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Candaulisme, quand tu nous tiens ! Ou pas...

Chapitre 1

Divers

Bonjour, bonsoir, chère lectrice, cher lecteur de mon histoire. Le récit qui vous sera narré par mes soins se déroule à Fribourg, ma ville natale.


Klaus Von Bismarck était un homme de la trentaine sans histoire. Cependant, un jour, un évènement lui fit connaître sa première histoire. Marié à une jolie femme du nom de Laurence depuis plus de cinq ans, il connaissait d’elle toutes ses habitudes, tous ses désirs et toutes ces craintes. En bon mari attentionné, il se préoccupait de la félicité de son épouse. Mais, malheureusement, cinq ans de mariage n’apportent pas uniquement la connaissance de son conjoint. En effet, après tant de temps de vie commune, le démon, que l’on nomme « routine » s’était installé dans leur couple avec le sentiment de lassitude qui l’accompagne toujours.


Alors qu’il comptait faire la démonstration physique de son amour inusable envers sa dulcinée, celle-ci le repoussa et les deux époux firent chambre à part durant toute la nuit.


Ce refus de la part de son épouse avait beaucoup interpellé Klaus, qui se demandait s’il n’avait pas été une victime de plus de l’immorale luxure extra-conjugale. Toute la nuit, Klaus réfléchissait sur ce qu’il s’était passé avec Laurence. Sa femme l’avait répudié sans la moindre explication et cela ne lui ressemblait guère.


Les hypothèses les plus folles se déversaient tel un torrent dans son esprit, à tel point que, n’ayant aucune preuve pour satisfaire l’une ou l’autre, il décida d’aller consulter une conseillère conjugale. Seul, bien entendu.


Le lendemain, à son réveil, Klaus se prépara une tasse de café et, après avoir sa toilette et s’être changé, revêtit un blouson de cuir et sortit.


Depuis sa demeure de la Basse-Ville, le mari tourmenté marcha jusqu’aux escaliers du funiculaire et les monta. Arrivé en haut, Klaus prit la rue Saint-Pierre et traversa la rue de Romont pour se rendre au numéro sept de la route de la gare. L’homme prit l’ascenseur et sortit au troisième étage.


Sur sa droite, une porte en bois de hêtre ornée d’une plaque dorée portant le nom d’une conseillère conjugale.


« IVANNA ROMANOV , CONSEILLÈRE CONJUGALE POUR MARIS TOURMENTÉS ET COUPLES CHANCELANTS»


Klaus frappa à la porte. Des bruits de pas résonnèrent de l’autre côté puis une femme d’une quarantaine d’années vint lui ouvrir. Klaus ne put s’empêcher de la détailler : une longue chevelure blonde, un visage jeune aux grands yeux bleus, une poitrine généreuse, une taille de guêpe et de longues jambes fuselées.


En ayant cette charmante dame en face de lui, Klaus n’aurait jamais pu penser, s’il l’avait vue dans quelqu’autre lieu de la ville, qu’elle puisse être une conseillère conjugale. En effet, ce genre de métier requérant de longues années d’études, il s’attendait plutôt à trouver en face de lui une femme plus marquée par les hivers.


— Euh... Bonjour, madame. Êtes-vous Ivanna Romanov ?

— C’est bien moi, oui. Vous avez rendez-vous ?

— Non, mais il faut absolument que je vous parle.

— Très bien. Venez à l’intérieur, je vous prie.


Klaus suivit la conseillère jusque dans son bureau. Ivanna l’invita à prendre place en face d’elle.


— Alors, monsieur Von Bismarck, racontez-moi ce qu’il vous arrive.

— Je suis marié depuis cinq ans à ma femme, Laurence. Nous n’avons pas d’enfant mais projetons d’en avoir ou, plutôt, projetions.

— Pourquoi « projetions » ?

— Eh bien, hier soir, lorsque j’ai voulu lui démontrer mon affection de manière un peu plus... Physique, elle m’a repoussé. Pourtant, je l’ai abordé comme je l’ai toujours fait depuis cinq ans. Jusque là, elle ne m’avait jamais refusé cela. Je suis dans l’incompréhension totale. Je viens même à penser qu’elle a un amant. Pensez-vous qu’il puisse s’agir de cela ?

— C’est possible. Ou peut-être est-ce simplement le fait qu’elle ne souhaitait pas le faire à ce moment-là.

— Elle m’a carrément demandé de dormir sur le canapé du salon.

— Hum... Effectivement, cela ne trompe pas : votre femme a un amant. Avez-vous une idée de qui il peut s’agir ?

— Non, madame.

— Appelez-moi Ivanna.

— D’accord, Ivanna.

— Dans ce cas, je pense que vous devriez suivre votre femme. Elle trouvera inévitablement un moment où elle vous croira occupé pour aller voir son amant.

— Je ne sais pas si j’y arriverai. Et si je tombe sur son amant ? Je ne saurais souffrir l’idée de voir un autre toucher mon épouse mais, s’il est plus fort que moi, je ne pourrai défendre mon honneur...

— Bien sûr que si ! Tout adversaire, si puissant soit-il, possède son talon d’Achille. Imaginons, pour le cliché, un grand noir, sportif, pectoraux saillants, etcétéra. Vous le surprenez. Que faites-vous ?

— Je ne sais pas. Espérer que ma femme le repousse ?

— Mauvaise réponse. Une femme séduite est aussi faible et sans défense qu’un nouveau né. Vous surprenez l’amant de votre femme en train de lui caresser les seins. Cela vous irrite et vous ne savez comment riposter. Soudain, vous vous rendez compte que vous tenez une batte de baseball dans votre main. Vous vous approchez tout doucement de l’amant de votre femme et, quand il est là, à portée de votre batte, vous le frappez de toutes vos forces sur le crâne. Le type s’écroule et votre femme vous regarde d’un air effaré. Vous jouissez de votre victoire et répondez à votre femme de vous laisser lui faire l’amour histoire de lui prouver que vous êtes le meilleur. Elle accepte de peur de finir comme son amant. Votre victoire vous exalte et vous parvenez à réaliser un nombre impressionnant de home run en une seule manche. Voilà comment vous réglerez votre affaire.

— Cela me semble un peu violent...

— Et alors ? C’est ça qu’il faut faire ! Tous les jours, je lis des messages de gens qui se plaisent dans le candaulisme ou encore qui ne trouvent leur plaisir que dans cette pratique ou encore qui décrivent la stupide impuissance qu’ils éprouvent en voyant leur femme ou copine flirter avec un autre sous leurs yeux alors qu’ils devraient être poussés par la colère à battre l’impudent qui ose s’attaquer à leur honneur.

— Oui ! Vous avez raison ! C’est ce que je ferai sans hésiter ! Merci, Ivanna.

— À bientôt, Klaus.


Klaus quitta le bureau de la singulière conseillère, le coeur débordant de détermination.


[ à suivre ]

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