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Bérénice

Chapitre 23

Travesti / Trans

45.

Alice, tout comme Patrice et Bérénice, restèrent en famille pour les fêtes de Noël. Par contre, Alice fut invitée pour le Nouvel An chez eux avec les amis du couple. Ils étaient cinq couples, Alice étant la seule célibataire. Le réveillon se passa dans un restaurant puis finirent la nuit en boite. Alice dansa autant avec les hommes que les femmes. Mais Patrice fut le seul à danser collé à elle. Personne ne se douta qu’elle n’était pas une vraie femme. Ou du moins, personne n’en fit la remarque.

Ils quittèrent la boite de nuit et leurs amis sur le coup des cinq heures du matin. Patrice rentra prudemment. Ce n’était pas le moment de commencer l’année par un passage en cellule de dégrisement et la perte de quelques points sur le permis de conduire.


— on n’est pas fatigué ! scanda Patrice en entrant dans le salon.

Mais il n’eut pas d’écho, si ce n’est le bruit des chaussures que les deux femmes envoyèrent promener dans la pièce.

— ne me dite pas que vous allez vous coucher ! s’exclama Patrice

— pourquoi ? Tu veux faire autre chose ? demanda Bérénice

— ben oui …

— je me disais aussi.

Elle se tourna vers Alice :

— ma cocotte, je crois qu’on va devoir passer à la casserole si on veut aller dormir.

— oui, j’en ai bien peur, conclut Alice en regardant Patrice dont le regard brillait de désir.

— bon, d’accord. Mais douche d’abord.


Patrice squatta la salle de bains du rez-de-chaussée puis s’allongea sur le lit conjugal en attendant que ses femmes finissent leurs ablutions.

Elles arrivèrent enfin, totalement nues.

— ah, les deux femmes de ma vie.

Elles se mitent chacune d’un coté et s’attaquèrent à son sexe mou, mais déjà imposant. Les langues jouaient sur la verge, leurs lèvres léchaient, aspirant parfois le gland. Parfois, elles abandonnaient la queue désormais bien dure, pour se retrouver dans un baiser passionné.


Ce fut Bérénice qui, la première s’empala sur le sexe de son mari. Elle joua avec les muscles de son vagin pour l’amener à la jouissance. La première de cette fin de nuit.

Elle se dégagea, laissant le sexe poisseux de sperme et de cyprine, pour la bouche d’Alice. A genoux au dessus de son ouvrage, elle présentait son cul au plafond. Bérénice se plaça derrière et lécha la rosette pour la préparer à être sodomisée, alternant coup de langues et introduction de ses doigts fins.

Patrice prit la place de sa femme et s’introduisit doucement dans le cul du travesti. La résistance fut moindre que les premières fois et Alice ne ressentit qu’une légère douleur qui la fit grimacer.

Bérénice s’allongea devant elle, offrant son sexe qui s’ornait d’un joli triangle de poils taillés court. Alice plongea son nez vers cette vulve luisante de mouille.

Les coups de butoir de Patrice se répercutait jusqu’au sexe de Bérénice. Alice avait du mal à se concentrer sur son cunnilingus. Sans réfléchir, elle se mit à gémir en cadence.

— allonge-toi sur le dos, ordonna patrice.

Il prit appui sur ses cuisses repliées sur sa poitrine et recommença de pilonner son cul. Bérénice vint de mettre au dessus du visage d’Alice pour se faire lécher à nouveau pendant qu’elle échangeait un long baiser avec son mari.

— oh oui, je viens, je viens, lâcha Patrice.

— attends un peu, supplia Bérénice

Elle se laissa presque tomber sur Alice, qui à la limite de l’étouffement enfonça sa langue dans le vagin.

Quelques secondes de plus, elle jouit à son tour maculant le visage d’Alice de sa mouille.

Patrice se retira doucement, laissant l’orifice béant. Bérénice roula sur le coté, redonnant de l’air à Alice qui était rouge comme une pivoine.

— alors ? demanda Patrice

— de mieux en mieux. J’accepte ta grosse queue maintenant. Bon, je ne jouis pas encore. Mais j’avoue que j’apprécie de plus en plus.

— vous mes prenez tous les deux en même temps ? demanda Bérénice.


Cette fois, elle s’allongea sur Alice, son sexe dans son anus, puis Patrice la pénétra dans le vagin. Alice ne faisait rien. De toute façon, elle ne pouvait rien faire. Par contre, elle sentait parfaitement bien le sexe de Patrice frotter contre le sien à travers la fine muqueuse.

Bérénice exprimait bruyamment son plaisir et Alice ne put se retenir et éjacula dans le boyau. Patrice continua. Mais au moment de jouir, il se retira précipitamment et se répandit sur les seins de sa femme.

Elle se dégagea du sexe d’Alice qui vint lécher la précieuse semence avant de la partager avec sa maitresse.


Bérénice quitta la chambre pour aller se doucher une nouvelle fois. Alice jouait distraitement avec le sexe de patrice qui ne tarda pas à retrouver sa vigueur.

— eh bien, tu es en forme ce matin. Il y avait quoi dans le champagne ?

— des bulles ! dit-il. J’ai encore envie de toi.

— gourmand !

— à d’autre ! Je parie que tu en as envie aussi.

— non, pas vraiment.

— menteuse ! dit-il en roulant sur elle pour l’embrasser.

Bouche contre bouche, il releva ses cuisses et chercha l’entrée. Elle s’était un peu refermée depuis tout à l’heure mais il ne fallut pas grand chose pour qu’elle s’ouvre en grand.

— oohhh ! fit Alice. Oui, c’est bon. Tu me remplis le cul.

— tu vois que tu en avais envie.

— fais-moi jouir au lieu de parler.

Patrice se déchaina. Totalement dilaté, l’anus d’Alice engouffrait sans problème le sexe presque hors norme de Patrice.

Il sortait totalement pour entrer jusqu’à la garde. Ses couilles de tapaient contre les fesses parfaitement épilées du travesti. Le sexe d’Alice, mou, ballotait dans tous les sens.

— ben décidemment, je ne peux pas vous laisser deux minutes sans que vous fassiez n’importe quoi.

— on ne fait pas n’importe quoi. Je donne du plaisir à notre amie.

— c’est vrai ma chérie ?

— han, han, oui, han, han, oui ! Oui !

— ah tu vois.

Bérénice s’installa sur le bord du lit et contempla Alice se faire culbuter en bonne et due forme.

— rhaaaa, grogna Patrice avant de se laisser aller dans le fondement d’Alice.

— je crois que je ne vais pas pouvoir m’asseoir avant un moment, dit Alice.

— mais si, ne t’inquiète pas. Tu es parfaite et je ne regrette pas d’avoir fait ta connaissance, dit Bérénice en se penchant pour l’embrasser. Bon, allez prendre une douche et venez vous coucher. C’est l’heure du dodo maintenant.


46.

Alice dut attendre le samedi suivant pour revoir Bérénice. Si elle aimait bien Patrice, sa présence n’était pas absolument indispensable. Malheureusement, Bérénice l’avait inclus dans leur jeux et Alice craignait que leur tête à tête du lundi allaient disparaître doucement.


Lorsqu’elle arriva chez le couple, Bérénice était habillé façon sport, c’est-à-dire jean-basket.

— je dois aller sur Bordeaux retrouver les enfants, dit-elle. Les soldes vont commencer mercredi. On a prévu de faire du shopping pour Justine. On va commencer par faire du repérage. Et on a à régler quelques papiers aussi. A bientôt mes chéris. Soyez sages !

Elle embrassa de nouveau Alice, puis son mari et fila.


Le silence s’installa dans la maison.

— tu veux boire quelque chose ? demanda patrice.

— euh non, je vais y aller aussi, alors.

— tu ne veux pas rester avec moi ? Tu ne m’aimes pas ?

— si, c’est pas ça. Mais sans Bérénice, ce n’est pas pareil.

— tu as peur ?

— non, répondit Alice, sans convaincre.

— on a le week-end pour être que tous les deux. Et puis, tu as déjà passé deux nuits entières avec Bérénice. Alors, je pense que pour garder l’équilibre, tu dois passer deux nuits avec moi. Ce soir. Et si tu peux, pourquoi pas demain soir. En fait, j’ai très envie d’expérimenter la vie de couple avec toi. Pendant deux jours tu remplaceras ma femme. Tu seras ma femme.

— et Bérénice ? Qu’est-ce qu’elle va dire ?

— rien ! Au contraire. On en a parlé tous les deux et c’est elle la première qui a émis l’idée

— la salope !

— oui, je confirme. Depuis que vous vous êtes rencontrées, elle a beaucoup changé de ce coté là. Et rien que pour ça, je t’en remercie. Je pensais t’offrir quelque chose pour marquer le coup. Un manteau car avec ta veste, tu me fais pitié. Tu vas où avec Bérénice pour les vêtements ?


Alice resta bouche bée. Elle n’en revenait pas. Plus ça allait, et plus elle devenait le jouet du couple. Mais d’un autre coté, elle les avait rendu plus amoureux que jamais. Et ils l’aimaient en retour, d’un amour au moins égal.


— alors ? Qu’est-ce que tu penses de mon idée ?

— ben …

— allez, dis oui, s’il te plait. Ne me laisse pas tout seul ce week-end.

— je te plais tant que ça ?

— tu n’imagines pas.

— tu es amoureux de moi ?

— d’une certaine façon, oui. Comme tu aimes Bérénice et comme Bérénice t’aime.

Le ventre d’Alice se noua, ses jambes manquèrent de se dérober et la hauteur de ses talons n’y était pour rien. Elle s’affala dans le canapé, toute chamboulée par cette révélation, qui n’en était pas vraiment une puisque Patrice le lui avait déjà faite.

— ça fait tout drôle d’entendre une déclaration d’amour, dit-elle. Car même si je suis habillée en femme, je reste un homme.

— ça te gêne ?

— non, je suis même flattée. Mais ça fait drôle quand même.

— Alice, quoi que tu penses et quoi que tu veuilles, on t’aime très fort et la vie sans toi ne sera plus la même.

Le travesti resta silencieux, réfléchissant aux éventuelles implications. Mais elle avait beau se triturer les méninges, rien ne sortait.

— on sort ?

— bon d’accord. Mais si on doit faire des achats, autant attendre les soldes.

— pourquoi attendre ? Allez, arrête de réfléchir et profite.

Alice prit quand même le temps de boire un grand verre de jus d’orange. Elle passa par les toilettes, replaça son sexe encagé et se repoudra le nez.

— tu es ravissante.


Ils se rendirent dans le centre ville, relativement peu fréquenté. Patrice tenait Alice par la taille. Un vrai couple. Ils entrèrent dans la boutique de vêtements où Bérénice et elle avaient leurs habitudes. Carole n’était pas là et ce fut la patronne qui s’occupa de trouver le fameux manteau pour Alice. Patrice insista pour qu’elle essaye une robe, rouge et très moulante. Alice avait un peu honte car elle était si courte que la lisière de ses bas en était visible.

— ça ne peut se porter qu’avec des collants, dit la vendeuse. Ou sans. Mais elle vous va bien, ajouta-t-elle, flatteuse.

— oui, très bien, ajouta Patrice. Prend là. Vous avez quelque chose de plus … classe ?

— dans quel genre ? Tailleur ? Robe de soirée ?

— je pensais à une jupe longue sous le genou et serrée.

— hum, je vois.

La patronne s’éclipsa pendant qu’Alice fermait le rideau pour enlever sa robe. Elle revint quelques minutes plus tard avec une jupe noire à fine rayures blanche, un chemisier en satin beige et une veste assortie.

— magnifique, s’exclama Patrice. Tu la prends aussi.


Alice ne savait que penser, si ce n’est qu’elle partait sur un chemin sans savoir si elle pourrait faire demi-tour un jour.

Comme promis, Patrice régla les achats, puis insista pour acheter une paire de chaussure qui pourrait aller avec ses nouvelles tenues. Il voulait absolument une paire avec une bride autour de la cheville. Un sac contenant deux boites d’escarpins, une pour la robe rouge, l’autre pour la jupe fourreau, s’ajoutèrent à ceux que Patrice tenait.

— j’ai l’impression que tu savais pertinemment ce que tu voulais.

— oui, j’avais déjà vue ces tenues sur le web et je voulais te les voir porter. J’ai hâte de te voir avec. D’ailleurs, tu ne veux pas mettre ta robe rouge pour ce soir ? Tu as des collants ?

— non, je n’en mets plus depuis longtemps. Mais où veux-tu que je me change ?

— tu n’habites pas loin, je crois. On pourrait aller chez toi.

— tu as vraiment tout prévu.

— oui ma chérie.

Ils s’arrêtèrent au Monoprix pour prendre des collants et montèrent chez Alice.

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