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De Benoit à Julie

Chapitre 5

Claire

Travesti / Trans

J’entends alors des voix dans l’entrée, puis des pas qui se dirigent vers la pièce où je me trouve.


M. Lagrange introduit alors dans le salon une jeune femme, visiblement un peu plus âgée que moi et d’environ ma taille. Très belle, brune avec les cheveux raides en une coupe au carré qui lui arrive au-dessous des oreilles. Une de ses mèches de cheveux est bleu électrique. Elle porte deux petits clous d’oreilles où sont suspendues de petites chaînes en argent. Un petit piercing dans l’aile du nez. Elle porte un long manteau de laine beige ouvert sur le devant qui n’arrive pas à cacher le petit top vert clair qui lui découvre le nombril où brille un deuxième piercing. Elle est souriante et son maquillage très bien fait accentue encore l’éclat de son visage. Sa bouche rougie attire le regard sur ses lèvres pleines. En bas, une étroite et courte jupe du même vert dévoile ses genoux ronds et ses cuisses parfaites. Ses jambes sont gainées de collants noirs fins et elle est chaussée d’escarpins à talons avec une petite bride autour de la cheville, qui, s’ils ne sont pas très hauts sont toutefois très fins.


Décidément, elle est ravissante. M. Lagrange lui ôte son manteau pour le poser sur le dos d’une chaise.


— Claire, je te présente Julie, fait M. Lagrange en me désignant de la main. Julie, je te présente Claire.

— Bonjour, sa voix est cristalline, enchanteresse, comme toute sa personne.

— Bonjour, la mienne ressemble plutôt au croassement d’un corbeau.


De loin, elle semble me jauger de bas en haut, comme M. Lagrange l’autre jour.


— C’est elle qui va t’aider, disons à avancer un peu dans ton changement d’image. Tu verras, elle est très compétente, et elle a de bonnes raisons de savoir ce dont tu as besoin. N’est-ce pas Claire ? lui dit-il en souriant.

— Oui Monsieur Alexandre, lui répond- elle.


Elle lui parle avec un évident respect, tout en baissant les yeux. Je ne suis pas idiot, ces deux-là n’ont pas une relation d’amitié, c’est autre chose, j’en parierai le peu de virilité qu’il me reste.


— Bien, tu connais le chemin Claire, je te laisse emmener Julie et l’aider à passer ce premier cap.

— Bien Monsieur Alexandre, dit-elle.


Quant à moi, je ne réponds pas, je me demande ce que va être ce premier cap.


— Et toi Julie, n’oublie pas, confiance et écoute, je compte sur toi pour obéir à Claire dans tout ce qu’elle te dira de faire.


Le ton qu’il emploie est légèrement différent de tout à l’heure. Un peu plus sec, même s’il a encore le sourire. Un ton auquel on se sent obligé d’obéir, le même qu’il utilise avec Claire en fait. Je sens que nos relations viennent de légèrement changer. Je calque instinctivement mon attitude sur celle de Claire.

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)


— Oui Monsieur Alexandre.


Je lui réponds en baissant les yeux, mais j’ai le temps de voir une lueur de contentement dans son regard.


— Et ne t’en fais pas Julie, Claire sait exactement, et il insiste sur ce mot, ce que tu es.


La phrase est lourde de sens et répond parfaitement à la question que j’étais en train de me poser.


— Tu viens ? fait Claire en me tendant la main et en me souriant.


J’avoue que je suis subjugué par ce sourire, il est tellement plein de gentillesse que je décide sur-le-champ de lui faire entièrement confiance, une si jolie créature ne peut pas être malfaisante.


Nous montons l’escalier l’une derrière l’autre. Ma position légèrement en dessous d’elle met mes yeux à hauteur de ses fesses qu’elle a bien rebondies et qui se dandinent devant moi dans sa minijupe. Curieusement, je ne suis pas attiré par ces fesses comme un homme, mais c’est plutôt mon côté féminin qui est jaloux de ce beau fessier. J’ai envie d’en avoir le même. La réflexion me surprend. Je remarque aussi qu’elle ne porte pas des collants comme je l’avais cru au début, mais des bas, retenus par un porte-jarretelles dont j’aperçois les attaches. Cela me trouble fortement, inexplicablement.


Arrivée en haut de l’escalier, elle se tourne vers moi pour me reprendre la main. Elle ne semble pas remarquer mon trouble dû à la vision que je viens d’avoir.


— Allez viens Julie, tu vas voir, on va bien s’amuser toutes les deux.


Et nous pénétrons dans la chambre. Elle me plante au milieu de la pièce, se recule de deux pas et m’examine minutieusement de haut en bas, puis de bas en haut. Fait le tour, revient en face de moi.


— Bien, il n’y aura pas beaucoup de travail, c’est une bonne nouvelle, pour toi comme pour moi. Tu verras, ça va être facile, et tu seras contente du résultat.

— Oui Madame.

— Ho non chérie, pas de madame, moi je suis juste Claire, nous sommes amies et on se tutoie d’accord ??

— D’accord Mad..., d’accord Claire.

— Bien chérie, alors un petit peu de théorie avant de commencer : une femme, c’est quelque chose de doux, de chaud, de lisse, qu’on doit avoir envie de regarder, de toucher, de caresser... tu es d’accord avec cela ?

— Oui.

— Bien, par conséquent, tu seras d’accord aussi pour dire que les poils, par exemple, ne permettent pas vraiment de rentrer dans cette catégorie.

— Non, je suppose que non.

— Donc notre premier travail va être de supprimer ces poils que je devine sous tes jolis collants, ainsi que ceux que tu dois avoir ailleurs, je pense non ?

— Oui bien sûr j’en ai ailleurs, mais...

— Pas de mais chérie, nous allons remédier à ça.

— Mais...

— Pas de mais, tu as promis d’être sage et obéissante non ?

— Oui.

— Alors commence par te mettre toute nue ma chérie.


Je m’étonne de plus en plus de mon espèce de passivité et de ma facilité à obéir aux ordres directs. Franchement, je ne me reconnais plus. Ce n’est pas la même façon d’ordonner que Monsieur Alexandre, mais c’est un ordre, c’est clair (sans jeu de mots), et j’ai envie de lui obéir, de lui faire plaisir, elle est si gentille. En deux minutes, je me retrouve en petite culotte devant elle.


— Ca aussi chérie s’il te plaît, fait-elle en désignant du doigt le dernier rempart de ma pudeur.


Je descends ma culotte de ma main gauche en essayant de camoufler mon petit sexe de la droite. D’ailleurs, celui-ci commence à faire des siennes, il se tend vers l’avant.


— Tutut, dit- elle, allons chérie, pas de ça avec moi, fais-moi voir cette petite chose.


De guerre lasse, une fois de plus, j’obéis et enlève ma main, mon pénis se tend vers l’avant, ridicule crayon de chair.


— Bien, mais c’est tout mignon ça,


Elle caresse rapidement mon sexe en passant la main dessous. Une goutte perle aussitôt au bout.


— Eh bien, ça réagit vite dites donc, dit-elle avec un grand sourire. C’est bien, c’est bon signe pour la suite ma chérie, tu vas voir, je vais faire de toi la plus jolie des jeunes filles du campus.


Dire que je suis rouge de honte serait-il utile ? Je m’aperçois à ce moment-là qu’elle porte une petite mallette à la main gauche. Elle la pose sur le lit, l’ouvre et après avoir farfouillé dedans sort une fiole d’un produit verdâtre. Elle me la tend.


— Tiens chérie, tu vas prendre une douche et te savonner avec ce produit. Tu passeras bien partout, sauf la figure et tes cheveux, tu fais mousser, tu attends 5 minutes et tu rinces abondamment.

Je prends la fiole.

— Sauf les cheveux ??

— Oui chérie, si tu ne veux pas être chauve, dit-elle en éclatant de rire.


Je pense à une boutade et me dirige vers la salle de bain. Je fais ce qu’elle m’a dit, me mouille partout, passe le produit sur la totalité de mon corps, sauf la tête, laisse mousser puis je compte jusqu’à 300 et enfin je commence à me rincer avec la pomme de la douche. Et là, avec la mousse du produit, je vois partir mes poils par poignées. Même si je n’ai jamais été très poilu, cela fait tout de même drôle, les jambes, le sexe, la poitrine, les aisselles, même les bras se retrouvent bientôt brillants comme un bijou, et pas un poil n’a résisté au produit, l’effet est extraordinaire. Ma peau déjà blanche a l’air de briller d’un drôle d’éclat. Claire entre dans la pièce.


— Et bien voilà chérie, mais tu es magnifique dis donc, tiens sèche-toi vite,

Et elle me tend une serviette de toilette avec laquelle je m’essuie rapidement, puis elle repart dans la chambre en me lançant un :

— Suis-moi !!!


De nouveau au centre de la chambre, face à Claire. Elle me prend la serviette des mains, me retourne par les épaules pour me mettre face à la grande glace.


— Alors ?? dit-elle d’un ton interrogateur.


J’en reste sans voix : un corps de femme. Certes pas de poitrine et un sexe entre les jambes, mais franchement sans ça un vrai corps de jeune fille, pas de poils, lisse, agréable à regarder je le pressens. Même mes tétons ressortent et font comme un début de poitrine.


— Mon Dieu c’est fou, dis-je en portant une main devant ma bouche.

— Génial non ? dit-elle, et attends, ce n’est que le début.


J’ai du mal à m’arracher à la contemplation de ce corps, de mon corps, de celui de Julie, la jeune fille qui est en train de naître. Je lève les bras pour admirer ma silhouette, les aisselles nues comme celles de Cha, c’est elle ma seule référence féminine finalement.


— Allez viens, tu vas te faire mal aux yeux, dit Claire, ironique.


Je me tourne vers elle et je m’aperçois que pendant ma douche, elle a installé un peu de matériel dans la chambre. Une chaise devant la coiffeuse avec une blouse de nylon, des brosses, des outils dont je ne connais même pas le nom.


— Viens t’asseoir chérie, me dit-elle en me montant la chaise.

— Qu’est-ce que tu vas me faire ?

Je suis un peu anxieux.

— Tu ne crois pas qu’il est un peu tard pour t’inquiéter chérie ? Et franchement, tu as matière à regretter jusque-là ?


Vaincue une fois de plus, je m’assieds sur la chaise.


— Et puis franchement, continue-t-elle, rien de vraiment important ou définitif rassure-toi, tout ce que nous avons fait ou allons faire sera facilement balayé si tu le décides. Les poils repoussent rapidement tu sais, c’est d’ailleurs pour cela qu’il faut s’entretenir régulièrement.


Afin que je ne puisse pas suivre ce qu’elle fait, elle cache la glace en posant la serviette dessus.


— Voilà, la surprise à la fin !!! Allez détends-toi, tu verras ça ne sera ni long ni désagréable.


Je suis son conseil et repose ma tête en arrière, et essaye de me détendre, j’avoue que le ballet de ses mains sur ma figure et ma tête me calme rapidement et fait naître un bien-être que je n’avais jamais connu.


— Bien, c’est très bien chérie, profites-en, je ne suis là que pour toi.


Elle se lance alors dans des explications de ce qu’elle fait. J’avoue que je ne comprends rien dans son charabia typique des filles, exfoliant, peau sèche, crème de ci, crème de là, mascara, blush... Une douce torpeur commence à m’envahir sous le coup de la douche, de ses caresses et ses babillages. Une légère douleur du côté de mes sourcils me rappelle à la vie.


— Aïe !!!

Je tente de me lever.

— Ho non non chérie !! On ne bouge pas, dit-elle en me repoussant du plat de la main.

— Pardon, un réflexe.

— Et évite ce genre de chose si tu veux garder tes deux yeux, me gronde-t-elle, mais je sens qu’elle sourit.


Je comprends qu’elle m’épile les sourcils. Elle doit comprendre mon angoisse.


— Ce ne sont que quelques poils chérie, ça repousse en un rien de temps, c’est bien ça le problème, me fait-elle en clignant de l’œil. Voilà ça suffira, de toute façon, tu n’es déjà pas très poilue alors...


Je la sens appliquer quelque chose sur mon visage, mes paupières puis ma bouche.


— Nous allons rester légers sur le maquillage, ce n’est pas vraiment ton genre, et tu n’en as pas besoin, juste pour rappeler que tu es une jeune fille... Allez plus que la coiffure et on est bon pour ça. Heureusement, tu n’as pas dû aller chez le coiffeur depuis quelque temps, je vais pouvoir tirer quelque chose de ta tignasse.


Elle se met à peigner, utiliser des ciseaux, projeter des produits avec des pulvérisateurs. Et sur un dernier coup de peigne.


— Allez les ongles en haut et en bas.

— Les ongles ???

— Bien oui ma chérie, tu ne penses pas qu’une jeune fille doit être jolie de partout ? Et je te rassure, le vernis, ça part en 5 minutes d’un coup de dissolvant.

— C’est vrai pardon.

— Pas de quoi chérie, je comprends ton angoisse.

— Je ne crois pas non.

— Ho si ne t’en fais pas.

— Ce n’est pas toi qui vas être la risée du campus.

— Hooooo je vois !!! Bon reprenons une ou deux petites choses. D’après ce que j’ai compris, vous tentez toi et Monsieur Alexandre une expérience qui prendra fin la veille de la rentrée ?

— Oui c’est cela.

— Bien donc la veille au plus tard, tu enlèves ton vernis, tu remets un caleçon et un pantalon et tu es de nouveau un garçon exact ?

— Oui c’est vrai, mais...

— Pas de mais, pour les poils, sous tes vêtements personne ne sera au courant. Pour tes sourcils, ça prendra peut-être 15 jours à repousser, il te suffira d’expliquer que tu t’es brûlé les poils en allumant une bûche dans la cheminée, tu serais surprise du nombre de gens à qui ça arrive. Après nous serons au mois de janvier, pour tes cheveux, un bonnet pendant quelque temps et le tout est joué. Facile non ?????


J’avoue que vu sous cet angle, cela paraît beaucoup plus aisé. Je me rassure moi-même et me détends. Cette fille a réponse à tout. Claire a compris que j’avais cessé de lutter devant son raisonnement


— Et d’ici là, tu vas bien t’amuser à jouer à la demoiselle, à mettre de beaux habits et à faire tourner les têtes des garçons...


L’angoisse me reprend, je n’avais vraiment pas envisagé ça, je pensais rester 12 jours enfermé dans la maison.


— Les garçons ?

— Mais oui chérie, une jeune fille, c’est fait pour ça, faire tourner la tête des garçons non ?

— Je ne fais pas ça pour ça, c’est juste un test de personnalité.

— Ne t’en fais pas chérie, tout viendra à temps et rien n’est obligatoire, tu verras avec Monsieur Alexandre au bon moment.

— Et puis comment veux-tu que je plaise à un garçon ?


Finalement l’idée me plairait-elle ???? Bizarre.


— Et pourquoi tu ne plairais pas à un garçon ?

— Eh bien, je ne suis pas vraiment une fille.

— Ha bon ?? Dis-moi chérie, tu penses que moi je plais aux garçons ?

— Evidemment !!!

— D’accord, dit-elle avec un grand sourire, merci pour le compliment quand même, et pourquoi chérie je plairais aux garçons ?

— Eh bien tu es magnifique, très belle, bien habillée, bien maquillée ...

— Stooop !!!! Merci je vais rougir. Et alors pourquoi serais-tu différente de moi ?

— Eh bien ... et je jette maladroitement un œil entre mes jambes.

— Hoooo je vois, tu penses que ce petit bout de chair t’empêche d’être une jeune fille sexy et séduisante ?

— C’est pas le cas ?

— Prenons les choses autrement : tu penses que je plais aux garçons ?

— Oui.

— Je te confirme, je plais à certains garçons.

— Certains garçons ?

— Oui certains, tu comprendras tout à l’heure. Bien, et tu penses que je peux te rendre physiquement aussi désirable que moi, mais que ton petit truc t’empêchera d’être aimée pour ce que tu es ?

— Oui je pense.

— Bon.


Malicieusement, elle me prend la main droite, je tente de résister.


— Laisse-toi faire chérie.


Je me détends et me laisse guider. Elle prend ma main et la passe sous sa jupe et la pose entre ses cuisses, là où devrait se trouver...


— Bon sang !!!


Je crois sentir... Oui je lève les yeux vers elle, elle me lâche la main, mais me laisse faire en souriant. Sous le tissu d’une petite culotte, j’ai l’impression de sentir le frère jumeau de ce que j’ai entre les cuisses.


— Tu es... ??

— Oui comme toi amour.

— Oh mon Dieu, mais tu es si belle...

— Merci, mais quel est le rapport ???

Je ne sais quoi répondre.

— Et franchement question beauté quand tu vas te voir...

— Arrête.

— Ho non tu vas voir.

— Tu as fini ?

— Non encore le vernis.

— D’accord.


Et je lui abandonne mes pieds et mes mains pendant dix minutes, le plaisir de se laisser faire, finalement j’y prends goût, surtout maintenant que je sais ce qu’elle est.


— Bien, j’ai fini, annonce-t-elle, je t’ai mis un petit rose, après tout pour le moment, tu es encore une très jeune fille, dit-elle en rigolant.


J’avoue que je ne comprends pas trop le raisonnement, mais je ne la contrarie pas.


— Allez lève-toi, on s’habille maintenant.


Je me mets debout et essaye d’atteindre la serviette sur la glace.


— Tutu tut coquine, on ne regarde que le produit fini.


Je me dirige vers le tas de mes vêtements abandonné par terre.


— Non non, tu ne vas pas remettre ça !

— Quoi d’autre ?

— C’est prévu, sois patiente.


Elle s’avance vers le lit. Je remarque qu’un paquet de vêtements a été déposé dessus.


— C’est Monsieur Alexandre qui les a choisis pour toi, ils te définissent, tu verras, tu vas être surprise. Ha, j’en profite pour te dire, à partir de maintenant, tu dois bien faire attention quand tu lui parles, c’est Monsieur Alexandre, pas Monsieur tout court ou Monsieur Lagrange, c’est compris ?

— Oui, mais pourquoi ?

— Tu comprendras chérie, contente-toi de suivre mes conseils.


Je ne cherche pas à comprendre, trop attiré par le tas de tissus, curieux déjà.

Je m’approche du lit, impatient de voir ce que M. Lagrange, pardon Monsieur Alexandre souhaite me voir porter.

J’avoue en cet instant avoir envie de lui plaire. Je tends la main, pour m’apercevoir que mes doigts se finissent par de ravissants ongles nacrés de rose, légèrement pointus, je regarde Claire d’un air interrogateur :


— Je t’ai posé des faux ongles en attendant que les tiens poussent, pas trop longs, juste ce qu’il faut, et la couleur, je l’appelle rose salope, me dit-elle, je sens une provocation dans ses yeux, me défiant de la contredire ou de faire une réflexion, elle continue : bien différent du rose jeune fille innocente, bien plus clair non ????


Je n’ose pas trop lui répondre, je sens qu’il y a là un truc à creuser, plus tard. Je jette tout de même un œil sur mes pieds, je confirme, en bas aussi, même couleur rose... salope. Je reviens aux vêtements. D’abord sur le dessus une paire de collants blancs, je les prends en main, pour m’apercevoir que ce ne sont pas des collants, mais ... des bas, fins, avec une couture et un talon renforcé.


— Hooo ...

— Eh oui chérie, finie la petite fille, bonjour la jeune fille, rit-elle, ce sont de vrais bas de nylon, à l’ancienne, la classe chérie.

— Mais je ne sais pas mettre ça !!!

— Ne t’en fais pas, tatie Claire est là pour t’aider.


Vient ensuite une chose gris perle, assez rigide, avec des rubans et des cordons, qu’on dirait légèrement matelassée, je ne sais pas trop comment la prendre. Voyant mon embarras, Claire me prend la chose des mains et la positionne de façon à me la présenter à l’endroit :


— C’est un corset chérie, ça va servir à tenir les bas, affiner ta taille, et former ta poitrine.

— Ma poitrine ?

— Eh bien oui chérie, une jeune fille sans poitrine, ça n’existe pas !

— Mais je n’ai pas de poitrine ?!

— Tu es innocente chérie, tu vas voir.


Il reste une petite culotte, blanche aussi, petit triangle transparent devant, et juste un ensemble de cordons derrière.


— Ca doit faire mal non ??

— Non, on prend vite l’habitude, et je te ferais remarquer que d’un coup, ça devient un avantage d’avoir un petit sexe.

— T’es bête !!!


Effectivement, un pénis normal là-dedans, ça ne doit pas tenir. En ayant fini avec les dessous, je passe au reste. Une superbe jupe, assez courte, gris clair, plutôt étroite d’après ce que je peux en juger, mais avec une haute ceinture, elle doit remonter haut sur le ventre. Vient ensuite un chemisier blanc, enfin transparent plutôt, surtout en haut, je suppose que c’est pour montrer le haut de la poitrine et les épaules, c’est très sexy.


— C’est pas un peu trop ??... Je laisse ma phrase en suspens.

— Un peu trop quoi ?? Sexy ? Mignon ? Glamour ?

— Ben tu vois quoi, ça montre beaucoup non ?

— Non !


C’est assez définitif.


— Si Monsieur Alexandre te veut comme ça, tu mets ça chérie, tu ne discutes pas !!!

— Mais ...

— Tuuuut, tu te rappelles ta promesse ???


Je ne peux qu’acquiescer.


— Donc on ne discute pas !


Pour finir, il y a par terre, deux petits escarpins noirs vernis, le bout rond, avec une bride pour mettre autour de la cheville et des talons fins d’environ 5 centimètres.


— Mon Dieu, c’est haut.

— Mais non, tu vas voir, bientôt tu mettras des choses bien plus hautes, il suffit de s’entraîner un peu.


Je ne percute pas à ce qu’elle sous-entend.


— Bien, allez, on ne va pas y passer la nuit jeune fille, action maintenant !!!

— Par quoi on commence ???

— Les imbéciles commencent par la culotte.

— Les imbéciles ???

— Ben oui, parce qu’une fois que la culotte est prisonnière entre les jarretelles, tu fais comment pour la descendre ????

— J’avoue ne m’être jamais penché sur le sujet.

— Eh bien voilà, donc on commence par les bas, et dans ton cas, juste derrière ce sera les chaussures.

— Pourquoi juste derrière ???

— Parce qu’une fois que tu auras passé le corset ma chérie, pour te baisser et mettre tes chaussures, ça risque d’être compliqué.


Et elle part dans un grand éclat de rire.


— Je ne me serais jamais douté que c’était si compliqué.

— Eh oui, c’est ça le drame, les garçons ne se doutent jamais de ce qu’on fait pour leur plaire.


Puis nous passons à l’action comme elle dit. Elle me montre comment enfiler et positionner les bas sur mes mollets et mes jambes. La couture doit être bien droite derrière, le renfort du talon ni trop haut, ni trop bas, et surtout les deux jambes bien symétriques. La sensation des bas sur mes jambes nues et fraîchement épilées est tout simplement extraordinaire. Une fraîcheur que je n’avais jamais ressentie. Ensuite, elle me fait asseoir sur le lit afin de passer les escarpins, voir mes pieds recouverts des bas entrer dans ces chaussures de femmes, je suis sur un petit nuage, je ne sais plus où je suis ni qui je suis. Elle me fait ensuite me relever en me tenant. Elle fait bien, je n’ai jamais porté de talons, et je tangue lamentablement sur mes jambes peu assurées. Elle me retient de justesse avant que je ne me retrouve par terre.


— Ne t’en fais pas, ça va vite venir, ce n’est qu’une petite habitude à prendre, ce n’est plus ton talon qui équilibre ton corps, mais le devant de ton pied, appuie-toi sur la plante du pied, et plus sur le talon, tu verras ça ira mieux.


Je suis ses conseils bien entendu, effectivement je retrouve un semblant d’équilibre, mais je ne suis pas prêt de courir un 100 mètres. Je le lui dis.


— D’un autre côté, ce n’est pas ce qu’on te demande chérie, sourit-elle. Allez, le corset !!!


Elle me fait faire un demi-tour pour se positionner derrière moi, elle prend la chose et la tient devant moi en passant ses bras de chaque côté de mon corps. Elle commence à poser le corset, l’attache avec des agrafes sur le devant.

Elle me montre ensuite comment mettre les porte-jarretelles en tendant bien les bas et en les remettant droits. Le haut du corset arrive juste au niveau de ma poitrine, on dirait qu’il y a une espèce de soutien-gorge avec des petits renforts de tissus dedans. Les renforts viennent se positionner juste sous mes tétons qui reposent dessus, c’est prolongé par un petit triangle transparent avec une bretelle qui passe sur mes épaules.


— Bon, c’est là ou tu vas me maudire mon cœur.

— Pourquoi tu dis ça ???

— Tu vas voir.


Et elle commence à tirer sur les cordons du corset pour le faire se resserrer. L’effet est immédiat.

J’ai le souffle complètement coupé et je suffoque, je ne peux empêcher un gémissement de reproche.


— Claire ??????


Sa voix à mon oreille est douce, persuasive, mais sa main reste ferme et ne relâche pas les cordons.


— Ce n’est rien chérie, sois calme, respire doucement, par à coups, pas de respiration profonde, calme.


Elle me parle pendant ce qui me semble une éternité, je finis par me calmer, je trouve mon rythme, l’endroit où il faut aspirer l’air.


— Allez encore un petit coup.


Elle resserre un peu plus les cordons, mais cette fois, je ne suis pas surpris et arrive à ne pas perdre mon souffle. J’ai tout de même mal, comme si on me coupait en deux.


— Ca va aller ma puce, me glisse-t-elle à l’oreille, ça va aller, tu vas prendre l’habitude, c’est l’affaire de quelques minutes.


Elle continue de me soutenir tout en laçant les cordons derrière mon dos, elle finit de placer les attaches et ajuste les bretelles. Je retrouve enfin mon souffle, respire par petites saccades.


— Pourquoi ?

— C’est nécessaire mon cœur, je te l’ai déjà dit, affiner ta taille, tu verras le résultat est... formidable.

— J’espère parce que là, je vais mourir ...

— Non, quand même pas, si ça devait être le cas, ça serait déjà fait.


De nouveau son sourire envoûtant. On reste encore comme cela quelques instants, le temps que mon cœur se calme et que je retrouve une respiration normale, enfin presque, j’ai l’impression de ne fonctionner qu’avec un quart de mes poumons, ma respiration est difficile, mais je commence à prendre la bonne façon.


— Tu tiens debout toute seule ?

— Oui ça ira.


Je la sens qui me lâche, elle prend la culotte sur le lit, et à genoux devant moi me la présente.


— Je te préviens que je ne serais pas toujours là pour t’habiller princesse.


Mais je sens que ce n’est pas vrai, elle sera toujours là pour moi, je le vois dans son regard, dans son sourire, je crois que j’ai trouvé le pendant de Charlotte. Décidément, j’ai la côte avec les filles ... spéciales. Drôle de moment pour penser à Charlotte, il faut que je l’appelle en plus, ça fait des jours que je n’ai pas eu de nouvelles, je devrais m’inquiéter. Claire remarque mon absence passagère.


— Un souci chérie ?

— Non, ça va, je pensais à ma copine.

— Ha, la fameuse Charlotte.

— Tu la connais ??

— Non, mais j’en ai entendu parler, il paraît que vous formez un drôle de couple toutes les deux, une lesbienne et une jeune fille en devenir.

— C’est mon amie, mon amour, ma vie.

— Tu es bien lyrique, mais je te rappelle que pour le moment, t’es une bien jolie salope et elle est loin de toi ta chérie.


Je sens une rancœur dans la voix de Claire.


— Pardon, je ne voulais pas te vexer, mais jusqu’à aujourd’hui, je n’ai eu que Charlotte dans ma vie.

— Pardon à mon tour, je sais ce que tu as vécu, j’ai vécu la même chose tu sais, sauf que moi je n’ai pas eu de Charlotte.

— Je suis désolé pour toi, mais si tu veux moi, je pourrais être là pour toi si tu as besoin.

— C’est gentil, je sais que ça vient du fond du cœur, je te remercie, allez enfile ça.


Je m’exécute, elle remonte la culotte le long de mes jambes, tente de faire rentrer mon pénis dedans, mais le coquin choisit ce moment pour se dresser. Entre les caresses sur les bas, la position de Claire à mes pieds, le moment d’émotion que nous venons de vivre, et le fait que Claire le touche pour essayer de le faire rentrer dans le petit bout de tissu transparent, il décide de se manifester au plus mauvais moment. Claire me regarde par en dessous, elle a mon truc dans la main, alors ni une ni deux elle plonge dessus et l’enfourne dans sa bouche. La surprise, la chaleur et l’humidité de sa bouche, sa langue que je sens entourer mon sexe, je ne peux me retenir longtemps et j’éjacule pour la deuxième fois de la journée.


Claire attend quelques secondes que j’ai fini d’expulser mon sperme. Je sais que la quantité ne doit pas être énorme, car je connais mes capacités limitées. Lorsque j’ai fini, elle sort mon sexe de sa bouche en serrant les lèvres, pour que rien ne s’échappe, puis elle se lève. Elle est en face de moi, nos bouches et nos yeux à la même hauteur. Elle passe alors sa main derrière ma nuque, pousse ma tête vers l’avant et pose sa bouche sur la mienne. Instinctivement, j’ouvre les lèvres, c’est la première fois qu’une fille m’embrasse, c’est la première fois qu’on m’embrasse tout court. Sa langue se précipite dans ma bouche, entoure ma propre langue, je ne peux que subir cet assaut, mais c’est si bon, je me laisse faire avec bonheur, lui ouvre encore plus ma bouche, elle presse nos corps l’un contre l’autre, sa main droite derrière ma tête, sa main gauche plus bas dans mon dos. Ca dure une éternité, mais j’aurais aimé que ça ne s’arrête jamais.


Je me fonds en elle, nous ne faisons plus qu’un corps. Même si je n’ai jamais embrassé quelqu’un de cette façon, je m’aperçois qu’elle a un drôle de goût, et je comprends bien vite qu’en fait, c’est mon propre sperme que je suis en train de goûter. Elle ne l’a pas avalé, mais me l’a rendu direct. C’est une coquine. Le goût est bizarre, un peu amer, un peu sucré, mélange de mon sperme et de sa salive. C’est elle qui prend l’initiative d’arrêter. Elle relâche la pression et recule la tête. Elle me fixe dans les yeux, m’observe.


— Désolée, j’en avais trop envie.


Je ne sais pas trop quoi dire. Avouer que c’est la première fois ? Lui dire combien c’était formidable, qu’après ça, elle peut me demander ce qu’elle veut ?

Je sens que rien ne serait à la hauteur de ce qu’il vient de se passer.

Nous sommes encore l’un contre l’autre, je prends soudain conscience que quelque chose de dur est coincé entre nous, à la hauteur de mon propre sexe, mais je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas le mien. Alors une impulsion folle, sans réfléchir, je me mets à genoux devant elle, je relève sa jupe, et devant mon nez se retrouve son propre sexe, tendu par l’excitation. Je fais la même chose qu’elle tout à l’heure, je sors son sexe de sa petite culotte, je le tiens délicatement entre mes doigts, c’est le premier pénis autre que le mien que je tiens. Il ressemble tellement au mien. Je lève les yeux. Je croise le regard de Claire, je ne sais pas trop quoi y lire. Du défi ? De l’envie ? Une prière ?


Je baisse les yeux et le prends dans ma bouche, je fais comme elle tout à l’heure, le serre avec ma langue à l’intérieur. Cette sensation est nouvelle pour moi. J’ai un sexe d’homme entre les lèvres. Certes petit, certes d’un drôle d’homme en fait. Mais c’en est un quand même, je sens que je bascule, me sens devenir femelle, plus que femme. Je tète ce sexe comme si ma vie en dépendait, il est dur, j’aime ça. Claire a posé ses mains de chaque côté de ma tête et me guide. Bientôt, elle m’immobilise, mais continue à faire des aller-retour avec son bassin. En fait, elle se sert de ma bouche comme d’un sexe de femme. Je la laisse faire, je me laisse guider, je suis là pour son plaisir. J’aime ça, qu’elle se serve de moi. Je sens un changement, elle se raidit, avance son sexe loin dans ma bouche, presque dans ma gorge. Je sens des soubresauts remonter dans sa tige, je sais ce qu’il va se passer, mais je l’attends avec enthousiasme.


Et soudain, elle éjacule en moi, dans ma bouche, je pressens qu’il y en a un peu plus que dans ma propre éjaculation, mais je mets un point d’honneur à tout avaler, j’aime son goût, frais et musqué à la fois. C’est elle encore qui me repousse gentiment, me libérant de son emprise. Elle m’aide à me relever. Elle me regarde une fois de plus dans les yeux.


— Tu n’étais pas obligée.

— J’en ai eu envie.

— En tout cas, tu es douée, on va faire de toi une belle petite salope tu vas voir.

— Ca fait deux fois que tu me traites de salope.

— Ca te gêne ?

— Plus maintenant.


Elle a un grand sourire qui illumine toute sa personne.


— Super, tu vas voir on va bien s’amuser. Allez il faut se bouger, sinon Monsieur Alexandre va se demander ce qu’on bricole.

— On dirait que tu en as peur ?

— Ce n’est pas ça. Mais je ne peux pas t’expliquer pour l’instant, il faut que tu me fasses confiance.

— Tout ce que tu veux.

— Fais attention avec ce genre de promesses, on ne sait jamais où cela pourrait t’emmener.

— Pourquoi tu dis ça ?

— Fais attention c’est tout.


En quelques gestes rapides, elle remet de l’ordre dans sa tenue, puis dans la mienne.


— Heureusement que le maquillage est de qualité sinon il aurait tout fallu refaire.


Elle paraît me gronder, mais je sais que son sourire dit le contraire. Elle m’examine minutieusement pour voir si rien n’a coulé ou débordé.


— Allez, il faut finir.


Comme elle m’a passé la culotte tout à l’heure, elle me présente la jupe. Comme je le pressentais, elle est plutôt étroite et j’ai du mal à lui faire passer le seuil de mes hanches. Elle monte très haut, le haut de la jupe est quasiment à hauteur de mon nombril, le bas est à mi-cuisse, ouverture sur le côté qui laisse entrevoir le haut du bas. La jupe est tellement serrée que j’ai du mal à écarter les cuisses. Entre les talons et la jupe, je me demande comment je vais descendre les escaliers. Claire me passe ensuite le chemisier, m’aide à l’enfiler, rentre le bas dans la jupe, en ferme le zip, je la sens comme une deuxième peau. Elle ferme ensuite les boutons sur le devant, tous jusqu’au dernier, j’ai un peu l’impression que ça va m’étrangler, je le lui dis.


— Désolée, mais là c’est fermé jusqu’en haut, on verra plus tard.


Je ne discute même plus, elle a pris le pas sur moi. Définitivement. Dernier coup de peigne. Elle se recule, me regarde, fait le tour.


— Bon, ça m’a l’air pas mal. Tu veux voir le résultat ?

— J’ai peur.

— De quoi ma puce ?

— Je ne sais pas, de ne pas faire l’affaire, d’être déçue du résultat, que sais-je.

— Déçue du résultat ?? Chérie, tu me vexes.

— Non, pas par rapport à toi, mais moi.

— Ho toi mon cœur tu es le sujet idéal, je te défends d’en douter.


Puis la main sur la serviette qui cache le miroir.


— On y va ?


Je prends une grande respiration.


— Aller à trois.

— 1...,2...,3...


Et elle arrache la serviette.

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