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BONDAGEE ET SOUMISE A DEUX HOMMES

Chapitre 1

SHIBARI

SM / Fétichisme

OFFERTE EN SHIBARI A DEUX HOMMES


J’ai toujours aimé le bondage, et tout particulièrement le Shibari. Avec Thierry, mon mari, nous avons passé une semaine à Paris pour suivre des cours dans l’art de bondager une personne, à la Japonaise. Le Maître nous parla de Nawá-do, la voie de la corde, et commença par nous apprendre la technique des nœuds. Il apprécia nos progrès, nous encouragea à améliorer telle ou telle technique, non sans ajouter quelques compliments sur mes charmes dévoilés lors des séances. Au-delà des conseils pratiques, il nous permit surtout de réaliser que, contrairement à ce que nous imaginions au début, toute la démarche commençait par la maîtrise du nœud. Non seulement parce qu’il était à l’origine du geste, qui doit confiner à la perfection pour être efficace. Mais parce que, précisément, le Nawá-do n’était rien d’autre que l’art de prendre possession d’un corps par les entrelacements de la corde.


C’est son exacte tension qui engendre les plus folles sensations, ce que seul un parfait placement des nœuds rend possible. Comme dans tous les arts martiaux orientaux, l’effort et, souvent, la sublimation de la souffrance permettent de se libérer de soi. Rien de plus logique donc que d’entrer dans cette voie, non pas en se soumettant soi-même à l’attachement, mais en apprenant les gestes qui façonnent le juste nœud et permettent d’obtenir la parfaite tension de la corde. Sous sa respectueuse conduite, nous apprivoisons les techniques les plus complexes.


Quelque chose dans ses encouragements paraissait en effet évoluer vers un échange plus personnel. Il nous semblait même que leurs contacts devenaient plus sensuels, plus intimes, comme si, imperceptiblement, la voie de la corde était en train d’ouvrir d’autres voies de découverte entre nous. Nous apprécions d’ailleurs cette lente prise de possession, cette manière de tisser à distance par des mots ce qu’il saurait tout naturellement réaliser avec une corde sur nos corps. Une autre forme de lien se développait inéluctablement. Une relation quelque peu inquiétante, mais de plus en plus indispensable à notre bien-être, à notre équilibre même. Vint alors le jour où il nous apprit une construction particulièrement raffinée, l’art de la suspension. L’aboutissement du chemin, le raffinement absolu. J’ai été attirée, séduite et même, je dois le dire, très excitée par cet art. Il y a certes l’esthétique de la corde nouée autour d’un corps nu et les détails anatomiques ainsi mis en valeur.


Parfois à outrance, tant la corde peut se glisser de manière impudique dans des plis intimes, étrangler les seins pour mieux les faire saillir, ou laisser des traces dans les chairs les plus fragiles. Mais il n’y avait pas que cela. Ce mélange de soumission et d’abandon dans la confiance la plus totale faisait naître de très fortes émotions en moi.


Progressivement, à force de laisser des images se former dans ma tête, l’idée de me soumettre à cette élégante torture commence à me troubler. En rêves, d’abord. Qui me laisse, au réveil, frémissante d’un désir inassouvi. Puis, sous forme d’une envie de plus en plus précise. L’idée d’incorporer la douleur à nos jeux érotiques, m’abandonner, offerte aux douces tortures de mon Maître m’excite au plus haut point.


A force de m’intéresser au shibari, je découvre autre chose que de la contrainte. Paradoxalement, je réalise que je vois sur les visages des expressions de jouissance, alors même que les corps soumis aux plus acrobatiques encordements auraient dû être en souffrance. Comme si tout l’art du maître consiste à leur permettre de sublimer cette dolence, une fois dépassé un certain stade de contrainte. Cette expression de volupté, que je découvre chez les soumises, je suis sûre de ne l’avoir jamais laissé paraître sur mon propre visage. Les femmes qui abandonnent leur corps à la corde et aux nœuds doivent éprouver quelque chose de plus fort, d’infiniment plus intense et complet que le simple plaisir sensuel et érotique que je ressens lorsqu’un homme me domine.


De retour de cette semaine de formation, je dois me l’avouer, j’avais très envie que la tentation d’une telle expérience avec mon mari prenne de plus en plus de place en moi. Dans mon esprit, d’abord, de manière assez intellectuelle. Puis, plus sournoisement, au creux de mon ventre. J’ai donc décidé Thierry de nous équiper pour, très vite, me donner entièrement à cet art qui m’excitait de plus en plus.


La grande soirée, enfin ! Thierry a préparé le matériel nécessaire à la cérémonie dans notre black room. Je me dénude. Thierry commence le rituel par un shinju, auquel il ajoute une boucle nécessaire à la suspension. J’apprécie la sensation de la corde contre mes seins. Je me laisse même aller. Il poursuit avec un matanawa, qu’il prend soin de compléter par quelques tours de corde autour de mes hanches, de manière à permettre un bon maintien de mon corps dans le vide. Quelques entrelacements viennent s’ajouter aux premiers, qui devraient faciliter des changements de position au gré des tensions exercées sur les brins libres. Lorsque les cordes courtes sont placées, il fixe trois longs brins aux boucles qu’il a préparées. Vient maintenant le moment le plus difficile de sa création. Il s’efforce auparavant de se recentrer sur les gestes à réaliser, en faisant abstraction du troublant mélange d’émotions et de sensations qui sont en train de naître entre nous.


Il passe la corde attachée à sa poitrine autour d’un anneau fixé au plafond. Vient ensuite la corde attachée à mes hanches et mon bas-ventre. Puis la première corde fixant mes jambes, avant de commencer la traction qui me met en complète suspension. Il met la construction en tension. Les cordes se placent sur mon corps aux endroits prévus, les nœuds se raffermissent. Au fur et à mesure que les brins s’ajustent et que les forces se répartissent, j’éprouve de nouvelles sensations, une perception différente de mon corps dans l’espace.


Il continue à tirer sur les brins principaux. Seules les pointes de mes pieds touchent encore le sol. Ce que je découvre est si fort, si troublant. Je ne peux m’empêcher d’associer Le Maître Japonais à ce que je suis en train d’éprouver. Un léger sourire se forme sur mes lèvres à l’idée d’être ainsi offerte nue à ses regards, après l’avoir laissé préparer mon corps pour ce sacrifice consenti. Finalement, comme le veut la tradition, il réalise avec la dernière corde l’attachement de mes bras, qui parachève son œuvre. Une fois mes poignets attachés dans mon dos, il donne une petite traction et je suis dans le vide, en apesanteur. Les jambes tendues, il love mon corps dans l’entrelacement des cordes qu’il a habilement nouées. À moins d’un mètre du sol, il commence à me balancer, à mi-chemin entre rêve et réalité. Ma perception de l’espace est transformée. Ma peau enregistre une multitude de sensations nouvelles. Tout n’est pas que douceur.


Pour toute autre que moi, la position serait même inconfortable. Mais l’enserrement est rapidement supportable. Mieux, il me met dans un état de conscience différent. Je suis totalement offerte, impudique, les jambes largement écartées par les cordages, mon intimité libre de tout accès. Je sens naître en moi un volcan de plaisir, une lave de cyprine coule dans mon ventre, mes tétons sont durs comme de la pierre. C’est à cet instant précis que j’entends sonner à la porte de la maison. Thierry me place un bandeau en cuir sur mes yeux, une claque sur mes fesses, "surtout ne bouge pas, je reviens." Et en plus il a de l’humour ! Je suis enserrée dans un Yoko tsuri, incapable de bouger.


Une éternité s’écoule sans que rien ne se passe. Le cœur battant à tout rompre, j’essaie de deviner ce qu’il se passe. J’entends enfin discuter dans la pièce voisine, il parle à un homme. Je commence à avoir peur. Je me trouve entièrement soumise au bon vouloir de mon Maître et d’un étranger qu’il a décidé de faire participer à la curée. Jamais je n’aurais pu imaginer cela de lui. Ils entrent. Je perçois des mouvements autour de moi, mais, trop troublée, je suis incapable de me faire une image précise de ce qui se trame. Ils me découvrent dans une position humiliante. Les deux hommes ont visiblement l’intention de savourer l’instant. Toujours silencieux, ils semblent vouloir s’offrir d’autres plaisirs. L’infime courant d’air que je sens entre mes jambes ne laisse aucun doute. Ils sont maintenant placés de manière à contempler mon entrejambe à leurs guises, salaud de voyeur, pervers sadique !


Ils profitent de ma passivité pour tourner autour de moi. D’une légère poussée, ils mettent mon corps en mouvement. Le pire qu’ils puissent faire pour m’enlever toute conscience de ce qui m’arrive. Je voudrais me rebeller, cacher ma nudité, empêcher qu’on profite indignement de cette situation. Pourtant, quelque chose dans la douceur des manipulations me retient de hurler. Leurs gestes font preuve d’une certaine retenue. L’idée d’être ainsi écartelée sous leurs yeux m’excite terriblement. Leur manière de se comporter, le temps qu’ils prennent à me contempler avant de s’emparer de moi, me rassurent. Au point qu’un léger trouble commence à monter en moi. Comme pour satisfaire ce secret désir, quelqu’un commence à parcourir mon corps du bout des doigts, s’attarde sur mes courbes, glisse partout où la corde laisse assez de place, effleure délicatement le bout de mes seins, comprimés entre deux brins de corde. La sensation est agréable.


Une savoureuse succion y succède, offerte par des lèvres que je suis presque sûre de reconnaître.

C’est alors que je sens une main se faufiler le long de mes cuisses, jusqu’à l’orée de mes fesses. Placé comme il doit l’être pour sucer les pointes de mes seins, mon Maître n’est pas en position de m’embrasser et de me caresser simultanément. Lorsque je le réalise, je tente d’échapper aux attouchements de l’inconnu. Mes jambes battent inutilement dans le vide. Les deux s’entendent pour me faire tourner plusieurs fois sur moi-même. Les nœuds et les cordes se tendent et rendent vaine toute résistance. Autant en prendre mon parti. Si tel est le choix de mon Maître, pour autant que les deux hommes continuent à être aussi prévenants, pourquoi ne pas leur laisser prendre mon plaisir en main ?


Leurs caresses recommencent. Renonçant à me rebiffer, je m’offre la liberté de découvrir de nouvelles sensations, qui envahissent mon ventre et y font croître un désir inusité. Une envie très particulière de plaisir monte même en moi, que je ne veux plus réprimer. Une main inconnue va-et-vient délicatement entre mes cuisses, avant de se poser sur mes hanches. Celui qui s’est emparé de mes seins poursuit ses attouchements et ses baisers. Le rythme des caresses s’accélère. Déjà, je suis incapable de distinguer ce que m’offre mon Maître de ce que l’inconnu s’ingénie à me faire découvrir. Je suis parcourue de délicieux frissons du haut en bas de mon corps. Entre deux longs baisers sur mon intimité, je me régale d’un souffle chaud sur ma vulve entrouverte et trempée.


Incapable de savoir de qui ni d’où va venir la prochaine caresse, je n’en éprouve que plus de plaisir à me laisser surprendre. Les partenaires jouent de mes sens en alternance et profitent des temps morts pour me déstabiliser. Aux effleurements des doigts, des lèvres et de la langue, s’ajoutent maintenant les frottements des peaux nues contre mon épiderme à la sensibilité exacerbée. La peau d’un des inconnus est particulièrement douce. Il abuse avec une insupportable maîtrise du jeu du froid et du chaud, me caressant sur tout le corps de ses bras, de son ventre, de son visage même, avant de s’éloigner à nouveau, pour prolonger l’insupportable attente de la prochaine caresse. Puis tout s’arrête. Ils ne disent mot, mais j’imagine sans peine ce qu’ils se préparent à accomplir. Déjà, je sens un membre raidi presser contre ma vulve impatiente.


Au moment où l’un des hommes commence à me pénétrer, en maîtrisant habilement les poussées de ses reins et le balancement qui y fait suite, l’autre se met à caresser mon visage de la pointe de son sexe. Il s’amuse à laisser des traces humides sur ma joue, l’arrière de mon oreille et ma nuque, avant de revenir tout près de ma bouche. Le désir animal ainsi exprimé me fait craquer. J’engloutis la tige et commence à la sucer. Le goût agréable et particulier de ce sexe et de ses sucs m’est inconnu. La peau est fine et douce. J’en viens presque à regretter de ne pas pouvoir poser mes doigts sur cette verge si émouvante. La fellation que j’offre à l’inconnu porte rapidement ses fruits. La tige frémit à chaque coup de langue, les mouvements des reins de l’homme sont de plus en plus vigoureux. Je le laisse s’enfoncer profondément dans ma bouche.


L’autre, sans doute mis dans un état second par la scène de fellation, accélère le rythme de sa copulation et m’envahit de plus en plus fougueusement. L’excitation des deux amants me gagne, je me soumets maintenant à leur bon vouloir, bien au-delà de mes plus folles espérances. Tant qu’à se transformer en objet de plaisir, autant le faire bien. Et en tirer soi-même le meilleur profit.


Sans plus chercher à percevoir qui me procure quelle volupté, je laisse se dérouler derrière mes paupières un film particulièrement sensuel, donnant aux corps, aux verges, aux doigts en train de me pénétrer, les apparences qui me troublent le plus. Le résultat est presque instantané, les sensations que me procurent les hommes se trouvent décuplées. Une vague de plaisir monte à une vitesse vertigineuse entre mes reins. Je ne peux me retenir de gémir, de feuler, de crier mon désir des deux mâles, dont je veux pouvoir me gaver sans retenue.


Par la puissance de mon désir, je passe d’une posture de soumise à celle de dominante. Je me mets à exiger des prouesses, imposer des positions, provoquer des empalements que mon corps immobilisé par les cordes serait incapable d’obtenir par lui-même. Les deux hommes, d’abord hésitants, finissent par répondre à mes injonctions. Ils se démènent et s’amusent à changer fréquemment de place, pour mon plus grand plaisir, je perds toute notion du temps et de l’espace. Tous trois sont maintenant entièrement pris dans un voluptueux tourbillon, dont ils ne sortiront que délicieusement épuisés. De puissants spasmes raidissent le sexe de l’homme qui s’active entre mes cuisses. Les grognements qui s’échappent de sa bouche à l’instant de se répandre en moi me font basculer. Un formidable orgasme me traverse, de la pointe des seins jusqu’au plus profond de mon ventre. Cela suffit à entraîner le second partenaire dans notre débauche érotique.


Dépassé par son excitation, il ne prend même pas le temps de m’avertir avant de se vider en longues giclées dans ma gorge.

Après l’explosion de plaisir qui nous a réunis, nous restons étroitement imbriqués, presque enlacés, autant que l’encordage le permet. Nous profitons longuement de chaque vague, de chaque soubresaut qui ne cesse de secouer nos ventres. Quelques minutes plus tard, lorsqu’ils ont repris leurs sens, les deux amants se remettent à me caresser. Cette manifestation de tendresse de la part de ces deux mâles, apparemment comblés et reconnaissants, me touche et m’apaise. Je n’en suis pas moins troublée de reconnaître le goût du sperme qui tapisse ma bouche. Si mes sens ne me trompent pas, les mains qui caressent mon bas-ventre et mes cuisses à l’instant ne seraient donc pas celles de mon Maître. Encore moins les couilles qui viennent de se vider dans ma chatte. Les deux hommes auraient-ils poussé la perversion jusqu’à s’entendre sur un tel partage des plaisirs ? À moins que mon Maître, pris au jeu ou en proie à un fantasme inavoué, ait choisi de me faire un cadeau d’une virile alternative.


Je tente de graver au plus profond de ma mémoire quelques souvenirs tactiles et olfactifs de l’inconnu, dans l’espoir de découvrir un jour son identité. Il ne m’en laisse pas vraiment le temps. Après avoir donné un ample mouvement de rotation à la construction dans laquelle je suis prisonnière, les deux compères s’éloignent en effet sans mot dire. Ainsi balancée, je perds à nouveau la perception de l’espace et du temps. Le plaisir que je viens d’éprouver se mélange aux sensations que provoquent les cordes pour former dans mon corps et mon esprit un invraisemblable cocktail sensuel.


Juste avant de quitter notre black room, mon Maître dépose un tendre baiser sur mes lèvres. J’y réponds fougueusement.

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