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Celle par qui tout arriva ! (Per Quam peccata erant)

Chapitre 4

César est mort ! Vive César !

Inceste

Le Palatin et la populace, qui se délectent toujours des frasques des puissants, oublièrent rapidement cet incident et la vie reprit son court. Car parfois, chercher à comprendre est le meilleur moyen de rencontrer les dieux plus rapidement que prévu.



Je fus le seul à connaître la vérité, que je vous livre par ce témoignage de mon époque et de ce furent mon temps.



Aggripina avait mis sa vengeance à exécution. 


Je le sus simplement au sourire dont elle me gratifia lorsque je la vis pour la première fois en cette matinée.



Elle me vit et elle me sourit. Simplement. 



De ces sourires qui veulent tant dire sans que l’on ait le moindre mot à prononcer. Ce sourire qui veut tout dire par ce simple geste si agréable lorsqu’il est dénoué de réflexion et n’existe que par un réflexe face à une situation.



Ce sourire était celui d’un acte réfléchi, commis et assumé.



Elle l’avait fait assassiné ! 

Ainsi que sa perverse et cruelle épouse.



Je gardais cette information par devers moi, sans y faire jamais la moindre allusion. C’est la première fois de ma vie que j’en fais mention, car je sais qu’à présent cela n’a plus d’importance car mon Destin est scellé et ma vie se termine.



Ainsi, une nouvel homme fort apparu à Rome.



Cornelius Sabinus, lieutenant de la garde prétorienne, en devint le tribun et le général en chef. Je ne connaissais pas cet homme, sortit de l’ombre. 



Ce qui m’inquiéta plus que de raison.



Mais lorsque je fis mener ma petite enquête, sachant que mon Maître me demanderait un jour de le faire, je ne fus pas surpris de savoir que cet homme avait déjà partagé la couche d’Aggripina et qu’il en était même l’un des habitués.



À nouveau, je fus pris par l’inquiétude et la suspicion.



Je me souviens parfaitement de ce moment de mon existence où je n’ai pas réagi comme j’aurai dû le faire. Comme lors de ces moments placés sous la main des dieux et où vous savez qu’il sera un tournant de votre vie mais où vous ne savez comment agir, nourri durant toutes ces années par la peur ou l’angoisse de l’inconnu et d’un futur incertain, lié à votre propre existence et aux choix qui dictent en permanence votre conduite, celle de la sécurité et de la discrétion.



Je sus, à cet instant, que mon Maître était en danger. Un danger bien plus grave et bien plus sournois que celui auquel il venait d’échapper par la volonté de sa sœur même, qui le mettait à présent dans la main de Mors, le serviteur de Pluton, dieu des Morts.



Mais, comme je viens de le signaler, je ne fis rien. 


Je ne dis rien.



J’espionnais, je cherchais des preuves, je reniflais tel un chien après un os, en quête d’un signe qui me donnerait la force d’agir et de lancer contre Aggripina la fureur de son frère, notre empereur et mon Maître tout comme mon ami.



Les dieux doivent rire de notre destinée, eux qui en sont les maîtres. Car en cet instant, l’avenir de notre Empire se jouait. J’en étais le témoin privilégié et je n’avais pas les armes pour en influencer la Fortune.



Quelques jours plus tard, je ne fus donc pas surpris d’entendre le nouveau tribun des cohortes prétoriennes se faire annoncer au palais.



Il fut reçu par notre Maître à tous et, se pavanant tel un paon, lui jura fidélité et obéissance, jurant de protéger la vie de l’Empereur au péril de la sienne.



Je surpris un sourire sur son visage mais qui ne m’indiqua rien concernant ses réelles intentions. Cependant, je ne fus pas surpris de le voir se diriger vers les appartements des sœurs de l’Empereur.



Il fut rapidement introduit auprès d’Aggripina.



En m’introduisant dans les quartiers privés dans le but de prendre des nouvelles de ma fille, dont la santé s’améliorait rapidement, je les vis tous les deux enlacer. Aggripina léchait lentement le sexe tendu du nouveau général et ce dernier prenait un plaisir certain à se faire ainsi sucer par la sœur de son Maître. Il appuyait lentement sa main sur la nuque de la jeune femme, introduisant ainsi sa queue tendue plus profondément au fond de la gorge royale. Il râlait en prenant son plaisir. 



Je l’entends encore parler



— Ainsi tu deviens un personnage majeur de Roma ! N’oublie jamais à qui tu le dois. Aimes-tu l’effet que produit ma langue sur ta queue tendue, récompense pour m’avoir écouté ? 

— Aaargghh...ouiiii ! Tu es la plus belle salope de l’Empire. Ta langue et ta bouche sont les délices de Vénus. Suce-moi encore, ma belle. Prends-en toi ma semence encore chaude….Ouiiii….Continue….! 



Je voyais le rictus de satisfaction sur le visage d’Aggripina mais certainement pas la moindre once de plaisir. Elle connaissait les hommes et savait parfaitement jouer de sa féminité et des atouts qu’elle lui procurait dans ce monde masculin et, par définition, sujet à la faiblesse des sens. 


Elle accéléra son mouvement tout en levant les yeux vers son tourmenté. Puis, levant les mains, elle les passa lentement sur ses seins, donnant à la scène un aspect de lupanar et de stupre le plus bestial. Elle ne reculait devant rien pour assouvir ses désirs et son ambition.



Aggripina déployait l’ensemble de ses charmes et de son expérience afin de s’enchaîner cet homme, et d’en faire son pantin, à la solde de ses moindres désirs et de ses moindres gestes.



Les yeux de Cornelius s’agrandir en admirant les prouesses de celle qui lui donnait encore un peu plus de plaisir à chaque seconde, et lorsqu’elle étira ses tétons entre deux doigts tout en passant sa langue le long de la tige de sa victime, il éjacula dans un râle puissant, sans maîtrise de lui-même, en luttant pour tenir debout et maintenir un semblant de dignité face à cette femme démoniaque et si certaine de son pouvoir sur lui.



Furieux de sa propre faiblesse, il saisit sa complice et la projeta sur sa couche, il releva la toge pour découvrir les fesses rondes et parfaites de la sœur de l’Imperator. Il agrippa les hanches blanches et d’un coup se rua à l’assaut du vagin d’Aggripina. Elle feula lentement sous l’assaut et jeta à son tour son postérieur à la rencontre du cep militaire. Mais j’avais une vue parfaite sur son visage et je vis qu’elle n’éprouvait aucun plaisir à cet assaut malgré des soupirs et des râles on ne peut plus crédibles, satisfaisant facilement les oreilles de son rustre et vil amant. 



Elle jouait son rôle à la perfection, actrice de ses choix et de sa propre destinée. Elle donnait à cet homme ce qu’il désirait en faisant son maximum pour que cette affaire se déroule le plus rapidement possible.



Ce qui ne manqua pas d’arriver tant ses talents étaient à leur paroxysme. En quelques vas-et-viens, le tribun jouit dans un cri de plaisir non retenu qui retentit au-delà des murs de la pièce. Son sperme jaillit et il s’écroula aux côtés de sa partenaire qui riait à gorge déployée face à la faiblesse de cet homme de guerre, soumis par la volonté et le corps d’une simple femelle, fut-elle royale.



Il la regarda un instant puis il rit avec elle. Cela m’étonna car cela allait à l’encontre des règles tacites de la société romaine, basée presque exclusivement sur le Patria Potestas, le pouvoir des hommes sur les femmes, leur domination sur celles-ci ainsi que leur prédominance dans le domaine du sexe. Hors, Aggripina n’était pas femme à se soumettre, y compris face à la tradition. La suite me donna, hélas, raison.



— Tu es un amant merveilleux, Cornelius.


— Tu es la réincarnation de Suadela, déesse de la persuasion et de la séduction, et tu mens de façon honteuse. Mais je ne peux résister à tes charmes et aux plaisirs dont tu m’honores.


— Ainsi, tu ferais donc tout ce que je te demande pour profiter de mes charmes ?


— Tu sais parfaitement que n’importe quel homme tuerait pour profiter de ton corps, maudite déesse.


— Peut-être auras-tu bientôt l’occasion de me le prouver, dans ce cas.



Il sourit à cette phrase et ne dit pas un mot de plus. Ces deux-là étaient de connivence et je brûlais de découvrir sur quel sujet. Mais, comme je l’ai déjà signalé à maintes reprises, chercher à connaître les secrets des personnes de haut-rang est souvent le meilleur moyen de rejoindre rapidement les rives de l’au-delà.



Je notais donc cette rencontre dans un coin de mon esprit et n’en fit part à personne.



Comme convenu, je rendis visite à ma fille, afin de ne pas laisser à Aggripina la moindre chance de suspicion à mon égard.



Altea rayonnait. 


Elle était toujours aussi belle et la vilaine blessure sur son sein n’était plus qu’un mauvais souvenir. Elle en garderait une cicatrice mais qui, de mon point de vue, lui donnait un petit côté sauvage rendant hommage à son caractère et à sa beauté.



— Regardez, Père ! Je n’en porte plus que la trace ! M’avait-elle dit en me montrant son sein parfaitement guéri.


— J’en suis heureux, ma fille ! J’ai eu si peur pour toi répondis-je, toutefois un peu ébranlé par la vue de ce sein tout aussi parfait que ceux que je venais de quitter.


— Les médecins de ma Maîtresse et ceux de notre Empereur ont fait des miracles. Je ne pourrai jamais assez les remercier pour leur bonté vis-à-vis de l’esclave que je suis.


— Tu as raison, ma chérie ! Nous devons leur en être reconnaissant car ils s’occupent bien de nous, malgré notre statut.


— Je te remercie pour ces paroles, Caius !



La voix d’Aggripina venait de retentir derrière moi. Elle apparu, radieuse et fraîche comme la rosée. Si je n’avais été témoin de la scène que je venais de vivre, jamais je n’aurai pu croire qu’elle venait de forniquer bestialement avec le tribun de la garde prétorienne.



— Je suis heureuse que tu te portes à nouveau bien, Altea. 



— Merci, Maîtresse ! Je peux reprendre mon travail à vos côtés et…



— Pas encore ! Coupa la matrone. Mon médecin me donne régulièrement d’excellentes nouvelles mais il insiste pour te laisser te reposer encore un peu. Selon lui, les humeurs malignes pourraient te reprendre et causer des dommages irréversibles cette fois. Et je ne le tolérerai jamais, dit-elle en lui souriant franchement, sans les arrière-pensées dont elle était coutumière comme durant la scène à laquelle je venais d’assister.



— Vous êtes généreuse, Maîtresse.



— C’est aussi dans mon intérêt, que crois-tu donc ? Rit Aggripina en répondant à Altea. Tu sais parfaitement que j’adore profiter de tes charmes.



Je vis ma fille rougir sous les compliments de sa Maîtresse. Mais je savais, pour la connaître, que cet assaut de gentillesse cachait probablement des desseins bien moins avouables et beaucoup plus dangereux. Alors qu’elle s’éloignait en riant, sa toge flottant sous l’effet de son déplacement et ne laissant absolument pas la moindre ambiguïté sur sa nudité sublime, je pensais encore à ces derniers instants.



Mon instinct de survie me criait sur tous les tons de faire taire cette petite voix qui m’alertait et m’envoyait des signaux de danger.



Ma fille me regardait avec un regard étrange et c’est sa voix qui me sortit de ma torpeur et de mes pensées moroses.



— Père ? Vous allez bien ? S’inquiéta-t-elle, en fille dévouée.



— Je vais bien, ma chérie ! Ne t’inquiète pas pour ton vieux père.



— Bien sûr que si ! Vous savez parfaitement que vous êtes tout ce qu’il m’importe. Alors, à vous voir si perturbé, je m’interroge ?



— Ma chérie ! Ta Maîtresse t’a-t-elle fait part de projets hors du commun, quelque chose de grave et de répréhensible pour les dieux ? Dis-je en soupirant puis en retenant mon souffle en attendant la réponse. 



— Père ?



— C’est important ! Je dois savoir si Aggripina a un lien avec les meurtres qui se succèdent un peu trop dangereusement et un peu trop rapidement au sein de l’Urbs et surtout du Palais impérial.



Pour la première fois de sa vie, je pus voir que ma fille en savait bien plus qu’elle ne voulait me le faire croire. Elle rougit outrageusement et détourna son regard. Elle avait cette attitude que j’avais si souvent détectée chez ceux qui tentaient de mentir à mon Maître ou ceux qui cachaient quelques secrets inavouables.



J’avais la preuve ultime en face de moi.



Et c’était ma propre fille qui la détenait.



J’étais atterré, détruit et humilié. 



Ma fille, Altea, la chair de ma chair, était au courant d’une trahison envers notre Empereur, mon Maître. C’était, au minimum, le châtiment suprême dans des douleurs abominables qui nous attendaient si ce dernier avait vent du moindre soupçon. Et si Altea était partie prenante de ce complot, j’en serai la victime expiatoire pour être, simplement, son père. Car jamais Caligula, dans sa folie, ne croirait un seul instant que j’ai été écarté de cette conjuration. Tel Catilina, livré à la vindicte de Cicéron face au Sénat - Quousque tandem abutere, Catalina - je serai mis en pièces en face de l’Empereur. 



J’étais à la fois pris au piège et réduit au silence pour éviter à ma fille adorée de subir les foudres de l’Olympe par le bras armé de l’empereur.



Je regardais Altea avec les yeux d’un père, doublé de ceux de la main de l’empereur. J’étais tiraillé entre mon devoir et mon amour. C’est ce dernier qui l’emporta.



— Ma chérie...mais qu’as-tu fait ?



— Papa ? Tu penses probablement que j’ai eu le choix ?



— Non ! Certes ! Mais...te rends-tu compte de la situation dans laquelle tu te trouves ?



— J’en suis parfaitement consciente ! Je ne suis pas stupide, tu sais ?



Elle me dit cela en me souriant.



J’étais parfaitement au courant de ses capacités intellectuelles, de sa réflexion et de son intelligence. J’avais été son précepteur personnel avec l’autorisation de mon Maître, et je lui avais d’abord enseigné la lecture et l’écriture avant de passer à la philosophie, la rhétorique, l’arithmétique, la géométrie ainsi que l’astronomie. Ma fille était capable de disserter face à un sophiste comme de remettre en cause les fondements des lois cosmiques.



Si j’étais responsable de son génie, Aggripina en avait fait la femme qu’elle était aujourd’hui, lui enseignant ce qu’un père ne peut enseigner. Sa féminité, sa grâce, son maintien et son corps étaient les résultats des leçons particulières reçues de sa Maîtresse.



Elle était donc tiraillée à double titre.



Car si elle aimait sa Maîtresse pour ce qu’elle lui avait octroyé dans le domaine de la sensualité, du plaisir et de la domination physique sur les hommes, faibles par Nature, je savais qu’elle aimait également son père pour son apprentissage mais surtout pour ce qu’il était pour elle.



Je lisais en elle comme dans un livre ouvert, à cet instant.



Mon aveuglement envers ma fille m’avait fait perdre le sens commun et ne m’avait pas permis de faire la part des choses entre mon devoir et mon amour.



— Père ! Ne vous inquiétez pas pour moi. Vous savez ma prudence et, par la grâce de votre enseignement, ma méfiance envers les étrangers.



— Je le sais, ma chérie ! Mais quel père ne s’inquiète pas pour son enfant ?



— Ma Maîtresse est rusée, intelligente et prudente. Mais ne m’en demandez pas plus, par pitié.



— C’est trop tard ! Que je sache ou non, notre sort est désormais lié. Je ne peux plus parler à mon Maître, sous peine de t’entraîner avec moi dans notre chute. Tu dois me promettre de te taire, Altea. De ne jamais faire la moindre allusion à ce que tu as vu ou entendu. Je ne veux, d’ailleurs, rien savoir. C’est ta vie que tu joues, cette fois. Il n’est plus question de séduire un homme ou une femme, de participer à une orgie ou de jouer à des jeux diplomatiques. Tu cours un danger immense et j’en tremble rien que d’y penser.



— J’en suis consciente, père ! Mais, comme je vous l’ai dit, je n’ai pas le choix. J’ai été entraîné dans ce rôle bien malgré moi et consciente que je bafouais votre enseignement de prudence. Mais la vie d’un esclave n’est qu’obéissance aveugle aux ordres et aux désirs de ses maîtres. Je ne fais pas exception à la règle, malgré l’affection de ma Maîtresse pour moi.



— Sois prudente, ma fille ! Je t’aime.



— Je vous aime tellement, père ! Je vous obéirai.



Je laissais ma fille terminer sa convalescence sans la revoir. Je ne le devais pas, je ne le pouvais pas !



Caligula vampirisa mon temps. Je passais mes journées auprès de lui.



Sentait-il quelque chose ? Je ne l’ai jamais vraiment su. Mais je le pense sincèrement. Car l’ambiance autour de lui devenait délétère, suspicieuse comme elle ne l’avait jamais été. Les regards étaient baissés, les paroles n’étaient que des chuchotements, et même les esclaves longeaient les murs en silence, discrets et efficaces mais tendus par l’atmosphère pesante au sein du palais impérial.



Notre Empereur, dont la cruauté et la paranoïa s’amplifiaient de jour en jour, me gratifia pourtant d’anecdotes, de souvenirs, parla longuement de nos expériences et se remémorant notre frasques de jeunesse.



— Te souviens-tu de cette gueuse dont la poitrine dépassait celle de toutes nos conquêtes ?



— Vous parlez de Lucina, la femme de Quintus ?



— C’est cela ! Quelle paire de seins fabuleuse. Te souviens-tu de ce qu’elle en avait fait ?



— Oui, Maître ! Elle avait placé votre sexe entre ses mamelles et avait sucé votre appendice tout en le caressant entre ses gros seins. On avait l’impression que vous vous noyiez.



— AHAHAHAH ! Quel souvenir, mon ami. Une nuit de débauche comme j’en ai rarement connu. Et pourtant, nous en avons connu, toi et moi.



— C’est certain, Maître ! Elle était sans limites et sans retenues aucune. Je me souviens également que son cul bombé vous avait accueilli plus d’une fois cette nuit-là.



— Elle était gourmande, la gorgone ! Elle m’a tiré les dernières gouttes de virilité jusqu’à plus soif ! C’en était délectablement douloureux. Puis, c’est toi qui lui a fait rendre grâce, par la force de ton assaut. Elle hurlait comme une truie que l’on égorge lorsque tu lui as enfourné ton sceptre dans la chatte. J’en ris encore ! Dit-il en se souvenant des cris de la matrone et de sa tête lorsqu’elle rendit les armes, dans un rictus affligeant et une grimace ridicule.



— C’était, effectivement, délicieusement pervers, Maître !



— Tu as été un parfait ami, Caius ! Jamais tu ne m’as trahi et jamais je n’ai eu à douter de ta loyauté. Sache que je t’en remercie. Je n’ai pas toujours été juste avec toi et j’ai même, parfois, été trop cruel. Mais tu as été mon seul refuge durant mes heures sombres. Jamais je ne pourrai te rendre ce que tu m’as donné. Sois-en remercié, Caius ! Mon père a eu raison de t’attacher à moi et de me laisser te conserver plutôt que de tirer profit de tes talents.


Je restais bouche bée en entendant cette confession teintée de remords ainsi que de remerciements. Puis, me reprenant rapidement, je répondis 



— Vous m’honorez, Divin Maître ! Je ne suis que votre humble serviteur.



— Nous savons, toi et moi, que tu as toujours été bien plus que cela.



— Merci, Maître ! J’espère que par mes actes et mes paroles, j’ai pu contribuer à vous rendre heureux et vous servir honorablement ?



— Ce fut le cas, Caius ! Je sais que mes heures sont comptées et il me reste un acte qui me tient à cœur. Je souhaiterais t’affranchir.



La ciel me tombait sur la tête !



Mon Maître me libérait de son service. Tout ce que j’avais souhaité durant ma vie de labeur se concrétisait sans que je ne m’y prépare.



Car la liberté, lorsqu’on ne l’a jamais connue, est angoissante et effrayante. Jamais je n’avais imaginé que je l’obtiendrais sans combattre ou sans argumenter. Et elle m’était offerte sur un plateau en or.



Ma réaction surpris, néanmoins, Caligula.



— Maître ! C’est un honneur inestimable que vous me faites. Mais ne m’éloignez pas de vous.


— Caius ? Tu refuses l’honneur que je te fais ?


— Ne m’éloignez pas de vous, Maître ! Libre, je ne suis plus personne et je ne pourrai vous protéger ou continuer de vivre et de nous créer des souvenirs comme nous venons de les évoquer ensemble. Je devrais quitter le palais, ma fille, vivre loin de ceux que je connais depuis si longtemps et recommencer une vie alors que je suis au crépuscule de la mienne.


— Je pensais pourtant te faire plaisir ?


— Je suis heureux, Maître ! Heureux de savoir que vous vous préoccupez de votre serviteur dévoué. Mais le sacrifice que vous me proposez est terriblement lourd à porter. Laissez-moi finir ma vie à vos côtés. Je n’ai jamais rien connu d’autre. Et, je dois l’admettre, cela m’effraie terriblement.


— Caius, mon ami ! Soit ! Qu’il en soit ainsi. Tu resteras mon esclave personnel. Sers-moi du vin, ne vois-tu pas que ma coupe est vide ?


— Tout de suite, Maître !



I


La liberté est un bien précieux pour qui la connaît. Mais elle est encore plus effrayante pour celui qui ne l’a jamais rencontrée car elle place chacun de nous face à ses propres responsabilités. Et lorsque votre vie a été rythmée par les décisions d’autres à votre place, décider par vous-même est terriblement angoissant.



Je ne suis pas lâche, certes pas.



Mais l’inconnu, comme pour chacun d’entre nous, possède, justement, ce côté angoissant et, pardonnez-moi, révélateur des personnalités. Je ne suis pas un aventurier.



Le soir de cette discussion, il me fit appeler, à nouveau, auprès de lui.



Je ne fus pas étonné de trouver, à ses côtés, sa sœur Drusilla, avec laquelle il entretenait des relations bien plus que fraternelles.



Mon Maître m’avait un jour expliqué qu’il tenait à suivre les préceptes des grandes familles égyptiennes, à l’exemple des Thoutmosis ou des Ramessides et de l’influence qu’elles avaient encore sur le mode de vie autour de la Mare Nostrum, cette mer que vous appelez aujourd’hui Méditerranée, nom tiré du latin et signifiant "au milieu des terres". 



Son despotisme trouvait d’ailleurs naissance dans cette volonté d’imiter en tout la vie à la cour égyptienne et l’influence de l’Orient sur la cour impériale était évidente. Les pharaons successifs avaient toujours été considéré comme des Dieux sur Terre, vénérés et louangés au même titre que les divinités du Panthéon, jusqu’à la dernière d’entre eux, Cléopâtre qui mourut aux côtés de son amant, Marc-Antoine, rival de notre premier Empereur, Augustus.



Ainsi, il entretenait avec sa sœur une relation physique.



J’en avais été souvent le témoin privilégié.



Ce soir-là, Caligula était nu sur ses draps, sa sœur à genoux entre ses jambes lui suçait agréablement le sexe. Ses seins, volumineux, se balançaient sous son buste au rythme de ses gestes, dans cette position si affriolante pour l’oeil. Je pouvais distinguer son sexe se frotter contre le genou de l’Empereur, lui permettant de se donner également du plaisir pendant cette pratique courante.



Autour de ce couplé bâtard, deux jeunes femmes se caressaient et s’embrassaient afin de maintenir les amants maudis dans un état d’excitation honorable tandis que deux autres caressaient les corps royaux pour entretenir la flamme de leur désir. Chacune était très belle et bien proportionnée, par leurs seins galbés ou leurs fesses arrondies et accueillantes. 



— Caius, mon ami ! Viens près de nous. Drusilla, ma chérie, continue donc ton œuvre, déclara l’empereur en me découvrant devant la porte. 



— Bien mon frère ! Tu aimes que je suce ton sexe tendu et turgescent sous les yeux de ton esclave, n’est-ce pas ?



— Tu es la meilleure suceuse que j’ai connu et tu sais que j’adore Caius. Encore, je te prie ! Fais-moi mourir doucement.



Caligula m’ordonna de m’asseoir et d’admirer sa sœur dans ses œuvres. Celle-ci me regarda, cligna de l’oeil dans ma direction et reprit son travail admirable.



Je savais, pour en avoir discuté avec elle, qu’elle adorait aussi que je la regarde lorsqu’elle baisait avec son frère. Car si elle savait que la morale romaine réprouvait, sans interdire, cette pratique, elle n’en éprouvait pas moins une forme d’excitation admirable de franchir les barrières communément admises, surtout en ma présence, l’homme qui connaissait le mieux son impérial amant.



— Vois-tu, Caius ! Cela m’excite terriblement de me faire baiser en public surtout lorsque c’est avec mon frère. Comme si franchir une barrière me rendait sans limites. Comprends-tu ?



Voici, à peu près, comment elle m’en avait fait part. Avant d’ajouter



— Et j’espère que, tout esclave que tu es, tu prends aussi du plaisir à participer à nos jeux interdits.



Quel homme resterait de marbre face à un tel spectacle ? Même un esclave, surtout s’il est autorisé, comme je l’étais durant ces instants privés, à manifester son désir et ses envies.



Drusilla le comprenait et admettait les désirs de son frère lorsqu’il voulait me faire participer à ces ébats familiaux. Comme cette fois encore.



— Caius ? Prends cette femme par derrière et fais-là jouir pour moi. Je veux voir ses traits se tendre sous mes yeux lorsqu’elle atteindra l’orgasme.



Je m’exécutais donc et, retirant ma toge, présentait mon sexe tendu au bord de la chatte royale. Drusilla stoppa un moment sa fellation pour me dire



— Enfonce ta queue dans ma chatte, Caius ! Et fais-moi jouir de bonheur...il y a longtemps que tu n’es plus passé par mon sexe, qui se souvient pourtant de la dureté et de la vigueur de ta queue. Rappelle-moi à ton bon souvenir. Prends-moi comme la dernière et la plus vile des putains de Subura. Tu sais que j’aime cela !



— Vas-y, mon ami ! M’ordonna mon Maître.



Je ne me fis donc pas prier et d’un coup sec, je m’introduisis dans la chatte dégoulinante de Drusilla, m’enfonçant jusqu’à la garde tant elle était ouverte et accueillante.



— OOOHHH...OOUUIIIIII…. ! Comme ta queue est grosse, Caius ! Mmmhh...quel délice de se faire pénétrer par un mâle qui sait bander correctement et se servir de son cupidus ! Vas-y maintenant. VAS-Y ! hurla-t-elle.



Elle goba à nouveau le sexe de l’empereur tandis que j’entamais des mouvements brutaux et rythmés, lui défonçant la chatte comme elle l’avait exigé. Ses seins se balancèrent plus fort et commençaient à heurter le sexe tendu qu’elle suçait, ce qui augmenta l’excitation de mon Maître, dont je savais la gourmandise pour ces petits détails.



Alors qu’elle suçait encore plus fort et aspirait littéralement le sexe impérial, je sentais son vagin trempé se contracter contre ma queue qui avait des difficultés à se frayer un chemin digne de ce nom dans le labour du sexe de cette femme. J’avais l’impression qu’elle tentait de me traire en comprimant les muscles de sa chatte contre ma queue.



Mais mon expérience, longue, et ma pratique, fréquente, me permirent de tenir et de lui faire rendre grâce la première. Je stoppais un peu mes mouvements, les amplifiant en les ralentissant, la faisant geindre dès que je faisais mine de me retirer de ce champs si accueillant puis, d’un coup, je repris de plus belle, la faisait lâcher le sexe de Caligula qui n’avait d’yeux que pour le visage de sa sœur ainsi que de ses seins se balançant encore. Quelques mouvements me furent suffisant pour l’amener à l’orgasme.



Mon Maître me raconta qu’elle ferma les yeux, ouvrit la bouche et, aspirant une grande goulée d’air, hurla son bonheur tandis que l’empereur enserrait ses seins dans ses mains, étirant doucement les tétons tendus et si sensibles à cet instant de plénitude.



— OOOHH OOUUUUUIIIIIIIIIII…. ! Furent ses seuls mots.



Elle s’écroula sur le corps de son frère qui éclata de rire.



— Caius, mon ami ! As-tu vu dans quel état tu l’as mise ? AHAHAHAHAH...Merci pour cela, cela reste un spectacle merveilleux de la regarder dans sa jouissance.



Je n’en menais pas large car j’étais épuisé. 


Mon Maître ne se rendait pas compte que je n’avais pas l’habitude et l’endurance dont il faisait preuve par ses habitudes nocturnes. Il honorait chaque nuit les plus belles femmes de la ville et de l’Empire tandis que j’étais veuf depuis de si nombreuses années et que mes seules expériences récentes ne provenaient que des envies de multiplicités de mon Maître. Mais je lui en étais gré car, grâce à lui, je pouvais profiter des charmes des partenaires de l’Empereur, dont sa sœur, femme sublime et merveilleusement proportionnée selon les critères masculins.



Je me rhabillais lentement, reprenant mes forces tandis que l’Empereur, dans toute sa splendeur virile, pénétrait à son tour sa sœur et labourait ses champs déjà ensemencés. La jeune femme répondit rapidement à ses assauts et ses cris de plaisir retentirent à nouveau dans la chambre tandis que mon Maître agrippait ses seins en éjaculant à son tour au fond de la chatte offerte.



Je m’éloignais en silence, laissant les amants incestueux se défouler et se donner un plaisir interdit par les dieux. Mais notre empereur était l’équivalent d’un dieu. Il se jouait des lois célestes et divines à sa guise.



Sans me poser d’autres questions que celle de la santé de ma fille, je me rendis à ma couche et sombrais dans un sommeil réparateur.



Je ne savais pas que je venais d’échanger mes dernières paroles avec mon Maître.



Car, dès le lendemain, il reçut, très tôt en matinée, en audience le nouveau tribun de la garde prétorienne accompagné de quelques miliciens.



Il fut assassiné de plusieurs coups de gladius et rendit rapidement son dernier souffle.



Il avait été le Maître du monde durant trois ans, dix mois et huit jours. 


Le successeur de Tibère était mort. 


Cet homme magnifique, jeune et un peu fou avait rejoint les dieux ainsi que ses prédécesseurs.



César n’était plus.



Mais un nouvel homme s’éleva face au soleil. 



Vive César !

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