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Bérénice

Chapitre 7

Erotique

13.

Bérénice se mit en silence radio pendant la semaine. Elle ne décolérait pas. Intérieurement s’entend. Car il n’était pas question que Patrice se doute de quoi que ce soit. Damien l’avait beaucoup déçue. Lui si charmant, si prévenant, si gentil, avait soudainement dévoilé son coté obscur, bestial. Elle s’interrogeait sérieusement sur la suite de leur relation.

Elle écouta les sms et messages d’excuses, de repentir avant de les effacer sans y répondre.

Les fêtes de fin d’années passèrent. Elle ne répondit pas au message de bonne année de Damien.


— dis-moi, je vois que tu ne t’ennuies pas pendant que je bosse le vendredi soir, dit Bérénice après avoir fait l’amour avec son mari

— que veux-tu dire ?

— j’ai vu sur l’ordinateur les sites que tu as visité pendant que je n’étais pas là.

Patrice se raidit légèrement. Malgré son age, il réagissait comme un gamin prit en faute.

— tu veux changer de sexe ?

— ça va pas non ! C’est juste que …

— que quoi mon chéri ? Tu as viré ta cuti ?

— nooon ! C’est juste que …

— allez, accouche !

— ben, c’est que les transsexuels et travestis m’excitent beaucoup. Voir ces hommes, enfin ce qu’il en reste, dans leurs dessous sexy, être plus féminines que les femmes, ça me rend fou.

— c’est sympa pour moi ! dit Bérénice en frappant le torse de son mari.

— mais non, tu es très sexy aussi. Même si j’aimerai te voir plus souvent en porte-jarretelles. Mais tu as de très jolis dessous et tu mets des talons hauts tout le temps. Tu es très belle et très sexy. J’ai beaucoup de chance de t’avoir.

— c’est ça raccroches-toi aux branches, répondit-elle.

Elle ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour Damien. Oui, mon mari chéri tu as beaucoup de chance de m’avoir. Mais certains ne s’en sont pas rendu compte.


— donc comme ça, les travestis t’excitent ?

— oui. J’aimerai bien en croiser un une fois, juste comme ça.

— et tu coucherais avec lui ?

— euh, non quand même pas. Ça reste des hommes à la base et je ne suis pas pédé

— mais imagine, tu dragues une nana en boite par exemple, super sexy, elle t’entraine dans les toilettes, tu la baises mais elle ne te propose que son cul. Tu prends un pied d’enfer. Mais quand elle se retourne tu te rends compte que c’était un travelo. Alors ?

— oui, c’est vrai que vu comme ça …

— ah tu vois ! Tu n’es pas pédé, mais enculer un travesti très féminine et très sexy pourrait être possible.

— oui. Tu as raison. Mais il faut qu’il soit très féminine et très sexy. Au moins comme toi, ajouta-t-il avec un regard coquin.

— flatteur ! Ca ne suffira pas à m’amadouer.

— qu’est-ce qu’il faut que je fasse alors ?

— je ne sais pas. Je vais y réfléchir… Dis-moi, est-ce que tu aimerais que je me rase la foufoune ?

— j’aimerai bien. Mais je n’ai jamais osé te le demandé. J’ai eu peur que tu me prennes pour un taré.

— ah les mecs. Faut vraiment que vous arrêtiez les films de cul. Ça vous donne des idées à la con. Va falloir que vous compreniez que les femmes qui jouent là dedans n’existent pas dans la vraie vie.

— pourquoi tu dis ça ? demanda Patrice, surpris par cette remontrance.

Bérénice s’aperçut qu’elle avait tenu le même discours à Damien. Sans le vouloir, elle venait de se trahir.

— c’est une discussion que l’on a eu avec une cliente, il y a pas longtemps. Son mari voulait, comme toi, que sa femme soit sexy, le minou tout lisse, qu’elle avale, etc., etc. Pff, vous êtes lourds parfois.

Patrice ne savait plus quoi dire.

— je suis désolé, dit-il. Je ne l’avais pas vu comme ça. Je te laisse faire ce que tu veux, comme tu veux.

— non, c’est moi qui m’excuse. Je n’aurais pas du me facher.

Elle embrassa son mari pour se faire pardonner et tout doucement, elle descendit vers son membre, lui fit une gâterie et avala la semence.

— alors, heureux ? demanda-t-elle

— aux anges ! Merci mon amour. Merci beaucoup.


Bérénice éteignit la lumière et tourna le dos à Patrice. Il se colla contre elle et la serra dans ses bras.

Elle repensa à l’aveu de Patrice : il était subjugué par les travestis et souhaitait même en rencontrer un, à condition qu’il soit très féminine et très sexy. Elle était loin d’imaginer une telle chose de sa part.


Les journées passèrent lentement. Damien lui envoyait régulièrement des messages d’excuses, lui disant qu’il était prêt à tout pour se faire pardonner, qu’il lui ferait tous les cadeaux du monde. Ça partait d’un bon sentiment, mais fallait pas qu’il exagère trop non plus.

« A tout », disait-il. Oui, mais dans quelle limite ?


Bérénice prit rendez-vous chez son esthéticienne. Et pour la première fois de sa vie, elle se fit épiler intégralement. Première fois et probablement la dernière. Si l’épilation normale n’était pas agréable, celle de son intimité fut d’une douleur presque insupportable. Patrice avait intérêt à bien en profiter.


Et il en profita, lui donnant plusieurs fois du plaisir rien qu’avec sa langue. Elle comprenait enfin pourquoi et comment les lesbiennes pouvaient prendre du plaisir entre elles. Rien à voir avec la pilosité. Les femmes frigides n’existent pas, seules les mauvaises langues disent le contraire. Mais ce n’était pas encore une raison suffisante pour essayer l’amour au féminin.

Finalement, les talents de son mari la firent revenir sur sa décision. Elle reprendrait rendez-vous pour une nouvelle épilation intime. Même elle avait découvert de nouvelles sensations à ses propres caresses.


14.

Il se passa un mois avant que Bérénice ne reprenne contact avec Damien. Elle arriva chez lui à l’improviste. Pour le plus grand plaisir de Damien.

— ne te réjouis pas trop, dit-elle sans même un bonjour. Je ne fais que passer.

Elle s’installa dans le canapé, croisant ses jambes en exagérant le mouvement, pour bien montrer ses bas.

— mets-toi à genoux devant moi.

Damien, soudain inquiet, obéit malgré tout. Il était suffisamment amoureux pour faire tout ce que Bérénice lui demanderait.

Une fois en place, Bérénice desserra lentement les cuisses offrant une vision imprenable sur son intimité.

— qu’est-ce que tu vois ?

— je vois que tu n’as pas de culotte, dit Damien après avoir déglutit

— mais encore ?

Damien chercha pendant quelques longues minutes.

— alors ? s’impatienta Bérénice

— ben …

— tu n’as pas l’impression qu’il manque quelque chose ?

— euh non, je ne vois pas. Désolé.

— je me suis fait épiler la chatte ! dit Bérénice en refermant le compas de ses cuisses.

Elle se releva aussitôt et se dirigea vers la porte.

— si tu veux y gouter à nouveau, il te faudra en faire autant.

Elle quitta l’appartement comme elle y était venue, sans un au revoir.

Damien resta comme deux ronds de flan. Il ne comprenait rien au message de Bérénice. « Gouter » à quoi ? « En faire autant » ?

Il secoua la tête, comme pour faire partir une illusion d’optique. Mais non, Bérénice était bien venue. Son parfum planait encore dans la pièce.


Il eut beaucoup de mal à s’endormir, cherchant en vain un sens logique à l’énigme.

En désespoir de cause, il s’avoua son incompétence et attendit le milieu de la journée pour envoyer un sms :

« qu’as voulu tu dire hier ? Je n’ai pas compris ton message. Bises. Damien »

La réponse arriva très vite :

« Très simple pourtant : si tu veux gouter à mon minou tout lisse, il te faudra être tout lisse toi aussi. Intégralement. Je veux que tu te fasses épiler de la tête aux pieds. A lundi. B. »

C’était donc ça.

Le téléphone vibra à nouveau. Damien décrocha aussitôt.

— j’oubliais de te dire : évite le rasoir et les crèmes dépilatoire. Ça fait plus de mal que de bien. Je ne saurais trop te conseiller d’aller en institut de beauté. Si tu veux, je peux te donner l’adresse du mien.

— ok, répondit laconiquement Damien, dépassé par les évènements.


Il nota l’adresse et Bérénice raccrocha. Pour rappeler aussitôt.

— autre chose : il serait bien que tu commences un régime pour perdre un peu de ta bedaine.


Damien resta interdit. La requête de Bérénice était pour le moins incongrue. Certes, il n’avait pas une pilosité très marquée. Mais pourquoi supprimer le peu de poil qu’il avait. Et pourquoi en institut. L’idée de se faire tripoter par une esthéticienne, aussi jolie soit-elle, ne l’excitait pas du tout.


Il passa la fin de la journée à gamberger, peser le pour et le contre, tenter de voir quelque chose dans l’avenir. Mais il n’était pas Madame Soleil. Et l’idée de perdre Bérénice était encore plus insupportable que l’arrachage de ses quelques touffes de poils.

Il prit son téléphone et obtint un rendez-vous pour le lendemain matin, à la première heure.


Joëlle l’accueillit avec un grand sourire.

— vous êtes l’ami de Bérénice.

— oui, c’est ça, dit Damien un peu décontenancé.

— elle était sure que vous viendriez.

— comment ça ? J’aurais pu aller ailleurs, ou ne pas venir du tout.

— disons que c’est de l’intuition féminine.

— mouais, disons … admit Damien.

— suivez-moi. Ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas si douloureux que ça.


Damien la suivit dans les escaliers menant à l’étage. Elle portait un pantalon et une blouse blanche et des sabots sans talons. « Le confort avant tout » se dit-il.

— je vous laisse vous déshabiller et vous allonger sur la table, dit Joëlle en le laissant entrer dans l’alcôve.


— comme c’est une épilation intégrale, je pense que vous devriez aussi enlever le caleçon, dit Joëlle en revenant.

Damien s’exécuta, visiblement gêné de se mettre à nu devant une inconnue. Mais Joëlle posa une serviette sur son intimité. Il fut rassuré. Jusqu’à la première bande de cire qui lui arracha un cri de douleur.

— mais c’est horrible ! protesta-t-il

— toujours la première fois. Mais on s’y fait. Maintenant vous comprenez un peu ce qu’on endure pour vous plaire.

— oui, je vois. Enfin, je sens plutôt, dit Damien, tenant de se donner une contenance malgré les larmes qui perlaient dans ses yeux.


La séance se poursuivit. Bras, torse, dos, jambes, aisselles.

— reste le plus délicat, dit Joëlle. On y va.

— au point où j’en suis…

Délicatement, Joëlle enleva tous les poils du pubis, des testicules et du périnée. Damien serrait les dents. C’était tout simplement de la torture. Et malgré le contact des mains douces de l’esthéticienne, il n’avait vraiment aucune envie de bander.


Joëlle massa son corps rougi avec une huile relaxante. Elle en fit autant avec son intimité. Mais il sembla à Damien que Joëlle s’y attardait plus que de raison.

— je vous laisse reprendre vos esprits et je reviens vous chercher tout à l’heure.


Vingt minutes plus tard, Damien régla la note. Astronomique par rapport à ce qu’il avait estimé. Et sur l’insistance et lesarguments de Joëlle, il prit un rendez vous pour deux semaines plus tard.

En sortant, son regard fut accroché par le panonceau affichant les horaires d’ouvertures. Et il comprit que Joëlle l’avait reçu une heure avant l’ouverture normale du salon.

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