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Bérénice

Chapitre 8

Erotique

15.

— alors ? demanda Bérénice en entrant dans l’appartement toujours sans dire bonjour.

— alors quoi ? demanda timidement Damien

— tu as fait ce que je t’ai demandé ?

Bérénice savait, Joëlle lui avait tout raconté par le menu. Mais elle voulait voir la réaction de Damien.

— oui. Je l’ai fait.

— montre-moi !

Lentement, comme un enfant prit en faute, Damien se déshabilla, exposant son corps imberbe. Bérénice s’avança et commença à promener ses mains sur la peau lisse.

— très bien. Très bien. Où es-tu allé ?

— chez ton esthéticienne.

— très bien.

— tu as eu mal ?

— oui un peu.

— juste un peu ?

— non beaucoup, en fait. C’est horrible.

— tu comprends maintenant ce que je dois endurer pour te faire plaisir.

— oui.

— très bien. J’espère que tu continueras à te faire épiler. Avec le temps, ce sera de moins en moins douloureux.

Damien ne répondit pas.

— bon, tu as fait ce que je t’ai demandé. Tu mérites ta récompense. Déshabille-moi.


Damien s’exécuta sans précipitation. Il ne voulait pas montrer qu’il avait attendu si longtemps ce moment. Il défit le chemisier et la jupe. Bérénice apparut dans un ensemble de lingerie blanc avec un serre-taille retenant des bas blancs.


— non, seulement quand je le voudrais, dit Bérénice alors que Damien approchait ses lèvres pour l’embrasser.

Résigné, il se remit à genou et fit glisser le string le long des ses jambes, profitant de chaque centimètre pour les caresser. Les douces effluves de son sexe montèrent à ses narines.


Bérénice s’installa dans le canapé, ouvrant largement ses cuisses.

— donne-moi du plaisir mon chéri. Mais juste avec ta langue et tes doigts.

Damien s’appliqua. Mais malgré son air revêche, il constata que Bérénice était particulièrement excitée par la situation. La fente de son sexe laissait couler la cyprine qui commençait à tacher le canapé. Il se précipita pour lécher le nectar avant que tout ne parte dans le coussin.


Un frisson de plaisir parcourut le corps de Bérénice qui se laissa aller à la caresse buccale. Damien était toujours aussi doué, peut-être plus par le sevrage. Les doigts entrèrent en action. L’orgasme arriva rapidement.

— tu es toujours aussi doué avec ta langue. Merci mon chéri. A mon tour de te faire du bien. Viens, dit-elle en tapotant le coussin à coté d’elle.


Damien ne se fit pas prier. Son sexe était tendu, presque douloureux. Bérénice se pencha et avala le membre. Mais comme lors de leur première fois, Damien était trop excité pour se retenir et éjacula dans la bouche de Bérénice.

Elle avala une partie de la semence. Le reste coula sur le sexe encore dressé.

— eh bien, il était temps que j’arrive. Bon, ce n’est pas grave. Allonge-toi. Et essaye de te retenir cette fois.

Bérénice se glissa sur lui, plaça son sexe au dessus du visage de son amant.

Ils se lancèrent dans un soixante-neuf passionné. Cette fois Damien évita soigneusement le petit trou qui pourtant était si tentant.

Damien put contenir son plaisir en ne pensant qu’à celui de Bérénice. Et ce n’est qu’une fois qu’elle eu joui, qu’il se laissa aller. Mais cette fois, Bérénice guida le sexe pour que la semence s’étale sur le ventre de Damien.


Elle se rhabilla, laissa Damien poisseux.


— à lundi ? demanda-t-elle.

— c’est toi qui décide.

— parfait.

Bérénice quitta l’appartement, sans un au revoir, sans un baiser. Le message était clair : elle n’avait pas encore digéré la pilule.


Le lundi suivant, Bérénice revint le voir et prirent du plaisir de la même façon. Mais elle lui refusait toujours les baisers et la pénétration.

— j’ai une proposition à te faire, dit-elle en se rhabillant.

— euh, je t’écoute.

— voila, la semaine prochaine j’ai rendez-vous à Nantes avec la PME pour qui je vends la lingerie. Ça te dirait de venir avec moi ?

Un sourire jusqu’aux oreilles fendit le visage de Damien.

— évidemment que ça me dit. Rien que l’idée de passer une journée avec toi …

— mais je pars jeudi soir pour revenir le vendredi en fin d’après-midi.

— pas de souci, je peux me libérer.

— ok. On en reparle lundi prochain.


16.

Comme convenu, Bérénice arriva à l’appartement de Damien le jeudi à quinze heures, trainant une petite valise derrière elle. Et comme convenu, Damien était passé chez l’esthéticienne pour une retouche le matin même.

Il remarqua qu’elle s’était faite belle, avec un maquillage un peu plus sophistiqué que d’habitude. De même, elle avait mis des bas à couture noirs et était perchée sur les Louboutin qu’il lui avait offerts et qu’elle portait en permanence.


— dis-moi mon chéri, j’ai oublié de prendre on shampooing. Tu peux aller m’en chercher. Voila la marque. Tu es un amour.

Damien sortit de l’appartement et Bérénice l’épia par la fenêtre. Une fois dans la rue, elle se précipita sur le sac de voyage de Damien, vida son contenu qu’elle posa dans son placard et y transvasa le contenu de sa valise.

Une fois fait, elle attendit son retour par la fenêtre. Lorsqu’il ouvrit la porte, il la vit en train de vérifier l’alignement des coutures de ses bas. La vision l’excita et il se retint de ne pas la prendre juste avant de partir.

— tu es très sexy. Si je ne me retenais pas …

— eh bien retiens-toi. Jusqu’à ce soir… dit-elle avec un regard plein de promesses.


C’était la première fois qu’ils allaient passer autant de temps ensemble. Et surtout, la première fois qu’ils allaient passer la nuit dans le même lit. Toute une nuit. Une nuit dont il espérait qu’une bonne partie serait consacrée à profiter des charmes de sa maitresse.


Bérénice rangea rapidement le shampooing dans le sac de Damien. Ils quittèrent l’appartement et marchèrent jusqu’à la voiture de Bérénice. Le plaisir ne laissant pas la place aux affaires, elle avait prit la Kangoo. Pas très romantique et ne cadrant pas avec la tenue sa tenue mais autrement plus pratique pour ramener les cartons de lingerie qu’elle aurait à vendre.

Elle tendit les clés à Damien, s’installa à la place passager et mit le GPS en route.

— et voila, tu n’as plus qu’à te laisser guider.


Damien sortit rapidement de la ville. Sur le début du trajet, le GPS ne servit pas à grand-chose. Il se rendait souvent à Nantes pour son travail et connaissait bien la route.

— regarde devant-toi, râla Bérénice pour la nième fois.

— faut dire que tu ne fais rien pour m’aider. Tu ne veux pas descendre ta jupe ?

— non ! Tu n’as qu’à te contrôler.

— mais j’aime regarder tes cuisses. Elles sont si tentantes.

— tu ne peux pas attendre jusqu’à ce soir ?

Damien se renfrogna et se concentra sur la route.


Bérénice ne faisait rien pour l’aider en effet. Chacun de ses mouvements faisait remonter sa jupe sur ses cuisses. La lisière de ses bas était visible depuis longtemps et attirait sans cesse le regard de Damien.

Parfois, Damien apercevait le string noir.


Ils arrivèrent malgré tout sans encombre à l’hôtel Ibis du centre de Nantes. Damien gara la fourgonnette dans le parking de l’hôtel et montèrent à la réception.

Il constata que Bérénice faisait tourner les têtes. Le claquement des talons avertissait sa présence et sa tenue fixaient les regards. Des hommes mais aussi des femmes, la plupart esquissant une moue dédaigneuse.


— tu te changes ? On va diner, annonça Bérénice en sortant de la salle de bains où elle s’était repoudré le nez.

Damien était allongé sur le lit double, pensant déjà à la nuit à venir et à tout ce qu’il allait lui faire. Il avait tant de retard à rattraper

— allez, dépêche-toi, sinon, on n’aura pas de place au restaurant.

Damien abandonna ses pensées lubriques et ouvrit son sac dont il étala le contenu sur le lit. Mais au fur et à mesure, son visage se décomposa.

— ce n’est pas mon sac !

— si mon chéri, c’est bien ton sac. Et tes vêtements pour ce soir et demain.

— mais ce sont des vêtements …

— de femme, oui. Mais suffisamment androgyne pour passer inaperçus. Allez, arrête de faire l’enfant. Habille-toi que je vois la longueur du pantalon.

Ces deux jours avaient bien commencés. Mais voilà que tout s’écroulait comme un château de cartes.

Non contente de l’obliger à se faire épiler, voila qu’elle voulait qu’il se travestisse.

— jusqu’où ça va aller ? demanda Damien, plus vraiment sur de vouloir continuer l’aventure.

— jusqu’où tu veux que ça aille. Tout dépend de toi. Si tu veux arrêter là, pas de problème. Mais tu dormiras dans le fauteuil et une fois revenu à La Rochelle, on ne se verra plus.


Toujours cette même menace.


Damien tourna et retourna les vêtements. Il y avait deux culottes en lycra bordée de dentelle, un pantalon de ville noir à la coupe droite, deux chemisiers blanc, deux paires de mi-bas et une paire de mocassins vernis.

— tu vois, c’est féminin, sans l’être vraiment. Si tu regarde bien, tu peux trouver la même chose chez les hommes.

— il n’y a pas de soutien-gorge ?

— non, on va déjà commencer sans. On verra plus tard.


Damien s’habilla. Le contact de la culotte et des mi-bas lui rappela son adolescence, quand il piquait les fringues de sa mère. Le pantalon lui allait bien et Bérénice n’eut pas de retouche à faire. Le chemisier le désarçonna un instant, le temps de comprendre que les boutons n’étaient pas du même coté.


— ben tu vois, ce n’est pas la mer à boire. Tu es très bien. Encore un peu garçon, mais pas tout à fait femme. J’adore !


Elle lui tendit une veste en laine et ils sortirent de la chambre.

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