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La boîte à outils

Chapitre 3

Hétéro

La dessus, nouveaux baisers et je n‘avais toujours pas placé un mot. Il saisit ma main gauche et la porta sur son pantalon, plus précisément sur son impressionnante érection. Sa grosse patte appuyait avec force ma main à cet endroit. Cette fois je protestais haut et fort. Il parut stupéfait. Comment pouvais-je résister à la pression de sa main et à sa déclaration enflammée?

— Mais au bal, l’autre jour, j’ai bien remarqué comme tu te pressais contre moi? Ca te plaisait, hein, de me sentir en forme. Tu as bien aimé. J’en suis sûr!

Ainsi j’étais celle qui l’avait excité pour tirer mon profit: il retournait la situation à son avantage!

. Allons ne fais pas ta mijaurée maintenant. Tu voulais tâter, sentir; eh bien, dis-toi que tu as de la chance, en prime tu vas même voir. Et si tu es gentille, tu auras le droit de le tâter dans tes mains et de l’embrasser.

Ah! Le rustre, il était redevenu l’homme des bois, retournait à l’âge des cavernes. Sous mon nez jaillissait au même moment son sexe en plein développement, beau et effrayant à la fois. Tout ce qui devait être un argument définitif, la relique sacrée que je devais adorer à genoux! Le premier offert à ma vue, dans toute sa splendeur, irrésistible, décisif ce morceau devait m’éblouir et me soumettre.

J’arrachai ma main, ouvris la porte et me précipitai hors de la voiture. Le mouvement le surprit tellement que, dépité, il remballa son attirail et sortit à son tour de son côté.

Je lui criai:

Ne bouge pas, reste où tu es, sinon je m’en vais en courant et en appelant au secours. Il resta cloué sur place mais reprit vite la conversation.

— Ma chérie, excuse moi, j’ai voulu aller trop vite, j’ai heurté ton âme innocente par maladresse mais aussi à cause de mon amour débordant. Crois bien que ce que je voulais faire est tout naturel entre hommes et femmes mariés.

— He, nous ne sommes pas encore mariés! Et surtout retourne à ta place.

Mon ordre était sec, maintenant que je ne fondais plus sous ses baisers et il obtempéra.

-Ecoute mon amour, quand on est sûr de s’aimer comme nous, on peut bien prendre un acompte sur le mariage. Tu as aimé m’embrasser, tu vas aimer baiser. Laisse-toi aller, tu en redemanderas.

— Pas question avec moi. Tu connais l’avis si souvent répété de mon père, je le cite comme tu l’as entendu:

-Si tu reviens avec un polichinelle dans le tiroir, tu prends ton sac à main et tu dégages. Alors n’insiste pas.

— Mon amour j’avais tellement envie de t’apprendre à faire l’amour, à commencer par des préliminaires très doux et à te faire goûter à tout ce qui est bon pour l’homme et pour la femme. Ne t’inquiète pas, nous ferons doucement. Tu vas apprendre à savourer les plaisirs de l’amour. Ne t’effraie pas, nous n’allons pas faire un enfant aujourd’hui. Et ton père, tu as constaté que je sais le convaincre et l’amener où je veux; je lui apprendrai à être moderne. Et puis qu’en saura-t-il?

— Non mais tu rêves, ce n’est pas possible. Et tu crois que tu peux dès à présent disposer de moi à ta guise? Te soucies-tu de savoir si je t’aime ou si j’ai envie?

10/1 - Ne sois pas fâchée, ma tendre chérie. Mais tu verras , quand tu y auras goûté vraiment tu ne pourras plus t’en passer. L’envie vient en pratiquant. Commençons par découvrir nos corps. Je te montre le mien, tu dénudes le tien, nous nous regardons. Ensuite je te montrerai des jeux bien plaisants. Tu es assez grande maintenant pour faire des expériences nouvelles. Viens donc près de moi. J’ai une couverture dans le coffre, nous pourrons nous allonger dans l’herbe.

Les mots s’embrouillaient, l’obsession demeurait

-Pas question pour le moment!

— Chérie, juste un petit avant goût. Je te touche un peu, tu me touches un peu. Tu verras ce sera merveilleux. Fais-moi confiance.

Le serpent me tendait la pomme, ma détermination fléchissait. Alors dans un sursaut de désespoir je criai

— Surtout ne t’approche pas.

J’affichais une détermination de façade au moment où ma volonté faiblissait. Dans le fond pourquoi refuser de prendre un peu d’avance, alors que ça pourrait être si bon.

— Et tu sais, on fera attention, pas de polichinelle si c’est-ce que tu veux. On peut se contenter de se caresser et de s’embrasser pour voir si nos corps sont compatibles

Adouci, il me concédait le droit de vouloir. Je reprenais la main, j’avais l’impression de contrôler la situation. Sur un ton plaintif, il me supplia, se mit à genoux, déclara sans pudeur que ça faisait si longtemps qu’il me désirait en secret et qu’à son âge, mariage ou pas,c’était un besoin de la nature. Au moins, si je refusais l’acte complet, je devrais pouvoir le soulager. Il allait me montrer comment si je lui permettais d’approcher

-Non, reste où tu es.

Je me méfiais, je n’étais pas sure que s’il me reprenait en main je pourrais encore résister aux caresses, aux étreintes. Je me voyais avec terreur, culbutée dans l’herbe du sentier, livrée à son plaisir et à la découverte du mien, sans frein et sans limites, perdant ma virginité si précieuse pour satisfaire aux caprices d’un moment peut-être sans lendemain. J’étais sans expérience mais suffisamment avertie pour ne pas céder aussi facilement à la tentation. Et pourtant que la tentation était tentante!

Tout à coup excédé par mon refus, il changea brusquement de ton et de discours:

-Arrête, salope, t’as pas dit non quand nous sommes revenus du bal. J’ai encore les oreilles pleines de tes gémissement de plaisir. Tu as aimé quand nous avons fait l’amour, je t’ai niquée il y a quinze jours et tu joues les vierges effarouchées? Cesse ton cinéma, viens.

-Oh! Tu es fou, tu prends tes désirs pour des réalités. Tu as rêvé que tu me niquais comme tu dis!

— Quoi, j’ai rêvé dit-il rouge de colère. Et ça, c’est un rêve éructa-t-il en extirpant de sa poche et en brandissant à bout de bras ma petite culotte.

Oui, celle que je ne retrouvais plus; ô mon Dieu

— Quoi comment as-tu ma culotte, tu l’as volée sur le fil à linge dans notre jardin.?

Je n’en croyais pas mes yeux et aurais tout donné pour prouver qu’il se vantait, pour ne pas subir cette humiliation,

Il ricana:

-Tu as l’habitude de faire sécher le foutre ramassé dans tes culottes sur le fil à linge? Laisse-moi rire. Fais un effort, souviens toi. Nous avons dû nous arrêter pour que tu puisses vomir. A la fin je t’ai essuyé la bouche avec ma pochette. Tu t’es accrochée à moi, j’ai ouvert la porte arrière de la voiture pour t’allonger. Tu te souviens? Je voulais que tu te remettes avant d’arriver chez ton père. C’est que j’avais pris des engagements, moi.

-Absolument aucun souvenir. Tu ’avais pris l’engagement de me voler ma culotte, ou de me faire l’amour?

— Si c’était tout ce que j’avais pris!!!C’est toi que j’ai eue!

-Arrête ton délire. Cesse de me dégoûter. Si tu crois que ton histoire va me décider, tu te trompes.

— Et pourtant tu répétais sans arrêt ,Al, Al; Je fumais une cigarette en bordure de route. Comme tu continuais à m’appeler, je me suis approché. Ta jupe était remontée, ta culotte blanche était éclairée par la pleine lune. J’ai eu un coup de sang.

La colère l’avait quitté et il racontait avec assurance son exploit.

-J’ai doucement tiré sur l’élastique de ta culotte, elle a glissé vers le bas de tes jambes. Sous ta motte de poils frisés noirs est apparu ton abricot fendu. J’avoue que j’ai perdu la tête, je l’ai embrassé et tu as gémi de plaisir.

Son récit l’a mis au bord de l’extase

-J’ai baissé mon pantalon, j’ai bien écarté tes cuisses à la peau si fine et si douce, j’ai humé embrassé tout ce qui était sous ma bouche et finalement je me suis présenté à ta porte. Tu n’as même pas émis la moindre protestation. Au début j’ai ouvert tes lèvres avec mes doigts et j’ai commencé à pousser.

11/1 Tu n’as pas réagi . Bon Dieu, mon amour, ce que tu étais serrée; tu hoquetais et puis au fur et à mesure que je m’enfonçais et réglais la cadence tu t’es mise à gémir de plus en plus fort, à tel point que j’ai eu peur que tu n’ameutes des passants. J’étais si excité que je suis venu très vite.

-Quoi? En moi? Tu es un salaud!

-En sortant je t’ai demandé si ça t’avait plu; mais tu n’as pas répondu. J’en ris encore, tu étais tellement saoule, que tu n’as peut-être même pas senti que je te dépucelais. Oui, merde, quand j’ai regardé ma bite; je l’ai vue rouge de ton sang. Je ne croyais pas à mon bonheur, je venais de baiser une vraie vierge et c’est si rare de nos jours. Et toi tu roupillais comme un ange. J’ai utilisé ta culotte pour nous essuyer, moi, toi, ton adorable petit con percé désormais et tes cuisses si accueillantes et je l’ai gardée pour la nettoyer. Comme certaines taches ne partaient pas, j’ai eu la chance de trouver la même, celle que je t’offre aujourd’hui en souvenir de notre merveilleuse première fois.

En silence, je l’avais écouté raconter son infamie. Mon sang bouillonnait, j’avais une envie folle de le tuer. Avant qu’il ne se remette à me supplier de lui accorder ce qu’il avait déjà volé et qui donc, lui revenait désormais, pensait-il, d’une voix blanche étouffée par la colère je lui ai dit:

— Salaud, au volant! Et maintenant, retour à la maison. Jamais je ne serai ta femme. Tu as abusé de moi alors que j’étais inconsciente et tu es trop con pour te rendre compte de l’énormité de ton acte. Tu pousses l’inconvenance jusqu’à me décrire par le détail comment tu m’ as violée, comment tu as pris ma virginité sans mon consentement en profitant de la cuite que tu m‘avais fait prendre. Et finalement tu reconnais que je n’ai rien vu, senti, éprouvé. Mais tu es le roi des salauds! Conduis, regarde devant toi;

et enfonce toi ça dans la cervelle, si tu en as une: tu es une merde, une ordure. Je ne veux plus jamais te voir.

Il était livide, ses mains tremblaient sur le volant. Pendant que je m’adressais à lui, son visage se décomposait, mais il eut encore le front de me dire qu’il voulait réparer son erreur. J’éclatai de rire. Je précisais bien que s’il lui prenait la fantaisie de se présenter à la maison, je raconterais à mon père comment il m’avait déshonorée et dans ce cas il devait savoir qu’il était un homme mort. Il me déposa devant la maison et depuis je ne l’ai plus revu. Sans dire pourquoi, je racontais à mes parents que nous nous étions disputés et que je ne voulais plus le revoir.


Marie maintenant gardait le silence, les yeux levés vers moi, dans l’attente de ma réaction. Chacun de ses mots était gravé en moi. J’étais au comble de l émotion. Avec quelle admirable franchise elle m’avait fait ce terrible aveu. Elle n’était peut-être plus vierge, mais son cœur était tellement pur. Dans sa conduite durant le bal elle reconnaissait avoir été faible, trop confiante surtout en la parole de AL. L’homme lui avait tendu un piège diabolique. L’innocente n’avait pas vu venir. Elle était condamnée par la confiance qu’elle accordait, par les prétendues assurances données par son suborneur et par le renfort de confiance créé par l’accord de Joe.

Le séducteur avait utilisé machiavéliquement toutes les ficelles pour l’attirer où il voulait, avec une lâcheté puante. Il était dénué de tout scrupule; c’était un monstrueux calculateur. De plus, le dimanche en forêt, il avait atteint le sommet de l’indignité: profitant de l’humiliation infligée, il espérait maintenant imposer son avantage assis sur l’acquis précédent, après le viol calculé sur la vierge réduite à l’état d’épave par la fatigue, l’alcool et l’excès de confiance, voilà qu’il essayait de séduire par l’isolement, de gagner par la tentation de la chair et ses baisers appuyés et enfin par l’exhibition, une jeune fille qui se croyait encore vierge!

Et devant sa résistance, parce que cette fois elle était consciente en plein cœur de la tentation, l’odieux personnage retournait contre elle son abominable forfait. Elle avait accepté une fois, elle devrait subir chaque fois qu’il le voudrait; elle était coupable de ne plus être vierge, donc elle appartenait à Al. Honteux chantage qui devait soumettre à tout jamais, briser, écraser et offrir ce beau fruit mûr définitivement à son bon plaisir …

Alors n’ était-elle pas admirable la réaction de Marie. Son indignation justifiée en apprenant le traitement subi alors qu’elle était comme absente, incapable d’opposer la moindre résistance, l’avait poussée à être héroïque. Avec quelle autorité elle avait affronté le pervers, avec quelle force elle avait retourné contre lui sa propre dépravation, avec quel courage elle avait battu en brèche ses prétentions: elle avait maté cet être veule, lâche, incapable de résister à ses instincts les plus vils, incapable de conquérir honnêtement le cœur d’une fille bien disposée envers lui. Qui sait combien de fois cela lui avait réussi avec d’autres?

Toutes ces pensées renforcèrent mon désir d’épouser une femme aussi vertueuse. Je n’eus aucune peine à la persuader.

Nous nous mariâmes donc, juste avant le carême suivant.


AL Duclos subitement réapparaissait, il était reçu dans la famille, en présence de sa victime qui

12/1 avait juré de le bannir à tout jamais. J’étais anéanti. Pendant le repas de midi ce fut au tour de Marie de s’étonner de mon mutisme. Je prétextais un mal de tête parce que je ne voulais pas aborder en trop peu de temps une discussion qui me semblait inévitable et de la plus haute importance pour la solidité et la survie de notre couple. L’après-midi au bureau je passais beaucoup de temps à m’y préparer.

Nouvelle surprise à mon retour, le bruit de mon moteur provoquait une nouvelle fois le départ rapide du dit AL. Une Coccinelle grise stationnait au bord du trottoir. Nous nous sommes croisés à la porte donnant sur la rue. Il me toisa avec un sourire radieux. J’arrivais dans la cour: seuls étaient présents Gaby, Marie et l’enfant. Tous mes plans sont tombés, j’oubliais toute retenue et avant d’avoir embrassé ou salué je demandai

— Où est Joe?

La question ne surprit personne.

-Au travail, dit Marie

-Vous avez passé un bon après-midi en compagnie de Al?

Marie semblait gênée. Sur la table de jardin, trois tasses une cafetière et des petits gâteaux secs auraient dispensé ma belle-mère de me répondre.

-Mais bien sûr, c’est un visiteur agréable. Justement il m’a appris aujourd’hui que vous ne vous connaissiez pas. Je n’en reviens pas: il vient si souvent qu’il est étonnant que vous n’ayez pas eu l’occasion de vous apprécier. Il va falloir remédier au plutôt à cette situation. Nous avons donc résolu d’organiser dimanche une rencontre ici-même.

-Qui a pris cette décision?

-Nous: Moi, Al et Marie. Donc tu seras officiellement présenté à notre ami et cher Al, ici, dimanche à 14 heures..

Marie ne dit mot, elle fait semblant de surveiller Daniel qui se roule sur la pelouse, comme étrangère à la conversation et ennuyée par le bavardage de Gaby. Mais ma belle-mère est lancée et poursuit avec un soupçon d’enthousiasme:

-D’ailleurs il est pressant et indispensable que vous deveniez rapidement amis, parce que des décisions importantes en dépendent dans un avenir proche; n’est-ce pas Marie?

Marie sans répondre va relever Daniel et revient s’asseoir avec l’enfant sur les genoux. Gaby enchaîne aussitôt:

-Tu vas comprendre que Al est un bon garçon et que son amitié est précieuse. Tu sais que le grand-père de Juloux souhaite voir son arrière-petit-fils. Nous en avons parlé; Marie souhaite aller au village pour lui montrer Daniel. Un changement d’air ferait du bien à ta femme et à ton fils.

-Je n’en doute pas.

-Il se trouve que Al doit aller passer deux semaines chez ses parents à Juloux. Aussi s’est-il spontanément offert pour assurer le transport aller-retour de Marie et de l’enfant, à condition qu’ils restent aussi deux semaines au village. Ca tombe bien non? Sa coccinelle est confortable et il roulera prudemment. Al partira après votre rencontre, dimanche vers seize heures.

Je viens de prendre un coup de poignard dans le dos et je dois m’éclaircir la voix en toussant avant de m’exprimer:

-En effet, c’est formidable et Marie a dû accepter avec joie de faire le trajet en si bonne compagnie dans cette confortable coccinelle. Je lui recommande toutefois le siège arrière; on y est plus à l’aise.

-Tu crois? Pour voir le paysage il me semble qu’on est mieux devant. Tu préfères l’arrière, Marie?

-Cent cinquante kilomètres c’est long et, à l’arrière, on peut s’allonger si on a envie de dormir.

La muette est devenue toute rouge. Elle a compris à quoi je fais allusion.

-Qu’en penses-tu, chérie? Tu m’as raconté que tu avais déjà roulé dans la coccinelle et que tu avais apprécié le confort du siège arrière, me semble-t-il. Enfin tu feras comme il te plaira. Ainsi tu seras mieux à l’avant pour parler avec ce merveilleux compagnon de voyage. Tu es partante, je suppose?

-Non, cette sotte a hésité, malgré mon insistance. Al a employé tout son pouvoir de persuasion, mais elle veut avoir ton avis. Les bras m’en tombent: rater une si belle occasion de prendre des vacances. Comme si tu voulais la retenir et lui enlever ce plaisir.

-En effet, je l’aime trop pour m’opposer à tout ce qui peut la rendre heureuse, elle le sait. Et si je ne connais pas Al, je crois comme vous qu’elle connaît assez la voiture et le chauffeur pour que le voyage l’enchante et que le séjour lui procure d’inoubliables souvenirs.

-Tu vois, ma fille, ton mari est de mon avis. Tous les maris ne seraient pas aussi compréhensifs, alors profite d’avoir trouvé une telle perle et fonce.

-Le départ est prévu pour dimanche, il ne faut pas tarder à faire les valises..

-Mais je ne veux pas te laisser seul.

-Pourquoi, ma chérie. Ne sois pas jalouse, je ne te tromperai pas pendant ton absence: tu peux me laisser 13/1 seul quinze jours.

-Allons, ma fille, il sera avec nous, et pendant que tu te reposeras au bon air avec ton fils, je ferai de bons petits plats à ton chéri

-Deux semaines sans lui, c’est trop long. Je vais m’ennuyer dans ce village.

-Si tu t’ennuies, tu pourras faire des sorties avec Al, il te l’a proposé. Je suis certaine qu’il fera tout ce qu’il pourra pour t’amuser.

-Alors, ma chérie, tu n’auras pas le temps de t’ennuyer. S’il est aussi agréable que ta mère le dit, tu aurais tort de ne pas accepter ses offres de services et de te priver de sa compagnie. Je sens que moi-même je ne saurais pas te combler comme il le fera.

-Pascal, je préfère ta compagnie.

A trois, ils ont monté un plan. Marie sait ce que je pense. Apparemment elle hésite, ferait marche arrière ou feint de refuser pour que je la pousse à partir. Elle est assez grande pour être capable de prendre une décision. Si l’aventure ne l’avait pas tentée, elle aurait pu dire non, tout simplement. Je suppose qu’elle voudrait bien partir mais qu’elle n’ose pas franchir le pas. Gaby, de son côté ne désarme pas.

-Tu retrouveras ton mari dans deux semaines. Tu es une ingrate. Il faut que tu saches, Pascal, que Al est aussi prêt à lui trouver un emploi à mi-temps..Dès aujourd’hui, il présente la candidature de Marie à la place de femme de ménage qui s’est libérée au foyer où il loge. Il connaît très bien le responsable du recrutement et a promis de recommander Marie.

-. Décidément ce Al est formidable: il apprend avant moi que tu recherches un emploi et aussitôt il te déniche ce qui te convient.

-Tu vois, Marie, je te le disais, ton mari approuve cette initiative. Si vous construisez, un deuxième salaire ne sera pas de trop pour rembourser les emprunts. Au début tu travailleras tantôt le matin, tantôt l’après-midi du lundi au samedi.

-Belle-maman qui gardera Daniel?

-Mais je suis là; c’est le travail d’une grand-mère, ce sera ma contribution à votre maison. De plus, pour que d’éventuels chauds lapins du foyer n’embêtent pas Marie, Al va s’arranger pour qu’elle travaille quand lui-même sera présent au foyer, en dehors de ses tournées.

-En quelque sorte il sera son protecteur. Quelle admirable sollicitude. Ma femme tu as beaucoup de chance d’avoir un ami plus rapide que moi, ton mari, pour exaucer tes vœux les plus secrets. Tu vas travailler sous sa protection, voilà de quoi me rassurer. Tu m’avais dit que c’était un homme en qui on pouvait avoir une confiance absolue, je suis stupéfait de l’intérêt qu’il te porte et de la rapidité de ses engagements. Vivement que je fasse sa connaissance, dimanche!

-Mon cher gendre tu es un mari formidable. Je confirme que Al est un ami sûr et qu’il jouit de notre confiance entière. Prendrais-tu un café et des petits gâteaux pour fêter toutes ces bonnes nouvelles? Il en reste un peu.

Je n’ai pas le cœur à fêter, surtout pas avec les restes de Al le magnifique.

-Pas immédiatement, j’ai un problème urgent à régler. Mais tout de suite après nous déboucherons une bonne bouteille pour arroser la chance de Marie de passer ses vacances avec cet ami merveilleux.


A suivre...

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