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Cadeau de départ

Chapitre unique

Erotique

Maitresse, concubine, secret, plan cul ou sex-friend, je ne jouerai plus ces rôles. Il invite toujours "l’autre" à nos fêtes, spectre omniprésent: en succombant à son emprise, je n’avais pas saisi qu’il fallait accepter le package...

Dans deux heures, son train le ramènera à la numéro un.

Clap de fin.


Visage fermé de colère, il s’empare de mon pc et lance la copie interminable d’une video,  avec ce ton dur, récurrent quand qu’on s’embrouille, et ce regard qui fait plus mal qu’une gifle, il refuse de me dire de quoi il s’agit.

Je le conduis à la gare, dernier plongeon dans ses yeux froids, le suivre encore au loin, il est parti... laissant sur lecture....


Les images, crues et brutes, brûlent ma rétine, sidérée.

Nous deux, une heure de nos corps en plongée: mes yeux bandés, il dessine à la cire rouge sur ma peau blanche, enfile des glaçons dans mon cul avant de s’y fourrer violemment, je le chevauche, aspire ses couilles, bouffe son cul... Nous. Par moment, d’un coup d’œil, il surveille le bon déroulement de la captation. Et me regarde à travers l’objectif. Ses gestes sont parfois caressants, quand il écarte une mèche de mes cheveux. Il me fait tournoyer, mon corps, sa poupée-putain.

C’est beau et triste. Naturel, vrai... Nous. La nuit de mon anniversaire, deux semaines plus tôt.

Son cadeau.

De départ, finalement.


Les semaines ont passé, je me suis fermée au désir. Tout juste l’envie, quand l’insomnie gâche mes nuits, de jouir vite au vibro, convoquant nos souvenirs. Je dors ensuite avec son fantôme.

Faire mon deuil de nous est long, malgré des relances d’amis bien intentionnés...

Mais un soir, dans un bar, un regard me fout des frissons dans le bas ventre, cette sensation oubliée que je m’interdisais depuis lui. Avec appréhension, je repars alors en chasse, je contacte les amants d’avant, retrouve les réseaux. Au crible de la comparaison, les premiers essais sont des catastrophes, ces hommes ne passent pas les épreuves de sélection, je cherche vainement à reconnaitre ce plaisir si particulier et totalement addictif que nous avons gâché.

Quête chronophage, décourageante... Son souvenir parasite ma libido.

Dépitée après l’énième tentative foireuse avec un postulant pourtant trié sur le volet, en fulminant, j’échoue aussi à évacuer ma rogne à grands coups de vibro-marteau piqueur au max.

C’est alors que j’ose enfin la regarder à nouveau, ta vidéo... Nous.

L’effet est immédiat, démentiel: yeux rivés sur nos ébats, clito tamponné à l’électronique, je suis secouée par des spasmes de magnitude rarissime. J’ai trouvé le palliatif...


J’ai rappelé le plus pervers de mes médic’amants, le plus fou, celui qui saura comprendre le sens de l’expérience:

Quand il arrive, l’installation multimédia est en place, deux vidéoprojecteurs envoient les images saturées au format XXL de mon corps combiné à celui du disparu, l’espace, murs sol plafond, déborde du choc de nos chairs bichromes. Nos gémissements, le froissement des draps, mélangés à une compilation des musiques qui m’érotisent. Le dispositif électrise mon partenaire, il part à l’assaut, yeux rivés sur la scène de baise et d’amour, en format immersif...

Moi, c’est toi seul que je regarde.

Et, à nouveau tu es là et me remplis, m’écrases et me soulèves, me mords et me brûles....

L’ami sait. Et se délecte.

Je laisse même échapper ton prénom dans un murmure...

Comme une séance de spiritisme, un rite satanique.  Fantôme convoqué à la messe charnelle.

Je m’abandonne au plaisir retrouvé.


C’était le plus fou et le meilleur des cadeaux que tu puisses me faire, pour un départ sans partir, un nous immortel, confirmer l’inoubliable, et me posséder encore...

Des copies multiples pour ne pas nous perdre.

Je t’imagine synchronisé en mode lecture, à distance, du sexe télépathe, notre communion des sens...

Toujours et malgré tout.

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