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Bécassine

Chapitre 7

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Chapitre 7 : Bécassine a des envies



— Je reste avec toi ce week-end ; Becca est en voyage.


La nouvelle ne m’enchante pas. Difficile de résister à la tentation tout un week-end mais je n’ai pas le choix, sous peine de me faire émasculer par l’autre cinglée de Becca. Je n’ai jamais été autant terrorisé de toute ma vie. Même ma confrontation avec Émile, c’était de la rigolade. J’ai bien cru qu’elle allait vraiment me les écrabouiller. Je ressens encore la douleur tout au fond de mon ventre quand j’y repense. Si je touche à Bécassine, la folle reviendra finir le travail. Je n’ai pas très envie de prendre ce risque.


Le meilleur moyen de ne pas céder à la tentation, c’est de n’y être pas soumis. Le mieux serait donc que je ne passe pas mon week-end avec ma rouquine, mais je n’ai pas trop le choix. Rébecca refuse de laisser Bécassine chez elle quand elle n’est pas là, et si Bécassine n’est pas chez Rébecca, elle est chez moi. Elle n’a nulle part d’autre où aller. Je ne vais pas la foutre dehors tout de même, d’autant plus qu’elle continue à payer une part de mon loyer.


L’autre solution serait de fuir mon appartement quand Bécassine est là. Mais pour aller où ? À l’hôtel ? Je n’ai pas trop les moyens en ce moment, et ça me fait chier de payer une chambre alors que j’ai un appart. Chez mes parents alors ? L’idée est déjà meilleure, mais ils sont pris pour le week-end. Et de toute façon, je n’avais pas très envie que ma mère me harcèle pour savoir si j’ai trouvé le grand amour. De toute manière, même si mes burnes sont en jeu, je me vois mal être obligé de fuir mon appartement. La seule solution, c’est de résister à la tentation. Un coup d’œil sur Bécassine, et je me dis que ça va être dur…


— Bah alors, ça n’a pas l’air de t’enchanter. Tu ne veux pas me voir ?

— Biens sûr que si, Bécassine. L’appartement est trop vide sans toi. Certes, mieux rangé, mais trop vide. Tu me manques quand tu n’es pas là.


Et ce n’est pas juste parce qu’elle me fout toujours la trique, c’est parce que je l’apprécie vraiment pour tout le reste. Pour nos conversations, pour sa naïveté déconcertante, pour ses idées reçues qu’elle ne remet jamais en cause. Même son côté bordélique me manque, bien que ça me mette souvent en rogne.


— C’est vrai ? Merci, c’est gentil.


Et un petit bisou sur la joue en signe de gratitude !


Comme d’habitude, aussitôt rentrée du travail, Bécassine se débarrasse de ses sous-vêtements. Ça m’étonne même qu’elle en mette au boulot. On boit un verre pour fêter le week-end et on discute de notre semaine en ragotant sur nos collègues. La faim se fait sentir. La flemme de préparer à manger, on se commande une pizza qu’on se partage. La soirée se passe sans encombre. La rouquine est fatiguée et part se coucher de bonne heure : ses nuits précédentes avec Rébecca ont encore été mouvementées. Moi, j’attends qu’elle s’endorme avant d’aller me coucher. Ça m’évitera d’être tenté.


Le lendemain au petit déjeuner, Bécassine manque de faire tomber sa tartine ; elle la rattrape à temps, mais son geste brusque fait tomber le pot de confiture de la table. Elle tente de le rattraper à son tour mais loupe son coup et refait tomber la tartine juste derrière. Elle me lance un regard du coin de l’œil de peur que je m’énerve, mais au lieu de ça j’explose de rire. Ses maladresses m’avaient vraiment manqué. C’est donc parti pour un long fou-rire à deux.


Et puis elle va prendre une douche et moi je m’affale sur le canapé pour regarder la télé. Je devrais plutôt dire pour zapper les chaînes car rien ne m’intéresse vraiment. Elle vient me rejoindre sur le canapé. Elle a remis sa petite nuisette. Elle pose sa tête sur mon épaule et se colle à moi. Je ne la repousse pas. Je n’en ai pas l’envie, et elle ne comprendrait pas. J’espère juste que Becca exagérait quand elle m’interdisait de poser un doigt sur Bécassine. Et puis, c’est plutôt innocent ; je ne profite pas d’elle. Finalement, mon zapping s’arrête sur des dessins animés et on se surprend à se marrer comme des gosses.


— Qu’est-ce que tu veux faire aujourd’hui ? lui demandé-je. Un ciné ? Une balade ?

— Rien. J’ai envie de profiter de la maison ; ça fait longtemps… Restons tranquilles.

— OK. Comme tu veux.


Elle me fait un petit baiser sur la joue et se colle un peu plus. Sa présence le long de mon corps est apaisante. Son parfum est agréable. Je me sens bien. Une page de publicité anime l’écran de télévision. Situées entre deux dessins animés, la plupart des pubs présentent des jouets : poupées, petites voitures, armes en plastique, jeux de société ; tout y passe ou presque. Bécassine se met à pouffer.


— Qu’est-ce qu’il y a ? demandé-je, curieux.

— Non, avec ces pubs je repense à la dernière fois avec Becca, quand elle a reçu sa commande de jouets. Pas ce genre de jouets : des jouets pour adultes, si tu vois ce que je veux dire…

— Oui, j’avais compris.

— On les a testés tout un week-end, et…

— Bécassine, la coupé-je, je n’ai pas très envie d’entendre cette histoire.


Surtout sachant dans quel état me mettent habituellement ses récits. Et puis évoquer Rébecca me rappelle que je ne dois pas céder à la tentation, de peur d’éprouver une certaine douleur.


— Bah quoi ? D’habitude tu les aimes bien, mes histoires. Tu ne veux plus entendre mes histoires ? À quoi ça sert d’avoir un ami gay si je ne peux plus lui raconter mes histoires ?

— Mais non, Bécassine, la rassuré-je. Je les apprécie toujours autant, mais je ne suis pas d’humeur aujourd’hui.

— Alors c’est quoi, le problème ? C’est Becca, c’est ça ? J’ai bien vu que tu grimaces à chaque fois que je parle d’elle. Qu’est-ce qui se passe ? Vous vous entendiez pourtant plutôt bien quand on est venues toutes les deux manger ici.


Disons que quand quelqu’un te menace de t’arracher les couilles, forcément ça jette un froid sur les relations. Mais je ne peux pas en parler à Bécassine.


— Mais non, je t’assure. Il n’y a rien.

— T’es jaloux d’elle, c’est ça ?

— Quoi ? Mais non ! me défends-je.

— Ce n’est pas grave, je comprends. Nous ne passons plus beaucoup de temps ensemble, et du coup tu te retrouves seul ici. J’en suis désolée. Toi aussi, tu me manques quand je ne suis pas là. Parfois, j’aimerais bien être capable de me dédoubler.


Et elle me fait un baiser appuyé sur la joue.


— Et sinon, je t’ai raconté la fois où j’ai dû payer mon loyer en nature ?

— Bécassine, je ne suis vraiment pas d’humeur pour une de tes histoires, aujourd’hui. Une autre fois, peut-être.

— Tu es sûr ? Parce que celle-là, elle est très chaude. Il y a plein de détails croustillants.

— Oui, j’en suis sûr.

— Pff ! rouspète-t-elle, tu n’es pas drôle !


Elle s’en va de l’autre côté du canapé et fait semblant de bouder en espérant me faire réagir. Je ne tombe pas dans le piège et continue de regarder la télé comme si de rien n’était. Elle attend plusieurs minutes avant de retenter une approche. Changement de position : ses jambes sont maintenant placées sur le canapé et tournées vers moi. Un contact sur ma cuisse me fait réagir : elle est en train de la pousser légèrement avec son pied. Elle recommence plusieurs fois. Elle m’embête en espérant provoquer une réaction. Je le vois dans son regard brillant. J’essaye de l’ignorer en espérant qu’elle arrêtera d’elle-même.


— Pourquoi tu ne veux pas de mes histoires ? réattaque-t-elle.

— Je te l’ai dit : je ne suis pas d’humeur aujourd’hui.

— Tu as pourtant toujours été d’humeur. Qu’est-ce qui t’arrive ?

— Mais rien ! C’est bon avec ça, arrête maintenant ! m’agacé-je. Et arrête aussi avec ton pied.

— Raconte-moi une des tiennes, alors.

— Bécassine… rouspété-je.


Elle se tait mais continue avec son pied. Elle pousse de plus en plus fort. Ça commence vraiment à m’énerver. Elle a le sourire en coin. Je sais qu’elle a une idée derrière la tête, une de celles qui ne m’aidera pas à résister à la tentation.


— On joue à un jeu ?

— Oui, bonne idée. J’ai un jeu de cartes, un jeu de l’oie, et même les petits chevaux.

— Mais non… ça, c’est nul ! Je pensais plus à un truc du genre action ou vérité.

— Ouais, bonne idée. Vas-y, tu commences. Action ou vérité ?

— Je choisis action. Demande-moi n’importe quoi et je le ferai, annonce-t-elle avec un grand sourire.

— Action ? Bon. Alors arrête avec ton pied et laisse-moi regarder la télé tranquillement.

— Pff ! C’est bon, t’as gagné, on ne joue pas à ça. Tu n’es pas marrant aujourd’hui !


Ce n’est pourtant pas l’envie qui me manque : un action ou vérité avec elle aurait pu se révéler jouissif. Bien que le côté vérité aurait risqué d’être gênant selon les questions qu’elle m’aurait posées… Avec toutes ses manigances pour me faire craquer, je commence à me sentir échauffé, d’autant plus que ça fait un moment qu’on ne s’est pas fait de gâteries comme on en avait pris l’habitude. Il faut que je tienne bon jusqu’à la fin du week-end ; et dire qu’on est que samedi matin !

Son pied me pousse maintenant dans les côtes.


— Bon, ça suffit maintenant ! m’énervé-je. Tu vas arrêter ça !

— Non… sourit-elle.

— Bécassine, s’il-te-plaît.

— Toi, arrête-moi ! me défie-t-elle.


Je lui attrape le pied et le colle sur le canapé. Elle m’attaque alors avec son second pied, mais ma main et plus rapide et lui réserve le même sort qu’à son comparse. Elle se débat tout en se marrant. Je tente de maintenir ses jambes, mais elle a beaucoup de force. Bécassine change de stratégie et plonge sur moi pour essayer de me chatouiller. Je me défends, empêche ses mains d’atteindre mon ventre. Ses poignets sont saisis ; il ne me reste plus qu’à l’immobiliser pour de bon. Je parviens à la plaquer sur le canapé et me positionne au-dessus d’elle pour la bloquer. Pris par le jeu, c’est maintenant mon tour de la chatouiller. Elle explose de rire et fait semblant de se défendre.


— OK, OK ! Je me rends ! abandonne-t-elle au bout de plusieurs minutes. Je suis désormais votre prisonnière ; faites de moi ce que bon vous semble, Monseigneur.


J’ai la main posée à quelques centimètres de sa fascinante poitrine ; Bécassine est à ma merci, et je suis sûr qu’elle est sérieuse quand elle me dit qu’elle fera ce que bon me semble. « Je pourrais peut-être… » Non ! Je me souviens des menaces de Rébecca. Mais pourquoi donc ai-je voulu l’inviter à manger ?


— Je suis d’humeur magnanime aujourd’hui et vous libère, gente Dame.

— Oh, Monseigneur est un homme bon ; comment puis-je lui montrer ma reconnaissance ?

— Priez Dieu et confessez-vous pour vos péchés.

— Mais, Monseigneur, je me suis déjà confessée pour mes péchés de luxure par le passé, et le prêtre a fini par craquer. Il a dit qu’il fallait combattre le feu par le feu, que c’était l’unique façon d’expier mes fautes. Il disait que seule sa bite de mâle pouvait me libérer du mal qui m’habite. Je ne savais pas que les prêtres pouvaient être si pervers ! Voulez-vous que je vous raconte plus en détail ?

— Bécassine ! la rappelé-je à l’ordre.

— Non, je plaisante ; je te la raconterai une autre fois puisque tu ne veux pas m’écouter aujourd’hui.


On se rassoit correctement sur le canapé. Elle m’offre un nouveau bisou sur la joue avant de se coller à moi. Mais au lieu de rester tranquillement sans bouger, la voilà qui se tortille sans arrêt comme si elle n’arrivait pas à trouver une position confortable.


— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Ce n’est rien ; j’ai juste un peu mal au dos.

— Oh, ça va passer.

— Bah, j’avais mal un peu ce matin en me levant, mais avec les chatouilles de tout à l’heure, la douleur a augmenté. Aurais-tu par hasard la gentillesse de me masser ?

— Bécassine, as-tu vraiment mal ? me méfié-je.

— Bien sûr ! Tu t’imagines que je ferais semblant ?


Cherchant depuis tout à l’heure toutes les occasions pour faire grimper la température entre nous, je suppose en effet un mal de dos imaginaire. Me voilà hésitant.


— Mais qu’est-ce qu’il se passe à la fin ? s’impatiente-t-elle. Tu ne veux pas écouter mes histoires, tu ne veux pas jouer avec moi, et maintenant tu ne veux pas me rendre un tout petit service. Qu’est-ce que je t’ai fait ?

— Mais rien, Bécassine, je t’assure.

— Mais si, je vois bien que tu n’es pas pareil que d’habitude. Tu m’en veux pour quelque chose ? C’est encore parce que je passe trop de temps avec Becca ?

— Non, je te jure. Calme-toi. OK, je vais te masser.

— Merci, tu es un amour, se réjouit-elle en me faisant un petit bisou sur les lèvres.


« Et merde, je me suis fait avoir en beauté ! Bon, ne paniquons pas. Ce n’est qu’un massage ; ça n’implique rien de sexuel. Rébecca sera peut-être compréhensive si elle l’apprend et ne m’arrachera aucune partie de mon anatomie. »


— Pousse-toi, m’ordonne-t-elle ; je vais m’allonger sur le ventre.

— Et moi, je me mets où, alors ?

— Tu n’auras qu’à te mettre à califourchon sur moi.


J’obéis. Mes mains se posent sur ses épaules et commencent à doucement les malaxer. Bécassine semble aux anges. J’élargis ma zone de friction et augmente la pression de mes paumes. La rouquine soupire.


— J’aime sentir tes mains sur mon corps ; c’est très agréable…


Oui, et moi j’aime poser mes mains sur son corps. Ça n’a beau être qu’un massage, pouvoir la palper me fait de l’effet et me voilà maintenant dur. Je pourrais glisser mes mains pour aller lui pétrir les seins, je suis sûr qu’elle ne dirait rien ; c’est peut-être même ce qu’elle attend. Je pourrais coller ma queue contre son cul : là encore elle ne dirait rien ; elle se frotterait même, j’en suis sûr. Il faut que je garde le contrôle. Bécassine m’indique de la masser plus bas. Je m’exécute. Une minute plus tard, ce n’est pas assez bas pour elle ; je redescends encore.


— Non, c’est vraiment tout en bas du dos que j’ai mal, se plaint-elle.


Une nouvelle fois j’obtempère, et me voilà en train de la frictionner au niveau des reins, à quelques centimètres de son si joli cul. Elle lâche un petit gémissement de bien-être.


— Hum, j’étais en train de repenser à la fois où tu m’as sodomisée. On ne l’a jamais refait, du coup.

— Tu voulais juste tenter l’expérience, lui rappelé-je. De toute façon, Émile t’a refroidie de cette pratique, et puis après tu as voulu jouer les lesbiennes.

— Mais Émile était un con ; toi, ce n’est pas pareil. Toi, tu as été très bien. J’ai beaucoup aimé que tu me prennes le cul. Et toi, tu as aimé ?

— Oui, avoué-je.

— Alors on devrait le refaire un jour, tu ne crois pas ?

— Tu es lesbienne maintenant ; et puis tu es avec Rébecca.

— Oui, je suis homo, mais toi aussi : ça ne t’a pourtant pas empêché de m’enculer. On pourrait le refaire si tu veux. Juste comme ça, entre amis.

— Un jour, peut-être…

— C’était aussi le soir où tu as voulu essayer avec une femme, mais je t’ai dit non. C’est la seule fois où tu me demandais un service, et moi je t’ai dit non malgré tous ceux que tu m’avais déjà rendus. C’est pour ça que tu m’en veux ?

— Quoi ? Mais où vas-tu chercher ça ? Je ne t’en veux pas du tout.

— Tu n’as pas essayé avec d’autres femmes ?

— Non.

— Tant mieux, soupire-t-elle. Je crois que ça m’aurait embêtée que ce soit une autre qui te fasse vivre cette expérience.

— Vraiment ? m’étonné-je.

— Oui. Tu souhaites toujours tenter la chose ?

— Euh… je pense que tu avais raison : ce n’est pas une bonne idée.

— Moi je pense au contraire que j’avais tort.


« Purée, voilà qu’elle est enfin prête à faire l’amour avec moi, ce que j’attends depuis le tout début, mais je me vois obligé de la repousser à cause des menaces qui planent sur moi. Quel cruel sort ! Saleté de Rébecca, pourquoi t’es-tu mise en travers de mon chemin ? »


— Et si je te le demande comme un service, tu le ferais ? insiste-t-elle.

— Un service ?

— Oui. Le sexe avec un homme me manque. J’ai envie de me prendre une vraie bite, pour une fois. Il n’y a qu’en toi que j’ai confiance.


La dernière fois qu’une femme m’a dit que la bite lui manquait, j’ai failli me faire écraser les bourses. Rébecca viendra finir le boulot si je touche à Bécassine. Je grimace.


— Et Becca, alors ?

— Quoi, Becca ! Ce que je fais de mon corps ne la regarde pas ! Et puis ce n’est qu’une petite baise entre amis, rien de plus.

— Elle tient beaucoup à toi. Elle serait d’ailleurs prête à tout pour te garder rien qu’à elle. Tu vas la faire souffrir.

— Si ça te rassure, elle n’en saura rien.

— Tu voudrais lui mentir ?

— Non, juste ne rien lui dire. Je te l’ai dit : ce que je fais de mon corps ne la regarde pas.


Bécassine veut que je la baise et ne veut rien dire à Rébecca. C’est parfait pour moi. Mais il y a toujours un risque que cette dernière le découvre ; et si jamais c’est le cas, j’ai intérêt à trouver une bonne cachette. Pour ma défense, c’est Bécassine qui réclame ; je n’ai rien cherché à faire.


— Alors ? s’impatiente Bécassine, tu veux bien ?

— C’est d’accord.

— Merci. Tu… tu es un amour.


Elle se retourne sur le dos et enlève sa nuisette. La voilà offerte à moi. Je n’ai plus qu’à la cueillir après tout ce temps passé à espérer. Une étrange lueur brille dans ses yeux ; ce n’est pas comme d’habitude quand elle est excitée : il y a bien de l’excitation, mais il y a autre chose qui lui donne un air plus fragile. Elle semble aussi plus nerveuse. Elle me fait fondre de désir… Mon Dieu, j’arrive à peine à me rendre compte que je vais lui faire l’amour ! Je retire mes vêtements. Nous ne nous lâchons pas du regard pendant l’opération.


— Tu peux m’embrasser ?


J’obéis avec plaisir, et nos bouches se soudent. Ses bras passent dans mon dos et me serrent fort contre elle. C’est intense. Finalement, nos langues se démêlent et ma bouche descend le long de son corps en semant des petits bisous au passage.


— Non, pas de cunni, déclare Bécassine. J’en ai eu plus qu’il fallait ces derniers temps. Je veux te sentir en moi. Maintenant.


OK, mais avant je m’occupe un peu de ses seins, les caresse, les palpe, les suçote. Bécassine s’impatiente et attire mon visage à elle, et nos bouchent se collent de nouveau. Je positionne mon gland à l’entrée de son intimité. Je sens déjà une douce chaleur. Ses jambes s’enroulent autour de moi pour m’attirer en elle. Je la pénètre, et Bécassine me mord la lèvre en réaction. Le passage, parfaitement lubrifié, se fait sans encombre. Je démarre une sensuelle série d’oscillations et me retrouve plongé dans un océan d’extase.


Bécassine me serre contre son corps ardent. Sa bouche ne semble pas vouloir abandonner la mienne. Ses mains se promènent tendrement le long de ma colonne vertébrale, puis parfois, quand je m’enfonce profondément en elle, ses ongles me laissent une traînée de feu sur le dos. Nos corps se répondent l’un à l’autre, s’accordent sur la même longueur d’onde.


C’est encore plus merveilleux que ce que j’imaginais. Depuis le début, je l’ai toujours beaucoup désirée ; mais aujourd’hui j’ai appris à la connaître, à l’apprécier et à m’attacher à elle, ce qui rend l’expérience encore plus émouvante. Finalement, je me dis que ce n’est peut-être pas un mal d’avoir attendu si longtemps avant d’avoir la chance de faire l’amour avec cette adorable femme. Je me sens en phase avec elle, je me sens en communion ; j’ai l’impression de ne plus faire qu’un avec elle.


Mon sexe pulse ardemment en elle. Ma ferveur est toute tournée vers cet être sublime, vers ce corps que je vénère depuis le premier jour. Bécassine gémit fortement, me prie de la prendre plus vigoureusement, réclame ma bouche et mes mains. Je m’évertue à la satisfaire avec une passion et une dévotion toutes renouvelées. Mon zèle la ravit. Elle exprime son plaisir, cherche à savoir si moi aussi je savoure notre échange ; ma réponse est bien évidemment positive : je n’ai pas souvenir d’avoir déjà ressenti un plaisir si intense.


Notre union touche à sa fin. Je me sens prêt à partir, et elle aussi est sur le point de jouir. Elle veut m’entendre dire, pendant qu’elle jouit, que j’aime la baiser ; alors je psalmodie cette phrase. Elle vient. Elle m’enserre brusquement contre elle pendant son orgasme et me hurle de venir en elle. Le trop-plein d’émotions finit par avoir raison de moi : j’explose et me vide en elle comme elle me le demande.


Nous passons le reste de la matinée allongés l’un à côté de l’autre sur le canapé à laisser nos doigts se promener sur le corps de l’autre sans rien dire, de peur de briser ce moment si magique et paisible. Finalement, nos estomacs nous ramènent à la réalité vers quatorze heures et nous décidons de nous bouger. Nous mangeons dans le silence, les yeux dans les yeux, des sourires béats sur les lèvres. Nous renouvelons l’expérience plusieurs fois dans le week-end, ce qui fait que nous reprenons le boulot le lundi encore plus fatigués que nous l’avions quitté le vendredi soir.


Les semaines suivantes, Bécassine n’a malheureusement pas trop d’occasion de passer à la maison, Becca la retenant chez elle. Nous nous rattrapons cependant pendant les heures de boulot où nous manquons à plusieurs reprises de nous faire surprendre.