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Au bas de l'échelle

Chapitre 1

Hétéro

AU BAS DE L’ÉCHELLE

— Arianne, apporte-moi le dossier touristique du Mont d’Argent. C’est urgent.

— Très bien, monsieur. Tout de suite.


Daniel venait de recevoir un appel de son patron. À sa grande surprise, il le contactait depuis Hong Kong où il devait passer quelques jours de vacances. Mais comme bon directeur d’entreprise, il ne pouvait éviter de joindre l’utile à l’agréable et il en avait profité pour déterrer un vieux projet sur lequel il avait investi plusieurs heures depuis un an sans grand résultat. Il avait rencontré des prospects au cours d’une partie de golf et avait réussi à leur vendre l’idée du projet touristique de grande envergure. C’était l’occasion idéale pour relancer son entreprise.


Arianne était nouvelle depuis deux semaines au bureau. À vingt-deux ans, elle avait déniché cet emploi d’été grâce à sa tante qui était responsable des programmes gouvernementaux de stages universitaires. Elle avait prouvé sa qualification pour le poste offert, mais avait su mettre en relief sa personnalité affable et alerte ainsi que son apparence attirante. Daniel, le responsable du personnel, entre autre, s’était laissé envoûter par le charme de la stagiaire aux cheveux châtains et à la silhouette longiligne. C’était le premier emploi d’Arianne dans son domaine comme chargée de projet et elle était prête à tout pour faire bonne impression.


— Voilà, monsieur.

— Ah! Hum… Ce n’est pas complet. Il n’y a que le devis. Où sont les études techniques?

— Je ne sais pas, monsieur. C’est tout ce que j’ai pu trouver dans le classeur principal.

— Ah, lala. Ça ne va pas. Il me faut le reste immédiatement. Il nous faut transmettre une proposition dans trois jours. Et il est presque cinq heures. Ce sera un week-end d’enfer, je le sens.

— Monsieur, je peux rester, si vous le voulez. Je suis libre ce week-end.

— Je te remercie, Arianne. Je crois que je n’aurai pas le choix de te retenir. Ça ne te dérange pas trop?

— Bien sûr que non. Je comprends la situation.

— Et ce soir, tu peux rester? Je m’en voudrais de ne pas utiliser tout le temps que nous avons.

— Oui, certainement.

— Bon… Tu es gentille, c’est très apprécié. Va voir dans les archives au sous-sol, les documents manquants s’y trouvent sûrement dans les sections du tourisme.

— Très bien, monsieur. Tout de suite.


Sans attendre, Arianne descendit les quelques marches qui donnaient accès au sous-sol. C’était un lieu étroit mais haut où l’on entreposait tous les documents archivés sur des étagères. Elle entreprit sa recherche, mais se rendit compte, après un certain temps, que les documents recherchés devaient se trouver à un niveau supérieur.


— Arianne, ça va? lui cria Daniel de son bureau.

— Je fais ce que je peux, monsieur, répliqua-t-elle. Il y en a des dossiers, ici.

— Attends, je descends.


Daniel alla retrouver Arianne qui commençait à angoisser. Elle voulait tellement bien faire.


— Et puis? Va-t-on s’en sortir, dit Daniel avec humour.

— Ça doit se trouver en haut, dit Arianne. J’ai fait le tour des dossiers du bas et je n’ai rien trouvé. Attendez, il y a cette boîte que je n’ai pas fouillée.


Arianne se mit à genoux pour inspecter le colis. Daniel, qui se tenait debout à ses côtés, ne put s’empêcher d’apprécier la vue qui s’offrait à lui. La jeune femme, penchée vers l’avant, laissait paraître le dessus de ses seins fermes que cachaient mal son chemisier blanc, léger et déboutonné. Il prolongea ensuite son regard jusqu’à son postérieur bien proportionné qui était couvert d’une jupe noire courte et moulante, puis vers ses jambes qu’il imaginait de satin à travers ses bas nylons ambre. Il fixait Arianne et pour la première fois, il s’était rendu compte qu’il pouvait profiter de la situation pour la séduire et peut-être l’aimer.


— Non, ce n’est pas là-dedans, dit Arianne.

— Ah non? Euh… Essaie la rangée du haut, alors.


Daniel doutait que les documents s’y trouvaient, mais il commença à improviser un plan de séduction.


— C’est trop haut, je n’y arriverai pas.

— Bon, prend la courte échelle. Essaie au milieu de l’étagère du haut, je crois que c’est là.


Daniel n’en avait aucune idée, mais il croyait que son stratège lui permettrait de faire contact avec Arianne de façon anodine en apparence.


— Ce n’est pas très solide, ce truc.

— Ne craint rien, je la tiendrai. Il nous faut absolument trouver ces documents, enchaîna Daniel pour l’encourager.


Arianne se mit à grimper maladroitement jusqu’au troisième échelon en s’agrippant du mieux qu’elle pût aux étagères, n’étant pas particulièrement fervente des hauteurs.


— Ouhh là! Ça branle.

— Vas-y, je te tiens.


Daniel retint l’échelle de ses deux mains, son épaule gauche s’appuyant sur l’arrière de la cuisse droite d’Arianne, tout juste en bas du postérieur qu’il convoitait. Arianne se sentit plus en confiance et entreprit ses recherches de dossiers. Dans sa position, Daniel se mit à scruter les jambes de la stagiaire. Leur forme lui semblait parfaite, droite, ferme, sans défauts. Il lui prit soudain l’envie de les masser légèrement. Arianne lui en a donné l’occasion malgré elle lorsqu’elle vacilla légèrement de côté. Daniel lâcha alors l’échelle pour agripper ses genoux.


— Ça va, Arianne?

— Oui, je crois. Je n’ai pas l’habitude, vous savez.


Daniel avait pris contact. Il ne songeait plus aux dossiers déjà lointains pour lui et se concentrait désormais sur sa prise. Il tenait maintenant les genoux d’Arianne, fermement, appuyant toujours son épaule sur sa cuisse. Un monde de volupté s’ouvrait à lui. Son statut de cadre supérieur ne tenait plus. Il était redevenu un être humain, ressentant des pulsions sexuelles intenses. Il jeta un regard vers le haut. Arianne, s’affairant toujours naïvement dans les archives, ne s’imaginait pas encore que son patron ne songeait à l’instant qu’à assouvir ses bas instincts dans son intimité. Les bras tendus vers le haut, dans ses efforts pour trouver les études techniques, le chemisier d’Arianne s’était détaché de sa jupe, laissant paraître la peau duveteuse de ses hanches. Daniel bandait fort. Sa bouche ne se trouvait qu’à quelques centimètres de la toison d’Arianne. Sans les vêtements, il y plongeait sa langue.


— Arianne, essaie la boîte sur le dessus. Il me semble que c’est celle-là, dit-il en perdant nettement de l’intérêt sur le travail qu’elle faisait.

— Vous croyez? Bon… Humpff! C’est loin.


Arianne allongea davantage les bras au point qu’elle dût élever la pointe de ses pieds. Daniel se positionna alors complètement à l’arrière de la stagiaire. Toujours les mains soutenant ses genoux, il avait maintenant une vue superbe. En abaissant quelque peu la tête, il pouvait percevoir la culotte blanche d’Arianne à travers ses bas nylons. Arianne prit un moment de répit. Elle s’abaissa sur ses talons.


— Il y a plusieurs dossiers dans cette boîte. J’y retourne.


Elle reprit sa position vers le haut. Daniel trouvait maintenant que le destin le provoquait. Le même coup d’œil lui fut permis sur l’entrejambe de la stagiaire avec les deux mains sur ses genoux. Que lui fallait-il de plus? Il risqua finalement un harcèlement calculé. Il se mit à bouger les doigts tout en causant avec la jeune femme pour détourner son attention.


— Arianne, je peux te remplacer, si tu veux.

— Non, non, j’y arriverai. Arianne était fière, ce que Daniel appréciait particulièrement à cet instant.


Le mouvement de ses doigts fit place à celui de ses mains au complet. Daniel caressait les genoux d’Arianne, les massant d’un rythme lent. Ce faisant, ses pensées étaient orientées vers l’intérieur de ses cuisses. Il ne songeait qu’à atteindre graduellement son clitoris. Arianne, qui n’avait jusque là rien soupçonné, se rendit compte soudainement qu’elle se trouvait en position de faiblesse. Les deux mains dans les dossiers pêle-mêle, les bras étendus, presque suspendue par l’étagère du haut, toujours sur la pointe des pieds et tremblant de plus en plus, elle sentit les avances réelles de Daniel comme une révélation choquante. Elle ne savait plus comment réagir, sinon que son corps au complet ne trouvait plus aucune force. Les mains de Daniel s’étaient faufilées vers le haut de ses cuisses avec des mouvements attentionnés. Les palpant pleinement, glissant sur ses bas nylons, avec l’idée de les libérer délicatement des vêtements légers qui les emprisonnaient.


— Monsieur…! cria Arianne


Elle était retombée sur ses talons. Elle avait encore le choix de refuser les avances de Daniel. Elle pouvait protester fortement ou se débattre par exemple d’un coup de pied ver l’arrière, mais elle hésita. Elle se rendait compte qu’elle était désirée et se faire surprendre ainsi dans un lieu de travail frôlait l’exotisme. C’était la première fois qu’elle ressentait pareille sensation et les caresses de son patron lui paraissaient maintenant bien exécutées. Daniel n’en était manifestement pas à ses premières armes. Arianne fut prise d’une impulsion de s’offrir à lui. Elle protesta sans conviction pour se donner bonne conscience.


— Monsieur! Que faites-vous?


Daniel ne répondit qu’avec la poursuite de ses gestes devenus plus entreprenants. Il était monté à la hauteur du vagin d’Arianne. Sa main gauche frottait l’intérieur de sa cuisse alors que sa main droite couvrait la région du clitoris et il s’appliquait à frotter ses doigts sur le coussin moelleux de son slip qui s’humidifiait de plus en plus. Le point de non retour était atteint. Arianne choisit de s’abandonner et signifia sa décision en poussant un faible cri d’approbation.


— Hummmm! Ooooh.


Daniel était dans un état second. Bandé durement, il savourait pleinement ses manipulations. Arianne descendit d’un coup de deux échelons pour mieux s’offrir à lui, ce que son clitoris excité lui avait commandé de faire. Maintenant à sa portée, Daniel porta sa main gauche vers les seins petits mais gonflés de la jeune femme. Il les massa, ses doigts s’attardant sur leur pointe endurcie. Puis, tout en embrassant son cou, il entreprit de glisser vers le bas ses dessous féminins qui offrirent peu de résistance, Arianne contribuant elle-même à la manœuvre. Daniel introduisit son index dans le vagin lubrifié d’Arianne pour se rendre compte qu’elle était fin prête à la recevoir.


— Ooohh. Monsieur!, se plaignait-elle tous bas avec le sourire.


Daniel amorça de lents mouvements de va-et-vient avec son doigt enfoui dans le sexe d’Arianne. Elle répondit avec de courts mouvements de bassin incontrôlés. Rapidement, Daniel défit son pantalon pour libérer son membre durci. Il le positionna entre les lèvres de la stagiaire. Réalisant l’initiative, Arianne écarta les cuisses et se pencha légèrement vers l’avant pour faciliter l’introduction. D’un seul coup Daniel investit l’ouverture moite et glissante. Arianne poussa un faible cri. Son corps s’électrisa alors que les parois de son vagin accueillirent avec joie les protubérances du membre de Daniel pour le galber pleinement. Après quelques secondes, ce dernier amorça un mouvement en cadence qu’Arianne encouragea de murmures audibles. Elle agrippa de ses mains les fesses de son patron de façon à augmenter le rythme.


— Aaah! C’est bon, lui fit-elle savoir.


Daniel enfonçait son membre plus vigoureusement. Il tripotait en même temps les seins d’Arianne très doucement de sorte qu’elle ne songeait qu’au plaisir qu’elle ressentait aussi intensément pour la première fois.

L’accouplement dura plusieurs minutes, Daniel s’efforçant de se retenir le plus longtemps possible pour faire durer le plaisir. Au cours des ébats, Arianne dégagea elle-même son chemisier et son soutien-gorge. Daniel fit de même du reste de ses vêtements. Le contact physique était maintenant complet et les mains fureteuses des acteurs parcouraient toutes les avenues possibles. Arianne manipulait les gonades de Daniel qui, en retour, stimulait son clitoris en la pénétrant.


Se sentant sur le point d’éjaculer, Daniel se retira d’Arianne qu’il retourna d’un mouvement rapide. La stagiaire se retrouva dos à l’échelle, face à son patron, les jambes écartées, les seins nus pointant vers lui. Daniel l’embrassa tendrement en enfonçant sa langue dans la bouche. Leurs langues s’entremêlèrent tandis qu’Arianne repris le membre de Daniel pour le guider vers ses lèvres inférieures non repues. D’instinct, Daniel, toujours bandé durement, se mit à pistonner la jeune femme en la serrant de toutes ses forces, ses pectoraux défiant alors les seins d’Arianne d’un contact ferme.


— Aaaah! Oui, vas-y, bourre-moi, s’écria la stagiaire pressentant l’orage à venir.


Daniel se déchargea soudainement par grands coups. Ce fut pour lui un orgasme sans précédent et Arianne réussit à coordonner le sien au même moment. Elle sentit la semence de son patron couler comme un torrent de plaisir dans ses entrailles.


Après le déluge, Daniel tint Arianne par les fesses, son pénis ramolli enfoui dans son antre, l’embrassant sur le cou, les oreilles, le visage. Arianne lui caressa le dos et les fesses tendrement, un rituel qui dura plusieurs instants.


— Monsieur... murmura Arianne sur un ton presque accusateur.

— Arianne, je suis désolé, enchaîna rapidement Daniel. Je ne veux pas m’imposer dans ta vie. Ce n’était qu’une faiblesse de ma part et je...

— Monsieur, ne vous en faites pas. Je vous désirais aussi, je crois. Je vais me plaire ici, après tout. Restons en là, si vous voulez.


Daniel se surprit de cette révélation.


— Très bien, répondit-il. Mais il avait d’autres plans pour elle.


À suivre...

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