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Ma catharsis

Chapitre 1

Le début, si beau

Divers

L’écriture de cette histoire, très personnelle, était une nécessité pour moi et la raison de mon inscription sur ce site. Elle est composée de deux parties.


Il y a douze ans.

Tout était alors simple. Je menais une vie classique à laquelle aspirent, probablement, de nombreuses personnes, du moins une fois passées les utopies de leur jeunesse. Mais une vie lisse, sans folie, dont je me satisfaisais pourtant pleinement. Elle m’apportait un bon équilibre entre ma vie familiale heureuse, avec mon épouse et mes enfants, et mon travail de médecin avec reconnaissances sociale et financière.



Et puis je l’ai rencontrée.

Elle était infirmière et j’ai fait sa connaissance lors d’un de ses remplacements. Au début, je ne lui ai pas vraiment prêté attention. Elle était plus jeune, j’apprendrai par la suite que nous avions onze ans d’écart, et avait son activité propre. Si nos discussions étaient généralement liées aux problèmes de travail, nous échangions parfois sur des sujets plus personnels, mais sans réel approfondissement, comme souvent entre collègues. J’ai ainsi appris qu’elle était divorcée, avait un préadolescent de cette première union et venait tout juste de se remarier.



Je me rappelle qu’elle me faisait sourire lors de certaines de ses réparties, manifestement les convenances n’étaient pas sa priorité. Certes, je la trouvais sympathique mais notre relation était des plus classiques, à la fois cordiale et professionnelle. Quant à son physique, j’avais noté une jolie jeune femme mais sans spécifiquement m’y attarder. Je l’avais même imaginé un temps d’origine asiatique du fait de la forme de ses yeux, ce qui était finalement une erreur. Son intérim était de courte durée, un mois, et s’est déroulé normalement. Je n’ai même pas prêté l’oreille à la remarque, un peu moqueuse, d’une de ses collègues sur le fait que je lui avais tapé dans l’œil.



Le dernier jour de sa mission est venu. Pour fêter son départ, comme c’est souvent la coutume, nous avions organisé un petit-déjeuner de service. Nous n’étions pas nombreux, cinq ou six. Ce fut un moment convivial au cours duquel je l’ai félicitée de son travail et souhaité, comme il se doit, bonne continuation et plein de bonnes choses pour la suite de sa carrière.



Puis elle a pris la parole pour prononcer les remerciements habituels, avant de m’adresser directement des mots qui n’ont alors plus rien eu de conventionnels. C’était une déclaration, enfin avec des propos bien choisis mais qui ne laissaient aucun doute et un silence court mais pesant est tombé dans la pièce. Personne, moi compris, ne s’attendait à ces paroles intimes plus que surprenantes en public. J’ai perçu tous les regards braqués sur moi dans l’attente de ma réaction. Ne sachant pas quoi répondre, je m’en suis sorti avec une plaisanterie, mais c’était bien mal la connaître.


Elle a rajouté qu’elle était très sérieuse et ne faisait que dire la vérité au sujet de ses sentiments. Ces mots, elle me les a dits en me regardant droit dans les yeux, comme si nous étions seuls. Mes joues ont certainement un peu rougi mais, heureusement, une de ses collègues est intervenue pour changer de sujet et tout le monde en a profité. Elle aussi, même si j’ai compris, par son regard, qu’elle ne plaisantait pas.



En fin d’après-midi, elle est venue me faire la bise pour me dire au revoir, encore un geste peu habituel. Ses lèvres se sont anormalement appuyées sur mes joues, me laissant même un peu de son rouge-à-lèvres. Mais ce n’est pas allé plus loin et nous ne nous sommes pas réellement reparlés. Puis elle est partie, me laissant un dernier sourire.


Je me suis bien posé quelques questions en repensant à ses paroles si surprenantes du matin et à ce baiser un peu trop appuyé. Mais je pensais vite l’oublier et qu’elle allait en faire de même car elle partait, pour un mois, en voyage de noce outre-Atlantique. Tout cela n’aurait finalement été qu’une simple petite anecdote dans ma vie. Pourtant, revenant dans ma pièce en fin de journée, j’ai découvert sur mon bureau, le surprenant découpage d’un petit cochon. Dessus, était simplement inscrit un numéro de portable avec des cœurs. Je savais bien sûr qui l’avait réalisé. Qui d’autre aurait pu m’adresser un tel message, à la fois si naïf et si direct, sans équivoque ? Cela m’a fait sourire puis je l’ai rangé, dans un tiroir, je ne sais pas bien pourquoi. Le week-end est arrivé et la vie a repris son cours.


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Une dizaine de jours plus tard, je ne pensais plus à elle ou presque. Une conversation très brève, entre deux infirmières m’avait toutefois rappelé son souvenir. Ses collègues parlaient d’elle en affirmant qu’elle avait le feu aux fesses et que sa conduite lors du petit-déjeuner de départ avait été inadmissible.



Peu après, il y eu au courrier une lettre postée de l’étranger, avec un baiser au rouge-à-lèvres au dos. J’ai tout de suite su de qui elle était et je l’ai immédiatement ouverte. Elle y parlait de son voyage en couple, mais surtout de moi et de comment elle était tombée, follement et sans vraiment s’y attendre, sous mon charme. Elle ne savait plus où elle en était car, bien que jeune mariée et en voyage de noce, la plupart de ses pensées n’étaient que pour moi. Elle rajoutait espérer que je ne l’avais pas oubliée et que son plus cher désir était de me revoir. Pour finir, elle m’embrassait, tendrement, très tendrement. J’ai lu et encore relu sa lettre. J’ai reçu une claque. Mais à cet instant, elle est entrée dans mes pensées et n’en n’est plus jamais ressortie.


Deux jours après, un nouveau courrier cette fois apporté en main propre par une infirmière insistant bien sur la provenance. Aussitôt sa consœur sortie de mon bureau, je l’ai lu. Elle n’y parlait presque plus de son voyage mais de nous, avec toujours ces mêmes mots me déclarant encore plus directement sa flamme, sa hâte de rentrer afin de me retrouver. Hâte de rentrer afin de me retrouver, difficile à comprendre alors qu’elle était en voyage de noce et que, surtout, il ne s’était rien passé entre nous. Malgré tout, comme pour la première lettre, je l’ai relu encore et encore. Moi aussi je désirais la revoir, je ne savais pas ce qui adviendrait, on verrait bien mais j’en avais envie.


Une nouvelle enveloppe est arrivée puis encore une. Je savais que chacune déclenchait sourires et moqueries chez ses collègues, mais peu m’importait. Ces missives, je les espérais, comme un adolescent lors de ses premiers émois. Pouvoir la lire afin de rêver. Car oui, insidieusement, jour après jour et sans l’avoir revue, mon désir de la rencontrer augmentait et je n’attendais plus qu’une chose, son retour.



Et elle est revenue.

Un matin, en ouvrant mon ordinateur, il y avait un message d’elle, envoyé la veille au soir, à peine arrivée à son domicile. Très heureuse d’être rentrée, elle espérait nos retrouvailles. Mais en même temps elle avait peur, très peur même que je ne partage pas son désir. Aussi elle attendait, angoissée, de mes nouvelles. J’ai un court moment hésité, la raison me commandait de ne pas l’appeler. Elle m’aurait oublié, certainement rapidement, et puis nous étions mariés tous les deux. Pourquoi s’embarquer dans une histoire qui pouvait devenir compliquée. Si seulement j’avais su ce que l’avenir nous réservait. Il n’y a pas vraiment eu de match. Le gagnant je le connaissais par avance et, évidemment, mon désir de la revoir, qui avait grandi au fil de ses courriers, l’a emporté.



J’ai sorti son petit découpage du tiroir où je l’avais précieusement rangé, j’ai composé son numéro et j’ai entendu sa voix. J’ai su à cet instant que toute résistance était inutile, je n’avais qu’une envie, lui parler et la voir. Nous avons échangé longtemps, de tout et de rien. Elle m’a à nouveau dit que, sans le vouloir et sans comprendre pourquoi, j’étais devenu très vite important, tellement important qu’elle en en oubliait même son mariage récent. Elle évoquait un coup de foudre de sa part, ne l’expliquait pas, n’avait jamais connu un tel sentiment si rapide et si fort pour un homme et désirait ardemment me rencontrer.


J’ai pourtant hésité avant de lui donner une réponse, c’était trop, trop vite, elle ne parlait pas de sexe mais d’amour et cela me faisait un peu peur. Nous nous étions vus, certes quotidiennement mais que pendant un mois et nous n’avions eu que des relations professionnelles, alors parler d’amour… Mais impossible de résister à son enthousiasme, à elle tout simplement. J’ai dit oui et nous avons pris rendez-vous pour un déjeuner quelques jours plus tard.


Pendant ce laps de temps, nous nous sommes écrits par mail et surtout téléphonés. Car dès qu’elle le pouvait, elle m’appelait, plusieurs fois par jour, depuis son nouveau lieu de remplacement. Parfois, c’était moi qui la contactais, mais moins fréquemment, il y avait quand même le travail. Le soir, nous correspondions par SMS, j’avais appris à me dissimuler afin de les écrire ou les lire sans éveiller les soupçons de mon épouse, car j’avais toujours ma vie privée.


Enfin le jour de notre rencontre est arrivé.

Je suis venu la chercher à son travail, à une vingtaine de kilomètres du mien. Son visage s’est illuminé quand elle m’a revu et j’ai cru qu’elle allait me sauter dessus. Pourtant je l’ai freinée en lui faisant simplement la bise. Je suis sûr qu’elle attendait beaucoup plus, probablement que je la prenne dans mes bras pour l’embrasser. Mais j’avais toujours cette réserve, j’avais tout simplement peur de ses sentiments que je percevais si intenses.


Nous avons déjeuné dans un petit restaurant à proximité. Son bonheur d’être avec moi était si communicatif que je me suis un peu livré, lui parlant de moi, de ma femme et de mes enfants. Mais rien ne pouvait la détourner de son but, elle m’a questionné pour savoir comment je la trouvais, si je n’avais pas été choqué de recevoir ses courriers lors de son voyage de noce, si j’avais quelques sentiments à son égard. Et bien d’autres choses encore. Nous ne nous sommes pas éternisés à table car il fallait retourner au travail. J’ai réglé l’addition et nous avons rejoint ma voiture, garée sur le parking, un peu à l’écart.



Nous sommes montés, elle m’a regardé en souriant et ce fut comme dans un film. Nous nous sommes jetés l’un sur l’autre, nous embrassant fougueusement pendant de longs instants et nos sens ont pris le dessus. Je lui ai ôté son haut, elle le mien tout en continuant à nous bécoter comme deux amants se retrouvant après une longue absence, oubliant où nous étions. Mes doigts et ma bouche ont découvert ses seins, les ont caressés, sucés, mais sans s’attarder car nos corps nous réclamaient autre chose, un contact physique plus intense, plus sauvage. Très vite, nous nous sommes ainsi retrouvés tous les deux nus à l’avant, nos vêtements jetés par terre, en boule. Elle m’a chevauché et plus de dix ans après je me rappelle encore, comme si c’était hier, cette si délicieuse sensation quand mon sexe l’a pénétrée, si bien accueilli dans son antre vaginal trempé de désir. Aussitôt, alors qu’elle était à genoux sur moi, elle a débuté ses mouvements de montée et descente.


Nos bras nous enlaçaient, nos bouches se cherchaient, se perdaient puis se retrouvaient, mes mains étaient crispées sur ses cheveux, les siennes me griffaient le haut du dos. Nos corps étaient en sueur et nous gémissions de plaisir.


Nous avions tant attendu ce moment charnel, elle depuis longtemps mais moi aussi, même si je n’osais me l’avouer. Et ces instants, nous les vivions de manière si intense que rien ne pouvait nous stopper. Même ce couple, reprenant leur voiture garée juste à côté et horrifié à la vue de notre spectacle de débauche, que j’ai aperçu en penchant ma tête pour lui embrasser le cou. Mais qu’importe ce qu’il pouvait penser ou que d’autres personnes nous voient, nous étions dans un autre monde, où seuls elle et moi existions. Nous avons continué à nous aimer ainsi pendant de longues minutes jusqu’à cette osmose parfaite où nos jouissances sont arrivées simultanément. Comment ne pas me rappeler encore aujourd’hui qu’elle m’a mordu le haut d’une épaule en criant pendant que je me déversais en elle dans un râle bestial. Chaque instant de ce premier rapport est gravé dans ma mémoire et en fermant les yeux je peux le revivre.



Nous sommes restés ainsi, collés dans les bras l’un de l’autre, récupérant et reprenant notre respiration, sans parler, simplement savourant le contact mutuel de nos peaux et les légères caresses que nous nous procurions.


Puis nous nous sommes rhabillés, il était plus que temps de rentrer, nous avions largement dépassé l’horaire. J’ai appelé mon travail pour prévenir de mon retard, elle ce n’était pas possible, elle verrait bien quoi faire. Je n’ai pas oublié non plus ce moment qui m’a fait sourire lorsqu’elle ne trouva plus sa culotte ; cela m’a permis de faire une plaisanterie concernant le reste de son après-midi ainsi vêtue. En cours de route, j’ai également réalisé que nous ne nous étions pas protégés, pas très sérieux pour un médecin et une infirmière. Bon, elle prenait la pilule, pas de problème de ce point de vue mais restait le risque d’infections sexuellement transmissibles. Ayant fait tous les dépistages nécessaires, je savais être clean. De son côté, elle m’a assuré que je n’avais pas d’inquiétude à avoir.



Je l’ai déposée à destination. Elle m’a embrassé tendrement, me promettant de m’appeler dans l’après-midi et elle est sortie. Dernière situation incongrue : elle avait à la main sa culotte, retrouvée sous un siège. Elle l’a remise en pleine rue sans plus de précaution. Heureusement il n’y avait presque personne, en dehors de deux ouvriers travaillant sur un chantier. Je n’ai pas réellement entendu mais je crois bien qu’ils l’ont sifflée en voyant subrepticement ses fesses. Cela m’a déclenché un dernier sourire avant de la quitter.


Arrivant à mon bureau, mon premier geste fut d’ouvrir ma messagerie et, comme je l’espérais, j’avais déjà un courrier. A compter de cet instant, nous avons échangé de façon permanente, ne laissant pratiquement passer aucune heure sans un appel téléphonique, sans un mail ou SMS.

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