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Le Bourdon

Chapitre unique

Erotique

Bonjour. Je m’offre ici une petite parenthèse dans l’autre projet qui m’occupe beaucoup plus que prévu. Bonne lecture, on se retrouve quand quelques mois.


Florent était accoudé au balcon de son appartement. En cette d’après-midi du mois de septembre, il profitait d’une cigarette en admirant les collines des environs de Marseille. Ça lui faisait un peu bizarre de revenir en France pour le travail. C’est sûr que ça le changeait de l’Asie du Sud-Est et de la Chine. Mais pour une fois qu’une compagnie maritime française lui demandait d’inspecter ses gaziers, il n’allait pas bouder son plaisir.


Florent, à 35 ans, profitait de son métier pour voyager, découvrir des pays et des cultures différents ; mais aussi les demoiselles du coin. Une femme dans chaque port, on disait. Il n’en était pas loin finalement. Comme lors de ses derniers séjours à Singapour ou aux Philippines, il se trouvait une petite copine locale et restait avec elle le temps de son séjour. Cela lui permettait de se sentir moins seul, de baiser régulièrement, de sortir et s’amuser sans avoir à enchaîner les conquêtes. Florent mettait néanmoins les choses au clair dès le début : ce ne serait une relation que le temps de sa présence dans le pays. Les filles disaient oui mais il savait qu’elles espéraient le faire changer d’avis. Ce qui n’arrivait jamais.


Pour une fois qu’il était en France, il s’était dit qu’il n’allait pas s’encombrer d’une relation de longue durée. La fille pourrait plus facilement s’accrocher et vouloir profiter de ses futurs retours pour prolonger la relation au-delà de ce qu’il voulait. Florent avait alors opté pour des relations courtes, des coups d’un soir ou d’une semaine tout au plus. Il avait déjà trouvé deux petites nanas dont le mini gabarit lui avait rappelé ses précédentes amies.


Tout en fumant sa clope, mauvaise habitude dont il ne parvenait pas à se défaire, il réfléchissait où il allait pouvoir sortir le soi-même. Mais ses réflexions étaient quelques peu perturbées par le balcon d’en dessous. Comme souvent, une musique rythmée mais discrète en montait et, surtout, Florent pouvait apercevoir des pieds aux ongles manucurés de rouge vif battre en rythme. Même en se penchant il ne pouvait voir plus que les chevilles et le bas du transat. Après divers recoupements, Florent avait conclu qu’il s’agissait d’une brune aux cheveux assez longs, sans qu’il puisse en dire plus, ni en être vraiment sûr.


— Une guêpe ! Une guêpe !


Tout à coup les pieds s’agitèrent dans tous les sens sur la chaise longue. De petits cris effrayés furent poussés par sa voisine. Au bruit, elle sembla se lever et parcourir le large balcon dans tous les sens. Finalement, elle fit soudainement son apparition en s’appuyant dos contre la rambarde et en agitant les bras en tous sens. C’était bien la brune qu’il avait repérée et, comme il le pensait, elle devait être en train de bronzer. Mais elle avait fait tomber le haut, profitant de l’absence de vis-à-vis.

Elle devait avoir à peu près son âge. Elle avait des seins assez gros sans être hors normes, elle paraissait relativement grande et avait des rondeurs ici ou là. Florent lui trouva des faux airs de ces animatrices télé qui ont un côté bonne copine rassurante. Une seconde plus tard, il vit passer un bourdon près d’elle et s’éloigner tranquillement.


— Ce n’était pas une guêpe, c’était un bourdon. Mais il est parti, dit-il assez fort pour qu’elle entende.


Soudainement, la jeune femme releva les yeux et poussa un nouveau cri. Ses bras vinrent instantanément lui couvrir le ventre aussi bien que la poitrine. Elle s’enfuit en criant avec fort accent marseillais :


— Oh, mon dieu ! Oh, mon dieu !


Marie était encore avec les mains sur le corps, le cœur palpitant de cette double frayeur. Elle qui n’osait pas se mettre en maillot deux-pièces sur la plage, elle profitait de son balcon pour s’éviter les marques de bronzage. Même si elle ne se sentait guère mettre en avant un décolleté qu’elle savait pourtant avantageux. Contrairement à Florent, son emploi administratif dans une clinique du coin ne lui avait pas permis de voyager plus loin que le bassin méditerranéen.


Maintenant, elle savait à quoi ressemblait son voisin. Elle ne l’avait pas encore vraiment croisé et espérait dorénavant ne plus avoir à le faire. Elle aurait trop honte de sentir son regard sur ses bourrelets. Et il l’avait vu toute nue ! Mais c’était illusoire, il n’était pas là depuis longtemps, ils finiraient bien par se croiser. De plus, elle avait déjà prévu de se rendre au barbecue organisé dans la résidence. Lui risquait bien d’y faire son apparition. Mieux valait prendre le taureau par les cornes ; chose plus facile à dire qu’à faire.


Il fallut à la jeune femme de longues minutes pour se décider. Mais elle se décida tout à coup à monter pour s’expliquer. D’ailleurs, elle ne savait pas vraiment de quoi elle avait besoin de se justifier. Quand elle se retrouva devant sa porte, elle trembla, hésita mais finit par sonner. Assez rapidement, la porte s’ouvrit, ne lui laissant pas le temps de s’enfuir.


— Oui ? Ah, bonjour, dit Florent.

— Euh, bonjour. Je peux vous parler un instant ?

— Bien sûr. Entrez.


Marie pénétra dans ce meublé qui était, dans l’agencement des pièces, la copie conforme du sien. La décoration était beaucoup plus neutre que celle qu’elle avait pris le temps de peaufiner. Même les photos de voiliers faisaient très appartement témoin.


— Je voulais vous parler de tout à l’heure.


Florent fut surpris de ce démarrage de but en blanc. Il pensait se faire enguirlander d’avoir joué les voyeurs mais sa voisine semblait assez mal à l’aise. Elle s’assurait toutes les cinq secondes que son chemisier était bien fermé, alors qu’il était boutonné jusqu’au cou. Comprenant le malaise de la jeune femme, il chercha à la détendre et à dédramatiser la situation :


— Vous vous êtes remise de votre frayeur ? Ce n’est pas grave d’avoir peur des insectes volants. Moi ce sont les rats qui me donnent des sueurs froides.


Marie fut déstabilisée qu’il ne mentionne en aucune façon sa nudité. Cela la déstabilisa un instant avant d’en sourire :


— Eh bien, si une petite souris se pointe chez vous. Je viendrais vous sauver, retorqua-t-elle.


Ils pouffèrent tous deux et prirent le temps de faire des présentations plus formelles.


* * *



Florent et Marie se recroisèrent quelques jours plus tard à ce fameux barbecue et sympathisèrent un peu plus. Dès lors quand ils se croisaient, ils s’arrêtaient pour parler quelques instants. Florent aperçut encore quelques fois Marie prendre le soleil sur son balcon et il supposa qu’elle avait la même tenue. Elle, de son côté, sentit la fumée de cigarette de son voisin. La résidence étant habitée par une population assez jeune, des soirées étaient régulièrement organisées. Florent et Marie s’y retrouvèrent souvent et nouèrent une solide amitié.


Après un retour dans sa famille pour Noël, Florent devait profiter du réveillon de nouvel an dans la résidence. Dans le train du retour, il fit la connaissance d’une petite nana du Nord qui rentrait également à Marseille pour le travail. Brittany, encore que Florent pensait qu’il s’agissait d’un nom d’emprunt, avait tout du cliché de la candidate de télé-réalité. Pourtant, elle avait un esprit vif et était amusant en plus d’être très jolie.


Brittany se laissa vite charmer par Florent et le soir même de leur rencontre, ils se retrouvèrent chez lui. La petite blonde n’avait pas froid aux yeux, ni ailleurs, comme le laissait deviner sa tenue mettant tous ses atouts en valeurs. Florent fut même assez surpris que ce soit elle qui fasse le premier pas et lui saute pratiquement dessus. Il aurait aimé profiter du confort de son lit mais la petite tornade semblait pressée, tellement qu’en moins de deux, elle le déshabillait complètement. Florent se laissa emporter et entreprit de la délester de ses rares et petits vêtements. Fougueuse, elle lui grimpa dessus et s’empala sur lui.


Florent fut ravi d’aller téter ses seins, probablement refaits, et de plaquer ses mains sur son popotin. Il n’eut guère besoin de l’aider tant elle était déchainée. Brittany commença à monter et descendre en rythme sur le sexe de Florent. Le volume sonore de ses gémissements fut vite impressionnant. En plus, la voix haut perchée de la nordiste devait traverser tous les murs de l’immeuble.


Pleine d’énergie, Brittany eut tout de même besoin d’un peu d’aide de Florent qui passa ses mains sous ses fesses et l’aida à s’empaler. Le rythme baissa légèrement mais les pénétrations se firent plus profondes, arrachant des râles suraigus à la jeune femme. Florent continua de dévorer la poitrine de son amante du soir comme un affamé. Bientôt, il sentit qu’il allait jouir et fut rassuré de la sentir tout aussi proche que lui du septième ciel. Finalement, elle poussa un long cri de jouissance ; son vagin pressant soigneusement le sexe de Florent. Il n’y tint plus et la rejoignit dans l’extase.


Brittany avait de jolies aptitudes orales et Florent se mit en devoir de lui rendre la pareille. Tous deux jouirent plusieurs fois durant cette première nuit avant de sombrer dans le sommeil. Le lendemain, Marie croisa les deux amants mais se contenta d’un salut rapide à son voisin. Elle revit Brittany revenir une autre fois et elle l’entendit de la même façon. Elle s’en étonna à nouveau, les appartements étaient normalement bien isolés.



Marie ne fut guère surprise lorsque Florent ramena la jeune femme au réveillon. Néanmoins, Brittany se révéla assez charmante dans son genre et il était agréable de passer du temps avec elle ; même si elle avait une fâcheuse tendance à se prendre en selfie toutes les cinq secondes pour un oui ou pour un non. A un moment donné, Marie perdit de vue Florent et Brittany. Elle les chercha dans les couloirs, avant de percevoir une voix aiguë lui parvenir d’un recoin. Elle comprit que la jeune Brittany s’envoyait en l’air avec Florent. Curieuse, un peu envieuse aussi, elle se faufila discrètement d’ombre en ombre. La brunette finit par apercevoir Brittany s’appuyant contre le mur d’un couloir menant aux garages. Les mains plaquées sur le mur, elle était fortement penchée en avant. Son haut avait été relevé au-dessus des seins qui restaient figés malgré les soubresauts de son torse.


Derrière elle, Marie ne pouvait non plus voir Florent, seules ses mains, accrochées aux hanches de Brittany, étaient visibles. Il grognait et gémissaient sous l’effort qu’il fournissait. Marie imagina Florent s’activant, entrant et sortant de l’antre chaude de Brittany. La grande brune en ressentit quelques picotements dans le bas-ventre et fut tentée d’aller se caresser. Le spectacle était des plus tentant et son absence de relation charnelle se faisait quand même sentir durement. Marie céda à moitié en allant se masser un sein.


— Ah, je me disais bien que je connaissais cette voix, chuchota quelqu’un dans son dos.


Honteuse, Marie retira vivement sa main de son sein et se retourna pour découvrir Florent.


— Mais, ce n’est pas toi ?

— On dirait bien... Je pense que c’est le beau gosse qui lui faisait du rentre-dedans depuis quelques minutes, commenta Florent.

— Tu as l’air de bien le prendre...

— Oh, je savais bien que ça n’allait pas durer. J’aurais probablement cassé après cette soirée de toute façon.

— Je vois..., souffla Marie en regardant droit devant elle.


Florent se sentait de poursuivre avec ce spectacle mais il était partagé. Il n’avait rien d’un voyeur et le faire à deux avait quelque chose qui atténuait sa gêne. Marie lui semblait tout aussi partagée que lui. Il aurait fallu partir mais ce n’était pas si simple de se détacher de ce show. Ce furent les deux amants qui choisirent pour eux.


Brittany plaqua une main sur sa bouche et poussa des cris aussi discrets que possible. Le gars, derrière elle, souffla comme un bœuf et sembla se figer comme une statue. Ils jouirent relativement silencieusement avant que Brittany ne se retourne et n’embrasse fougueusement son partenaire du soir. Marie sentit la main de Florent sur son épaule la tirer en arrière. Ils repartirent à pas de loup et Florent commença à prendre les escaliers. Devant l’étonnement de Marie, il lui expliqua qu’il était initialement parti récupérer des bouteilles dans son frigo. Marie lui proposa de l’accompagner et ils remontèrent à son appartement.


Dans le séjour, elle laissa son regard se promener un peu partout alors que Florent sortait plusieurs bouteilles de son frigo. Finalement, les yeux de Marie restèrent accrochés à une nouvelle photo de voilier.


— Ah, tu admires la nouvelle photo ?

— Oui, au départ je pensais que les photos étaient déjà là.

— Non, ce sont les miennes. Tiens, prends ces bouteilles, dit-il en lui donnant du vin.

— Ah, je vois... Tu rêves de grands voyages ? demanda-t-elle sur le ton de la plaisanterie.

— Tu ne crois pas si bien dire. J’ai pour projet de traverser l’Atlantique vers les Caraïbes et de remonter jusqu’au Saint-Laurent ensuite.

— Eh bien... Pas sûr que ce soit le genre de trip de Brittany.


Marie se rendit compte de l’incongruité de sa réflexion. Elle voulut s’en excuser auprès de Florent mais il lui coupa la parole :


— Y a pas de mal. Mais peu importe ce qui s’est passé ce soir, je ne l’aurais pas invité. Ni elle, ni une autre. Je veux me retrouver seul face à l’océan.

— Je vois...


Florent et Marie repartirent car minuit approchait et la jeune femme comptait bien trinquer avec ses voisins. En revenant à la fête, ils constatèrent de Brittany et son amant étaient aussi de retour. La jeune femme minaudait au bras du beau gosse bronzé et musclé. Les deux voisins allèrent déposer les bouteilles alors que des convives commençaient à décompter. Florent et Marie attrapèrent une coupe de Champagne et se firent face pour trinquer.


— Bonne année ! crièrent les fêtards.

— Bonne année, Flo.

— Bonne année, Marie.

— A ton voyage !

— Merci.

— C’est pour quand ?


Marie se servit de quelques gourmandises sucrées en l’écoutant.


— Je sais naviguer au long court. Il ne me manque plus que le voilier... Et d’arrêter de fumer.

— Pourquoi ?

— J’ai peur de tomber en rade de clope au milieu de la mer.

— Alors fais en ta bonne résolution de cette année ! Et je t’aide, si tu veux !

— J’accepte si je peux faire quelque chose en retour.

— Eh bien, moi aussi, je suis accro. A ça, dit Marie en levant le gâteau qu’elle s’apprêtait à manger.

— Le sucre ?

— Oui. A chaque fois que je commence, je craque en moins de deux.

— Je sais ce que c’est... A deux, on y arrivera, peut-être.

— Essayons ! s’enthousiasma Marie.


Elle reposa triomphalement son gâteau sur la table. Florent sortit une cigarette de son paquet et la posa à côté de la pâtisserie. Mais les automatismes reprenant leurs droits, ils se retrouvèrent avec leur dose de sucre ou de nicotine à la main au bout de quelques minutes.


— On est mal barrés, constata Florent avec le sourire.


Néanmoins, ils se sevrèrent tous deux petit à petit, de sorte que début mai, Florent ne fumait plus qu’une cigarette sur son balcon le soir et que Marie se limitait à une pâtisserie le week-end. Ils se payèrent un resto pour fêter leurs efforts ; Marie en profita pour inviter Florent à la rejoindre durant le week-end de l’Ascension. Elle comptait se mettre au vert quelques jours sans avoir encore de destination fixe.

Mais Florent avait prévu de naviguer, il avait loué un 12 m à cet effet ; d’abord vers Toulon puis la traversée vers la Corse. Il voulait garder la main et avait besoin de pratiquer. Florent vit que Marie avait les yeux qui brillaient. N’était jamais monté sur un voilier, elle aurait aimé faire un essai. Florent lui proposa de l’embarquer jusqu’à Toulon, d’où elle pourrait reprendre un train ou un car pour rentrer sur Marseille. Marie accepta cette invitation et ils trinquèrent en prévision de cette sortie en mer.


* * *



Florent terminait de charger des provisions dans le bateau quand il reçut un appel de Marie. Il s’était demandé si elle allait venir car, depuis quelques jours, elle lui semblait stressée par quelque chose qu’elle prenait soin de lui cacher. Il pensait qu’elle regrettait peut-être son choix de l’accompagner.


— Allô ? Marie ? Tu es là ?

— Oui, je viens d’arriver. Tu es où ?

— Attends-moi, je viens te chercher.

— Ok, à tout de suite.


Florent partit la chercher au hasard du parking. En fait, elle lui apparut tout à coup, au détour d’une camionnette. Elle était là, portant un genre de chapeau de paille à bord étroits dans lequel elle avait caché ses cheveux. Elle avait un haut en coton blanc assez ample et un short en jean qui descendait à mi-cuisse.

Le voyant, Marie sourit à son voisin et ils se firent la bise. Florent se rendit compte qu’elle paraissait un peu inquiète. Sans doute appréhendait-elle un peu ce baptême sur l’eau. Florent lui parla alors d’un voilier à vendre qu’il avait vu et qui correspondait à ses besoins : le "Stromboli". Marie demanda poliment à en savoir plus et son voisin leur fit faire un détour.


— C’est celui-là, indiqua Florent devant un ponton.

— La coque rouge, là ?

— Non, le 12 m juste derrière.

— Ce vieux machin ? s’étonna Marie.

— Je sais qu’il parait un peu défraîchi mais il est cher. La coque est bonne, tout comme l’accastillage. Le moteur est récent aussi.

— Tu veux dire que les apparences sont trompeuses ?

— Oui c’est cosmétique à l’extérieur mais l’aménagement intérieur est très abîmé. Mais ça me permettrait de l’aménager à mes besoins...

— Super ! Du coup, tu l’achètes ?

— Je me laisse le temps de la croisière pour faire une offre au bon prix...

— Moi, je dis : fonce !


Florent hésita un peu mais prit son portable et appela le propriétaire. Celui-ci reçut fraichement la proposition de Florent mais finit par accepter. Enthousiaste, Florent invita Marie à rejoindre le bateau qu’il avait loué. Elle le suivit sans rien dire, le laissant à sa joie d’avoir enfin trouvé le bateau de ses rêves.

Ils montèrent tous deux à bord du "Pacha" et Marie aida Florent à charger les dernières provisions. Ils larguèrent rapidement les amarres et sortirent du port à petite vitesse :


— C’est bien, nous sommes partis tôt ce matin.

— Tant mieux, commenta Marie, un peu en stress.


Le moteur crachotant faisait avancer le "Pacha" doucement. Florent paraissait concentré et heureux de voir la mer au loin. Il gardait un œil averti sur tout ce qu’il l’entourait ; y compris sa passagère qui était assise sur une des deux banquettes. Il voyait bien qu’elle n’était pas en totale confiance. Parfois, elle avait un hoquet de surprise quand des vagues faisaient tanguer ou giter le "Pacha". Il pensa d’abord rester près de la côte mais se demanda s’il ne valait mieux pas s’éloigner un peu pour éviter de croiser trop de monde, ce qui semblait inquiéter Marie.


— Marie, tu préfères qu’on reste le long de la côte ou qu’on s’en éloigne ?

— Euh...


Visiblement aucune solution ne l’enchantait. Après quelques secondes de réflexion, elle se décida pour le large. Marie regarda Florent hisser les voiles et sentit le "Pacha" être tiré et non plus poussé. La sensation était différente, plus fluide, plus douce. Le soleil dardait de jeunes rayons de printemps mais ils étaient assez fort pour la baigner de chaleur. La jeune femme s’allongea à demi sur la banquette et fit face à son voisin.

Florent regardait loin devant lui, il n’était pas fâché d’être allé au large finalement. Il s’éloigna un peu plus et trouva une nouvelle brise qui lui permit de virer droit vers l’Est. La vitesse augmenta légèrement et il s’avisa que Marie avait laissé son sac à l’extérieur.


— Marie, tu devrais aller ranger ton sac dans ta cabine...

— Mmmh ? Mon sac ?

— Oui, regarde, il est un peu humide déjà.

— Ah ? Oui... Euh, quelle cabine ?

— Celle sous nos pieds. J’ai pris celle à l’avant.

— D’accord. Je reviens.


Marie lui sourit et entra dans le bateau. Elle descendit quelques marches et trouva l’entrée de sa cabine. Elle s’affaira pour y ranger les vêtements qu’elle avait apportés. Une fois fait, elle ôta son haut blanc et son short en jean. Elle se retrouva dans ce maillot de bain blanc qu’elle avait acheté récemment. Elle se regarda et se trouva parfaitement tarte, une imposture totale pour ainsi dire. Pourtant, Marie n’avait pas l’intention d’en changer. Elle l’avait mis, elle allait sortir sur le pont avec. Florent avait entendu Marie s’occuper et cela faisait cinq bonnes minutes qu’il n’entendait plus rien. Rester enfermé à l’intérieur donnait facilement le mal de mer, surtout à ceux qui n’en ont pas l’habitude. Il allait passer la tête à l’intérieur quand sa passagère fit son apparition.


Florent en fut particulièrement surpris tant cette vision lui parut irréelle. Quelques minutes auparavant, Marie avait les cheveux cachés dans son chapeau, son haut ample en coton, un short en jean. Là, sa chevelure brune cascadait sur ses épaules en brillant au soleil. Un maillot une-pièce blanc la couvrait, si l’on pouvait dire. Le haut qui cachait sa poitrine se résumait en deux bandes de tissus partant de sa taille et passant sur ses seins pour se rejoindre sur la nuque. Cela lui faisait un décolleté ravageur qui descendait bien sous la ligne des seins. Florent s’aperçut que ceux-ci étaient à la limite de déborder de tous les côtés. Marie avait noué un paréo sur ses hanches mais il était si transparent que Florent put voir que le bas du maillot était très échancré, devant comme derrière.


— Eh bien, tu es drôlement sexy, si je peux me permettre...

— Merci. Tu es sûr ? J’ai des doutes quand même.

— Non, ce maillot est un excellent choix. Cet été tu ne vas pas avoir de mal à te trouver un mec...

— Ah, merci... Alors je peux faire quelque chose ?

— Viens donc tenir la barre...


Marie s’avança en se tenant comme elle le pouvait. Le côté sexy avait vite disparu, elle avait l’impression de marcher comme étant ivre. Mais elle parvint jusqu’à Florent qui s’écarta et l’incita à s’agripper à cette espèce de grande roue. Son voisin resta derrière elle et Marie le sentit même se coller un peu contre elle. Ses doigts se crispèrent sur la barre et les jointures de ses doigts blanchirent.


— Détends-toi. La navigation, ça se fait en douceur, lui dit Florent en posant ses mains sur les siennes.


Marie relâcha immédiatement la pression, Florent le ressentit et lui indiqua de regarder loin devant elle. Elle le fit et, pendant quelques minutes, il resta là à lui indiquer quoi faire. Le temps passa lentement et intensément, tous deux se remplaçant à intervalle régulier. Florent décida de virer pour filer vers Toulon où il déposerait Marie.


— Reviens, on va virer de bord. Je vais m’occuper des voiles.

— Ok, j’arrive.


Le vent d’Ouest qui les avait poussés doucement, en virant ainsi, arriva de travers. Le bateau prit de l’angle et accéléra. Marie s’accrocha à la barre et Florent lui dit de se pencher en arrière pour lutter contre l’inclinaison. La position était moins inconfortable mais plus embarrassante pour Marie. Cela l’obligeait à se cambrer et à gonfler la poitrine. Elle était en partie gênée de s’exposer ainsi alors que Florent était à la tâche. Mais Marie oublia vite ce désagrément lorsque qu’un vent plus rapide vint lui caresser le visage. Elle ferma les yeux pour en savourer la douceur et la fraicheur des gouttes d’eau salée.


Ils continuèrent ainsi jusqu’à midi où ils prirent un repas léger à l’extérieur. Florent avait mis en panne le "Pacha" et ils purent déjeuner sans s’occuper de la navigation. Le temps devint de plus en plus beau et chaud, à tel point que le vent tomba. Lorsqu’ils hissèrent à nouveau les voiles, celles-ci se gonflèrent difficilement. Le "Pacha" reprit une route paresseuse sous un soleil de plus en plus ardent.


Florent fit voler son t-shirt alors que Marie était allongée sur la banquette et somnolait à moitié. Le jeune homme rentra à l’intérieur et récupéra casquette et lunettes de soleil. En ressortant, il découvrit que Marie avait tourné sur le ventre et que le nœud dans son cou était défait.


— Ton maillot est dénoué.

— Je sais, c’est pour éviter les marques de bronzage.


Florent s’étonna un peu. Le dos était tellement dénudé qu’il ne voyait pas bien où seraient les marques. A la rigueur, les bandes de tissus assez larges passant dans le cou risquaient de laisser des marques. Il n’en dit pas plus et s’assit à la barre, la tenant d’une main et profitant de la vue, de l’horizon, de la mer. Après une bonne demi-heure à ce rythme, Marie se redressa sur les coudes, en tenant son maillot bien plaqué sur sa poitrine. Elle regarda aux alentours tout en semblant se poser des questions. Florent la vit le regarder aussi avant de se décider.


— Flo, comme il n’y a personne dans les environs. Ça te dérange si...

— Si quoi ?

— Si je bronze seins nus. Comme tu les as déjà vu...

— Ah... Pas de problème pour moi. Et je garderai un œil ouvert si un bateau s’approche.

— Euh... Merci.


Marie laissa tomber les pans de son maillot pour dévoiler une poitrine de belle taille. Florent la reconnut tout de suite malgré le peu qu’il en avait vu la première fois. Il détourna le regard, un peu plus difficilement que ce qu’il aurait voulu, pour permettre à sa voisine de ne pas se sentir pour reluquée. Marie s’allongea sur le dos en faisant face à son voisin. Elle étira les bras au-dessus de sa tête dans une position qui ne parut pas si confortable à Florent. En fait, Florent l’avait vu la première fois dans une tenue similaire et, depuis, il ne l’avait vu qu’habillée. Son ventre était toujours rebondi, de petites poignées d’amour se voyaient sur le côté de ses hanches. Les cuisses étaient loin d’être des brindilles tout comme ses fesses qui avaient une rondeur marquée.


Le jeune homme la regarda un moment puis rentra à l’intérieur. En revenant, il vit qu’elle n’avait presque pas bougé. Elle semblait endormie et ses jambes se frottaient l’une contre l’autre. Florent s’installa sur l’autre banquette et profita du soleil. Il s’assoupit sans s’en rendre compte et ce fut une houle légèrement plus marquée qui le réveilla.


— Ah, on va repartir !

— Ça souffle plus, en effet, dit Marie en s’étirant.

— Couvre-toi, je sens qu’il va faire plus frais.


Mais Marie préféra lézarder encore un peu alors que Florent s’affairait à nouveau. Rapidement, le "Pacha" reprit une allure plus soutenue en direction de Toulon.


— Je devrais pouvoir te laisser à Toulon avant de repartir.

— Déjà ? se lamenta Marie.


Florent le vit et lui proposa :


— Si ça te plait, je suis prêt à te garder avec moi pour le week-end.

— Super, je veux bien. Merci.

— Parfait, alors prend la barre ; on va virer de bord. Presque un 180° cette fois.

— Prête !


Marie se plaça à la barre et Florent s’avança vers les winchs. Il donna le signal à Marie qui vira comme il lui indiquait. Pendant ce temps, il s’activa rapidement et efficacement pour sortir le spi du voilier. Quand il fut hissé, le "Pacha" bondit en avant et Marie dut s’installer comme il lui avait montré plus tôt. Elle se n’était pas couverte et un vent plus vif lui fouettait les seins. Florent la vit assurer la navigation ainsi, sans se soucier d’éventuels spectateurs. En revenant à l’arrière, il s’aperçut que la chair de poule avait gagné sa peau.


— File vite te rhabiller, tu vas attraper froid.

— Oui, capitaine.


Marie se rhabilla et le reste de la journée fut consacrée à la navigation. Dans la soirée, ils dinèrent à l’intérieur et Florent félicita Marie pour ses débuts comme équipière. Elle en fut heureuse mais sembla s’éteindre au fur et à mesure du repas. Il n’était pas très tard quand elle lui dit qu’elle allait se coucher. Florent resta encore un moment à la barre avant de rejoindre sa cabine.

Cela faisait une petite heure qu’il était couché quand il entendit du bruit : des pas rapides sortant sur le pont. Se doutant de ce qu’il se passait, il se leva et rejoignit Marie. Il la trouva accrochée à la main-courante, la tête par-dessus bord en train de vomir ses tripes. Il s’approcha et lui attrapa les cheveux pour lui éviter de les voir souillés.


— Flo... ça va pas...

— Je vois, Marie. Ça arrive... Prend le temps de respirer. Regarde au loin, ton oreille interne est en bordel.


Après deux nouveaux râles, Marie se tourna à moitié vers lui. Son visage était blafard, son regard vitreux et des larmes avaient coulées sur ses joues.


— Je suis nulle...

— Mais non, ça arrive, lui répondit Florent, le nez prit par des effluves peu ragoutants.


Marie eut encore deux spasmes qui la plièrent en deux mais sans que rien de sorte. Elle se rassit sur la banquette, essoufflée et en sueur.


— Je suis nulle, répéta-t-elle.

— Mais non, je te dis ça arrive. Surtout avec cette houle...

— Non, ce n’est pas pour ça. Je voulais te séduire mais je ne suis arrivé à rien.

— Me séduire ? s’étonna Florent. Mais, nous sommes amis...

— Oui, mais je voulais plus. Je te voulais pour moi.

— Mais... Pourquoi ? Depuis quand ?

— Oh, je n’en ai pas pris conscience depuis longtemps. Tu te rappelles de Brittany ?


Marie lui révéla qu’elle avait vu Brittany venir s’inscrire en maternité avec le beau gosse du réveillon. Apparemment, le premier coup avait été le bon. Mais ils semblaient tous deux parfaitement aux anges. Florent en fut abasourdi, autant que Marie à ce moment-là.


— Ça m’a ouvert les yeux. Elle est tombée sur le bon et à mon âge il ne faut plus que je passe à côté. Et j’ai compris, le bon : c’est toi !

— Mais Marie... J’ai trouvé le voilier, je vais finir ma mission dans quelques temps... Je vais partir plusieurs mois, revenir et m’expatrier à nouveau.

— Ça ne t’a pas empêché de baiser Brittany et les autres. Pourquoi pas moi ? Je ne te plais pas ?

— Ce n’est pas le problème. Elles, je ne veux pas les revoir ensuite. Toi, j’aimerais garder contact avec toi, que tu restes mon amie.

— Je préfère que nous soyons ensemble seulement cette nuit, ce week-end, une semaine ou jusqu’à ton départ. Je préfère avoir eu ces moments-là et qu’ils me réchauffent le corps et le cœur pour le reste de mes jours plutôt que de ne les avoir jamais eus !


Marie se tourna et regarda au loin pour calmer ses nausées et cacher ses larmes.


— Je reviens, lui dit-il.


Florent s’absenta quelques instants et revint avec une bouteille d’eau, une serviette, la brosse à dent et le dentifrice de Marie.


— Bois un peu et débarbouille-toi le visage. Après, brosse-toi les dents. Sinon, les nausées reviennent vite.

— Merci, répondit Marie.


C’était gentil et juste amical, même cette déclaration à cœur ouvert n’avait rien fait naitre en lui. Elle se versa de l’eau sur le visage et en but un peu après s’être rincé la bouche. Elle s’essuya le visage alors que Florent s’était assis sur la banquette où elle était. Marie se brossa les dents, but à nouveau et s’essuya avec la serviette. Florent n’avait pas tort, la sensation de frais du dentifrice était apaisante. Elle se rassit, n’osant pas encore repartir dans sa cabine.


— Ça va mieux ?

— Oui, merci, répondit Marie sans conviction.


Elle sentit Florent se lever, il allait sans doute se coucher. Mais il se plaça devant elle et s’accroupit. Il posa une main sur le genou de Marie qui tourna son visage vers lui. Sans qu’elle ait le temps de s’en rendre compte, il l’embrassait déjà. Ce fut un baiser aussi beau qu’elle ait pu l’imaginer. Florent finit par se détacher et la regarda :


— Ça va mieux ?

— Oui. Pourquoi ?

— Parce que tu as raison, nous ne devrions pas passer à côté si nous en avons envie tous les deux.

— Vraiment ? demanda Marie d’un sourire timide.

— Vraiment. C’est parce que tu comptes énormément pour moi que je ne voulais aller sur ce terrain.

— Et maintenant ?

— Maintenant, parce que tu comptes énormément pour moi. Parce que je veux vivre cette histoire aussi longtemps que je serai là.


Florent caressa la cuisse de Marie qui ferma les yeux de plaisir. Elle attendait qu’il lui parle encore comme cela et il se mit à détailler chaque parcelle de son corps. Se faisant, il lui caressa les cuisses, les bras, les épaules et le visage. Marie ronronnait de plaisir, se laissant bercer par ses mots et ses mains. Il lui avoua qu’il avait aimé revoir ses seins et, tout en disant ces mots, Florent retira le haut de Marie qui leva les bras sans sourciller. Il se pencha en avant et vint les embrasser. Florent passa de l’un à l’autre plusieurs fois, les laissant avec les tétons dressés. Il continua en parlant du ventre de Marie et descendit ses lèvres dessus, embrassant sa peau, chatouillant son nombril. Il lui parla de ses fesses qu’il avait aperçu dans la journée, grâce au maillot, et alla les caresser à travers son short en jean.


— Il y a une partie de toi que je ne connais pas encore, dit-il en la regardant.

— Alors, va la découvrir, susurra-t-elle, avec le sentiment que ce pouvait être un rêve qui allait prendre fin.


Mais Marie sentit les doigts de Florent déboutonner le short. Elle souleva les fesses quand il voulut lui ôter. Florent le jeta sur le côté et revint poser ses mains sur les fesses de Marie. Il les massa quelques instants tout en embrassant le ventre puis l’intérieur des cuisses de Marie. Quand il agrippa l’élastique du slip, Marie souleva à nouveau son bassin. Florent tira et découvrit un pubis fraichement épilé, laissant un petit triangle de poils noirs. En-dessous, la vulve se dessinait à peine. Florent tira les fesses de Marie en avant et elle écarta les jambes. Les lèvres intimes de la jeune femme se dévoilèrent humides et entrouvertes. Au-dessus, un clitoris pointait déjà le bout de son nez. Un parfum envoutant se mêlait à celui de la mer et enivrait Florent.


— Lui aussi, je l’aime beaucoup.

— Alors, embrasse-le aussi, tenta Marie.


Sans plus attendre, Florent colla ses lèvres à celles de, intimes, de Marie. La jeune femme poussa un long soupir devant l’accomplissement de ses rêves les plus fous. Florent faisait monter et descendre le plaisir de la jeune femme au même rythme que la houle faisait tanguer le voilier. Marie se mit à se pétrir fortement la poitrine pour augmenter son plaisir. Florent avait la bouche occupée mais ses mains ne dormaient pas. Elles passaient un peu partout pour la caresser et la masser avec habileté. Il s’arrêta avant qu’elle n’atteigne le septième ciel. Marie rouvrit les yeux et le vit le visage brillant de sa mouille. Elle se pencha et l’embrassa fiévreusement.


— Toi aussi, tu as occupé mon esprit aujourd’hui, lui dit-elle. Ton corps me troublait quelque peu sans que je n’ose y poser les doigts.


Se faisant, Marie fit glisser ses doigts le long des bras de Florent. Ils passèrent sous le t-shirt pour atteindre les épaules. Ils en ressortirent pour passer à nouveau dessous et caresser le ventre de Florent. Marie en profita pour faire remonter le vêtement en même temps que ses mains pour enfin l’ôter complètement. Elle se pencha et vint embrasser la poitrine de son partenaire. Elle s’y attarda un long moment, le faisant se relever pour profiter de son ventre. Elle plaqua ses mains sur le fessier ferme du marin et le palpa sans vergogne.


— Mais tu n’as jamais été plus que torse nu en ma présence. J’ai récemment imaginé de nombreuses fois, ce qu’il y avait par-là.

— Eh bien, fais de tes rêves une réalité, répondit Florent.


Marie déboutonna le short et le fit glisser. Un boxer raisonnablement rempli s’offrit à ses yeux. Elle retourna caresser les fesses de Florent et embrassa l’intérieur de ses cuisses, comme il lui avait fait. N’y tenant plus, elle attrapa l’élastique et tira le boxer vers le bas. Un sexe bien droit se déploya, sous lequel deux testicules bien formés se tenaient prêts à agir. Marie éjecta short et boxer puis revint à l’objet de son désir.


— Les rêves peuvent parfois devenir réalité.

— Alors, embrasse tes rêves, Marie.


Marie ouvrit la bouche, sortit sa langue et lui fit faire le tour du gland de Florent. Celui-ci frissonna de plaisir avec cette caresse surprenante. Marie répéta l’opération plusieurs fois avant que le sexe de Florent ne franchisse enfin ses lèvres. Elle le suça un petit moment, alternant suçage et léchage, n’oubliant pas les testicules de Florent. Son partenaire apprécia fortement l’attention qu’elle lui portait. Sa respiration s’accélérait auquel cas elle ralentissait le rythme. Mais au bout d’un moment, Marie stoppa net, elle garda en main le sexe dressé de Florent et le regarda intensément. Elle n’eut besoin de rien dire qu’il la faisait se rassoir sur la banquette, bien calée contre le dossier.


Florent s’agenouilla et se plaça entre les cuisses de sa partenaire. Le sexe en main, il l’approcha de l’antre de Marie. Elle plaque ses mains sur les fesses de Florent et l’attira à lui. Leurs sexes glissèrent l’un dans l’autre avec une grande facilité, ne leur arrachant que de longs et doux soupirs de satisfaction. En un mouvement, lent et maitrisé, Florent se retrouva au fond du vagin de Marie. Ils poussèrent tous deux un couinement plus marqué. Leurs visages à quelques centimètres, ils ne purent résister au désir de s’embrasser. Florent commença à faire des va-et-vient que Marie accentua en ondulant du bassin.


Le plaisir grimpa rapidement chez les deux amants. Le rythme des allers et venues du sexe de Florent dans le sexe de Marie alla crescendo. Ils durent rompre leur baiser au bout d’un moment pour exprimer plus librement leur plaisir. Des gémissements, des soupirs rompirent le silence de la haute mer. Des cris commencèrent à les remplacer alors qu’une chaleur envahissait le bas-ventre de Marie. Un torrent d’émotion, de plaisir et d’extase se préparait en elle. De son côté, Florent sentait toute force quitter ses membres pour se concentrer dans sa verge. Encore quelques coups de reins, quelques ondulations du bassin et ils jouirent tous les deux.


Marie sentit le sperme de Florent se répandre en elle et Florent perçut les spasmes des muscles du vagin de Marie. Leur jouissance dura quelques secondes mais ils eurent l’impression qu’elle s’éternisa. Florent alla embrasser Marie qui passa ses bras autour de lui pour le serrer contre elle. Ils restèrent enlacés et emboités quelques minutes avant que la fraicheur de la nuit de se rappelle à eux.


— Tu frissonnes, tu as froid. Rentrons.

— J’ai peur d’être à nouveau malade, si j’essaye de dormir comme tout à l’heure, Florent.

— Tout à l’heure tu étais toute seule dans ta cabine. Maintenant, tu viendras dans la mienne.

— Même là...

— Qui t’a parlé de dormir ?

— Mmmmh, je ne risque pas d’avoir le mal de mer. Rentrons vite, alors.


Florent se leva et tendit la main à Marie. Elle l’attrapa et Florent la tira brusquement à lui pour l’embrasser passionnément. Elle se pressa contre son corps avec délectation avant de se détacher et de commencer à descendre les marches.


— Alors, j’avais l’impression que tu étais pressé, lui lança-t-elle.


* * *



La nuit que passa Marie dans les bras de Florent tint toutes les promesses du jeune homme. Certes ils finirent par s’endormir avant même le petit jour mais Marie n’en fut que plus heureuse de se coucher dans les bras de son amant. Entre longues caresses et baisers intenses, ils avaient fait l’amour plusieurs fois ; Florent n’abandonnant jamais tout à fait le "Pacha" et profitant des moments où Marie atterrissait pour vérifier les alentours et le cap. Marie se leva en ayant peur de retrouver le Florent d’avant. Mais celui-ci alla à sa rencontre quand elle sortit sur le pont et l’embrassa avec la même passion que pendant la nuit.


Le week-end de navigation se poursuivit dans la même tonalité, rendant Marie folle de joie. Le retour à terre ne fut pas différent pour le plus grand soulagement de Marie. Florent était aussi heureux qu’elle de cette relation, il la couvrait régulièrement d’attentions, ce dont elle n’avait jamais profité dans ses relations précédentes. Sans qu’ils se le disent vraiment, ils formèrent un couple pour les mois qui suivirent.


Mois durant lesquels, Florent travailla sur le voilier qu’il avait pu acheter. Marie venait souvent lui donner un coup de main et elle profita des sorties que Florent faisait pour se familiariser avec le "Stromboli" pour améliorer sa pratique de la navigation. Elle aimait cela de plus en plus et tous deux sympathisèrent avec leurs voisins du "Vespa Rossa", le voilier à coque rouge : un couple d’origine italienne, Livio et Carla, et leurs deux garçons.


Mais le jour J arriva enfin sans que Florent ne lui demande de l’accompagner. Il avait même refusé l’aide de Marie dans les derniers jours. Néanmoins, il l’invita à le rejoindre au port le moment venu. Inquiète et stressée, Marie s’y rendit avec le mal de mer. En arrivant sur le ponton, elle vit Florent qui l’attendait devant le voilier. Un grand drap couvrait l’arrière et il se tenait là, une bouteille à la main.


— Salut Marie, fit-il en l’embrasant.

— Salut Flo. C’est le grand jour, dit-il en se forçant à sourire.

— Oui, et j’ai besoin de toi pour baptiser mon voilier.

— Ah..., fit-elle déçue et le cachant.

— Prête ?

— Oui.


Florent lui tendit la bouteille qu’elle brisa sur l’ancre qu’il avait placé à portée de bras.


— Tire le drap, lui dit Florent en récupérant les débris de verre.


Marie attrapa le tissu et tira. Devant ses yeux le nom du bateau se révéla : "Le Bourdon". Son cœur s’emballa et elle regarda Florent les yeux brillants.


— Voilà, j’ai changé le nom, c’est n’est plus le.


Stromboli" mais "Le Bourdon", en l’honneur de la première fois où on s’est parlé."


— Oui, répondit Marie, la voix cassée.

— Voilà, Marie... Je vais partir. Sans toi, comme je te l’ai toujours dit. Je... Je suis désolé.

— Je le savais Flo, dès le départ, je m’y suis préparé. C’est ton rêve, je suis heureuse pour toi. J’ai passé des moments merveilleux en ta compagnie.

— Moi aussi. Je penserai toujours à toi.

— Aller, vas-y avant que je ne pleure trop.

— Un dernier baiser ?

— Non, ce n’est plus le moment, Flo.


Il grimpa sur "Le Bourdon" et largua les amarres. Marie le regarda manœuvrer et sortir le voilier de son emplacement à l’aide du moteur. Elle garda les yeux rivés sur la coque blanche du voilier, espérant follement le voir faire demi-tour. Mais il n’en fut rien, il croisa un autre voilier juste avant de sortir du port bientôt il disparut du champ de vision de Marie.

Chamboulée et désespérée, elle s’effondra sur elle-même et ne retint plus ses larmes. Pantelante, elle finit par s’assoir sur le ponton en regardant fixement l’eau sombre du port. Marie avait toujours dit qu’elle préférait avoir vécu avec lui que d’être passé à côté. Mais maintenant la douleur lui paraissait trop insurmontable. Plus elle restait là, plus les eaux noires lui semblaient une solution à son malheur. Plus elle restait là, plus son corps se penchait vers l’avant et l’abîme. Sans qu’elle y fasse attention, le bateau qui avait croisé Florent manœuvrait pour se mettre à quai juste à côté.


— Papa, papa, viens voir ! cria un enfant tout près d’elle. C’est la dame du.


Stromboli", elle pleure."


Dérangée, Marie tourna la tête et vit à travers ses larmes, les deux enfants du bateau voisin. A ce moment-là, Marie avait oublié leurs noms et s’en fichait.


— Bonjour Marie. Ça va ? s’inquiéta Livio.

— Bonjour Livio. Non, ça ne va pas. Il est parti, sans moi.

— Ah... Je vois. Attends-moi quelques instants. Les enfants, on se dépêche votre mère vous attend sur le parking.


Les gamins sautèrent du "Vespa Rossa" avec des sacs et avancèrent rapidement. Leur père les suivit au petit trot. Assez vite, Marie entendit le même trottinement revenir vers elle :


— Me revoila. Tu as besoin de quelque chose ? lui demanda Livio.

— Non, je vais rester encore un peu et je vais partir.


Marie avait pris sa décision, elle attendrait que Livio s’en aille. Elle trouverait un truc lourd, quitte à voler une ancre, et se jetterai à l’eau.


— Laisse-toi le temps de t’en remettre. Moi aussi, je pensais que tout était fini quand Carla est partie avec son nouveau mec. Mais je me suis accroché et j’ai Luca et Enzo.

— Moi, je n’ai personne à qui me raccrocher.

— Alors accroche-toi à ça, dit Livio en lui tendant la main.


Marie observa Livio un instant, elle se demanda si elle pouvait lui demander de rattraper "Le Bourdon", le "Vespa Rossa" était plus fin et rapide. Mais elle abandonna cette idée et eut envie de tout abandonner. Devant elle, Livio attendait toujours, la main tendue. Il lui souriait amicalement et semblait comprendre ce qu’elle vivait. Marie tourna le regard vers l’entrée du port puis vers l’eau à ses pieds et enfin vers Livio. Elle hésita un moment avant que sa main ne vienne à la rencontre de celle du capitaine du "Vespa Rossa". Elle s’arrêta juste avant et demanda :


— C’est vrai qu’on peut s’en remettre ?

— Oui, avec de l’aide. Viens...


La main de Marie parcourut les quelques centimètres qu’il manquait et attrapa celle de Livio.

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