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Celle par qui tout arriva ! (Per Quam peccata erant)

Chapitre 5

Ô Fortuna maior !

Avec plusieurs femmes

Alors que je découvrais l’atrocité de cette journée et que je pensais ma vie terminée avec celle de mon Maître et ami, un nouvel empereur se levait face au soleil. Claude venait d’être acclamé par la garde prétorienne, choisi comme si le hasard y était pour quelque chose. Il était tremblant, caché derrière un rideau de la salle d’audience lorsqu’il fut tiré de sa cachette par des bras décidés et fut désigné empereur du plus puissant empire du Monde sous les acclamations de la garde prétorienne qui l’avait choisi parmi tant d’autres.

Mais ce fut surtout par la volonté d’une femme.

Aggripina rayonnait et je compris qu’elle était l’instigatrice de ce nouvel assassinat.

Elle acclamait le nouvel Empereur qui s’avançait au bras de son épouse, Messaline. Il ne semblait ne rien comprendre de ce qu’il lui arrivait.

Cet homme craintif, fils légitime mais mal-aimé de la famille impériale, mis à l’écart de toute activité publique, né dans la ville de Lugdunum en Gaule – que vous appelez aujourd’hui Lyon – montait sur le trône et obtenait l’imperium.

Alors que tous s’attendait, sans le dire, à ce qu’il acclame Aggripina comme l’une des personnes les plus influentes de Rome, celle-ci joua profil bas.

Et c’est une tout autre personne qu’il appela à ses côtés.

Je me souviens encore de la stupéfaction de tous lorsque, assis sur son trôné, il appela d’une voix tremblotante

— Caius Antius Quarto !

Je crus avoir mal entendu. Mais lorsque le héraut répéta mon nom, ma fille me poussa dans le dos et je fus projeté au milieu d’une cour ébahie.

Je m’empressais de me prosterner aux pieds du nouveau Maître du Palatin. La stupéfaction se lissait sur tous les visages présents. Sauf sur celui d’Aggripina qui me sourit, tel la déesse inexorable issue de la Nuit et du Chaos, nommée Destinée.

— Esclave Caius Antius ! Tu as été l’un des plus fidèles soutien de mon prédécesseur, celui qui fut ses yeux et ses oreilles dans ce palais. Celui qui, par sa fidélité et son amitié, lui permit de franchir de nombreux obstacles mais qui, par sa bienveillance, lui permit également de ne pas commettre trop d’erreurs de jugements dans ses moments les plus sombres de son existence, preuve de ton dévouement à la splendeur de Rome.

Je ne pus que m’incliner à nouveau, attendant la sentence qui allait me frapper inexorablement.

— Esclave ! Ce jour, je t’affranchis de ta servitude. Tu recevras dix talents d’or en récompense de ton dévouement à Rome.

Un brouhaha incroyable résonna dans la salle d’audience. Je devenais l’un des personnages les plus influents de l’Urbs en quelques secondes, un Seviri Augustales. La somme octroyée était colossale. J’en restais sans voix, ébahi et ahuri face à l’énormité de ce qu’il m’était offert contre toute attente et de façon si soudaine.

Je ne sus comment réagir alors je me prosternais face à celui qui devenait mon bienfaiteur et mon protecteur aux yeux de tous. Je passais d’un Empereur à un autre, avec un statut démesuré que j’avais refusé en m’endormant mais qui m’était imposé à mon réveil.

Mais les surprises ne s’arrêtèrent pas là.

— J’ai souvent entendu évoquer ta personne, en termes flatteurs et élogieux ! Dit-il en tournant le regard vers Aggripina, m’indiquant l’origine de sa source.

J’étais abasourdi. 

Le nouvel Empereur honorait un esclave sous les yeux et les oreilles de ce que Rome compte de plus aristocratique. Mais il continua

— Je souhaiterai, à l’avenir, utiliser ces compétences au profit de Rome. Veux-tu m’aider ?

Je n’en revenais pas. L’Empereur me « demandait » de l’aider ? Il n’ordonnait pas ? C’est peu dire que le changement était radical.

Cet homme, encore un illustre inconnu pour la plupart des Romains, devenu Empereur par la grâce d’un assassinat et porté au pouvoir suprême par ses cohortes prétoriennes me « demandait » de l’aide ?

Aggripina s’amusait comme une petite folle.

Je me retirais humblement, le dos voûté face à l’Imperator pour quitter la salle en état de choc.

Une voix familière m’apostropha à cet instant

— Quelle promotion, Caius !

Aggripina se tenait derrière moi. Elle m’avait suivie lors de ma sortie et s’avançait, à présent, vers moi.

— Maîtresse ? Demandé-je, soudain inquiet.

— Tu mérites cette récompense, Caius. Tu as toujours été un soutien fidèle et indéfectible de notre famille. Il est temps que tu obtiennes ta liberté et que tu puisses mettre tes nombreux talents aux services de Rome, et non plus notre profit égoïste et personnel.

Cette déclaration, tout à mon honneur, me faisait plaisir mais je sentais poindre le danger à l’horizon. Je connaissais cette femme mieux que son propre père et je savais que cet élan de bonté, par des paroles mielleuses et lénifiantes, n’étaient qu’un prétexte pour sauter et mordre sa proie à mort.

Je ne me trompais pas et la suite de ses paroles me donna raison.

— J’espère que, malgré ton grand âge, tu auras le temps d’en profiter par des choix judicieux et réfléchis. Il serait vraiment dommage que, par vanité ou par bravoure, ton temps au service de Rome ne se rétrécisse stupidement et par un accident des plus idiot. Mais je sais que ton intelligence et la subtilité de ton esprit, ainsi que sa rapidité à comprendre les méandres de la pensée des autres, te permettront d’effectuer les bons choix.

Je ravalais ma salive bruyamment en comprenant directement qu’elle me menaçait de mettre fin à mes jours si je n’obéissais pas à ses ordres ou que je tentais, vainement, de contrecarrer ses plans futurs.

— J’ose également espérer que ta fille pourra partager rapidement ta Fortune et la chance qui t’es offerte sur un plateau d’or, mon ami ! Mais je suis certain que cela ne saurait tarder.

— Tout cela dépendra de vous, Maîtresse ! Dis-je.

— Exactement ! De moi ! Souvient-en, Caius. Il serait dommage qu’elle ne puisse profiter, près de son père adoré, du temps qu’il lui reste. Nous nous reverrons vite, affranchi ! L’Empereur m’honorant de son amitié, je sais les projets qu’il a pour toi. Ils sont à ton honneur et digne de tes capacités.

Tournant les talons, elle s’éloigna, merveilleusement provocante, dans un rire sournois. Son déhanché rendait fou n’importe quel homme et la finesse de sa toge ne laissait pas la place à l’imagination. Tous pouvaient admirer la rondeur de sa croupe et la finesse de son dos.

Je m’éloignais rapidement, voulant mettre de la distance entre elle et moi.

Mes pensées et ma réflexion m’emmenèrent loin. Je réfléchissais aux conséquences et aux possibilités auxquelles Aggripina venait de faire allusion et je ne me rendis pas compte que je venais de buter contre Altea.

— Père ! Est-ce vrai ?

— De quoi parles-tu ? Demandé-je un peu idiotement.

— Tu as été affranchi par l’empereur lui-même ?

— Comment es-tu déjà au courant ? Cela s’est passé il ya quelques instants ?

— La rumeur s’est propagée dans tout le palais ! Et je suis certaine qu’elle court à présent jusqu’à la Porta Capena et va prendre la direction de la Via Appia jusqu’à Brindes. Le Monde le sait, Père ! Dit-elle en me prenant les mains et en me souriant de tout son amour et de toute sa fierté.

Je regardais ma fille qui m’admirait, les yeux brillants de bonheur et de joies multiples. Comment aurais-je pu lui dire la vérité et lui faire part des menaces pesant à présent sur ma vie si je trahissais les secrets de sa Maîtresse envers le nouveau Maître de Rome.

Je ressemblais à un homme libre, riche et puissant. J’étais en réalité prisonnier, dépendant et sous la coupe d’une femme à l’intelligence remarquable, manipulatrice hors-pair des âmes humaines.

Le lendemain matin, Claude me convoqua dans ses appartements privés. J’étais mort de peur mais mon statut d’affranchi, s’il me rendait libre aux yeux de la loi, m’obligeait néanmoins à répondre aux ordres de celui qui restait mon Maître, en plus d’être l’Empereur.

Vous devez savoir que, selon la Loi de Rome, un esclave peut obtenir un statut intermédiaire entre celui qu’il vient de quitter et celui d’homme libre. On appelle cela, un affranchi ! Je n’étais plus esclave mais je restais, néanmoins, dépendant de celui qui avait été mon Maître auparavant. J’obtenais, simplement, une liberté plus grande dans certains domaines...comme celui de me marier ou d’avoir des enfants légitimes. Ce qui, à mon âge, serait un miracle voulu par l’ensemble du Panthéon, au minimum.

J’entrais dans la salle d’audience et m’inclinais devant le nouveau Maître de Rome

— Caius ! Heureux de te revoir. Viens près de moi, prends un siège, que nous devisions plus avant des projets que j’ai pour toi.

— Je vous remercie, Majesté. Que puis-je pour votre service ?

Tout en répondant, je découvris qu’Aggripina et Messaline, l’épouse légitime de l’Empereur, étaient assises non loin, écoutant d’une oreille discrète les conversations.

Je ne pus m’empêcher de les comparer.

Messaline était belle et élégante. Fardée avec soin et portant une toge blanche dont la transparence était savamment étudiée. Sa poitrine, petite mais parfaitement ronde, se tenait bien et ses tétons se distinguaient sous le voile diaphane.

Mais elle ne pouvait rivaliser avec Aggripina.

Elle n’hésitait pas à montrer plus volontiers ses charmes féminins. Ses seins, pleins et ronds, formaient un arrondi adorable pour le regard par les pans ouverts de sa toge rouge, nouvelle façon de provoquer et de porter la toge, ouverte sur le devant de la poitrine. Ses yeux et ses lèvres étaient fardées également d’une couleur rouge sang mettant en valeur ses longs cheveux ainsi que son regard noir. Elle était sublime dans ces atours inédits à la cour impériale mais je ne doutais pas qu’elle venait de lancer une mode que la majorité des femmes de la cour allait s’empresser de suivre.

Revenant à l’Empereur, je me concentrais sur ses paroles.

— Caius ! Mon amie, Aggripina, sœur de notre défunt empereur, m’a vanté tes nombreuses qualités intellectuelles ainsi que tes qualités de gestionnaire. J’ai besoin d’hommes comme toi.

— Vous m’honorez, Majesté.

— Pas si ce qu’on m’a raconté est vrai ! Voici ce que je te propose. Je souhaite réformer l’administration de l’Empire et donner à plusieurs personnes compétentes des prérogatives inédites afin d’améliorer les différents services régissant notre Cité ainsi que les territoires au-delà.

— Majesté ?

— Je souhaite que ce soit toi qui mette tout cela en marche. Je t’en donnerai les moyens. Tu choisiras ceux en qui tu as confiance et tu les placeras aux postes adéquats selon leurs qualités. Tu surveilleras leur travail ainsi que la gestion des deniers que je mettrai à leur disposition pour mener à bien leur nouvelle mission. T’en sens-tu capable ?

— Majesté ! Dis-je cette fois sans comprendre vraiment la portée de sa demande.

— Tu l’as déjà dit, Caius !

— Mais...vous me demandez de prendre les prérogatives des Consuls ?

— Pas des Consuls. Laissons au peuple ses...habitudes et ses coutumes. Mais je veux, effectivement, que les services que tu vas mettre en place soient efficaces et rapides. Plus rapides que les sempiternelles discussions qui embourbent les sénateurs dans de vaines palabres inutiles autant que longues pour, au final, n’accoucher que de promesses qui ne seront jamais tenues. Qu’en dis-tu ?

Ainsi, par la grâce de la vision, pour une fois parfaitement emprunte de sentiments nobles vis-à-vis de Rome, d’un homme à la puissance inégalée dans l’histoire de l’humanité, je devins le responsable de la mise en place d’un système centralisé, basé sur l’efficacité et la discipline, plutôt que l’appât du gain et la médisance.

Je mis en place, avec l’appui du souverain, un état dans l’état qui, petit à petit, grignota les pouvoirs d’un Sénat acquis à sa seule cause, au profit du bien-être des citoyens romains. Tous en furent gré à l’Empereur qui en récolta les louanges.

L’avenir s’annonçait, enfin, plus clair et plus radieux.

Mais, tout à mon ouvrage, j’avais oublié que plusieurs démons s’affairent toujours en coulisses pour ruiner l’oeuvre la plus monumentale ou la plus délicate.

Je devrais plutôt dire, démones.

Car Messaline de son côté et Aggripine du sien, oeuvraient chacune en secret à la ruine de l’autre. 

Si, en façade, elles étaient les meilleures amies du monde, je sais par ma fille qu’elles ne pouvaient pas supporter la prédominance temporaire de l’une sur l’autre.

La jalousie et la vanité sont les fléaux des Hommes. Et encore plus des Femmes.

Ainsi, j’appris rapidement que l’épouse officielle de notre Empereur ne cachait pas ses goûts pour la luxure, le stupre et le luxe.

Je savais, de sources sûres, que Messaline se déguisait souvent en esclave et, seule, flânait dans les quartiers les plus malfamés de l’Urbs pour offrir ses charmes à des conquêtes entreprenantes et résistantes.

Je sus ainsi, par le réseau d’espions que j’entretenais dans la Cité, qu’elle avait été vue dans le pire lupanar de Subura, se livrant à une orgie de sexe en compagnie de gardes prétoriens et de plusieurs concubines de mauvaises vies.

Messaline, au Palais, se livrait continuellement à une chasse aux sorcières. Si tel possédait un jardin luxuriant, il était assassiné pour le plaisir de l’impératrice qui désirait renifler ses fleurs. Qu’un tel use de son influence auprès de l’Empereur et on le retrouvait la gorge tranchée dans une ruelle obscure.

Les crimes dont cette femme, pourtant issue d’une famille renommée mais sans grande fortune, s’est rendue coupable sont tellement innombrables que j’ai, moi-même, renoncé à en faire le compte.

Je tremblais, bien sûr, pour ma propre vie puisque j’occupais une place de choix auprès de son époux et que sa jalousie maladive faisait de moi une victime potentielle de sa vindicte.

Mais un jour, je sus que je ne risquais rien.

Elle m’avait fait convoqué de bon matin. Son chambellan m’annonça, alors que je tremblais de tous mes membres.

Je m’étais présenté à l’heure dite après avoir fait mes adieux à ma fille, persuadé que je ne ressortirai pas vivant de cet entretien.

Mais une autre surprise m’attendait.

— Caius, mon ami ! Approche de moi. Viens donc, je ne mords pas !

Tremblant, je m’exécutais en ne pouvant m’empêcher d’admirer les courbes et le corps parfait de cette jeune femme.

Messaline était la seule femme capable de rivaliser, un peu, avec Aggripine. Ses seins étaient fermes et haut placés, décorés par un téton proéminent rose comme une fleur et tentant comme une friandise. Ses hanches et son ventre musclé étaient des appels à y poser les mains. Sa chatte, fournie tel un buisson, était désirable et juteuse. Ses jambes, fines et souples comme des lianes, lui donnait l’air d’une danseuse.

— Majesté ?

— Mon cher Caius ! Il y a longtemps que nous aurions dû deviser l’un avec l’autre. Mon mari, notre Empereur, ne tarit pas d’éloges à ton égard et ne jure que par ta rigueur et ton sens des responsabilités. I

Elle avait un regard méchant et sa jalousie suintait de son corps pour m’atteindre tel un fouet.

Puis, elle continua en changeant soudainement d’attitude

— Je te suis gré de ton dévouement à Rome et à l’Empereur. Il m’assure que sans toi, notre empire s’écroulerait tel un château de sable sous les assauts de la mer.

— C’est trop d’honneurs, Majesté. Vous servir et servir Rome est ma plus belle récompense.

— Certes, mon ami ! C’est ce que nous faisons tous, n’est-ce pas ? Rome doit atteindre la splendeur ! Mais j’ai aussi le désir de récompenser cette dévotion et cette abnégation. Tu es devenu un affranchi, par le désir de mon époux. Mais ta vie est souvent un sacerdoce durant lequel les plaisirs sont rares. Aussi, j’ai décidé de t’offrir une journée de plaisirs en notre compagnie.

Elle frappa deux fois dans ses mains et une myriade d’esclaves apparurent, portant plats et boissons mais étant, également, très peu vêtus.

Des éphèbes au corps huilés, des jeunes femmes nues et parées de bijoux.

Je fus surpris de voir apparaître Aggripine, qui s’assit directement aux côtés de notre hôte, marquant ainsi son territoire.

Je m’inclinais devant mon ancienne maîtresse, plus par peur et par habitude que par dévotion. Elle me fit relever et, s’approchant de mon oreille le susurra

— Profite de cette journée, vieux filou ! Car j’ai l’impression que les tourments dans lesquels nous allons entrer ne font que débuter !

Savait-elle déjà tout ce qui allait découler de cette journée ? J’en ai toujours eu la certitude. Mais je n’ai jamais pu ou su le prouver.

Plusieurs jeunes esclaves vinrent près de moi et, sur un signe de leur Maîtresse, me dévêtir avant de m’octroyer leurs faveurs.

Je connaissais l’ensemble de ce cheptel pour les avoir accueilli personnellement lors de leur arrivée dans les murs du Palais Impérial. Elles étaient jeunes et belles, habituées aux frasques et aux humeurs changeantes de l’impératrice, elles étaient devenues dociles et obéissantes. Aussi, surtout guidés par la peur, nous nous pliâmes, certes de bonnes grâces, à la volonté de cette femme dangereuse et caractérielle.

Personnellement, il y avait longtemps que je n’avais profité des charmes que possèdent toutes les femmes de la Création. Chaque paire de seins, chaque sexe, chaque courbes du corps des femmes ont toujours été un ravissement pour mon regard. J’ai toujours aimé, dans l’intimité, jouer le rôle de celui qui observe plutôt que de celui qui agit.

Et ces jeunes femmes, ravies de servir, pour une fois, un homme qui les respecte et qui les connaît, ne se privèrent pas de m’octroyer ce que je désirais, pour leur plaisir et pour le mien.

Je leur demandais donc de commencer à jouer entre elles. Sybille, jeune esclave d’origine nubienne, à la peau noire comme le charbon et aux yeux pétillants comme une cascade de montagne, me sourit et s’approcha d’Anaé, une jeune esclave syrienne, provenant de la province de Palmyre et dont la famille richissime l’avait envoyée servir l’Empereur en signe de soumission et d’obéissance, lui rendit son sourire et l’embrassa.

J’admirais, assis au milieu de mes coussins, ces deux jeunes femmes jouer avec leurs langues l’une contre l’autre, se caressant la poitrine mutuellement et soupirant d’aise sous l’effet d’une excitation et d’un désir commun non feint.

Caeli, une esclave gauloise provenant de la Gaule Celtique, s’assit derrière moi et posa sa main sur mon membre viril, le caressant lentement pour lui faire atteindre son zénith.

— Elles sont belles, n’est-ce pas Caius ? Me demanda-t-elle à l’oreille.

— Merveilleuses ! Et toi ? Tu n’as pas envie de les rejoindre ?

— Si ! Mais je préfère m’occuper de toi afin de te rendre les bontés dont tu as fait preuve à notre égard depuis toujours. Nous sommes si heureuses de t’avoir pour partenaire, ce jour. Car tu es un homme bon et généreux. Tu as toujours été juste et honnête, sans profiter de ta situation ou du pouvoir qui est devenu le tien. Alors nous sommes toutes les trois à toi ce jour, selon la volonté de notre Maîtresse. Mais c’est, pour une fois, avec un plaisir et un désir intact que nous allons nous occuper de toi et te donner le plaisir que tu mérites. Mais si tu le désires, j’irai les rejoindre pour te donner satisfaction.

Je tournais la tête vers elle en lui souriant. Ses seins, assez volumineux, se pressaient contre mon dos et m’envoyaient des signaux agréables, permettant à mon sexe de grandir lentement sous les doigts charmeurs de mon bourreau du moment.

— Continue ce que tu fais, Caeli ! Et, s’il-te-plaît, frotte tes seins contre ma peau. C’est très agréable.

Elle me regarda comme si je sortais du Tartare !

Je ne compris que quelques secondes plus tard, alors qu’elle s’exécutait en faisant rouler ses tétons tendus contre mon dos, effleurant à peine ma peau frissonnante, que ma politesse l’avait surprise. Elle n’était pas habituée à être traitée comme un être humain mais plutôt comme un objet. Ce qui est le cas dans la loi romaine, les esclaves sont des res, des choses insignifiantes.

— Tu aimes ainsi, Caius ?

— Oui ! C’est très excitant de sentir tes seins contre moi. Continue encore un peu !

— Tout ce que tu voudras ! Regarde les filles, elles vont t’exciter aussi.

Je tournais la tête vers mes deux autres compagnes du moment pour les admirer, têtes bêches, léchant chacune la chatte offerte de l’autre. Leurs soupirs m’atteignaient, son le plus parfait de la Création, pour entretenir mon érection, à présent honorable. Les doigts de Sybille fouillèrent doucement entre les fesses de sa partenaire et en caressaient lentement la rondeur parfaite. Puis, humidifiant son majeur à la source du plaisir féminin, l’introduisit dans le fondement d’Anéa qui se pâma sous l’action indélicate mais visiblement si agréable.

— Ouiiiiii ! Continue Sybille...Ton doigt est un vilain petit curieux mais qui sait se faire pardonner ! Mmmhh….C’est boooon...Encooooore…. ! Dit-elle en replongeant, langue la première, sur la chatte béante et trempée de son amante.

Cette dernière réagit en ouvrant la bouche et les yeux sous l’assaut vorace qu’elle subissait, son bassin s’agitant de haut en bas, allant à la rencontre de cette langue qui la léchait impitoyablement, faisant monter le ressac de son orgasme entre ses reins en mouvement.

— Ooohh...Anéa...OUIIIIIIIII ! Ta langue sur ma chaaaaattte. OOOHHHHH…. !

Elles partirent simultanément dans un orgasme commun lorsque Sybille reposa sa bouche sur le sexe offert tout en pénétrant plus profondément, mais avec une douceur inégalée, le cul de sa partenaire.

Les râles de plaisirs résonnèrent dans la pièce et je m’inquiétais à cet instant de la position de Messaline et d’Aggripine.

Quel ne fut pas ma stupéfaction de les trouver l’une en face de l’autre, chatte contre chatte, se caressant mutuellement les seins tout en vociférant des obscénités à la face de l’autre.

— Prends-moi, chienne lubrique ! Montre-moi tes talents de baiseuses !

— Tais-toi, putain de Subura ! Tu n’es même pas capable de faire mouiller ma chatte pourtant offerte !

Mais je voyais aussi que leur regard détrompait leurs paroles hostiles. Elles prenaient un pied peu commun à s’insulter en présence de tiers tout profitant de leur coït pour excuser des paroles peu amènes.

Messaline pompait en même temps la queue tendue d’un homme que je ne connaissais pas, mais dont j’appris qu’il s’appelait Silius tandis qu’Aggripine se faisait caresser les seins par ma fille, appelée en renfort par sa Maîtresse afin de lui octroyer, par la grâce de celle qui la connaissait le mieux, un surplus de plaisir.

Les deux femmes montaient inexorablement vers l’acmé d’un orgasme ravageur et je pouvais contempler, depuis ma place enviable, les regards presque énamourés que lançait Aggripina vers ma fille, responsable, alors qu’elle lui suçait à présent un sein, d’un lâcher-prise qui s’annonçait mémorable.

De mon côté, je sentais la sève de mon corps monter inexorablement afin de s’échapper par mon sexe tendu à l’extrême.

Sybille et Anéa étaient prises de spasmes incontrôlables, témoins évidents des plaisirs qui les foudroyaient tel Jupiter lançant sa foudre sur les Titans.

Caeli se plaça devant moi et, se baissant vers mon sexe, fixa mon regard pour emprisonner ma verge entre ses gros seins. Ils étaient d’une douceur incomparable. Elle agit sur eux comme elle l’aurait fait avec sa main mais je découvrais, pour la première fois de ma vie, cette pratique gauloise destinée à l’excitation visuelle et physique des mâles de la tribu.

C’était digne des dieux et, qu’ils me pardonnent, je me sentais comme eux, régnant sur l’Olympe. Elle accentua la pression de ses mamelles sur ma tige protubérante en laissant couler un filet de sa bave entre ses lèvres pour faciliter le glissement et le rendre encore plus sensible puis, elle me regarda à nouveau et me demanda

— Tu aimes la caresse de mes seins, Caius ? Tu aimes coulisser entre eux comme dans une bouche ou dans un cul ?

— C’est un traitement de Roi, Caeli ! Continue…

— J’en ai bien l’intention ! Mais regarde bien car les hommes sont friands de ces petits plaisirs visuels. Je sens ta queue se tendre contre la peau fine de ma poitrine et cela m’excite de savoir que je te fais cet effet. Ma chatte s’humidifie aussi et je sens son flot jaillir entre les lèvres ouvertes de mon sexe.

— Tu sais parler aux hommes ! Continue de me dire ce que tu ressens, c’est excitant.

— Tu aimes donc aussi entendre les sons du plaisir ? Mmhhh...Je sens ta queue qui durcit encore, c’est donc vrai que cela t’excite. Mes seins sont pour ton plaisir, qu’il jaillisse dessus et je pourrai le récolter et m’en abreuver. Ma chatte est trempée à cette idée. Ooooh...tellement trempée...je meurs d’envie de me toucher aussi.

Je tendis les bras et enserrais ses seins entre mes mains, continuant lentement le doux mouvement dont elle me gratifiait.

— Tu as, à présent, les mains libres, Caeli ! Donne-toi ce plaisir que ton corps réclame.

Elle me jeta un regard de surprise et de satisfaction et je la vis écarter doucement le compas de ses jambes pour y presser un doigt. Ses yeux se fermèrent exactement au moment où son index toucha son petit bouton sensible, son landica, source du plaisir féminin.

— Ouiiii….je vois que c’est bon, Caeli ! Continue donc, insère deux doigts au fond de ta chatte et prends ton plaisir en sentant ma verge entre tes seins.

— Oooh….j’ai tellement rarement été aussi trempée, Caius ! Tu m’excites terriblement. Encore….encoooore...ouiiiiii….

Son orgasme arriva tel un torrent de montagne. Imprévisible et soudain.

Elle lâcha prise et s’écroula entre les grands coussins, vaincue par un plaisir certain.

Durant ce temps, Sybille et Anéa avaient repris leur esprit et nous contemplaient en se caressant les seins lentement.

Je n’avais pas encore joui. Et j’en avais terriblement envie.

Les cris, de l’autre côté de la pièce, avaient cessé et les Maîtresses du Palais étaient repues de sexe et d’orgasmes. Ma fille adorée me regardait, calme et souriante, dans l’attente de la volonté de celle qui détenait sa destinée entre ses mains.

Mon attention détournée par ma fille adorée, je ne pris pas garde à l’assaut final de mes trois furies. Chacune s’empara de mon sceptre l’une après l’autre, me gobant littéralement en m’avalant complètement dans leurs bouches respectives. Sybille débuta les hostilités en léchant mon méat puis l’entièreté de mon sexe. Anéa prit la relève en me pompant à une allure folle, me figeant dans les coussins puis, Caeli termina lentement le travail en me suçant et me léchant avec une volupté et une douceur incroyable.

Lorsque j’éjaculais enfin dans la bouche de ma tortionnaire, celle-ci sourit mais ne perdit pas la moindre de goutte de mon sperme pour, lorsque le flot se tarit, le partager avec ses deux amies dans un baiser sensuel et langoureux.

— C’était absolument excitant, Caius ! Tu es un orfèvre en domination sensuelle. Nous recommençons quand tu le souhaites, me dit Caeli avec un clin d’oeil appuyé.

— Oh oui ! J’ai rarement été aussi excitée de m’exhiber. Pourtant, notre Maîtresse aime aussi cela. Mais c’est probablement parce qu’avec toi, c’est un réel plaisir. Tu es un homme rare, Caius. Ne change jamais, termina Sybille en se relevant avec la grâce d’un félin tout en s’éloignant.

Elle ondulait de la croupe et posant sa main sur la fesse de son amie Anéa qui l’accompagnait.

— Mon cher Caius, j’ai vu que tu as pris du plaisir grâce aux diverses talents de mes esclaves préférées ? Me demanda une Messaline toute mielleuse.

— Je vous remercie pour votre bonté et votre générosité sans égale, Majesté ! Dis-je solennel dans l’attente d’une Vérité qui approchait.

— Ce n’est rien ! Il est bon d’entretenir des relations chaleureuses avec ceux qui ont en main la destinée de Rome. Et tu es, à présent, l’un de ces hommes. J’espère simplement, par ce geste, que tu comprendras que je ne recherche que ton amitié.

Je m’étais levé à son approche et je m’inclinais en signe de soumission et de vénération face à cette femme pour qui ces deux qualités étaient indissociables. Elle aimait que l’on soit soumis et que l’on vénère sa présence comme celle des dieux.

En fait, elle ne recherchait que mon appui pour ses desseins futures qui ne me disaient rien de bon. Car lorsqu’une femme de cet acabi fait tout pour obtenir l’appui d’un affranchi comme moi, tout homme de pouvoir qu’il soit devenu, le futur ne pouvait s’annoncer que funeste.

J’en avais la conviction.

J’en eus la certitude quelques jours plus tard lorsque ma fille me fit appeler dans les appartements de sa Maîtresse.

— Père ! Je dois vous montrer quelque chose d’inimaginable.

— De quoi s’agit-il, ma chérie ?

— Venez ! Suivez-moi ! Mais ne faites pas le moindre bruit. J’ai besoin de votre silence quoi que je vous montre. Promettez-le !

Elle m’intriguait autant qu’elle m’effrayait par ses paroles. Mais mon cœur de Père ne put lui refuser en tentant de connaître les tenants et les aboutissants de cette attitude, inhabituelle dans le chef de ma fille adorée.

Je la suivis après avoir fait un serment sous ses yeux. Nous partîmes, ensemble, vers les appartements de Messaline.

Quelques instants plus tard, ma fille posa son doigt sur ses lèvres, m’indiquant son désir de me voir silencieux. Elle regarda au travers d’une petite lucarne et exécuta un mouvement de la tête m’ordonnant de regarder à mon tour.

Nous étions en hauteur, caché par une cloison tressée servant d’aération à la pièce. 

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