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Le Bouton

Chapitre 1

Voyeur / Exhibition

1) Le Bouton

Elle s’assit dans le taxi, nue sous son manteau, le coeur battant. Sortir de la maison ainsi avait été très dur à faire. La fermeture de la porte avait scellé son destin puisqu’elle n’avait pas de clé pour rentrer. Tout ce qu’elle avait avec elle, à part le manteau, étaient ses chaussures, un peu d’argent et une paire de ciseaux.

Elle se tortilla sur la banquette arrière du taxi à la pensée de ce qui allait suivre, de ce qu’elle devrait faire pour récupérer sa clé. Cela l’effrayait mais l’excitait également. Cela lui faisait un effet bizarre de ne rien porter d’autre que son manteau, elle n’était jamais sortie ainsi auparavant. Le manteau en soie caressait sa peau nue, lui donnant conscience de sa nudité d’une façon qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. Il la caressait, l’excitait, et chaque mouvement était comme la caresse d’un amant, spécialement sur ses seins qui étaient pressés contre la couture.

Elle avait une envie pressante de passer une main sous son manteau, pour chercher cet endroit où le plaisir s’éveillait. mais elle résista. Ce n’était pas encore le moment et elle avait des choses à faire. Elle regarda à l’extérieur du taxi, suivant sa progression en ville jusqu’au quartier des théâtres. Elle essaya de calmer ses nerfs et se demanda si elle pourrait faire ce qui lui était demandé. Elle savait qu’elle pouvait toujours " faire comme si ", prétendre avoir fait ce qu’Il lui avait demandé, mais au plus profond d’elle elle savait qu’Il pourrait lire en elle, serait déçu, et que quelque chose polluerait alors leur amour. Et puis surtout elle était très excitée à l’idée de vivre cette aventure. Elle devait progresser.

Alors que le taxi s’approchait de sa destination, elle prit les ciseaux. C’était le moment de prendre une décision. Avec précaution elle coupa le bouton le plus bas de son manteau, et le garda dans la main. " Encore cinq boutons " pensa t’elle.

Lorsque le taxi stoppa, elle plaça dans la main du chauffeur de taxi la monnaie correspondant au prix de la course ainsi que le bouton. Le chauffeur le vit et la regarda.

" Qu’est ce que vous me donnez ? "

Elle sourit en sortant de la voiture.

" Gardez le. " Et elle s’éloigna.

Elle était toujours à deux pâtés de maison de l’endroit où elle devait aller, mais ses instructions disaient qu’elle devait marcher jusque là. C’était à la fois une torture et un plaisir, de déambuler ainsi au coeur de cette cité affairée, en pleine nuit, avec rien d’autre qu’un manteau et des chaussures. Son corps réagissait aux constantes caresses du manteau et elle sentait son excitation augmenter en même temps que sa peur. Elle regarda vers le bas pour voir l’ouverture en bas de son manteau crée par l’absence du dernier bouton. Maintenant une bonne partie de ses jambes était visible et il lui semblait que si elle marchait trop vite, elle risquait d’attirer l’?il d’un éventuel public. Mais elle ne pouvait pas traîner si elle voulait remplir toutes ses obligations dans le temps imparti.

Le bar était plein de clients attendant que les théâtres le long de la rue soient prêt à les accueillir. Elle progressa jusqu’au bar et s’adressa à un serveur en particulier. L’homme la regarda et après qu’elle lui eut dit qui elle était, il regarda sa montre et sourit. Il lui servit un verre qu’elle commença à siroter, assise sur un tabouret.

Elle faisait attention en croisant ses jambes, ne voulant pas découvrir trop de ses cuisses. Elle pensa à ce qui allait arriver cette nuit. Son coeur battit encore plus fort. Le public commença à sortir du bar pour se rendre dans les théâtres qui venaient d’ouvrir leurs portes, la sortant de ses pensées. Elle sut qu’il était temps de prendre une autre décision. Elle prit les ciseaux et regarda. Quel bouton maintenant ? Elle choisit de couper celui du haut, celui du cou. Elle s’assura que personne ne la regardait et le coupa rapidement, ajoutant le bouton à la pile de monnaie qu’elle devait pour la boisson. Quatre boutons restant.

Le barman vint récupérer l’argent. Il vit le bouton et acquiesça, un léger sourire aux lèvres. Il ne savait pas vraiment ce qui se passait, juste qu’un de ses clients réguliers lui avait donné un généreux pourboire pour vérifier à quelle heure cette fille arrivait et s’assurer qu’elle laissait bien un bouton avec la monnaie.

Son sourire la fit rougir et elle finit son verre avant de sortir du bar. Alors qu’elle marchait, elle pouvait sentir le manteau réagir différemment sur elle, ses épaules maintenant un peu plus exposées à l’air de la nuit. Elle sentit un frisson en elle alors qu’elle traversait la rue et entrait dans le théâtre.

Il lui avait dit qu’un ticket l’attendrait, aussi se dirigea t’elle vers le guichet des réservations. Il y avait encore quelques personnes qui faisaient la queue pour récupérer leurs billets. Elle était certaine que son coeur allait exploser, et elle avait envie de tourner les talons et de s’enfuir. Mais cependant elle était excitée de façon perverse et savait que si elle cédait à la tentation de partir maintenant elle ne connaîtrait plus jamais cette excitation. Elle aurait voulu qu’Il soit là pour partager cela avec elle, mais d’une certaine façon Il était là, Il n’était jamais hors de ses pensées.

Son tour arriva et la caissière lui sourit. Elle s’identifia et le sourire s’accentua. La caissière prit une enveloppe dans la pile et regarda une fois de plus les instructions qu’on lui avait données en lui payant un petit extra.

" Vous devez me donner quelque chose en échange de ces tickets. "

Elle prit les ciseaux. Le temps de la décision une fois encore. Elle pensa que ce serait plus sur de prendre un bouton du haut encore, et elle en coupa un. Elle le tendit et reçut son billet en échange.

Elle serra son manteau, sachant que maintenant le bouton le plus haut était celui qui donnerait accès à sa poitrine. Elle ressentait encore plus sa nudité maintenant, même en sachant qu’elle ne portait pas moins de choses que quand elle était sortie de sa maison. Elle rit en pensant à la façon dont elle était paniquée au début de cette aventure. Son sentiment de vulnérabilité d’alors n’avait plus rien à voir avec celui de maintenant.

Elle s’assit et découvrit qu’elle était entourée d’hommes de tous les côtés. Cela la fit frissonner d’être assise en une telle compagnie en ne portant rien d’autre qu’un manteau. Elle pouvait imaginer leurs yeux la scrutant, découvrant son secret. Elle se sentit un peu salope, imaginant ce qu’ils feraient en découvrant son secret, le prix qu’ils exigeraient pour leur silence. Alors que les lumières baissaient et que le spectacle commençait, elle s’amusa avec ce fantasme d’être découverte dans le noir. Elle se surprit à sourire en pensant que cet attrait pour des fantasmes de ce genre n’était pas son état normal, du moins aussi loin qu’elle pouvait se souvenir. Oui, jusqu’à ce qu’elle L’ait rencontré Lui...

Son évocation échauffa son esprit, et, dans le noir, elle laissa l’une de ses mains glisser sous son vêtement. Une main sur un sein, un pouce caressant un mamelon excité. L’autre main rejoignit une place plus secrète, et la fit soupirer et lui donna chaud. Elle resta ainsi, regardant la pièce, qui était une romance, et elle pensa à sa propre romance. Ce qui arrivait sur la scène n’était rien comparé à sa vie, et elle était heureuse, très heureuse. Tout en regardant, elle continua à se caresser et se perdit dans ses sensations jusqu’à ce qu’elle rencontre les yeux de l’homme assis à côté d’elle. Il fixait ses épaules et tourna le regard, gêné, le rouge aux joues.

Elle se regarda et vit que le manteau s’était ouvert, montrant largement sa poitrine. Elle rougit violemment et sortit ses deux mains de dessous son vêtement, fermant son manteau et souhaitant mourir instantanément. Elle le regarda de nouveau et fut horrifiée de le voir sourire. Elle ne le regarda pas pendant tout le reste de la pièce. Et,... Oui, cela l’avait excitée d’une façon qu’elle ne pouvait décrire. C’était tellement inhabituel par rapport à son comportement normal, tellement loin de la femme qu’elle était un mois avant. En quoi la transformait-Il ?


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