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Business Meeting

Chapitre 6

L'ami

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Cela faisait plusieurs mois que j’étais devenu le « sex friend » de Gladys. Comprenez surtout que j’étais devenu une sorte d’esclave sexuel, en réalité, incapable de dire non mais incapable aussi d’imposer un minimum ma manière de voir les choses. Quand Gladys voulait varier ses plaisirs et s’envoyer en l’air avec un autre, je n’avais pas voix au chapitre. Et quand elle s’en lassait, elle n’avait qu’à faire un geste et je rappliquais illico, toujours aussi prêt et déterminé à lui pardonner de m’avoir laissé de côté durant quelques jours. J’aimais tellement nos ébats que j’en oubliais ma propre fierté. Malgré les avertissements de mes amis, je me complaisais dans cette relation aussi instable que dangereuse. Instable parce que c’est Gladys qui décidait de tout. Dangereuse parce que je me prenais régulièrement à espérer une relation plus officielle, où je serais le petit ami en titre. L’officiel. Celui qu’on ne peut donc pas tromper. En vérité, j’étais tombé amoureux de Gladys, ma prof, ma maîtresse. Ce n’était pas bon signe, mais je ne luttais pas à armes égales avec elle. Elle qui s’en foutait d’à peu près tout, moi qui apprenait à peu près tout.

Les semaines passèrent, tantôt agréables quand Gladys me laissait accéder à son lit, son corps et ses fantasmes. Tantôt sombres quand je savais qu’un autre pénétrait cette intimité dont je connaissais maintenant chaque détail.


Je redoutais la période de la St-Valentin. Une première pour moi, à tout le moins une première en étant plus ou moins en couple. Gladys avait été claire :

— C’est la fête des amoureux, nous ne sommes pas amoureux, ne t’avise même pas de m’inviter au resto. Et si tu m’offres un pendentif en forme de cur, je te le rentre où je pense, m’avait-elle dit, mi-sérieuse mi-rieuse.


Mais je savais qu’elle pensait en grande partie ce qu’elle m’avait dit.

Dès lors, quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’elle m’apprit qu’elle avait réservé un petit resto pour le soir de la St-Valentin. Je lui demandai si elle n’était pas tombée sur la tête, elle me répondit qu’il n’y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d’avis. Lieu commun pour lieu commun, elle n’avait sans doute pas totalement tort. N’empêche que mon petit cur bondit en se prenant à espérer qu’elle soit soudainement prise d’une inespérée envie de stabilité dans sa vie sentimentale... et sexuelle. Elle allait peut-être enfin m’annoncer que nous étions un vrai couple désormais.

Nous avions convenu que je passe chez elle avant d’aller manger. J’avais sorti le grand jeu pour l’occasion : costume, cravate et bouquet de fleurs.

Elle avait envie que la soirée soit réussie, pour reprendre son expression.

— Oui ? me dit Gladys à l’interphone de son immeuble.

— C’est moi.

— Monte, je termine de me préparer.


Mon cur battait la chamade dans ma poitrine, mon estomac se serra. Je parcourus l’escalier à la vitesse de l’éclair. Je voulais déjà être chez elle, au restaurant, dans son lit. Je voulais être partout à la fois, tant que c’était dans ses bras... et dans sa vie.

— Ah ouais, quand même ! s’écria-t-elle en me voyant. Tu devrais t’habiller comme ça plus souvent, me dit-elle. C’est la classe !

— Merci, mais j’avoue que là, je suis sur le cul. Tu es juste splendide, lui dis-je en la détaillant du regard.

Elle portait une robe noire toute simple qui tombait juste au-dessus de ses genoux. Pas de ceinture, pas d’artifice, juste ce noir profond aux reflets légèrement satinés. La coupe était splendide, elle soulignait ses hanches généreuses sans pour autant accentuer ses formes. Ses seins étaient serrés dans un décolleté qui laissait entrevoir suffisamment de peau pour être provocant mais sans être pour autant scandaleux. Elle respirait la sensualité. Ses cheveux étaient attachés en chignon désordonné. Ce côté sauvage tranchait avec le raffinement de sa robe. Elle était maquillée, mais très légèrement, juste de quoi souligner ses grands yeux et ses pommettes qui savaient si bien rougir après l’amour. Elle dégageait quelque chose de bestial, de fragile et de grand à la fois. Il ne m’aurait pas fallu un demi-geste de sa part pour la déshabiller sauvagement et dévorer son corps. Elle semblait sortie d’un rêve érotique.

— J’ai presque terminé. Tu me laisses une minute ? me demanda-t-elle. Je suppose qu’elles sont pour moi, dit-elle en montrant le bouquet que j’avais toujours en main.

— Euh... ah oui, oui, bien sûr, dis-je encore sous le charme.

— Elles sont superbes, merci, me dit-elle en m’embrassant dans le cou. Tu peux les mettre dans l’eau ?


Elle se dirigea vers la salle de bain. Je l’entendis mettre du parfum, terminer son maquillage et enfiler ses escarpins noirs pendant que je plongeais le bouquet dans un vase.


— J’ai une petite surprise pour toi, me dit-elle sur le pas de la porte du restaurant.

— Ah oui ? Laquelle ? demandai-je le cur battant.

— Tu verras.


Nous entrâmes. Elle donna son nom au serveur qui nous guida sans broncher vers une table de la salle. Une table sur laquelle trois couverts étaient dressés. Un détail que je n’eus aucun mal à remarquer. Et pour cause, un autre type était déjà assis et semblait nous attendre.

— Bonjour, me dit l’inconnu en se levant et en me serrant la main tout sourire. Je m’appelle Damien.

— Bonjour, dis-je poliment. On se connaît ? lui dis-je, tentant de cacher ma frustration.

— Non. Mais moi je te connais parce que Gladys m’a parlé de toi mais on ne s’est jamais croisé. Salut toi, dit-il en embrassant Gladys sur la bouche.


Sur la bouche ! J’avais rêvé là ? Ce parfait inconnu était à ma table pour la St-Valentin et il embrassait celle qui devait devenir ma petite amie sur la bouche ! Mes poings se serrèrent. Gladys se retourna sur moi et me regarda d’un air interrogateur.

— Ça va ? me demanda-t-elle.

— Non, ça ne va pas, lui dis-je tout bas en l’éloignant de la table. Je ne comprends pas très bien.

— Qu’est-ce que tu ne comprends pas ? Damien est un vieil ami, nous nous voyons depuis des années. Je ne pouvais pas l’inviter aussi ?

— Le jour de la Saint-Valentin ?

— Oui, et alors ? Je ne t’ai jamais caché que ça ne représente rien pour moi. J’avais envie de passer la soirée avec deux personnes qui comptent pour moi. Mais si tu n’as pas envie, tu peux aussi rentrer chez toi.


Je pris la remarque comme un uppercut en pleine figure. Deux personnes qui comptent pour elle. Que devais-je comprendre ? Quel message tentait-elle de me faire passer ?


Elle m’invita à rejoindre la table et Damien. Je continuai pourtant notre conversation devant cet illustre inconnu.

— C’est gênant, voilà tout, dis-je simplement.

— Pourquoi gênant ? me demanda-t-elle plus calmement.

— Parce que je pense que j’ai mal compris ton intention d’aller manger ensemble le soir de la St-Valentin, voilà pourquoi, lui dis-je le regard perdu.


Elle posa une main sur ma cuisse et se penche vers moi pour m’embrasser sur la joue. Je me retournai vers elle et la regardai dans les yeux. Elle me sourit, me fit un clin d’il puis déposa un baiser sur mes lèvres. Elle avança sa bouche vers mon oreille et me murmura doucement "regarde" tout en écartant discrètement les cuisses. Mes yeux se posèrent sur ses jambes et suivirent sa jupe qu’elle remontait lentement. Je constatai alors qu’elle ne portait aucune culotte, son sexe s’offrait à mon regard gourmand, mon corps réagit immédiatement.

— Mais arrête, t’es folle, lui dis-je entre mes dents tout en observant, gêné, les tables voisines afin de m’assurer que personne n’ait remarqué son geste.

— Bon, et si on commandait ? s’écria Damien, interrompant notre séance de chauffe. Son regard m’indiqua qu’il n’avait rien compris à notre petite discussion.



Le repas se passa dans une ambiance particulière mais Gladys semblait l’apprécier. Elle aimait visiblement se retrouver entre deux hommes qu’elle appréciait beaucoup.

Damien était un gars sympa, propre sur lui, assez discret en vérité. Mais il était évident que ces deux-là se connaissaient et partageaient des choses depuis longtemps. Et pas que des opinions philosophiques. Gladys et Damien m’apprirent dans une conversation qu’ils avaient découvert le sexe en même temps. Ils avaient alors 16 ans. Depuis, ils se voyaient régulièrement, histoire de se remémorer le bon vieux temps. J’en conclus qu’il était donc lui aussi sur cette fameuse liste des "sex friend" de Gladys, même s’il avait, depuis, une petite amie attitrée. Une petite amie qui ne connaissait visiblement pas Gladys.



Damien nous quitta quelques instants, j’en profitai pour caresser la jambe de Gladys. Ma main s’immisça discrètement vers l’intérieur de ses cuisses. Il y faisait chaud, sa peau était un peu moite, un peu collante. J’atteignis les lèvres fermées de son sexe et les effleurai. Gladys inspira profondément... Elle me jeta un regard faussement réprobateur mais son sourire trahit son envie. J’accentuai la pression de mes caresses et plongeai mon majeur dans sa fente. Son désir monta rapidement. Son souffle s’accéléra mais elle resta discrète. Mon doigt s’humidifia rapidement au contact de sa vulve. Je le laissai remonter vers son clitoris. Ses doigts agrippent la nappe en un réflexe incontrôlable. Elle écarta un peu plus les jambes pour me permettre de continuer encore quelques secondes.

— Attends, me dit-elle. Tu ne vas quand même pas me faire jouir ici. Tu m’excites trop, glissa-t-elle entre ses dents. Et puis revoilà Damien. On continuera tout à l’heure, promis, me dit-elle avant de m’embrasser le souffle court.

Je quittai à regret son sexe chaud et doux. Je portai mes doigts à mon nez pour sentir son odeur et suçai discrètement le bout de mon majeur pour avoir le goût de son sexe sur ma langue.

Tout à l’heure, promis. La fin de soirée s’annonçait plus intéressante que ce repas avec un ex.



Le dîner fut un délice, les verres de vin s’enchaînaient un peu trop rapidement à mon goût. Les serveurs ne manquaient pas de resservir les convives de cette table plutôt atypique pour un soir de St-Valentin. Il est vrai que notre trio dénotait au milieu de ces couples, tantôt amoureux, tantôt silencieux. L’addition réglée, Gladys nous prit Damien et moi par le bras.

— On prend un verre à la maison avant que tu ne rentres, Damien ? demanda-t-elle à la cantonade.

Je n’avais pas prévu ce scénario.

— Oh oui, super, dit-il le sourire aux lèvres. Sauf si ça t’ennuie, Grégoire, me dit-il visiblement concerné par mon avis.

— Euh... ben je laisse le choix à Gladys, dis-je en lui lançant un regard appuyé.

— Alors, c’est décidé, on prend un verre. Ça fait longtemps qu’on ne s’est plus vu, quand même, dit-elle en se retournant vers Damien.



Ce n’est qu’en entrant dans son studio que je sentis que Gladys avait prévu cet instant depuis le début. La porte à peine verrouillée, elle retira son écharpe, puis son manteau avant d’ôter sa robe noire. Gladys était quasiment nue face à Damien et moi, seul un soutien-gorge noir où se devinaient quelques discrètes touches de dentelle l’habillait encore. D’un geste assuré, elle retira cette dernière pièce de vêtement et libéra ses seins lourds de l’emprise du tissu.

Damien fut le plus prompt à enchaîner. Devant mes yeux, il s’avança vers Gladys et dirigea une main vers ses seins, l’autre approchant rapidement son entrejambe. Gladys recula, Damien l’accompagna. Elle s’assit sur le sofa et écarta les jambes devant Damien qui s’agenouilla devant son corps offert. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, je perdais pied. Une rage me vrillait l’estomac, mes poings se serrèrent, mais je sentis aussi mon sexe durcir dans mon pantalon. La vue de Gladys, léchée par un autre homme, ses gémissements discrets emplissant la pièce, m’excitait finalement.



Elle aimait ce que lui faisait Damien, elle écarta davantage les cuisses, elle s’offrait à lui. Et lui, il n’en loupait pas une miette. Les mains de Damien se joignirent à sa langue pour pénétrer son vagin. Gladys poussa un long gémissement au moment où il inséra ses doigts dans son sexe. Mon cur se serra. Je savais que je n’étais pas le seul à la faire jouir, mais j’aurais préféré ne pas en être témoin.

— Grégoire ! Grégoire, viens ! me dit-elle insistante.

— Je ne sais pas... vraiment, lui répondis-je, pantois.

— Viens ! Maintenant, supplia-t-elle.


La tête relevée, son regard était insistant. Je n’avais pas le choix, je pense. Sauf celui de ne pas venir près d’elle, de prendre la porte et de l’oublier pour toujours. J’hésitai. Puis je me laissai guider par ses désirs devenus ordres. Par mon envie guidant mes gestes.

— Déshabille-toi, me dit-elle le souffle court, alors que Damien accélérait encore le rythme de ses caresses et de ses coups de langue.



Je m’exécutai et la rejoignis sur le divan. J’avais une vue imprenable sur la langue de Damien qui était en train de dévorer le sexe béant de Gladys. Elle se pencha doucement vers moi, obligeant son ami à changer de position. Elle se saisit de mon sexe mou d’incompréhension et le prit dans sa bouche. Son souffle court pendant qu’elle le suçait m’excita. Il ne lui fallut que quelques secondes pour parvenir à me faire durcir. Elle savait que j’aimais sa bouche, elle savait aussi que j’aimais quand elle enfonçait mon membre loin dans sa gorge. Ses mains massèrent mon pénis au même rythme que sa bouche. Quelquefois, elle reprenait son souffle et je voyais alors mon gland turgescent sortir de sa gorge, brillant de sa bave. Elle tendit la peau de ma verge au maximum, le petit méat au bout de mon gland s’ouvrit telle une minuscule bouche. Elle y présenta sa langue, qu’elle promena ensuite sur ma verge, jusqu’à mes testicules, sa main s’agrippant à mon sexe gonflé.

Gladys gémit de plus en plus, mêlant le plaisir qu’elle recevait à celui qu’elle me donnait. Nos souffles résonnaient de concert dans la pièce, sur le fond sonore de son vagin clapissant, grand ouvert et dégoulinant de son liquide et de la salive de Damien. Je sentais qu’elle allait jouir, je sentais ces décharges caractéristiques qui parcouraient son corps jusqu’à sa bouche. Ses gestes étaient moins doux sur mon sexe, plus saccadés. Elle jouit finalement dans un long râle, son corps tremblant.

— Viens, me glissa-t-elle en sortant ma verge de sa bouche, viens en moi.

Elle changea de position et se mit à quatre pattes sur le divan. À genoux derrière elle, mon membre pénétra ce vagin glissant de la salive d’un autre. Elle se cambra dès le premier contact de nos sexes.



Damien se déshabilla, je le voyais nous regarder du coin de l’il. Lui aussi était très excité, il libéra de son slip un sexe tendu et gonflé. Comme s’il avait compris avant tout le monde, il s’assit devant Gladys. Je la vis descendre la tête vers le sexe de Damien, je devinai qu’elle était en train de l’engloutir lui aussi jusqu’au fond de sa gorge.

J’accélérai ma pénétration, je la pris sauvagement, mon ventre claquait contre ses fesses que j’empoignai fermement. Je sentais mon pénis la pénétrer jusqu’au bout, je sentais qu’il cognait au fond de son vagin. Ma verge se gonflait encore de désir, j’allais jouir en elle. Je ne pensais plus à son plaisir, mais uniquement au mien. Mais Gladys se rappela à moi.

— Attends, me dit-elle, en retirant le sexe de Damien de sa bouche gluante. Attends un peu. Assieds-toi.

J’obéis. Elle abandonna sa fellation et m’enjamba. Elle resta quelques secondes debout, les jambes écartées, face à moi, puis elle vient s’empaler sur mon membre. Sa vulve était douce contre la peau de mon sexe.



Se retournant sur Damien, elle l’invita doucement à nous rejoindre.

Il ne se fit pas prier. Gladys lui présenta son anus. Il prit position derrière elle alors qu’elle était toujours plantée sur moi. Je sentis la chaleur du corps de Damien approcher le mien. Ses bras s’appuyèrent sur le dossier du divan. Il présenta sa verge à l’entrée de l’autre trou de Gladys. Elle cambra encore plus les fesses pour lui faciliter le passage quand je sentis, très près de mon pénis, celui de Damien dilater doucement la petite étoile de Gladys. Nos deux pénis se touchaient presque à l’intérieur d’elle. Moi devant, lui derrière.

Gladys hurla de plaisir. Elle ne savait presque plus respirer tandis que je retenais de plus en plus difficilement mon orgasme. Elle nous connaissait tous les deux. Visiblement, je n’étais pas le seul à retenir ma jouissance.

— Allez-y, allez-y, s’il vous plaît. Ouiiiii, hurla-t-elle dans un long soupir rauque.

J’entendis Damien pousser des cris rauques au moment où son sexe délivrait un liquide chaud contre les parois de son anus. Je sentis son pénis pulser au rythme des jets qui s’en échappaient. Je sentis cette chaleur quasiment brûlante contre mon propre sexe, de l’autre côté de la paroi du sexe de Gladys. Damien se retira au moment même où mon sexe cracha à son tour. Je lâchai des jets de sperme en elle, tout contre le fond de son sexe. Le corps de Gladys était devenu sensible à tout, je le sentais réagir à chaque décharge de mon liquide en elle.



Puis elle ne réagit plus, elle ne bougea plus. Damien s’était assis à côté de moi, pantelant. Gladys, elle, resta sur moi, mon sexe en elle, ses mains sur ma poitrine, les miennes sur l’arrière de ses cuisses. Elle ne récupéra son souffle que bien après le départ de Damien.