce week-end pour la salle d’op... Maintenant approche.


Saisissant les deux joues de la rouquine, elle les pince violemment, provoquant une légère grimace de douleur chez cette dernière.


— Voilà pour le fond de teint. Maintenant, tu es parfaite ! Et je te prête mon masque rose pour la circonstance. Ton bijou anal à diamant pour finir ?

— T’exagères pas un peu ? C’est pas tellement d’époque !

— Qu’est-ce que t’en sais ? On ne parlait pas de tout, dans ce temps-là!


S’étant couverte de sa mante, Sophie quitte Catherine qui la salue une dernière fois :


— Bonne soirée et amusez-vous bien, Princesse !


***


La salle de bal de l’hôtel est spacieuse et adéquatement aménagée, dégageant l’esprit des somptueuses réceptions de l’ancienne Europe. De longues tables se trouvent alignées le long d’un mur, portant de classiques candélabres et présentant de succulents plats de victuailles ainsi que des bouteilles de champagne dont les convives se servent à volonté. De l’autre côté, des bancs de bois alignés sur lesquels prennent place des personnes de tout âge, des jeunes pour la plupart, les yeux évidemment recouverts d’un masque et qui semblent papoter joyeusement ou se susurrer des mots tendres à leur discrétion. D’autres gens, plus paisibles, s’y tiennent également, des femmes et des jeunes filles probablement dans l’attente d’une invitation galante à entrer dans la danse. Çà et là dans la salle on peut trouver quelques tables où des couples se retrouvent pour un peu plus d’intimité.


Au bout de la salle trône l’estrade sur laquelle a pris place l’orchestre de Ball room dont le rôle fondamental sera de maintenir cette ambiance classique typique à la circonstance en interprétant principalement des valses inspirées de Strauss. Tout au plafond, dans les hauteurs, de vastes lustres de cristal illuminent de leur éclairage somptueux cette enceinte dédiée aux plaisirs plus ou moins libertins de chacun.


Après avoir été accueillie à l’entrée et décliné, à des fins statistiques, son orientation sexuelle, Sophie, les yeux masqués et portant la tenue vestimentaire si soigneusement préparée par Catherine, se sert une assiette et une coupe de champagne avant de prendre place, assise au bout d’un banc. Ce qu’elle voit et entend l’émerveille : la décoration d’époque, l’éclairage légèrement tamisé, la musique, mais surtout toutes ces gens qui circulent autour d’elle, masqués également et parés de leurs plus beaux atours. Se laissant bercer par les accords joués par l’orchestre, elle ferme les yeux afin de mieux s’imprégner de cette atmosphère ludique, se dandinant légèrement sur son siège tout en sentant son plug anal s’enfoncer davantage dans son fondement à chaque mouvement d’ondulation de son corps.


Sur la piste centrale des couples de danseurs font glisser avec grâce leurs pieds sur le parquet. Hommes avec femmes, hommes avec hommes, femmes avec femmes, tous, les yeux recouverts de masques disparates, semblent ravis de se retrouver au même endroit afin de pouvoir s’adonner sans gêne ni tabou à l’expression de leurs sentiments respectifs.


Ayant terminé sa première coupe de mousseux, la fille se lève et fait quelques pas, prenant de plus en plus conscience de sa personne, de la robe gris moyen ceinturée de rose qu’elle porte ainsi que de ses jupons, de ses affriolants dessous dont elle est seule à avoir conscience, et de son plug dont la stimulation la fait mouiller de plus en plus à chaque pas qu’elle effectue.


Quelqu’un voudra-t-il de moi pour une danse ? se demande-t-elle.


Cette question ne sera pas longtemps sans réponse comme la jolie rouquine voit s’avancer vers elle un charmant jeune homme, début vingtaine, qui lui prend tendrement la main :


— M’accorderez-vous l’honneur, Mademoiselle ?


Sophie le dévisage rapidement : ses yeux, bien qu’enclavés dans un masque bleu marine, trahissent un enthousiasme empreint d’espoir.


— Je suis une piètre danseuse, l’avertit-elle. Ce sera à vos risques !

— Je ne suis pas un expert moi-même, donc, permettez-moi de partager ce risque avec vous !


Contre toute attente, le couple s’accorde assez bien sur la piste. Après quelques faux pas principalement causés par le port de ses escarpins, la jeune femme se laisse docilement mener par son partenaire qui lui avoue sa bisexualité. La danse se termine dans la cordialité comme le jeune homme raccompagne galamment Sophie à son banc.


Quel charmant jeune homme ! se dit-elle. Poli et pas déplacé du tout ni dans ses propos, ni dans ses gestes.


De retour à sa place, la jeune rouquine s’amuse en se lançant dans l’analyse du langage non-verbal des convives. Mouvements de tête, croisements de jambes, rapprochements subtils sont pour elle des indicateurs de l’état des relations qui se dessinent entre les couples nouvellement formés.


Quelques bouchées et une autre coupe plus tard, on la convie pour une nouvelle valse. Cette fois-ci l’invitation provient d’une femme apparemment d’âge mûr. Fantasmant à l’idée de danser en compagnie d’une femme qui pourrait être sa mère, la jeune fille se fait tendrement enlacer par cette lesbienne mature qui par son souffle et ses mots doux aurait de quoi enjôler toute fille libre et en manque de tendresse gomorrhéenne.


Une nouvelle fois revenue à son poste d’attente, elle reprend son exercice d’observation psychologique. Son attention est toutefois soudainement attirée par une très élégante jeune femme somptueusement vêtue qu’elle aperçoit au centre de la piste de danse. D’apparence distinguée, la dame à l’allure assurée semble susciter l’admiration de tous ceux et celles qui l’observent.


Qu’elle est belle ! se surprend à penser Sophie. Quelle grâce dans ses mouvements et quelle magnifique robe elle porte ! Comme je souhaiterais me faire inviter par elle, ne serait-ce que pour une seule danse ! Et elle paraît si distinguée dans sa présentation. Jamais je ne pourrai me retrouver en sa compagnie. Elle semble si hautaine et si snob, aussi. Jamais elle ne me remarquera ! conclut-elle finalement.


Tranquillement les heures passent. On sent que l’ambiance a pris une toute autre allure : les rapprochements se font plus nombreux, les affinités se découvrent, les sentiments se dévoilent. Bien que la piste de danse soit moins densément occupée, la soirée n’en est pourtant pas terminée. Alors que Sophie songe maintenant à quitter les lieux, voilà qu’une femme élégamment vêtue d’une longue robe ample faite de soie turquoise et de tulle et ornée de jolis motifs blancs s’avance vers elle. La dame masquée portant un collier de diamants et au teint clair mettant en valeur ses yeux vifs s’immobilise devant Sophie, lui sourit tendrement et lui tend la main en se penchant vers elle :


— Vous permettez, Mademoiselle ? chuchote la mystérieuse femme que Sophie reconnaît comme étant la distinguée et hautaine observée plus tôt dans la soirée.


Muette de surprise, Sophie lui prend la main. Sans qu’elle puisse dire pourquoi, le chuchotement qui lui a tendu cette invitation et ce premier contact physique électrisent la jeune fille. Son cœur part au galop. Elle se mord la lèvre. Elle sent son vagin fondre d’excitation et sa petite rosette se resserrer davantage sur son bijou anal.


Les deux femmes se sont accouplées sur la piste de danse. Sur les accords du Danube Bleu de Strauss se font leurs premiers pas ensemble. Comme par magie, Sophie se laisse doucement conduire par sa partenaire qui maîtrise parfaitement chaque mouvement du couple. Aucune parole n’est prononcée pour l’instant, chacune semblant vouloir s’imprégner de cette soudaine communion établie entre deux inconnues. La femme aux cheveux noirs également attachés en chignon commence par lui chuchoter des compliments à l’oreille :


— Vous dansez admirablement bien, Mademoiselle, et votre parfum est très capiteux !

— M... merci, hésite à répondre Sophie qui n’a pas l’habitude de telles déclarations provenant de personnes autres que son amoureuse Alicia.

— Êtes-vous seule ce soir ? reprend l’autre. Depuis que je suis ici, j’observe tout le monde et je dois vous avouer une chose : vous semblez être la seule vers laquelle mon intérêt désire se porter.

— Je... je suis effectivement seule mais... j’ai déjà une copine, veut s’opposer la rouquine.

— Comme c’est dommage ! continue de chuchoter l’autre en adoptant cependant un ton légèrement plus agressif. Vous ne pouvez deviner à quel point j’aurais envie de vous, de vous mordiller les oreilles, de semer mes baisers dans votre cou... et aussi ailleurs !


Sophie avale difficilement. Non pas que ces propos audacieux la surprennent. C’est que, chose qu’elle n’ose encore s’avouer, elle-même ressent un voluptueux mais interdit désir de se laisser prendre par cette mystérieuse personne qui l’envoûte de plus en plus !


Comme les secondes passent et que le contact entre les deux partenaires se fait plus intime au gré de la mélodie qui les entraîne, Sophie croit sentir quelque chose de dur et de massif se presser contre son bas-ventre à travers les vêtements pourtant vaporeux portés par les deux femmes. Et ce contact singulier n’a rien pour diminuer les fourmillements qui travaillent l’intimité de la petite rouquine.


Un transgenre ? Une shemale ? se dit-elle intérieurement, la curiosité se mêlant maintenant à ses pervers désirs. Sophie, dans quoi es-tu en train de t’embarquer ?


Comme ces pensées se bousculent dans son esprit, voici que des lèvres chaudes et pulpeuses viennent à la rencontre des siennes dans une première tentative de baiser, geste dont se défend immédiatement la jeune :


— Non, Madame ! Je ne peux pas. J’ai fait vœu de fidélité envers ma copine.

— Je comprends, répond l’autre qui n’a fait que chuchoter depuis le début de leur rencontre. Votre amie est certainement privilégiée d’avoir une fidèle compagne comme vous. Mais dites-moi, poursuit-elle, vous pardonnerait-elle la folie d’un soir ?


Un frisson envahit la fille. Cette invitation faite à mots couverts lui donne maintenant des batailles dans l’esprit : seulement une petite soirée ? Après tout, Alicia et elle n’en seraient pas à leur première...


Désemparée, la pauvre fille n’émet aucune réponse. C’est alors que l’autre prend une nouvelle initiative :


— C’est votre première présence ici, Mademoiselle ? désire s’informer la femme au chignon noir.

— Oui, Madame. Je ne connaissais pas la place.

— Alors suivez-moi ! lui chuchote encore l’autre en lui saisissant la main. Je vous conduis à un endroit que très peu connaissent.


Sophie et le mystérieux personnage se retrouvent seuls derrière un vaste rideau épais, dans une pièce sombre et en retrait où sont entreposées des chaises et des tables inutilisées.


— Où m’avez-vous conduite ? demande alors la jeune fille dont le ton trahit maintenant l’inquiétude.

— Chuuut ! se contente de faire l’autre alors qu’elle s’abaisse aux pieds de la rouquine pour relever très haut les pans de sa robe.

— S’il vous plaît, ne faites pas ça ! semble vouloir s’opposer l’ingénue qui sent malgré tout toutes ses résistances l’abandonner une à une.


Sophie ne voit plus la tête de l’inconnue qui, enfouie dans ses jupes, s’est mise à explorer ses dessous. Paralysée autant par l’envoûtement qu’exerce cette mystérieuse personne sur elle que par la surprise, elle se laisse docilement fouailler dans ses régions intimes, à commencer par des mains douces et chaudes qui remontent le long de ses cuisses pour finalement atteindre ses jarretelles et le délicat tissu de sa petite culotte. C’est dans un électrisant spasme de plaisir qu’elle se fait saisir le conin et le clito par une langue chaude et frétillante. Sophie pose les mains sur une table afin de s’y appuyer. Sa respiration devient haletante comme l’excitation gagne son corps entier.


Complètement abandonnée au cunnilingus que lui sert son amante d’un soir, elle en oublie toutes les conséquences qu’apportera cette nouvelle étourderie de sa part, reconnaissant toutefois que seule Alicia parvient à la faire jouir de la sorte. L’extase de l’orgasme envahit son être tout entier dans des gémissements étouffés comme sa partenaire voit ses genoux légèrement fléchir sous ses jupes.


Toujours masquée, la mystérieuse inconnue émerge enfin de sa position. Elle tend deux doigts enduits de mouille fraîche et les porte à la bouche de Sophie :


— Votre nectar est délicieux, mon enfant, chuchote-t-elle toujours. Maintenant restez dans cette position.


Obéissante dans son obnubilation, Sophie demeure appuyée, mains sur la table, alors qu’elle sent maintenant l’arrière de sa robe se rabattre entièrement sur son dos, exposant à la vue de sa partenaire sa fine culotte de dentelle qui est à présent à tordre. Son cœur battant toujours la chamade, des mains se posent sur ses hanches. Son petit vêtement humide se fait tirer jusqu’aux genoux. Quelque chose de dur et de chaud vient s’appuyer contre ses fesses, glisse sous sa raie et vient de nouveau titiller sa vulve dégoulinante. Un mouvement de va-et-vient s’amorce sur le seuil de son sexe. Sophie devine l’intention de sa (ou de son ?) partenaire :


— Non ! S’il vous plaît, pas de pénétration ! De plus, je porte un plug anal.


Suite à cette supplique, la rouquine sent la présence d’une main qui se met à jouer avec le rosebud qu’elle porte en elle, lui occasionnant alors d’irrésistibles sensations qui, appuyées par de nouvelles stimulations clitoridiennes, la précipitent de nouveau vers une autre foudroyante explosion de plaisir lesbien.


— Je suis déjà allée trop loin avec vous, reprend la jeune baisée dès qu’elle récupère son souffle. Mon amoureuse revient de voyage ce week-end et je redoute déjà de devoir lui faire de nouveaux aveux. S’il vous plaît, je vous en conjure, arrêtez tout ça !


Est-ce par docilité ou par condescendance ? L’autre se retire, remonte le sous-vêtement et laisse retomber la robe, occultant de nouveau l’intimité de la jeune princesse.


— Votre amoureuse vous a assurément à cœur pour vous avoir ainsi gratifiée de ce plug serti d’un diamant. Vous représentez sûrement énormément pour elle !


Les deux personnages se retrouvent par la suite face à face.


— Pourquoi vous m’avez fait ça ? gémit Sophie dans un sanglot. Ma soirée ne devait pas se dérouler de la sorte. Je venais ici simplement pour passer le temps avant de revoir mon amoureuse chérie ! Et vous saviez que je ne pourrais résister à vos charmes. Pourquoi ?

— Parce que je vous aime, jolie princesse ! répond doucement l’autre en retirant son masque et en s’adressant cette fois-ci à Sophie d’une voix que la rouquine ne reconnaît que trop bien. Vous êtes celle que mon cœur a élue !


Estomaquée, Sophie retire son masque à son tour.


— Ali !? Mais que... qu’est-ce que...

— Surprise, ma bibiche ? C’est bien moi. T’as pas reconnu mes coups de langue sur ta chatte et ton joli bouton d’amour ?


Le visage de Sophie s’illumine. Sourire de joie. Sourire de bonheur. Bonheur de retrouvailles. Elle saute au cou de son Alicia :


— Oh chérie, comme je suis contente ! Tu es revenue ! Je me sentais si mal sans savoir que c’était toi ! Mais... mais comment savais-tu que je me trouvais ici ?

— J’avais une complice à la maison. Lorsque je suis partie pour Toronto, il y a une semaine, j’avais mentionné à Cathy mon intention de te surprendre à mon retour. Alors quand je l’ai appelée à mon arrivée à Dorval plus tôt ce soir, elle m’a tout raconté de tes plans de soirée. Et me voilà!

— Et tu portes... ton... ton...

— Eh oui ! Mon gode-ceinture, juste pour mêler un peu les cartes.


Les deux lesbiennes s’embrassent. Alicia est fière de son coup. Sophie est aux anges : son Ali chérie, son gros minet d’amour est de retour !


— Tu es ma princesse adorée, mon amour ! susurre la femme-médecin à sa biche en pleurs.

— Et toi, ma reine pour toujours. Mais tu m’as joué un sacré tour !


De retour à la maison, les tourterelles continuent de fêter leurs retrouvailles autour d’un bon repas préparé par Catherine.


— Tiens, voici le couple royal de retour au château, plaisante la blonde aux pétillants yeux bleus. On s’est bien amusé?

— Tu ne peux savoir comment ! répond joyeusement Sophie qui s’empresse d’embrasser sa bonne fée. Et merci pour tout !

— Pas de quoi, Votre Altesse.


Le médianoche est pris rapidement, puis:


— Maintenant j’imagine que vous allez toutes deux consommer vos retrouvailles au lit ? demande Catherine sur un ton coquin.

— On ne peut rien te cacher, Cathy chérie, répond Alicia qui, à l’instar de son amoureuse, est restée parée de ses beaux atours et, pour sa part, du sex-toy qui lui ceint toujours les reins.


De nouveau seules devant le lit conjugal, Sophie et Alicia s’unissent à nouveau dans un baiser constituant le prélude à une autre voluptueuse nuit de noces. Maintenant saturée de baisers et de caresses saphiques, Sophie, étendue sur le dos, attend impatiemment le moment de son engodage par son éternel amour, jambes ouvertes, son antre sacré languissant du désir de sentir glisser en lui le prolongement du sexe de sa copine. Au moment où la fille aux cheveux d’ébène s’avance afin de passer à l’acte, Sophie loge une ultime requête :


— Je peux te demander quelque chose, chérie ?

— Quoi donc, ma mignonne ?

— Pourrais-tu remettre ton masque ?


FIN

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