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Blacky le voyeur Placide

Chapitre 1

Divers

Blacky, le voyeur placide



Je suis un sympathique petit mammifère

Heureux de vivre sur mon lopin de terre,

Doté de grand yeux verts et d’une longue queue ;

La Fontaine nous disait doux, bénins, gracieux.

Je suis... ?


Je suis un redoutable chasseur qui fait rire les souris...

Quadrupède de la famille des félidés et autres mistigris,

M’exprimant en miaulant ou en ronronnant,

Portant une soyeuse robe noire avec un écusson blanc.

Je suis... ? je suis... ?


Blacky ! Le placide chat noir qui vit dans une maison avec un bipède qu’on appelle Pierre.


Maintenant que vous me connaissez un petit peu mieux, et après cette brève présentation, je vais essayer de vous raconter ce qu’il m’arrive de voir quand, certains soirs, Pierre reçoit des invités.



Au début, dès qu’un léger coup de sonnette venait troubler ma douce somnolence, je grimpais rapidement l’escalier pour me réfugier dans la chambre. Ces visiteurs – ou plutôt ces visiteuses – étaient principalement des bipèdes femelles qui venaient passer une partie de la soirée chez nous, pour partager un dîner ou discuter en regardant un film. Il y en a eu pour tous les goûts : de la blonde écervelée riant pour rien et gloussant bêtement, à la brune intellectuelle trop sérieuse.


Ces jours-là, je savais que je ne pourrais pas m’asseoir sur la table pour le regarder pendant son repas, et qu’il n’y aurait pas une longue période de jeu avant d’aller dormir. Pour Pierre, je n’existais plus ; il ignorait même ma présence, malgré tout ce que je pouvais faire pour essayer de captiver son attention, sautant sur un meuble, marchant sur les télécommandes. J’avais parfois la satisfaction d’avoir, avec mes pattes, poussé le volume de la chaîne à son maximum. Cela faisait un bruit effroyable je me refugiais, un peu terrorisé, sous un meuble, attendant que tout rentre dans l’ordre, content d’avoir pu perturber un peu la soirée.


Souvent, après ces quelques facéties et une fois le calme revenu, je sentais qu’il allait se passer quelque chose, surtout lorsque je les voyais se rapprocher l’un de l’autre et que leurs paroles se transformaient en doux murmures.

Sachant par avance comment les choses allaient se dérouler, je m’installais à la moitié de l’escalier et là, entre deux barreaux de la rampe, sur cet observatoire improvisé, j’avais une vue plongeante sur le spectacle qu’ils n’allaient pas tarder pas à m’offrir.


Pour se sentir plus à l’aise dans leurs ébats, le canapé était le plus souvent en position lit. Généralement, à l’issue du repas ils venaient s’asseoir dessus pour reprendre leur conversation, entremêlée de petits gloussements complices. Je voyais bien les mains de Pierre s’insinuer sous un pull-over ou un chemisier selon la femelle présente, et c’était alors toujours le même rituel : Pierre réussissait toujours par l’enlever à sa partenaire, qui généralement laissait entrevoir une poitrine tantôt généreuse, tantôt menue emprisonnée dans un soutien-gorge qui se trouvait prestement retiré, libérant une paire de seins qui ne demandait qu’à être longuement caressée.


Le retrait de la jupe ou du pantalon de la femelle était parfois plus compliqué, car certaines tenaient à retirer la chemise de Pierre, puis à déposer de petits baisers sur son torse. Pour y parvenir, il devait faire parfois de multiples contorsions à fin d’ouvrir ici une fermeture Éclair, là de défaire quelques boutons. Parfois, certaines se débattaient plus ou moins mollement. Il y en avait qui ne portaient pas de culotte, d’autres qui la retiraient d’elles-mêmes, et enfin – celles qui m’amusaient le plus – celles qui faisaient tout un tas de simagrées pour retirer ce minuscule bout de tissu.


Lorsqu’elles étaient enfin dénudées, beaucoup restaient étendues, lascives, exhibant impudiquement leur corps, frémissant sous les inévitables caresses que Pierre leur prodiguait tout en retirant ce qu’il leur restait de vêtements.


Chez les humains, les rapports sexuels sont bien différents des nôtres : d’un côté, ils ne pensent qu’à ça, mais font malgré tout un tas de singeries avant de se pénétrer ; tandis que chez nous, les chats, nous attendons simplement les périodes de rut des femelles.


J’avais aussi remarqué que Pierre n’était quand même pas très souple, puisqu’il n’était pas capable de se laver le sexe tout seul malgré son corps fin, alors que moi qui ai un certain embonpoint, j’y arrive facilement avec quelques contorsions. Lui, non : il fallait toujours que ce soit une de ses compagnes qui lui fasse ce nettoyage avec sa langue, puis ensuite en l’engloutissant profondément dans sa bouche.


Il procédait aussi au nettoyage de ses amies, parfois, sans doute lorsqu’ils devaient être trop pressés ; ils faisaient cela manière simultanée en se mettant à l’inverse l’un de l’autre. Pour moi, cela ressemblait à un tête-à-queue. J’avais bien souvent du mal à tout comprendre, surtout qu’un jour je l’entendis dire qu’il avait fait un tête-à-queue avec... la voiture ! Difficile d’imaginer, chez lui, une telle perversité…


De mon observatoire, j’aimais bien le voir s’agiter comme un forcené entre les cuisses largement écartées de sa partenaire d’un soir. Parfois, il m’arrivait de croire qu’il lui faisait du mal en raison de ses gémissements, de ses cris ; il me fallut quelque temps avant de comprendre que ces onomatopées devaient être l’équivalent de nos ronronnements.


Pierre pénétrait ses partenaires dans de multiples postures ; il leur fallait toujours faire une espèce de gymnastique. Qu’est ce qu’ils peuvent être compliqués… Nous, les chats, n’avons qu’une seule position, et l’accouplement se passe assez rapidement.

Pourquoi, lors de leurs ébats, enlevait-il ses lunettes? Je suis certain qu’il ne devait pas avoir une bonne vue ; si j’avais pu lui parler, je lui aurais dit – lorsqu’il s’accouplait dans une position identique à la mienne – qu’il se trompait de trou !


Parmi ce défilé, deux visiteuses venaient à la maison de manière assez régulière. Je les reconnaissais à leurs odeurs. Les vêtements de Claire sentaient le chien tandis que ceux de Catherine, malgré ses parfums capiteux, restaient imprégnés d’une forte odeur de cheval ; il m’était difficile de comprendre comment un cheval pouvait vivre dans sa maison.


Ces deux-là ne venaient ici que pour avoir une relation sexuelle. Ainsi Claire, cette petite brunette frisottée aux yeux marron qui, dès qu’elle pénétrait dans le séjour, se déshabillait très rapidement et s’allongeait sur le canapé, exhibant impudiquement un bas-ventre orné d’une toison en bataille qu’elle caressait lentement en attendant que Pierre veuille bien s’occuper d’elle.


Leur relation était différente, bien loin des mièvreries que j’avais pu voir jusqu’alors. Il ordonnait, elle obéissait. Combien de fois l’ai je vue s’agenouiller, les mains derrière le dos, engloutir avidement son sexe dans sa bouche afin de le laver ? Parfois, ressentant sans doute un manque d’application, Pierre la rappelait à l’ordre en lui cinglant doucement ses petites fesses blanches à l’aide d’un martinet. Elle semblait apprécier cela, surtout lorsque les lanières laissaient sur sa chair de fines marques rouges.


Souvent Pierre lui bandait les yeux ; elle se sentait encore plus dépendante et se laissait guider au gré de ses fantaisies, se retrouvant ainsi de temps à autre écartelée, offerte et bien ligotée aux quatre pieds de la table basse du salon. Ses petits gémissements traduisaient un plaisir cérébral. Elle pouvait rester ainsi longtemps dans cette position d’attente, les sens en éveil, sachant que la moindre caresse exacerberait encore ce besoin de jouissance qu’elle ne pouvait se procurer. Parfois leurs jeux duraient si longtemps qu’il m’arrivait de m’assoupir dans l’escalier, mais ce silence était souvent de courte durée et ses gémissements me faisaient sursauter dans ma douce somnolence.


L’autre femelle, Catherine, était plus grande et un peu plus forte que Claire ; c’était une jolie femme avec un visage ovale, et ses longs cheveux blonds lui donnaient un air de scandinave – ou plutôt de batave – bien décidée. Elle semblait très fière de sa généreuse poitrine aux tétons constamment érigés ; c’était l’image même de la femelle constamment en rut.

Dès qu’elle venait à la maison, à peine entrée, elle retirait son manteau ou son imper sous lequel elle était intégralement nue. Elle savait ce qu’elle voulait : du sexe, rien que du sexe, le sexe du mâle qui la pénétrerait et la pistonnerait longuement sans relâche. Et mon bipède, de ce côté-là, se débrouillait plutôt bien. À chacune de ses visites, je savais qu’il y en aurait pour au moins trois heures de spectacle.


Pour satisfaire ses désirs, elle acceptait avec plaisir les traitements que Pierre lui imposait. Elle était aussi masochiste que Claire et très souvent se retrouvait ligotée sur la table basse du salon, parfois à plat-ventre, offrant ses larges fesses aux lanières du martinet, appréciant ensuite d’être prise sans pouvoir bouger, incapable de caresser ce corps qui la fouillait au plus profond d’elle-même, gémissant de frustration lorsqu’au bord de l’orgasme il la laissait béante se calmer pendant quelques instants. Durant cette interruption, Pierre en profitait pour se faire laver le sexe par Catherine qui ne rechignait pas à l’ouvrage.


Parfois le mâle, voulant sans doute lui montrer son emprise, lui passait autour du cou un large collier de cuir et après y avoir accroché une laisse en métal, la faisait longuement évoluer dans la pièce ; et quand il faisait nuit, il la conduisait jusqu’au fond du jardin où, assez près des cyprès, elle devait se soulager comme une chienne.


Après cette interruption, elle reprenait ensuite sa place sur la table basse – généralement sur le dos – où elle se laissait besogner encore et encore jusqu’à ce que Pierre se vide totalement en elle.


Un soir, de manière imprévue, Claire vint à la maison, se dénudant machinalement avant de découvrir la présence de Catherine qui peu à peu reprenait ses esprits. Les deux rivales, nues, après quelques invectives, en vinrent rapidement aux mains, se battant, se griffant, se tirant par les cheveux. Même nous, les chats, n’avons pas entre nous cette cruauté pour régler nos rivalités.


Finalement, Catherine prit le dessus et Claire, devenue passive après une sévère correction, subit mille tourments de sa tortionnaire qui l’avait ligotée écartelée sur la table. Elle dut la laver avec sa langue, semblant même y prendre un certain plaisir.


Étaient-ils devenus fous, dans cette maison, Catherine vidant sur le corps de Claire une bombe de crème chantilly tandis que Pierre me posait sur son ventre pour que je lape la crème ? Comme j’adore cette crème, j’ai avalé tout gloutonnement, sentant sous mes coussinets Claire trembler sous mes coups de langue.


J’eus un peu mal au ventre ; j’avais trop mangé de crème, alors je suis sorti prendre l’air. Je ne sais pas comment cela s’est terminé : quand je suis rentré, Pierre était seul dans son lit et dormait profondément.


Ainsi, peu après cette folle soirée où les deux femelles s’étaient battues comme des matous pour obtenir les faveurs d’une minette, Catherine, prenant conscience du profond masochisme de Claire, en avait rapidement fait son esclave. Les humains sont parfois difficiles à comprendre. En tout cas, sous la férule de cette blonde femelle, Claire, originaire de la Savoie, semblait avoir trouvé sa voie...


Catherine était très fière d’exhiber lors de leurs visites le sexe désormais imberbe de Claire qui baissait la tête, un peu honteuse. Ce n’est pas vraiment facile d’arriver à comprendre les humains. Ainsi elle parlait, en désignant son sexe comme celui des autres femelles, d’une chatte alors qu’il n’y a aucune ressemblance avec Tartiflette, la petite minette grise qui vient souvent se dorer au soleil couchant sur les dalles de la terrasse.


Catherine aimait venir montrer à Pierre les progrès que son esclave femelle faisait, l’obligeant à ramper comme un ver pour aller boire dans mon bol et manger dans ma gamelle. Tandis que Claire rampait nue sur le froid carrelage, Catherine expliquait avec force détails comment elle avait fini par quitter son mari pour venir partager son logement, payant par la même occasion le loyer. Je me disais que, pour le moment, la pauvre locataire se traînait comme une loque à terre.


Les visites de Catherine et Claire se firent de plus en plus espacées. J’en étais content car je ne les appréciais guère ; elles étaient si bruyantes… Peu à peu je retrouvais ma tranquillité et mes bonnes habitudes, surtout celle de m’installer au bout de la table pour regarder mon bipède déjeuner. Ainsi la maison retrouvait un peu de calme et je m’y sentais bien. Le soir, Pierre prenait de nouveau le temps de jouer avec moi avant d’aller se coucher.


Bref, pour moi c’était de nouveau le bonheur. Mais un jour de printemps en fin d’après-midi, j’entendis un bref coup de sonnette et je vis Pierre s’empresser d’aller ouvrir la porte pour accueillir ce visiteur qui troublait ma quiétude. Je craignais que ce fussent encore ces deux femelles qui venaient de nouveau faire leurs singeries. Je fus assez vite rassuré en entendant cette voix cristalline qui me faisait assez bonne impression.


J’entendais Pierre lui parler également d’une voix douce que je ne lui connaissais pas. Assez surpris, je quittai la chambre pour m’installer discrètement dans l’escalier. Je fus bien étonné de voir une jeune femme au visage triangulaire, encadré de cheveux mi-longs de couleur châtain clair. Je notai également qu’elle avait une grande bouche toujours souriante : ce sera sûrement plus pratique quand elle lui fera son lavage.


Pierre lui offrit à boire ; il avait l’air idiot, un peu maladroit, n’osant rien entreprendre. Ce fut elle qui vint se coller à lui, puis défit quelques boutons de sa chemise pour passer ses mains fines sur son torse velu tandis que Pierre lui caressait timidement l’épaule à travers son gros chandail.


Je ne l’avais jamais vu comme ça ; lui, d’habitude si entreprenant avec les filles, était comme pétrifié. Il se laissa faire tandis qu’elle lui enlevait sa chemise ; rapidement, son pantalon connut lui aussi le même sort et Pierre se retrouva vite nu devant cette nouvelle compagne qui s’empressa de lui caresser le sexe. Un peu plus tard, elle se dénuda à son tour et ils commencèrent leurs caresses, sorte de ronde nuptiale qu’elle interrompit en se levant brusquement.


En trois enjambées, elle fondit sur moi et, avant que je n’esquisse un geste pour aller me réfugier dans la chambre, elle m’avait attrapé, me prenant dans ses bras. Moi aussi j’avais droit à ses caresses, à sa voix douce, et elle me serrait contre sa poitrine aux petits tétons érigés. Elle avait l’air tellement heureux que je me mis à ronronner très fort. Me tenant toujours contre elle, elle revint s’asseoir sur le canapé où Pierre, toujours nu, l’attendait pour reprendre ce qui avait été interrompu.


Mais, pour elle, il n’en était pas question : à cet instant, la vedette c’était moi. Je fus inspecté sous toutes les coutures. Cela se voyait qu’elle adorait les chats, et je me sentais bien avec elle. Quand elle se décida à me relâcher, la nuit commençait à tomber. Alors, simplement vêtue de la chemise de Pierre, elle s’en fut dans la cuisine préparer le repas, et surtout ma gamelle.


Beaucoup plus tard, c’est dans la chambre qu’ils reprirent leurs activités ; c’était la première femelle qui avait ce privilège, et cela m’ennuyait un peu car je ne pouvais pas me coucher – comme j’y étais habitué – sur le pied du lit, tant ils s’agitaient frénétiquement.


Finalement repus, ils finirent par s’endormir. Je profitai alors de leur sommeil pour me glisser sous la couette pour dormir moi aussi, en m’enivrant de l’odeur de la douce Christine.


Elle ne manquait jamais, lors de ses visites, de me prendre dans ses bras et de me faire mille câlins, m’appelant « Mon Gros Bébé Chat ». Lorsque je reconnaissais le son de sa voiture, j’allais l’attendre dans l’entrée ; je ne me cachais plus dans l’escalier.


Au bout de très peu de temps, Christine vint s’installer à la maison ; maintenant, j’avais deux bipèdes qui me câlinaient et qui jouaient avec moi. Il arrivait même parfois que Pierre, distrait, me prépare une autre gamelle alors qu’il y en avait déjà une de prête ; ce qui n’était pas très bon pour ma ligne.


J’avais pris l’habitude, tandis qu’elle se lavait, d’aller dans la salle de bain, me tenant quand même à distance respectable pour ne pas être éclaboussé. Je me demandais bien quel plaisir pouvaient avoir les humains à recevoir de l’eau dans la figure alors que, lorsqu’il pleut dehors, ils prennent un parapluie. C’est ainsi que je découvris que Christine aimait se caresser seule sous la douche et se donner du plaisir, car elle avait les mêmes mimiques, les mêmes gémissements que lorsqu’elle faisait l’amour.


La vie s’écoulait ainsi, paisible ; je pris ainsi quelques anniversaires en dormant avec eux.


Une nuit cependant, il y eut brusquement beaucoup d’agitation ; alors je me suis caché sous le lit. Je sentais quelque chose d’anormal. Christine s’est habillée à la hâte, tout en passant quelques coups de téléphone. Des hommes sont entrés dans la maison et ont porté Pierre sur une sorte de lit à roulettes. Je vis par la fenêtre le lit entrer dans une grosse voiture rouge avec de grands yeux bleus clignotants. Christine monta aussi dans la voiture qui démarra en faisant beaucoup de bruit.


Toute la journée, je suis resté seul en me demandant bien ce qui pouvait se passer. Le soir, lorsqu’elle revint, elle était triste, avait les yeux rouges et paraissait fatiguée. Elle se réconforta en essayant de m’expliquer que son Pierre était à l’hôpital. Je n’y comprenais rien : il disait souvent « allô » dans une petite boîte noire lumineuse ; mais « pital », je ne voyais pas qui c’était.


Pendant quelques jours, les soirées furent bien tristes. Parfois, je voyais une larme rouler sur sa joue ; elle téléphonait beaucoup, cherchant à avoir des nouvelles. Pourtant un soir, alors qu’elle était couchée, le téléphone se mit à sonner. Je la vis répondre, anxieuse ; puis, au fur et à mesure que la conversation se déroulait, je vis son visage peu à peu se détendre et recommencer à sourire. Quand elle eut terminé de parler, elle ne put s’empêcher de sauter, nue, hors du lit, de me serrer contre elle et d’entreprendre une danse endiablée dans la maison. Elle faisait plaisir à voir ; et moi aussi j’étais content car elle m’avait donné une double ration de crème fraîche, mon péché mignon.


Le lendemain, sous la douche, elle se rasa les poils du bas-ventre, faisant apparaître une fente profonde avec deux lèvres bien charnues mais finement ourlées, ne laissant qu’une petite houppette de poils au sommet. Avec ses fines et longues jambes, cela ressemble plus à une aigrette qu’à une chatte. Je la regardai prendre un soin particulier à se préparer, à s’habiller, se parfumer. Je compris qu’elle allait voir Pierre.


Le soir, quand elle rentra, elle n’arrêtait pas de me parler avec beaucoup d’exubérance. Je ne compris pas grand-chose, mais je savais que Pierre allait beaucoup mieux et qu’il rentrerait prochainement à la maison.


Avec le retour de Pierre – un peu fatigué – la vie reprit peu à peu un cours normal ; le bonheur régnait de nouveau dans mon logis, égayé par la bonne humeur permanente de Christine qui me faisait beaucoup de caresses; de doux câlins pendant que je ronronnais dans ses bras.



Maintenant le lapin a rangé son fusil.

Il ne scrute plus, du haut des terrils,

Les moindres replis de la plaine

Où il pouvait trouver une garenne

Afin de s’accoupler avec une hase

Pour une période de bouquinage,

En cocufiant joyeusement les bouquins

Qui se sentaient nettement moins malins.


Il est devenu si sage en son terrier

Qu’on a bien du mal à imaginer son passé...


J’espère que cette histoire vous aura amusés ; mais, pour un chat, taper avec ses deux pattes sur un clavier avec les griffes qui se coincent parfois entre les touches, ce n’est pas toujours évident de transcrire tout ce que j’ai pu voir dans cette maison...

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