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La bascule

Chapitre 3

Lesbienne

Lola


Lola se recule, j’ai l’impression qu’elle hésite à répondre, elle semble se demander ce qu’il faut dire, elle me regarde à nouveau, me sourit d’une drôle de manière, comme pour s’excuser.


— Oui, moi aussi je suis lesbienne.



Le tonnerre me tombe sur la tête, ma Lola lesbienne, jamais je n’aurais pu imaginer que mon amie de toujours soit homosexuelle sans que je ne m’en sois rendu compte, c’est proprement impossible !!!


Mais, je réalise que je ne lui connais aucun copain, jamais je ne l’ai vue avec un garçon jusqu’à ce qu’on se sépare, c’est vrai qu’on ne s’est pas revues depuis trois ans, après le bac. Elle est partie à Paris chez sa tante pour faire Sciences Po, mais jusqu’à dix-huit ans, personne, aucun mec, mais pas plus de nana d’ailleurs. Comme moi non plus je n’avais pas de copain, je cherchais, mais je n’en ai eu qu’à partir de dix-neuf ans, sans être lesbienne, ça ne m’a donc pas intrigué. Elle vient vers moi avec un sourire triste.


— Et je peux t’assurer que tu m’as fait souffrir toute mon adolescence, surtout les vacances à Agde, tu étais nue et tellement belle, là, sous mes yeux. Je crevais de te prendre dans mes bras, j’avais envie de t’enlacer, de te serrer dans mes bras, de me délecter de ton sexe, et toi, tu ne voyais rien. J’étais ta copine d’enfance, tu me considérais comme ta sœur, pas comme une amante potentielle. Tu ne regardais que les garçons, je n’existais pas, j’étais morte de honte.

— Tu ne m’as jamais fait la moindre allusion, tu n’as jamais eu le moindre geste, comment voulais tu que je m’en aperçoive, comment voulais tu que je réponde à ton attente si tu ne me disais rien, en plus, je ne te connaissais même pas la moindre copine.

— J’étais très discrète, je voulais rester ton amie, je ne savais pas comment tu aurais réagi.

— Et bien les filles, maintenant que tout le monde est au courant de vos penchants, vous allez en rester là ?



Julie nous regarde avec un air gourmand, elle jubile, elle se dit que ça va être la fête ce soir, elle vient vers moi. Elle ouvre sa serviette et la laisse tomber à terre, le regard de Lola change, il voit une superbe fille nue qui s’offre, elle la détaille de la tête aux pieds. Elle défait ma serviette qui prend le même chemin que la sienne, elle se retourne vers Lola.


— Tu vas rester la seule habillée ?



Lola déboutonne son corsage, l’ouvre et le laisse tomber à terre, nous dévoilant deux magnifiques seins un peu blancs, ils n’ont pas vu le soleil depuis longtemps, je les ai connus plus bronzés. Elle défait sa ceinture pour laisser tomber sa jupe. Elle apparaît en tanga de dentelle rose. Il rejoint le reste de ses vêtements. J’ai devant moi une superbe femme de vingt et un ans, un peu plus femme que dans mon souvenir. Elle n’est pas très bronzée, ventre plat, seins hauts et fermes un bon bonnet C maintenant, des hanches en amphore plus prononcées, un mont de Vénus glabre et bien bombé, et toujours ses fesses d’enfer et ses jambes longues et bien galbées. J’entraperçois son clitoris qui pointe son nez entre ses lèvres, il est a priori un peu gonflé, elle est très excitée. Nous nous regardons toutes les trois, je ne sais quoi faire, ce genre de situation m’est complètement étrangère, trois filles nues au milieu de l’entrée, Julie prend les commandes.


Elle prend la main de Lola et l’amène dans le salon, elle l’assoie sur le divan, s’assoit à côté et se tourne vers moi.

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— Tu aurais quelque chose à nous faire boire chérie ?

— Bien sûr ma chérie.



Sur le coup, j’ai été surprise, elle m’appelle chérie devant Lola, juste pour lui faire comprendre qu’il s’est passé quelque chose entre nous, et comme elle est lesbienne, ça se comprend facilement. Mais j’ai instantanément réalisé qu’il fallait que je rentre dans le jeu, ma réponse a été faite pour confirmer, plus de secret entre nous deux, bien que je ne pense pas être lesbienne. Je vais dans la cuisine, je sors des boissons fraîches, les mets sur un plateau, je les entends parler et rire, la glace est rompue. Quand j’entre dans le salon, Julie est penchée sur les seins de Lola, arrivée à leur hauteur, je vois qu’elle lui titille les seins dont les tétons sont érigés. Elle se redresse, je m’assois en face d’elles, je peux voir leurs vulves brillantes, elles ne serrent pas leurs jambes, elles sont même bien ouvertes. Je fais de même, ce n’est pas naturel pour moi, mais je me force un peu. Elles ont étalé les serviettes sur le divan, elles ont une idée derrière la tête, c’est sûr.


Nous buvons notre rafraichissement en discutant, Lola est là pour trois jours, elle vit à Paris avec Océane, une fille qu’elle a rencontrée à Sciences Po. Je m’étonne qu’elle soit seule ici, mais elle me dit que sa copine la laisse libre d’aller de temps en temps voir ailleurs si elle en a envie, à condition que ce soit exceptionnel, elle sait qu’elle est venue me voir.


— J’avais envie de te revoir, je loge chez mes parents, je repars dans deux jours.

— Je pense que tu ne vas pas retourner chez eux ce soir, laisse-nous le temps de bien discuter, préviens-les que tu restes ici ce soir.

— Tu as une chambre d’ami ?

— Oui, mais elle n’est pas encore aménagée.

— Bon les filles, halte au feu, vous n’allez pas faire semblant pendant des plombes, si j’ai bien compris, il n’y a qu’un lit d’utilisable, si tu restes, vous dormirez dans le même, soyons clair bon dieu !!

— Tu as raison Julie, il faudra dormir dans le même lit, ça te dérange Lola.

— Devine.

— Et toi Julie, ça te dit de rester ?

— Yasmine ma chérie, toi au moins tu sais me prendre par les sentiments. Bien sûr que ça me dit, j’en crève, je veux revivre ce que j’ai vécu avec toi tout à l’heure, mais on va être comme des sardines trois nanas dans un même lit.

— Pas du tout les filles, venez voir.



Je me lève et me dirige vers ma chambre, en entrant, elles découvrent un immense lit de deux mètres sur deux encastré dans un meuble design.


— Putain, quel pieu, allez Lola, on se la fait.



Quatre bras me soulèvent et m’amènent sur le lit, elles m’allongent en m’ouvrant les jambes, Lola se jette sur ma bouche en se couchant sur moi, Julie sur mon sexe. La langue de Lola papillonne dans ma bouche à s’amuser avec la mienne, celle de Julie se délecte de ma cyprine qui coule à flots. Je suis merveilleusement bien, deux femmes s’occupent de moi, leur seule motivation est de me donner du plaisir, que demander de plus. L’hétéro pure et dure que je suis se donne complètement aux bouches qui la font vibrer, et sans retenue, Lola se redresse.


— Tu ne peux pas savoir depuis combien de temps je rêve de t’embrasser comme ça.

— Je m’en doute un peu, mais je n’ai rien vu, excuse-moi.

— Mais pas du tout, tu n’y es pour rien, c’est moi la conne qui n’ai rien fait pour te faire comprendre.



Sa bouche se recolle à la mienne, notre baiser est sensuel sans être la preuve d’un amour profond, juste un échange, j’en suis un peu étonnée, je m’attendais à plus de passion. La langue de Julie est plus expressive, elle me fouille le sexe dans tous ses recoins, mon corps commence à réagir, mon bassin ondule sous l’effet de ses caresses. En plus, je sens le corps de Lola sur le haut du mien, ses seins qui écrasent les miens, sa main qui me caresse le ventre et le pubis. D’un seul coup, la langue de Julie me quitte, Lola se redresse.


— A toi l’honneur, tu attends ça depuis trop longtemps.



Une bouche se pose sur ma bouche, elle a le goût de la cyprine, c’est Julie. Une langue se glisse entre mes lèvres intimes, c’est Lola qui s’occupe de mon sexe. J’avoue que j’adore être le centre de l’attention de mes deux amies, je n’ai jamais connu ça, j’en profite au maximum. Mais la langue de Julie m’émeut plus que celle de Lola, je prends plus de plaisir physique à cette bataille de langues dans nos bouches, il en ressort plus de tendresse, voire plus d’amour. Je passe ma main derrière sa tête pour accentuer un peu la pression de nos lèvres. Elle semble aimer ce que je viens de faire. Nos langues virevoltent, se câlinent, se caressent, s’aiment, elles sont si bien ensemble. Mais la langue de Lola est très experte, mon corps s’envole vers des horizons inconnus, il vibre, se tend, s’arc-boute pour exploser dans un orgasme démentiel. Je ne suis plus que poussière dans l’univers de l’amour, du plaisir, de la joie.


Mon corps est secoué de spasmes, il exulte, me transformant en objet de plaisir pour mes camarades.


Lentement, je reviens à moi, mon corps se détend doucement, je retombe sur le lit, Lola se redresse, Julie me recouvre de son corps, je sens ses seins sur les miens, son ventre sur le mien, son pubis sur le mien, je l’enlace pour la serrer contre moi, je veux que nous ne fassions plus qu’une. Je vois Lola nous regarder, elle semble heureuse. Elle s’agenouille à côté du lit.


— Merci ma chérie, merci, tu m’as donné ce que j’attendais depuis trop longtemps, mais je dois rentrer, j’aime trop Océane pour aller plus loin. Je viens de me rendre compte qu’elle est la personne qui compte le plus pour moi, qu’elle est la seule personne que j’aime d’amour. J’avais envie de toi Yasmine, une énorme envie, mais je ne peux pas aller plus loin, mon cœur est déchiré. Tu sais que je t’aime, mais je viens de me rendre compte que c’était comme une sœur, celle que tu as toujours été pour moi. Je sais que Julie va te rendre heureuse cette nuit et je pense qu’elle va le faire pendant de nombreuses nuits, garde-la.



Nous nous levons, je suis un peu triste de ne pas pouvoir lui rendre le bonheur qu’elle m’a donné, mais elle aime une autre fille, son fantasme est assouvi, restons-en-là.


— Tu as raison ma chérie, mais ne me laisse pas sans nouvelles.

— Ne t’en fais pas.



Elle retourne au salon, je la suis, je vois ses fesses danser devant mes yeux, j’ai envie de les embrasser. Quand elle s’arrête pour prendre ses affaires en se penchant, je me penche dessus pour y déposer un baiser sur chacune. Elle se redresse et se retourne, je pose mes lèvres sur ses seins, l’enlace pour la coller contre mon corps.


— Juste pour en garder le souvenir.



Elle enfile son tanga, sa jupe, son corsage, ses gestes sont machinaux, elle doit penser à Océane. Quand elle est complètement habillée, elle se tourne vers moi, elle m’enlace de nouveau et pose deux énormes bises sur mes joues.


— Amies, rien qu’amies.

— Oui, mais pour toujours.

— Pour toujours.



Elle fait un signe d’adieu à Julie qui est resté sur le pas de la porte de la chambre et sort. J’entends sa voiture démarrer, je me retourne vers Julie, je suis un peu triste, je n’ai pas pu lui montrer la très grande tendresse que j’éprouve pour elle, juste mon amitié. Je regarde Julie, elle semble elle aussi un peu triste, elle vient vers moi et m’enlace.


— Tu es triste chérie, mais sa réaction est parfaitement compréhensible, elle aime Océane, et elle vient de se rendre compte de la puissance de son amour pour elle, c’est très beau sa réaction.

— Oui, je la comprends, mais j’aurais aimé lui rendre ce qu’elle m’a donné.

— Tu n’as qu’à me le rendre à moi.

— Tu sautes toujours sur la moindre occasion toi.

— Oui, surtout avec toi, je suis raide dingue de toi, ne rigole pas, je suis on ne peut plus sérieuse.

— Ça va un peu vite tu ne trouves pas, on se connaît depuis cinq heures ?

— Non, jamais je n’ai senti un tel sentiment pour une femme, jamais. Ça te fait peur ?

— Un peu oui, je suis étonnée que ce soit si rapide.

— Pas moi, je suis sereine, je sais ce que j’éprouve.



Elle m’enlace et colle ses lèvres sur les miennes, je réponds avec enthousiasme à son baiser, je me sens bien ma peau collée à sa peau, c’est peut-être ça l’amour. Cette envie de se donner, sans attendre forcément quelque chose de l’autre, ce besoin de faire plaisir, de choyer l’autre, je n’ai encore jamais vécu ça, mais j’aime ce que je ressens pour cette fille sublime. Il y a à peine plus de cinq heures que je connais cette fille, mais elle me devient déjà indispensable, c’est fou. Je m’écarte un peu, je la regarde, elle est magnifique, ce qui m’attire le plus, ce sont ses seins et ses fesses, ils sont fermes, toniques, ronds, ils attirent irrésistiblement mes mains, comme ses fesses fermes, douces, lisses. Hier encore, je n’aurais même pas fait attention à ces détails, une femme nue était pour moi un morceau de viande vivante, rien d’autre.


Jamais je n’aurais pu imaginer tomber raide d’une femme, mais je réalise que c’est un fait et que je n’y peux rien, c’est comme ça, cette fille m’a rendu dingue, j’assume, j’irais jusqu’au bout avec elle. Elle m’a fait découvrir un autre aspect de ma sexualité, un aspect que je rejetais avec violence sans savoir ce que c’était. Elle n’a pas bougé, elle reste devant moi les bras le long du corps, je suppute qu’elle se doute de ce qui se passe dans ma tête. Elle me laisse prendre l’initiative, mon regard tombe sur ses yeux, je craque, cet air candide, ce regard franc, lumineux, serein me fait craquer, je m’avance, lui prends la main et l’amène dans le salon.


— Tu restes là ce soir, et je ne te promets pas de te libérer plus tard, je pars lundi à Agde, tu viens avec moi, et on voit comment ça se passe entre nous d’accord ?



Elle m’arrête, me fait pivoter et se jette sur moi, sa bouche se colle à la mienne, son baiser est d’une sensualité que je ne connaissais pas, ses mains parcourent mon corps, sa langue se déchaîne dans ma bouche. Elle me libère au moment où je vais étouffer.


— Bien sûr que je suis d’accord ma chérie, bien sûr.

— Alors, allons manger un bout et après, laisser nos corps s’exprimer.

— Ça, je suis entièrement d’accord.



Nous allons préparer à manger, mais ça n’est pas aussi facile que ça, elle n’arrête pas de m’interrompre, elle est en demande de mon corps, ses mains n’arrêtent pas de glisser sur lui, je dois dire que je lui rends souvent la politesse. Nous finissons par manger, après avoir rangé plus ou moins la vaisselle, nous sommes allées dans mon lit. Elle s’est jetée sur moi, la nuit n’a été qu’amour, orgasme, plaisir. Nous nous sommes endormies vers cinq heures du matin repues et complètement anéanties de fatigue. Nous nous sommes réveillées vers dix heures trente pour de nouveau faire l’amour. Je ne me reconnais pas, je suis devenue complètement dépendante de cette magnifique fille, et ce qui m’étonne le plus, c’est que j’aime ça. Elle est restée avec moi, nous sommes allées ensemble à Agde au mois d’août, nous ne nous sommes pas quittées depuis.


Nous sommes en deux mille vingt et un. Nous vivons ensemble depuis presque quatre ans et je suis de plus en plus amoureuse de cette fille attentionnée et aimante. Le confinement de l’année dernière nous a encore plus rapprochés, nous avons vécu ces deux mois en symbiose, comme en novembre, nous avons découvert d’autres points qui nous rapprochent et nous avons aimé ça. Nous envisageons de nous marier et d’adopter un enfant. Je suis tout de suite retournée à Toulouse pour elle et je ne le regrette pas du tout. Elle termine Sup Aéro cette année, mes romans se vendent très bien, nous envisageons l’avenir avec sérénité.


Moi l’hétéro pure et dure, je vis avec une femme merveilleuse qui me rend heureuse comme jamais je n’aurais pu imaginer l’être et je ne changerais ma vie pour rien au monde.

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