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Celle par qui tout arriva ! (Per Quam peccata erant)

Chapitre 7

La proie et l'ombre

Orgie / Partouze

Dès cet instant, je venais d’être pris au piège, dans un mécanisme savamment étudié depuis plusieurs mois, afin de me faire tomber dans les filets de ce pêcheur redoutable. 


Messaline comprit qu’elle avait gagné lorsque, se couchant sur le lit derrière elle, elle écarta les jambes et se caressa devant moi, faisant entrer et sortir deux doigts de sa chatte tout en me regardant fixement, comme pour tester ma virilité et ma soumission dans un même geste. 


— Maintenant que tu m’as excitée tel les nymphes de Vénus, vient me montrer comment tu montes une femelle, Affranchi ! Et ce malgré sa divinité !


Je ne pus résister à une telle invitation et toute résistance s’évanouit. Pardonnez-moi mais je ne suis qu’un simple mortel, faible face au vice et aboulique devant une déesse incarnée dans la chair de cette femme. Sa chatte luisante sous mes yeux, ses seins arrogants, ses tétons pointus et sa croupe venant à ma rencontre en un geste d’une obscénité inimaginable étaient des motivations contre lesquelles personne ne pourrait résister. Elle guida mon sexe dans le sien, tout en me fixant dans les yeux et, m’agrippant aux hanches, me tira en elle avec la facilité d’un passage déjà humide de ses exercices précédents. 


Messaline caressait ses seins en me laissant la liberté de la dominer, elle couinait sous mes assauts et soupirait lorsque je me faisais plus lent. 


— Ouuuiiiii….Caiuuuuus….Tu es un amant merveilleux, on ne m’avait pas menti sur tes qualités de mâles. Défonce ma chatte et fais-moi jouiiiiiir….Encore, plus fort, ouiiiiiii !


Pendant ce temps, elle pressait ses seins l’un contre l’autre, tirant la langue pour en effleurer le téton et le stimuler elle-même. Cette femme me rendait fou de désir et ma queue avait prit le pas sur ma raison. Mais tous mes signaux d’alarmes s’enclenchaient, me prévenant de la folie de cet acte, du danger que je courais si l’on me découvrait. 


En quelques minutes, Messaline hurla son bonheur sans retenue, ravagée par un orgasme que je venais de lui octroyer. 


Ne pensez pas que j’en retire une quelconque fierté car si elle ne m’avait pas déjà vidé les bourses quelques minutes auparavant, je n’aurai jamais pu tenir un tel rythme ni soutenir mentalement un tel dépassement des limites du fantasme. J’aurai éjaculé comme un puceau en face de sa première chatte. Mais mon expérience, mon âge aussi ainsi que mon premier orgasme me permirent de tenir la cadence et d’offrir à mon impératrice l’orgasme qu’elle appelait de ses vœux. 

Lorsqu’elle hurla une dernière fois, je me vidais à nouveau sur elle en prenant garde de ne pas jouir en elle. Mon sperme s’étala sur son ventre et jusqu’à ses seins. 

Je reprenais conscience et je redescendais sur terre lorsqu’elle me regarda en souriant, tout en étalant le fruit de son travail sur sa poitrine. 


— Tu es un bon amant, Caius ! Si j’avais su cela plus tôt, je n’aurai pas attendu de la sorte.

— Altesse ! Je vous en prie. Ne recommençons pas. Ma tête n’est que celle d’un affranchi, mais c’est la seule dont je dispose.

— Alors dans ce cas, affranchi, me dit-elle en reprenant consistance et en se parant d’un masque de vertu tout autant que de colère pour mes paroles, tu feras ce que je te dis si tu ne veux pas que tes « exploits » parviennent subrepticement aux oreilles de l’Imperator.

— Bien Altesse ! Dis-je vaincu.

— Je veux que tu fasses en sorte que Claude s’éloigne de Rome quelques jours. Trouve un prétexte quelconque mais suffisamment crédible pour éviter tout problème.

— Bien Altesse !

— Je veux que cela se fasse aux Calendes de Juillet. As-tu compris ?

— Bien Majesté. Tout sera fait selon vos ordres.

— Tu comprends vite les enjeux, Caius. Continue de la sorte et tu continueras aussi à me servir lorsque le temps sera venu. Va maintenant. Je ne te retiens plus !


En quittant les appartements privés de la souveraine, je n’en menais pas large. 


Cette femme était véritablement une catin de première catégorie, prête à tout pour arriver à ses fins. Le scandale qu’elle se préparait à déclencher dépasserait les frontières de l’Empire et ceux du Temps. Je ne pouvais me résoudre à prendre part à cette machination, Rome valait plus que cela. Je savais que mon devoir allait me conduire à rompre un serment que je n’avais pourtant pas prononcer. Je savais également que ma vie s’achèverait avec cette révélation. Mais Rome était plus importante que ma propre personne. 


La nuit est la place de la réflexion et des pensées savantes, dit-on ? 


La mienne fut peuplée de cauchemars atroces dans lesquels je voyais Rome livrée aux flammes, aux vices, aux mains d’une femme sans scrupules et prête à tout pour assouvir sa soif de pouvoir absolu. 


Ma décision était prise à mon réveil.


Je demandais audience à l’Empereur qui ne put me recevoir qu’après son repas méridien. 


— Caius ! Mon ami ! Entre, soit le bienvenu. Que puis-je faire pour honorer ta fidélité à Rome et ton travail incessant pour l’amener à la Splendeur ?

— Imperator, vous m’avez déjà tellement donné qu’il m’est facile de vous servir.

— Viens t’asseoir à mes côtés, Caius ! Prends donc un gobelet de ce vin de l’Etna. Tu m’en diras des nouvelles.


J’obéis et trempais mes lèvres dans le verre tendu par mon Maître. Mais je ne bus pas, il était encore tôt, même si ma journée avait débuté depuis plusieurs heures, mais je voulais surtout garder les idées claires pour énoncer ce que je m’apprêtais à lui annoncer.


— Alors ? Que désires-tu me dire de si important ? Mon chambellan m’annonce que tu étais désireux de me parler au plus vite ! Rien de grave, j’espère. Ce qui, soit dit en passant, me paraît improbable tant tu te charges de Rome si parfaitement.


Je rougis sous le compliment mais repris contenance pour me lancer et dévoiler mon lourd secret ainsi que le danger auquel cet homme, que j’avais appris à respecter et à aimer, allait devoir faire face


— Majesté ! Il est délicat, pour un homme dans ma position, de vous faire ces révélations. Mais il me semble que la situation me dépasse et je ne peux que vous avouer ce que j’ai appris, en espérant que vous me pardonnerez pour la peine éventuelle que je vais vous faire.

— Tu m’inquiètes, Caius ! Que se passe-t-il de si alarmant ?

— Majesté ! J’ai ouïe d’un complot contre votre personne.

— AHAHAH...Ce n’est que cela ? Mais mon bon Caius, il ne se passe pas un jour sans que ma mort ne soit souhaitée par des dizaines de personnes de mon entourage. Je ne te parle pas du reste de l’Urbs ou même de l’Empire ! AHAHAHAHAH….

— Certes, Altesse ! Mais il est rare que ce complot émane de vos proches et même de vos intimes !


Son rire se bloqua dans sa gorge et il me fixa d’un regard noir. J’aurai voulu disparaître dans le sol. 


— Explique-toi, affranchi !


Son ton devint cassant. Je savais, pour l’avoir expérimenté plusieurs fois, que c’était les prémices d’une colère rouge sang, dangereuse et terriblement imprévisible. J’avalais ma salive et me lançais. 

Je lui racontais tout, y compris la séduction dont avait fait preuve l’impératrice et la faiblesse de son serviteur. 

Il m’écouta attentivement, sans m’interrompre une seule fois. Lorsque le dernier mot franchit mes lèvres, un long silence s’abattit sur la pièce. Puis, il me dit


— Tu as fait preuve d’une franchise et d’une honnêteté qui t’honorent, Caius ! Aggripine a été la plus censée des femmes de te mettre sur mon chemin car, je dois te l’avouer, sans toi je ne serais rien. Ton travail acharné, ton intelligence et la pureté de tes actes parlent pour toi depuis que tu es à mon service et à celui de Rome. Sache que je n’ai rien à te reprocher, ni en paroles, ni en conduite.

— Majesté ? Mais Messaline…

— Messaline est ce qu’elle est ! Penses-tu réellement que je ne sois pas au courant de ses agissements ? Que tu es le seul à disposer d’un réseau d’espions ? Tu crois sincèrement que je ne suis pas au courant de ses habitudes nocturnes ? Cette femme baise plus qu’un lapin. Je porte des cornes qui m’interdisent de passer sous la Porta Quirinal sans danger pour ses murailles.

— Vous saviez ?

— Bien sûr que je sais ! Je conçois que la majorité du peuple et même des personnes de mon entourage me prennent pour un simple d’esprit. Mais je ne le suis pas, Caius ! Et je sais les événements de mon Empire. Ne me sous-estime jamais ! Comme tu viens de le faire, affranchi !

— Pardonnez à votre serviteur, Majesté.


Pour la première fois, je pris réellement peur face à l’Empereur. Je pensais ce sentiment enfoui avec la disparition de mon ancien maître et ami. Mais il venait, à l’instant, de me prouver qu’il pouvait devenir celui qui ferait de Rome la Lumière de ce Monde. Un empereur immortel et un homme digne de Rome.


— Évidemment que je te pardonne ! Tu viens de me sauver la vie. Mais cette femme va connaître ma vengeance et la fureur de mon courroux. Elle vient de dépasser la limite infranchissable et, tel César franchissant le Rubicon au mépris des usages et des Lois, elle finira sous le poignard. Caius, organise donc ce « voyage » indispensable. Mais que les cohortes prétoriennes m’accompagnent. Nous irons camper à une journée de Rome, afin de réagir le plus promptement possible. Va, donne les ordres et que tout soit prêt !


J’obéis promptement, éditant les lettres de charges et de routes pour les prétoriens, l’intendance et les relais. Quelques jours plus tard, tout était en ordre. Je n’attendais plus que l’ordre de départ qui se fit attendre malgré la fureur et la décision de l’Imperator. 

Une semaine passa, puis une autre. 

Je m’inquiétais sincèrement du laxisme de sa décision ainsi que du temps qui passait, laissant le champs libre à Messaline pour peaufiner son plan tandis que la date fatidique qu’elle avait prévu s’approchait à grand pas. 


Le lendemain, par le plus grand des hasards, je croisais Aggripina, en route pour ses ablutions matinales aux thermes impériaux. 


— Caius ? Mon ami, comment te portes-tu ?

— Mes jambes peinent de plus en plus à me porter et mon dos me fait de plus en plus souffrir. Mais je pense pouvoir encore me courber pour vous saluer, Matrona.

— Tu nous enterreras tous, vieux chenapan. Les dieux ont déjà oublié ton existence et tu veilleras sur Rome lorsque nous ne serons plus que des souvenirs.

— Puissent-ils ne pas vous entendre, Matrona.

— Et comment se porte notre Empereur et son adorable épouse ?


Ce dernier qualificatif avait sonné à mes oreilles comme un maladie dont on ne parvient pas à se débarrasser à la sortie d’Hibernis. En levant les yeux vers elle, je vis que son regard détrompait atrocement le sourire de façade qu’elle arborait. 


— Je n’ai pas eu l’occasion de discuter avec lui depuis plusieurs jours, je ne sais, Matrona.

— Mon petit doigt me dit que tu recevras des nouvelles sous peu, Caius. Fais-en, alors, bonne usage !


Elle tourna les talons et, suivie de ma fille qui l’accompagnait pour la laver, elle mit fin à notre entretien. Mais ma fille, qui venait d’attirer mon attention, me fit notre petit signe de connivence m’invitant à la suivre et à épier les conversations qui allaient avoir lieu. 

Montant à l’étage, je me posais discrètement derrière une lucarne donnant sur la pièce occupée par les femmes que je venais de quitter. Cet endroit servait, traditionnellement, à l’évacuation d’une partie de la vapeur générée par l’hypocauste impérial. Je me fis petit et tendit l’oreille malgré la chaleur étouffante qui m’entourait. Je fus surpris d’entendre une troisième voix. 

Et cette voix, je ne la connaissais que trop. 


Messaline. 


— Aggripina, ma chère ! Vous voici ! Et vous avez eu l’excellente idée d’emmener votre ravissante esclave.

— Majesté ! C’est toujours un honneur de partager un instant à vos côtés, répondit mon ancienne maîtresse.

— Vous allez voir, chère amie ! J’ai fait venir, pour l’occasion, les meilleurs masseurs de l’Urbs. Et leurs talents sont multiples, comme vous pourrez vous en rendre compte.

— Vous me mettez l’eau à la bouche, Majesté.

— Et j’espère ailleurs aussi !


Elles éclatèrent de rire sous cette allusion sans équivoque. 

Je vis, du coin de l’oeil, quatre masseurs nubiens faire leur entrée dans l’hypocauste surchauffée. 

Les femmes, nues, se couchèrent sur le ventre, sur la pierre chaude de la salle. Deux hommes se positionnèrent de part et d’autres des femmes et, après avoir passé leurs mains dans un mélange de natron et de graisse, entamèrent un massage des dos offerts. 

Ma fille, de son côté, venait de lever les yeux vers moi et me sourit avant de répondre à la demande de sa Maîtresse. 

Cette dernière venait de la faire coucher en face d’elle, ses jambes de chaque côté de son visage. La chatte de ma fille était, à présent, positionnée juste sous la langue et les lèvres d’Aggripina qui entama un ballet sur ce sexe totalement offert. 

Ma fille se cambra sous l’effet ressenti et la tête parti en arrière, cherchant l’air. Ce traitement d’une délicatesse toute féminine dura quelques minutes avant que ma fille ne cherche d’elle-même ses seins qu’elle malaxa sous le regard concupiscent de sa Maîtresse vénérée. 

Messaline, de son côté, admirait son amie dans ses œuvres et la jouissance croissante de ma fille. Cette dernière la manifesta par de coups de bassin sans équivoque vers la langue qui la fouillait, à présent, sans la moindre retenue. 

— AAAAAHHH...OUIIIIII...MAÎTREEEEESSSSE….OOUUUIIIIII…. !

Ma fille jouit tendit qu’Aggripina posait ses mains sur les tétons tendus par l’excitation et les roula entre ses doigts. 

— Votre esclave est, décidément, remarquable, chère amie ! Elle me fait mouiller comme la dernière des pucelles. Puis-je vous l’emprunter un instant, qu’elle assèche ma fontaine dégoulinante ?

— Mais volontiers, chère amie ! Je n’ai rien à vous refuser, vous le savez !

Elles rirent ensemble de ce que je pris pour une boutade qu’elles seules pouvaient comprendre. 

Ma fille se positionna entre les jambes de Messaline et entama ce que sa Maîtresse lui avait fait quelques secondes plus tôt. 

L’Impératrice, partiellement excitée, ne mit que quelques instants à jouir à son tour sous les assauts parfaitement coordonnés de ma fille. 

Elle respira une grande goulée d’air pour reprendre ses esprits puis entama une conversation sérieuse avec Aggripina tandis que les esclaves se retiraient un instant. 

— Ma chère amie, vos conseils furent les meilleurs. J’ai décidé de passer à l’action.

— Majesté ? Demanda une Aggripina surprise.

— Je vais passer à l’action, Aggripina. Je vais évincer ce pauvre Claudius, pour qui la charge d’Imperator est bien trop lourde.

— Ainsi, vous allez provoquer un coup d’état ?

— En suivant vos excellents conseils, ma chère amie !

Je venais d’avoir la preuve qu’Aggripina trompait tout son monde. Elle s’était rapprochée de l’Impératrice dans le but unique de lui nuire et de se débarrasser d’une rivale l’empêchant d’obtenir le pouvoir suprême, l’imperium. Et cette pauvre Messaline, toute intelligente et rusée qu’elle était, n’avait pas été de taille face à la persuasion et à la dissimulation qui étaient un art chez son ennemie. 

— Vos secrets et votre confiance m’honorent, Majesté. J’espère que mes maigres conseils vous auront été d’une quelconque utilité dans la réalisation de vos projets.

— Bien sûr, ma chère ! Pourquoi pensez-vous que je vous en fasse part ?

— Je suis curieuse de le savoir ?

— Parce que je compte bien vous inclure dans mon plan !

— C’est trop d’honneurs, Majesté.

Je connaissais Aggripina. Et j’avais entendu la méfiance et une part de crainte dans sa réponse. Messaline, ne la pratiquant pas depuis aussi longtemps que moi et toute à l’adrénaline de dévoiler son projet insensé, n’avait, elle, rien remarqué. Elle continua.

— Tu seras une partie de la diversion. Que dirais-tu d’accompagner notre chère Claudius dans son voyage et de tenter d’en faire ton amant, afin de le focaliser sur tes charmes et ceux de ta délicieuse esclave tandis que je mènerai la révolte à Rome ? 

— Vous me demandez de...de coucher avec l’Empereur ?

— Ne me dis pas que cela te dérange ?

— Majesté ? Jamais je ne pourrai faire un tel acte de trahison envers votre personne. Vous êtes l’impératrice et, pardonnez-moi, vous êtes aussi mon amie.

C’était, de mon point de vue, un chef d’oeuvre d’hypocrisie et de mensonges. Jamais Aggripine n’avait eu d’amie et jamais elle ne se priverait de réaliser la plus basse des besognes si cela pouvait lui octroyer une once de pouvoir. Je savais déjà qu’elle tentait de se faire passer pour ce qu’elle n’avait jamais été et que l’Empereur serait rapidement dans son lit. 

Mais elle continua à donner le change...Juste quelques instants.

— Mon amie ? Certes, tu es mon amie et ma confidente, Aggripine. Tu es la seule en qui je puisse avoir un peu confiance, même si je sais que tes actes sont toujours dirigés vers ta propre personne. Mais c’est une attitude que je peux comprendre.

— Merci de cette marque de confiance, Majesté !

— Nous sommes les mêmes, mon amie. Attirées par le pouvoir, la richesse, la fortune et la maîtrise de nos existences de femmes dans ce monde d’hommes.

— Exactement ! Merci de cette confidence.

— Alors ? M’aideras-tu à faire de Rome une ville dirigée par une femme ?

— Je vous y aiderai du mieux que je le pourrai, Majesté.

— Bien ! Alors mets l’Empereur dans ton lit et rends-le fou de toi. Plusieurs jours s’il le faut. Le temps qu’il me sera nécessaire pour divorcer et le remplacer par un homme entièrement à ma merci !

Cette Messaline, pourtant intelligente et rusée, était aveuglée par sa propre ambition. Elle venait de tendre le bras vers un serpent et, telle Cléopâtre, venait de lui offrir sa poitrine dénudée pour se faire mordre à mort. Car je savais les rouages de l’esprit d’Aggripine. Et c’est elle qui, lorsque l’Empereur aurait succombé à ses charmes, serait la femme de pouvoir à Rome. 

Le destin des Hommes tient souvent à peu de choses. Et ils sont si faibles lorsqu’il s’agit des charmes féminins. 

Messaline claqua des mains et, comme par magie, les esclaves nubiens revinrent et attendirent le bon vouloir de l’impératrice. 

Celle-ci se leva et, nue, se dirigea vers son amie. 

— Ma chère ! Et si nous continuions ce que nous avons commencé ? Ces esclaves sont dotés d’appendices tout à fait remarquables. Il serait dommage de ne pas en profiter ? Qu’en pensez-vous ?

— Que votre Majesté est toujours de bon conseil ! Répondit Aggripine en riant.

Ce rire sonnait faux. Mais elle allait faire ce plaisir à l’impératrice, pour la garder dans ses bonnes grâces. 

Tandis que les deux femmes s’extasiaient sur les dimensions des pénis s’offrant à elles, ma fille jeta un rapide coup d’oeil dans ma direction et me sourit. Elle me fit un signe évident me demandant de rester encore un peu tout en passant ses mains sur ses seins. 

J’étais à la fois troublé par ce geste et inquiet de ce qu’il pouvait signifier. Mais mes tergiversations furent courtes car deux gardes venaient de se placer en face de la porte me permettant de quitter les lieux et entamèrent une discussion animée. J’étais condamné à rester sur place et admirer ces femmes dans leurs œuvres. 

Messaline s’approcha d’Altea qui avait cessé de regarder dans ma direction et lui dit

— Ma chère Altea, malgré ton statut servile, je souhaite que, pour une fois, nous oublions nos rangs respectifs et que nous baisions ensemble comme des amies. Cela te serait-il possible ?

— Majesté ! Dit-elle en s’inclinant. Je ne peux vous obéir. Non par manque de respect mais parce que vous êtes notre impératrice. Je ne peux l’oublier, malgré votre demande.

— Je suis si déçue ! Répondit-elle en faisant une moue évocatrice mais en posant ses mains sur les seins de ma fille.

Elle approcha sa bouche et la posa sur celle d’Altea lentement et avec une douceur infinie. Puis, se recula et se dirigea vers Aggripine.

— Ta servante est vraiment parfaite, mon amie. Mais elle ne veut pas jouer à mon petit jeu !

— Je suis certaine qu’il y a moyen de lui faire comprendre que c’est dans son intérêt, si c’est sincèrement le vœux de votre Majesté. Car, voyez-vous, cette petite à trop le sens de la survie pour commettre une erreur qui pourrait lui être fatale.

Messaline se tourna à nouveau vers Altea et lui dit

— Je comprends ! Altea. Je vous promets de ne rien faire qui vous nuira tant que nous serons dans cette pièce et que nous jouerons ensemble. Tout vos faits et gestes, ainsi que vos paroles, n’auront été dictées que par ma volonté de jeu. Cela vous convient-il ?

La promesse venait d’être faite devant témoins et surtout face à Aggripine. La seconde femme la plus puissante de l’Empire et Maîtresse d’Altea. Elle ne risquait plus rien ! Je ne fus donc pas étonné de l’entendre répondre.

— Si c’est ce que tu veux, j’accepte dans ce cas. Que désires-tu de moi ?

— Que tu me traites comme la dernière des putains de la ville. Je veux que tous oublient mon rang pour me traîner plus bas que terre. Pourrez-vous accéder à cette demande ?

Je vis Aggripine sourire. Elle n’allait pas se priver d’une telle opportunité. Tandis qu’elle faisait ce signe discret à ma fille de lui obéir en tout. 

Elle dit

— Ma chère ? Qui désirez-vous voir vous soumettre à sa volonté ?

— Altea !

La réponse avait été nette et franche. 

Ainsi, notre impératrice avait le fantasme de se faire dominer par celle qui n’était rien. Une esclave ! J’avais déjà vu ce comportement chez les puissants. Comme si un certain degré de pouvoir entraînait inévitablement une volonté de se faire ridiculiser ou rabaisser dans le cadre le plus privé de la vie. Celui de la sexualité. 

— Viens me lécher la chatte ! Dit ma fille en fixant Messaline.

Celle-ci sourit et se dirigea vers Altea qui se couchait sur le grand lit en pierre en écartant le compas de ses jambes. Je pus admirer, encore une fois, la perfection de son sexe et la finesse de ses jambes. Ma fille était sincèrement sublime et ne dépareillait absolument entre ses deux amantes du moment. 

Elle posa sa main sur la tête de Messaline et lui ordonna en la poussant vers son sexe, dans un ordre net

— Lèche-moi !

Je vis la langue de Messaline sortir entre ses lèvres et se poser sur le clitoris d’Altea. Sous la fusion de ces deux corps humides, ma fille se cambra en arrière et expira un long soupir d’aise avant de reprendre

— Plus fort ! Je ne suis pas un bol de lait. Suce ma chatte, t’ai-je dit !

Aggripine admirait ce spectacle en souriant à ma fille et en opinant du chef, preuve qu’elle s’en sortait à merveilles et répondait admirablement aux désirs de sa Maîtresse. 

— Altea ? Tu m’oublies ? Demanda-t-elle en se levant.

— Viens lécher le cul de cette dévergondée ! Pose ta langue entre ses fesses et lape !

— Mmmhh...Ouiiiiii…. ! Soupira Messaline, toujours occupée à sucer ma fille.

Le tableau était idyllique. 

Aggripine avait posé son visage entre les fesses de Messaline et lui léchait le cul et le sexe tandis que cette dernière léchait avec avidité la chatte d’Altea. 

Cette position dura un moment, le temps que les trois femmes s’échauffent encore un peu plus sous les soupirs et les odeurs de stupre qui commençaient à embaumer la pièce. 

— Messaline, caresse tes seins qui pendent sous toi.

Cette dernière s’exécuta en posant ses mains sur sa poitrine pendante mais encore ronde. Ses mains trituraient ses seins, tirant les tétons, exposant sa féminité tandis qu’elle continuait de sucer la chatte de ma fille dont les râles commençaient à résonner

— Aaarghh….ouiiiii….suce-moi plus fort ! Tire sur tes seins et avale ma mouille...Ouiiiiiiiii, je jouiiiiiiiiis !

L’orgasme d’Altea déclencha celui de Messaline, excitée comme une pucelle, qui inonda le visage d’Aggripine, toujours occupée à la lécher entre le cul et la chatte. 

C’était dément. Je bandais comme un mort de faim face à ce spectacle alors que ma fille adorée faisait partie des protagonistes. Mais je dois avouer qu’à cet instant, je ne la voyais plus que comme une concubine ressemblant furieusement à ma défunte épouse. 

Les trois femmes changèrent de position et ce fut au tour d’Altea de donner du plaisir à ses partenaires. 

— Couche-toi et écarte tes jambes ! Donne-moi ta chatte à lécher.

— Ouiiii ! Fais-moi jouir !

— Silence ! C’est moi qui décide ! Caresse ta chatte et entre deux doigts au fond de ton sexe.

— Mais… !

— Silence, ai-je dit ! Vas-y ! Excite-moi encore, j’ai envie de continuer à mouiller avant de recommencer.

Messaline obéit à ces injonctions et, se positionnant face à ma fille, sur le dos en écartant les jambes, elle entama une douce caresse sur son sexe. 

Je vis, de ma position stratégique, qu’elle était trempée par son précédent exercice et par l’excitation qu’elle ressentait de se faire dominer par une esclave dédiée à son plaisir. Le bout de son index frotta son petit bouton turgescent après avoir été humidifié entre les lèvres débordantes de son sexe. 

Poser son doigt sur cet endroit stratégique du plaisir féminin la fit immédiatement repartir vers des sommets de félicitée. Sa tête bondit vers l’arrière dans un souffle de plaisir alors que sa poitrine se dardait et se gonflait sous l’effet de sa respiration.

— Oooooh….ouiiiiii….

— Vas-y maintenant ! Fais-toi jouir comme je te l’ai demandé.

Messaline repositionna sa main face à sa chatte et introduisit deux doigts en elle dans un clapotis si caractéristique de sa jouissance. Elle s’enfonça ses doigts rapidement, par des aller-retours faisant monter son plaisir. 

Ma fille s’approcha d’Aggripine, lui susurra quelques mots à l’oreille et, lui tenant la main, se positionna face à sa victime. 

— Regarde-moi, Messaline ! Regarde-moi d’exciter !

Ma fille se plaça au dessus de l’Impératrice toujours occupée à se masturber tout en se caressant les seins de sa main libre, elle tirait sur ses tétons dardés ou les contournait dans un geste sensuel. 

Altea mima les gestes de Messaline en se pénétrant elle-même et en se caressant les seins. Quelques gouttes de son plaisir tombèrent sur le corps de l’Impératrice, ce qui lui donna une nouvelle idée. Elle s’avança encore un peu et déclara

— Recueille ce que je t’offre, ouvre la bouche !

Prise de frénésie et, le corps s’agitant d’excitation, Messaline ouvrit la bouche et accueillit volontairement les humeurs s’échappant de la chatte de ma fille. Elle alla chercher avec sa langue les gouttes tombées sur les lèvres, avalant goulûment le plaisir d’Altea. 

Aggripine se plaça derrière ma fille et posa ses mains sur ses seins, les caressant et les étirant sous les yeux grands ouverts de Messaline.

— Regardez, mon amie ! Regardez les seins de cette dévergondée. Ne sont-ils pas magnifiques ? Sa peau est douce, j’y veille, et ses tétons sont un appel aux baisers, n’est-ce pas ?

— Oui ! Déclara l’Impératrice dans un souffle presque inaudible, les yeux fixés sur les mamelles si attirantes.

La suite se passa comme elle devait se passer.

Les esclaves se joignirent à l’orgie sur l’ordre des deux femmes de pouvoir. 

Car c’est à cet instant que les gardes quittèrent leur poste et que je pus m’éclipser sans me faire remarquer. 

C’est l’esprit enfiévré par le spectacle auquel je venais d’assister que je rejoignis mon lieu de travail. J’eus toutes les peines du monde à me concentrer tant je revoyais les scènes si érotiques qui s’étaient jouées sous mes yeux, en particulier ma fille, Altéa, dans la fleur de l’âge et dans une féminité particulièrement épanouie. 

Quelques jours plus tard, Aggripine me fit convoque dans ses appartements. 

J’étais inquiet car ce n’était plus dans ses habitudes. 

— Caius ? Mon ami ! Vient donc te joindre à moi et devisons ensemble. Il y a longtemps que nous ne nous sommes entretenus en privé. Comment te portes-tu, affranchi ?

À nouveau, ce démon femelle venait de m’honorer et de me rappeler ma condition en une seule phrase. J’étais, certes, affranchi de l’Empereur mais je n’en restais pas moins un homme né dans la servitude. 

Nous parlâmes quelques instants sans entrer dans le vif du sujet. 

Vous devez savoir que la coutume et la politesse interdisent de se lancer immédiatement dans le sujet principal. Comme si nous ne savions pas ce qu’il allait se passer. Ainsi, Aggripine s’enquit de ma santé, du travail toujours plus important que l’Empereur faisait tomber sur ma pauvre personne chaque jour et du degré de responsabilité croissant qui était devenu le mien. 

— Bien, vieux filou ! Il est temps, à présent, de t’entretenir du sujet qui me préocuppe.

— Maîtresse ? Dis-je par habitude.

— Je vois que tu connais encore mon ancien titre, Caius. Mais tu es un homme libre, à présent !

— Je vous prie de m’excuser, Maîtresse, mais ce titre, comme vous l’appelez, est à présent une marque de respect et de déférence vis-à-vis de votre personne.

— Tu as toujours la langue si habile, Caius. Bien, reprenons. Tu as entendu, récemment, que l’impératrice, cette folle dévergondée, mise sur un projet bien particulier pour asseoir son pouvoir ? N’est-ce pas, Caius ?

— Maîtresse ? Dis-je plus inquiet.

— Tu sais de quoi je parle, Caius ! Tu le sais depuis que tu nous as épiée, ta fille et moi, dans l’hypocauste impérial. Le spectacle t’a-t-il plu ?

Je respirais soudain plus mal et je sentais la transpiration couler dans mon dos, sous ma toge. 

— Mon pauvre Caius ? Tu es si prévisible. Tu ne penses tout de même pas que je ne savais pas que tu étais là ? Comment es-tu arrivé à cette position, à ton avis ?

Ma fille !

Altéa !

C’est elle qui m’avait fait suivre ses traces. Mais alors ? Cela signifiait que c’était sur l’ordre…

— Eh oui ! Tu as vu ce que je voulais que tu découvres, mon ami ! À présent, nous sommes liés. Et tu vas m’aider. Car tu as parfaitement compris le rôle que cette idiote d’impératrice veut me voir jouer. Ainsi, je vais faire de Claudius mon amant sous la volonté de l’Impératrice elle-même.

— Maîtresse ?

— Bien sûr que tu envisages déjà la suite, n’est-ce pas, mon vil complice ? Ne sois donc pas étonné. Notre histoire regorge de ces péripéties avec plus ou moins de succès. Depuis Tarpéia qui trahit Rome pour un peu d’or ou Brutus qui périt sous la lame vengeresse, peu se sont montrés à la hauteur de leurs espérances. Mais je suis certain que nous trouverons le moyen d’aboutir !

— Maîtresse ! C’est une trahison envers l’Empereur et envers l’Empire lui-même. Rome n’aime pas les…

— Tu ne comprends donc pas ! Il ne s’agit pas de trahir l’Empereur mais de le sauver de cette femme qui désire sa ruine et la perte de notre chère Cité voulue par les dieux eux-mêmes.

— Maîtresse ?

— Ce sont les dieux qui ont fondé Rome, Caius ! Aussi loin que remonte notre Histoire, on y retrouve l’implication divine. Depuis les événements légendaires de la Guerre de Troie et la fuite d’Énée dont la mère était la grande Vénus jusqu’à Romulus et Remus dont le père, Mars, a décidé de la voie que prendrait Rome. Celle de la puissance et de la violence. Mars, dieu de la Guerre et Vénus, déesse de la Beauté, ont façonné la destinée de Rome. Alors si, pour la sauver, il faut en passer par cette trahison envers cette catin, cette traînée d’Impératrice, et bien soit ! Que la volonté des dieux soit faite !

Je baissais la tête en signe de soumission. 

En vérité, je n’avais ni les moyens ni la possibilité de faire changer d’avis Aggripina. Non que son sort m’importe réellement, mais elle entraînerait ma fille avec elle dans sa chute en cas d’échec. Et cela, je ne pouvais le supporter. 

En relevant la tête, je vis à son petit rictus, qu’elle devinait mes plus secrètes pensées. Elle savait que je ne ferai rien pour contrecarrer ses plans puisqu’ Altea était, à présent, dans la balance de l’avenir. 

Elle se leva et s’approcha de moi.

Posant sa main sous mon menton, je sentis ses ongles pénétrer un peu ma chair, fine à cet endroit. 

— J’ai besoin de toi, Caius ! J’ai vraiment besoin de toi ! Arrange donc ce déplacement comme s’il s’agissait d’une banale affaire classique. Mais veille à mon confort. Je veux que Claudius tombe dans mes filets dès la première nuit et que, ensemble, nous revenions à Rome pour surprendre Messaline dans ses préparatifs. As-tu compris ?

— Oui !

La réponse laconique que je lui fis à cet instant lui suffit. Elle savait parfaitement que, si c’était son avenir et sa survie qu’elle jouait, elle venait de me mettre, ainsi que ma fille adorée, dans sa main. Elle savait que je ne ferai jamais rien qui risquerait de nuire à Altea. Ainsi, certaine de ma fidélité et de mon dévouement, elle me congédia, certaine que je mettrai toute mon âme et tout mon cœur à la réalisation ainsi qu’au succès flamboyant de son entreprise, tel Mars, dieu de la guerre, descendant sur son char d’or du ciel sous les flammes de Jupiter.

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