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Cauchemar au zoo de La Charte

Chapitre unique

Zoophilie

Cette histoire est totalement fictive, toute ressemblance avec des personnages ou des événements existants, ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.



Boghos Patrochian était un homme heureux. Ce petit rondouillard d’une quarantaine d’années était particulièrement fier du prénom que lui avaient donné ses parents, respectueux de la tradition arménienne, qui voulait que le fils aîné de la famille hérite du prénom de son grand-père paternel.


Il y a plusieurs années, il avait mis en place un petit site d’histoires érotiques qui avait vu peu à peu le nombre de ses membres progresser, ce qui lui permettait de recevoir de confortables émoluments négociés âprement auprès d’une régie publicitaire.


Son site était administré et géré seulement par lui, car il n’avait confiance en personne et prenait seul ses décisions jugées par certains un peu arbitraires.


A force de vouloir ménager le loup, la chèvre et le chou et pour s’éviter d’éventuels problèmes, avec les ligues féministes et autres dames patronnesses, apôtres de la bienséance, qu’il redoutait par-dessus tout, Boghos Patrochian avait finalement rédigé une charte très stricte pour réglementer le contenu des histoires que les auteurs déposaient pour être publiées sur son site.


Selon sa charte, les relations sexuelles ne pouvaient avoir lieu que si les protagonistes étaient adultes et consentants. Ce qui revenait à dire que l’histoire de Blanche Neige n’aurait pas pu être publiée sur son site, car s’étant endormie après avoir consommé, à son insu, des substances illicites, la princesse n’aurait évidemment pas pu donner son consentement au prince, sans oublier son rôle de femme de ménage chez les sept nains.


Les textes parlant d’inceste et qui naturellement respectaient la fameuse charte avaient un succès fou, c’était avec les histoires à caractère zoophile ce qui attirait la majorité de la clientèle de son site. Mais un jour, un membre, un certain "Renard Argenté" lui fit remarquer que ce qui était valable pour les êtres humains, dans sa charte, aurait dû également s’appliquer aux animaux.


Puisqu’il n’y avait pas de consentement de la part des animaux, les histoires zoophiles ne pouvaient plus être publiées car elles ne respectaient pas la fameuse charte. C’était la catastrophe, il risquait de perdre de nombreux lecteurs et donc les confortables revenus procurés par la régie publicitaire allaient s’effondrer. En plus, si les ligues de protection des animaux s’y mettaient, il se retrouverait jeté en pâture à la vindicte populaire, ce serait alors la fin de la belle vie.


Il fallait donc qu’il trouve à tout prix la preuve que les animaux étaient consentants. Il se mit à faire de nombreuses recherches dans des encyclopédies, sur de nombreux sites, mais il ne trouva rien qui pût lui laisser entrevoir une quelconque indication sur ce sujet. Ce n’était pas son chien, Rantanplan, un corniaud de cinq ans, qui remuait en permanence la queue qui allait lui donner la solution.


Aussi, après avoir longuement réfléchi, il décida finalement de se rendre au zoo afin de voir de plus près des animaux sauvages, car leur comportement serait sans doute beaucoup plus proche de la nature. De son côté, il était évidemment consentant pour accepter toutes leurs turpitudes.


Boghos Patrochian profita donc du jour de la fermeture hebdomadaire au public pour aller aller au parc zoologique proche de chez lui et de s’y introduire subrepticement.


Dans un premier enclos, il y avait des oiseaux de toutes sortes. Un paon faisait tranquillement la roue, c’était peut-être un signe ? Mais pour rien au monde il ne se serait fait appeler "Léon" pour jouer de la flûte avec lui et être le dindon de la farce. Un peu plus loin, il vit les flamants roses, mais n’osa pas trop s’en approcher, ne voulant surtout pas se prendre de bec avec les Flamands et n’ayant pas envie de faire le zèbre avec un pur flamand, le consentement ayant aussi parfois ses limites. Finalement il quitta sans regret le secteur des oiseaux où il risquait bien de laisser quelques plumes.


Il traversa rapidement l’allée où se trouvaient les divers enclos sécurisés dédiés aux lions d’Afrique ainsi qu’aux tigres du Bengale, délaissant également le grand espace réservé à une meute de loups de Sibérie. Il n’était pas assez téméraire pour prendre le risque de se faire croquer afin de tenter de découvrir comment ces animaux pouvaient manifester leur consentement.


Finalement il arriva dans l’espace réservé aux primates, ces animaux l’avaient toujours intrigué et il s’était documenté sur les différentes espèces.


Il pénétra dans l’enclos et se déshabilla entièrement. Avec son abondante pilosité il ne dépareillait guère au milieu de tous ces singes. Ses amis de la salle de sport avaient bien eu raison de le surnommer "le Yéti".


Les macaques, babouins, gibbons et sapajous ne lui prêtèrent guère d’attention, avec leur tapage digne d’une cour de récréation. De toutes façons, il venait surtout voir les grands singes qui l’intéressaient, car c’étaient eux les plus proches des hommes.


Il vint s’asseoir près d’une guenon, lui présentant fièrement ses attributs, celle-ci le regarda avec étonnement. Pensant voir dans son regard une lueur de consentement, Boghos s’enhardit à lui faire quelques caresses, mais la femelle chimpanzé semblait beaucoup plus intéressée par l’épaisse tignasse auburn de son visiteur que par autre chose. Elle se mit à farfouiller dedans, espérant y trouver quelques parasites.


Voyant qu’il ne se passerait rien avec cette guenon, après s’être sagement laissé tripoter la toison pendant de longues minutes, il prit congé et s’aventura dans l’enclos. Assis sur de gros blocs de grès un groupe de bruyants bonobos s’interrompit surpris de voir un "yéti" arriver. Très rapidement, ils reprirent ce qui avait l’air d’une discussion dont l’objet principal ne pouvait être que lui-même.


En les voyant pointer de leurs doigts son bas-ventre, il comprit à leur espèce de ricanement qu’ils se moquaient ouvertement de son service trois pièces, l’un d’eux osa même un saut périlleux arrière puis se roula par terre en se tenant le ventre comme s’il était mort de rire.


Le chahut simiesque fut brutalement interrompu par l’arrivée d’un imposant gorille des montagnes des Virunga, et les bonobos préférèrent s’éclipser en silence.


Boghos n’eut guère le temps d’admirer l’animal, car celui-ci le plaqua contre un rocher et entreprit de lui faire son affaire. Il n’y avait pas eu d’échange de consentement, mais il sentait bien le désir et le vigoureux membre du gorille s’enfoncer et s’agiter dans son fondement. Le coït fut bref l’animal se retira rapidement et repartit dans l’enclos, laissant le sodomisé pantelant. Dans sa tête les images se télescopaient, il s’imaginait être sur la Planète des Singes où les hommes se retrouvaient asservis par des primates devenus plus malins qu’eux.


Tandis qu’il reprenait son souffle, un orang-outan du Boukistan s’approcha. D’un geste naturel, Laurent outan emporta Patrochian, en le prenant par la taille, vers les plus hautes branches d’un arbre. Boghos avait le vertige et tremblait comme une feuille en s’agrippant comme il pouvait. L’animal le sodomisa sans ménagement n’écoutant ni ses suppliques, ni ses couinements.


Après s’être bien amusé avec lui, l’orang-outan, le balança tel un fétu de paille. Son corps tournoya lentement dans les airs avant d’échoir dans un grand bassin où s’ébrouait une colonie de veaux-marins.


Intrigués par cette soudaine agitation, les phoques s’approchèrent pour examiner l’intrus, sans doute un nouveau congénère, qui venait les déranger. L’un d’eux, sans doute le plus curieux de la troupe, se permit de venir coller son museau visqueux, empestant le hareng et le Pollachius pollachius avariés, contre la joue de Boghos Patrochian qui s’agitant comme un fou dans le bassin d’eau froide, poussa un hurlement strident...


Il se réveilla en sueur, en pleine panique, émergeant de son cauchemar, c’était simplement son Rantanplan qui venait de lui donner un petit coup de museau sur la joue. Ebahi en constatant les dégâts de sa couche trempée et poisseuse. Il avait bien du mal à mettre deux pensées bout à bout, se sentait courbatu et surtout ressentait comme une sorte de brûlure du côté du postérieur.


Il en était à se demander ce qui avait bien pu lui arriver, se disant qu’il lui faudrait certainement réduire sa consommation d’alcool et de psychotropes, et qu’il aurait, sans doute, intérêt d’aller consulter au plus vite un spécialiste, car il se demandait s’il n’était pas devenu sexsomniaque. En attendant d’obtenir ce précieux rendez-vous, il placerait, chaque soir, un caïeu d’aulx sous sa taie d’oreiller afin d’avoir un sommeil réparateur selon un vieux remède de grand-mère.


Ses réflexions furent interrompues par une voix enfantine qui l’appelait :


— Papa ! Eh Papa ! Faut te lever ! Il n’y a pas d’école aujourd’hui et tu m’as promis hier soir de m’emmener au zoo de La Charte aujourd’hui !


C’était son fils Jérémy, qui depuis la dernière rentrée scolaire, prenait un malin plaisir à s’exprimer comme tous les gamins de sa classe de cours préparatoire, où il venait d’être nommé en qualité de professeur des écoles.


Alors Boghos ne put s’empêcher de lui répondre en riant :


— Personnellement je préférerais aller aux eaux de Vichy, on pourrait peut-être y voir un cygne allemand !



FIN

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