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Cent pour cent vécu !

Chapitre 1

La bêtise humaine

Inceste

Ouverte sur l’abîme du vide sidéral de mon imagination, la page blanche reste d’une virginité absolue. Qu’en faire ? Qu’y loger pour cette histoire vraie à cent pour cent ?


Le premier ingrédient reste bien sûr le sexe. Le cul. Le pur, le dur. Alors il me faut aussi trouver une héroïne. Et un mec, aussi : oui, je ne me vois pas « faire dans le gay » en ce moment, ayant déjà bien du mal à le pondre, mon récit « vécu ». Que veulent-ils déjà ? Qu’est-ce que leurs sens exacerbés réclament ? Du chaud, du macho à l’état pur ! Du liquide aussi, voire même à outrance. Je dois donc les noyer dans la cyprine coulant à flots et le foutre dégoulinant de partout. Ça existe, ça, dans la vraie vie ?


— oooOOooo —


— Michel ! Tu es par là ? Michel, s’il te plaît...

— Qu’est-ce qu’il y a de si urgent ? Pourquoi cries-tu comme ça ?

— Ah ! Mon cœur, toi qui es un homme, j’ai besoin de tes lumières.

— Houlà ! Je sens la patate chaude, là ; ne me mêle pas à tes histoires de sexe, tout comme je te tiens éloignée de mes prétoires. Ne fais pas cette tête... je rigole. Alors, en quoi puis-je t’être utile ?

— Si tu devais détailler une scène de sexe très réaliste dans une de tes plaidoiries, en quels termes le ferais-tu ?

— Ben... ça dépend de l’auditoire... du public auquel tu veux t’adresser.

— Mon public ? Mais tu sais bien... celui des noctambules en mal de câlins, des paumés en panne d’amour. Des hommes ou des femmes pressés d’assouvir en douce les besoins d’un corps qui réclame. Enfin, tu vois ? Des pressés, des impatients.

— J’imagine que ce sont des manuels, dans un premier temps ; ceux qui font juste l’amour avec leurs pattes.

— Un peu vrai. Ils veulent tout, tout de suite, sans fioritures. Sans presque de préliminaires, le but étant, bien sûr, de se branler rapidement sans même ouvrir autre chose que leur braguette.

— Ouais... Ça, c’est seulement valable pour les mecs. Mais pour les dames ? Pas de braguette, et là tu vas devoir me donner quelques détails supplémentaires.

— Ben, disons que ce sont des fêtardes qui se sentent délaissées, qui rentrent seules après une nuit où personne ne les a simplement regardées ou remarquées... Enfin, tu vois, des frustrées qui crient famine.

— ... ! J’ai un peu de temps pour réfléchir à la question ?

— Oui... mais pas trop : ma page est immaculée, et je t’avoue que ce soir je n’ai guère d’inspiration pour écrire cette merveille.


Il est reparti vers le salon. Bien. Et si je me basais sur ce que lui et moi nous nous offrons ? Ce serait un bon point de départ. J’aurai encore quelques questions à lui poser plus tard. Mieux vaut garder en réserve quelques-unes de celles qui d’un coup illuminent ma vision des choses du sexe. Alors ? Comment me dévêtirait-il, ce mâle si performant ? Rapidement, à l’arrache, ou plutôt tendrement avec des caresses et des baisers toutes les cinq secondes ? Merde, Claude, te revoici repartie dans tes petits travers.


Ça, c’est ce que tu as chez toi ; creuse-toi la cervelle ! Ton Michel n’a jamais éjaculé comme un bourrin. Pas une seule fois il ne t’a littéralement inondée de son sperme. Non, ces lecteurs-là réclament bien plus que ton quotidien de femme, bourgeoise moyenne. Ils attendent... un super héros, un qui les met dans des états orgasmiques immédiats. Et sa compagne ? Elle doit posséder une paire de « roberts » hors norme. Des roploplos de haute volée, dont elle doit s’en servir comme des aimants.


C’est bon, ça ! Elle doit attirer les regards par une avancée mammaire somptueuse. Une « Halle Berry », un 90 E tellement naturel, made in Vosges... Pour le coup, j’ai du chemin à faire pour lui ressembler ! Bon, je tiens mon physique voluptueux et ma femme de rêve. Reste encore à découvrir son partenaire idéal. Un type qui laisse des traces partout ? Sur les moquettes des Sofitel, par exemple ? Non : trop enrobé, et surtout totalement disparu de la circulation depuis son affaire.

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Alors ? Un gentil mec comme mon mari ? Il pourrait bien sûr faire l’affaire, mais je dois le préserver : il a encore bien des âmes à sauver en réel, lui ! Et puis, sans blague, je le vois mal en éjaculateur féroce. Non, non, pas mon homme : il est à moi, et charité bien ordonnée commence ici. Conclusion ? Je dois trouver le pendant de ma grosse cochonne dans une revue de mode ; tant qu’à faire, autant que ce soit un bel étalon. Après tout, ma salope féminine se doit d’être magnifique, alors il lui faut un gaillard à la hauteur de ses attentes.


Comment trouver cette perle rare ? Un type trop connu risque de casser la véracité des choses. Par contre, s’il est trop peu connu, ça va biaiser l’ambiance. (Oui, vous avez bien lu : j’ai mis un « i » supplémentaire au mot « baiser ».) Mais laissons sa petite gueule de côté pour l’instant ; bornons-nous à l’appeler... Marc. Je lui attribue derechef une queue à faire pâlir les bonshommes de retour de boîte et à faire baver les mamans en manque permanent de cul. Voilà mon couple prêt à vous faire rêver !


Pas tout à fait, encore : il faut autour de ces deux-là une ambiance, une atmosphère. Quelque chose qui va leur permettre de montrer de quoi ils sont capables. Le grand jeu, en quelque sorte. Je devrais peut-être aller puiser des situations analogues dans les récits des autres... Non ! Décidément, je n’aime pas le plagiat. Il me faut me réinventer, réécrire toute seule, comme une grande, ce scénario qui va les faire bander. Et pour cela, je dois mettre le paquet... mais ça doit être du vrai, du vécu à cent cinquante pour cent. Et là, ça devient plus coton.


Et si je récapitulais un peu ? J’ai ma nana, j’ai Marc, la trame se dessine... Mais mon mari, lui, a-t-il de son côté quelque peu évolué et préparé le terrain à mes deux tourtereaux ? Ma page est déjà un peu moins vide. Pour autant, elle ne fait pas encore déraper ma plume dans une abondance de sécrétions vaginales ou de jus de nouilles. Pas d’inquiétude : vous allez en avoir pour votre masturbation, pour faire monter votre température ; promis, juré, craché... oui, c’est le mot : craché !


— oooOOooo —


— Tu viens te coucher ? Tu as vu l’heure ? Deux heures du matin !

— Oh, déjà ? Ben... juste le temps de fermer mon cahier et j’arrive.

— Pff ! Je me demande de qui tu es le plus amoureuse... de tes histoires, ou de moi ? En tout cas, je passe toujours après ta plume.

— Plains-toi ! Pour les plumes, dis aussi que je te laisse en plan... sois honnête, au moins.

— Ça va. Je suis crevé et n’ai guère envie de subir tes sarcasmes, surtout au milieu de la nuit.

— Tu faisais quoi, toi, pendant que j’écrivais ?

— J’ai regardé le film, pardi ! Tout seul au salon, comme d’habitude.

— Dis plutôt que tu l’as regardé en pointillé. Je t’ai entendu ronfler par intermittence : voilà le résultat de vingt-cinq ans de bons et loyaux petits soins de la part de ta gentille petite femme.

— Ouais... un abandon progressif un peu plus prononcé chaque soir, surtout... Des vieux, quoi !

— Nous allons voir tout de suite si cet oubli – ou « abandon », comme tu le nommes – peut se réparer : tu sais bien que les oreillers font des miracles !

— Humm... paroles, paroles, paroles... Toujours des promesses...


Notre chambre n’est qu’à deux pas. Et mon passage à la salle de bain donne à ce mari qui s’est glissé dans notre couche le temps de savourer une attente que je fais durer au-delà du raisonnable. Il est sur le dos, les bras ramenés en arrière, mains croisées sur sa nuque. Malgré les ans, son corps est resté svelte, et sous le simple drap je sais que cette idée de ma venue n’est pas restée vaine : la bosse qui dresse le coton tel un piquet de tente est là pour me conforter dans mes envies, provoquée par mes paroles, sans doute.


— Bien ; je vois que tu tiens la forme ! Tu parlais de ma plume qui te dérangeait, tout à l’heure. Vous maintenez vos dires, Maître ?

— ...

— Je vois : mon avocat préféré ne bronche plus. Peur que je renonce à un plaisir si simple ?

— Pas vraiment. C’est juste que, pour tes lecteurs, nous devrions peut-être nous aimer différemment ce soir.

— Je ne pige pas, là. Tu sous-entends quoi, au juste ?

— Que pour écrire du réalisme il n’y a rien de mieux que le vécu ! Et puisqu’apparemment toutes les conditions sont réunies... tu comprends mieux ?

— Tu veux dire que pour une fois... tu espères autre chose que ce sexe-tendresse que nous partageons dans notre quotidien ? Je ne suis pas contre, assurément... sans pour autant savoir vraiment comment faire.

— C’est pourtant facile : on se laisse aller, porter par nos envies, par les évènements, et on voit ce que ça donne.

— N’est-ce donc pas ce que nous faisons chaque fois ? Crois-tu que je me force pour prendre cette chose en bouche ? J’adore la sentir sous ma langue... mais je visualise aussi en direct que le fait d’en discuter lui donne une certaine pression. Regarde-moi ça comme elle se montre fière et se dresse toutes voiles dehors !

— En fait de voile, le drap devient gênant, tu ne trouves pas ?

— Si ce n’est que cela... il ne risque pas de rester un obstacle très longtemps.


D’un geste simple, j’arrache le rempart de tissu, et l’objet d’un désir de moins en moins obscur vient à la rencontre de ma bouche. Je suis à quatre pattes sur notre lit, et l’effleurement des doigts de ce mari qui savoure ma pipe est là pour me rappeler que je ne le force pas. Ses mains frôlent ma nuque pour lisser un long moment mes épaules, seulement rythmées par mes lents mouvements sur son mât. Les soupirs qui se confondent sortent bien de nos deux gorges profondément à l’unisson.


Ses mains, de mon cou et mes épaules, dérapent vite vers le milieu de mon dos, accrochant gentiment de leurs ongles ma peau fragile. Rien de bien méchant, juste de quoi me faire frémir davantage. Puis alors que les miennes de mimines se sont emparées, une de la hampe, et l’autre des bijoux qui pendent sous elle, se font exploratrices de lieux parfaitement connus et régulièrement visités, Michel se trémousse sous ma plume et ne réagit qu’en fonction des sensations qu’elle lui inspire.


Une idée me traverse l’esprit ; l’index de cette menotte qui tient les bourses se faufile dans un canyon que ma position ne me permet que d’entrapercevoir, et je cherche l’entrée de cet endroit que d’ordinaire j’ignore royalement. Je sens d’un coup une sorte de raidissement de tout le corps mâle que seule ma bouche cloue sur la couche. Je redresse un peu ma tête, pour une trêve dans mon action. Avant d’aller plus avant, de mettre en pratique cette pensée saugrenue, je veux son aval.


— Pas comme d’habitude, as-tu dit ? Alors je peux...

— Mmm... si c’est tout en douceur, en délicatesse... Par contre, si je te demande d’arrêter...

— Oui, naturellement. Pas de souci. Promis. Au moins sauras-tu une fois ce que c’est que...

— Chut ! Ce soir, tout est permis ? Chacun son tour, donc, n’est-ce pas ?

— ...


Mon visage est revenu à la hauteur de la verge qui n’a pas débandé, bien au contraire. La perspective de ce qui va arriver renforcerait-elle son désir ? Son érection s’en trouverait-elle grandie ? Je m’en fiche vraiment, alors je reprends mon activité buccale là où je viens de l’interrompre. Il ne cherche pas à se dérober lorsque mon doigt reprend son périple entre deux joues posées bien à plat sur notre lit. Je ne parviens pourtant pas à trouver une position qui me faciliterait cette caresse que je veux lui « infliger ».


Alors c’est moi qui bouge. D’une part – et sans pour cela lâcher ma proie – je viens me poster entre ses deux cuisses qu’il doit ouvrir davantage. Cette fois encore mes lèvres reprennent leur ballet et je suce de nouveau la queue raide. Sans une parole, je tapote sur ses jambes jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il doit les plier légèrement et les faire passer par-dessus mes épaules. La voie s’ouvre un peu plus. J’ai aussi une vue d’ensemble plus nette. Alors, c’est là que ma frimousse se lance dans une épopée différente.


D’abord je ne tiens plus sa bite que de la main, et ma langue se faufile dans ce col velouté pour venir se perdre sur un centre très précis qui oblige Michel à souffler plus fortement. Je câline lentement cette cible un long moment avant de venir, toujours du même index, frôler de concert l’œil frémissant. Puis, sans me presser, mais avec une pression suffisante pour le faire s’entrouvrir, je pousse cette baveuse contre le cercle de muscles toujours fermé. Comme je sens que l’anneau cède gentiment, je me permets cette fois d’envoyer mon majeur pour prospecter le terrain.


Je sens que Michel se crispe. Mais je sais combien il m’arrive aussi de me trouver mal à l’aise alors que c’est avec autre chose qu’il investit parfois ce même canal chez moi. Pas très souvent, je l’admets... mais assez cependant pour que je m’en souvienne. À ma grande surprise, dès que j’ai réussi à enfoncer de quelques millimètres la première phalange de mon visiteur, le reste glisse sans à-coups à l’intérieur. Alors, j’effectue d’instinct des mouvements en arrière pour mieux revenir. Mes gestes se font plus rapides ; j’entends qu’il halète sous cette sodomie primaire.


Je ne le suce plus, me contentant de suivre l’évolution de cette montée d’un plaisir trouble chez ce mari pourtant uniquement hétéro ; il semble apprécier cette autre forme de doigté. Et à ma grande surprise, au bout de quelques minutes de ce traitement, sans aucune aide de ma part il éjacule sur son ventre. Je ne vais pas mentir : la violence du jet n’est pas de nature à maculer tout le ventre ou le plumard ; la force de cette coulée blanchâtre ne dépasse guère l’ombilic, même si elle me semble plus prospère que d’ordinaire, encore que je reconnais ne m’être jamais intéressée à la puissance de l’arrosage d’une manière générale.


Les paumes de mon homme sont sur le dessus de ma tête alors qu’il se laisse aller à gémir sous l’effet de cette montée de sève. Je rampe doucement pour amener ma figure sur son ventre et, chose incroyable, chose parfaitement incongrue, je me mets en devoir de laper délicatement cette semence. Comment décrire le goût de son sperme ? Du reste, qui cela pourrait-il intéresser ? Les caresses sont douces et les mains lissent mes cheveux.


J’apprécie le silence qui suit notre interlude amoureux.


— oooOOooo —


Je me suis laissé glisser contre lui, remontant l’ensemble de mon corps pour venir nicher ma frimousse dans le creux de son bras relevé. Sa patte s’est rabattue tout naturellement sur le sein le plus accessible de par nos positions respectives. Il joue avec cette forme ronde surmontée d’un téton qu’entre pouce et index il pince délicatement. Il est le premier à briser ce mur de silence qui nous enveloppe toujours.


— Je n’aurais jamais cru que tu irais jusque-là !

— ... ?

— Oui ! D’habitude, le sperme... tu ne veux même pas l’essuyer sur moi.

— Je veux écrire une histoire crédible, et pour cela elle doit se vérifier, mon amour.

— Eh bien... je suis partisan des récits véridiques s’ils m’offrent un pareil plaisir à chaque fois.

— Tu n’oublierais pas un peu vite quelque chose, toi ?

— ... ? Peut-être que tu crois que je ne sais pas que tu n’as pas joui ? Allons... ne me fais pas l’injure de penser que tu vas t’en tirer à si bon compte... mais je ne bande pas en permanence, je l’avoue. Ce n’est pas comme dans les films pornos, où les mecs sont des bêtes de cul...

— Des morpions, donc ?


Il rit de ma bêtise et je fais de même. Cet homme, c’est le sel de ma vie. Finalement, il s’est simplement écarté de moi, mais c’est pour mieux s’occuper de mon corps. Mes seins l’inspirent un moment, mais il ne saurait s’en contenter. Le grand jeu : il me sort maintenant la panoplie de l’amant aimant. Bien sûr, il ne rebande pas de suite ! Après vingt-cinq ans de vie commune, ça peut aussi se comprendre, à défaut de s’expliquer. Il me tripote partout, et j’adore cela. Enfin sa langue calme la mienne avec quelques baisers torrides ; elle vient suppléer ses digitales effusions. Je me sens si bien...


J’en oublie mon récit, j’en perds le fil de mes idées. Et si notre prière, en préambule à tant d’autres, commence par celle du missionnaire, c’est mal le connaître que de croire que cette fois il va s’oublier rapidement. Je sais que je vais avoir droit au grand jeu ; et s’il me laisse le choix, je songe d’un coup que la levrette lui permettrait de me rendre la monnaie de ma pièce. Du reste, ses ardeurs et ses léchouilles me laissent penser qu’il prend la direction de ce chemin détourné – juste retour des choses – à la seule différence que son calibre, sans être monstrueux, n’a rien du diamètre de mon majeur.


Notre chambre s’emplit des nouveaux soupirs, de gémissements plus féminins que masculins désormais, quoique... Et puis les pérégrinations de sa langue suivent des détours identiques à ceux pris par la mienne quelques instants auparavant, et c’est à genoux, la tête dans l’oreiller, que ces assauts me poussent à des hurlements quasi sauvages. Mais pour l’heure il n’a fait qu’emprunter la voie « normale », dois-je préciser. Si sa bite a mis un moment pour reprendre une forme lui permettant de me faire du bien, il ne veut pas démériter et fait de fréquentes pauses. Il se ménage ? Peut-être, mais puisque c’est dans le seul but de me faire du bien, je dois l’en remercier.


Je dois dire aussi qu’il y parvient au-delà de mes espérances. Mon ventre est secoué de spasmes de plus en plus rapprochés, et c’est bel et bien à l’instant précis où je pars dans un orgasme dément que d’un coup sec il enfonce son jonc dans mon cul. Ça n’arrête en rien la montée de cette jouissance qui déferle de partout. Pas la moindre petite douleur alors que maintenant il s’active au plus profond de mon fondement. Mes hurlements redoublés sont à la hauteur de ce qu’il me donne.


Ça dure longtemps. Il me tient par les hanches et me lime avec une lenteur exaspérante pour la seconde suivante s’enfoncer brutalement dans ce rectum qui lui enserre le vit. L’endroit est plus étroit que ma chatte, évidemment ; il doit ressentir plus de sensations aussi. Au bout de je ne sais combien de temps, c’est moi qui le supplie de venir s’y répandre.


— Je t’en supplie, Michel... donne... donne-moi tout !

— ...

— Vide-toi, oui, en moi, je veux que tu viennes là où tu es... vas-y ! Fais-moi plaisir, s’il te plaît... Oh oui ! C’est trop bon...

— Haha, Madame réclame plus fort pour une fois ?

— Oh, c’est trop bon ! Trop long aussi. Ça me déchire, me chauffe trop... Baise-moi, oui ! Prends, prends ! Donne-moi ton foutre.

— Mais ma bourgeoise s’encanaille, on dirait... Laisse-moi encore le plaisir de te prendre le « petit » : ce n’est pas si souvent, et ce soir, sans que je sache pou... pourquoi, c’est... savoureux.

— Donne-moi, vide-toi là, mainten... nant, s’il... te... plaît !


Mes vœux sont exaucés. La force de cette seconde giclée, je peux l’apprécier plus intérieurement. Ensuite Michel reste un long moment le ventre collé à mes fesses. Plus aucun mouvement, sauf ceux que sa queue encerclée par mon anus qui se contracte lui distille. Lentement, la bête se rétracte, et c’est d’une manière mollassonne qu’elle quitte son logement provisoire. Immédiatement après son lâche abandon, je ressens comme une immense tristesse. Celle de ce vide que Dame Bite laisse en moi.


Je n’apprécie jamais ce moment, qui reste toujours un passage difficile pour mon esprit enfiévré. Une déchirure que de ne plus me sentir remplie par cette chose qui, à chacun de ses mouvements en moi, me donne un plaisir trouble. Mais la Nature reprend fatalement ses droits, et le sang qui gorge la bête le temps du rut se retire tout aussi rapidement dès lors que l’éjaculation a eu lieu. Et je reste pantoise, assouvie, mais presque déçue par la trop rapide sortie du sexe mâle de cet endroit où il était si bien logé.


Après l’effort, une longue plage de calme. Trop obnubilée par ce qui vient se passer, je n’ai guère de raisons de dormir. Nos deux mains réunies, couchés côte à côte sur le dos, le nez en l’air, nous apprécions distinctement cette partition amoureuse que nous venons, chacun dans notre registre, de jouer. Fatalement, ce silence seulement ponctué de nos respirations respectives doit à un moment ou l’autre être rompu. Et dans le noir, la voix aimée de mon mari fait basculer notre coupure vers un dialogue feutré :


— Je me demande encore pourquoi tu écris. Bien peu de gens t’adressent des retours sur tes textes. Que crois-tu vraiment qu’ils en pensent ?

— Ce n’est pas cela l’important, Michel. J’aime écrire ! Alors savoir que quelques personnes apprécient mes récits, qu’ils ne se contentent pas de « La suite... vite ! » ou « Tu me fais bander... », voire « Ça m’excite ! », je me dis que dans le flot de lecteurs, quelque part il doit en exister un ou plusieurs qui n’ont pas une si mauvaise opinion de ce que je raconte.

— Tu crois qu’en fin de compte tu es récompensée de tes efforts, du travail que tu fournis en amont de ce qui est tracé sur la page ?

— Ben... les messages d’encouragement qui arrivent dans ma boîte mail sont autant de gages de plaisir, et ils me donnent un certain courage, plus que cela même.

— Explique-moi ; j’ai du mal de saisir...

— Parce que toi, tu es trop terre-à-terre. Tu as toujours face à toi un auditoire attentif, et tes paroles se doivent d’être convaincantes, sinon tu risques de perdre tes procès. Ce sont seulement des mots de moi, des phrases, des lignes qui doivent faire mouche dans l’esprit d’inconnus dont je ne sais rien. Rien de leurs attentes, rien de leurs goûts, rien de leur bonheur de lire.

— Ça, je peux le concevoir... mais pour ceux qui te déchirent ou prennent ton pseudo pour cible, ceux qui finalement te déboulonnent sans rien savoir de ce que tu fais ? Ceux-là qui critiquent tout, sans jamais être constructifs... comment peux-tu supporter cela ?

— Il me suffit de me dire que ces gens-là n’ont pas lu une seule ligne de ce que je ponds ; et si leur bonheur est de vouloir démontrer que je suis nulle, grand bien leur fasse ! Je n’ai aucun moyen de m’y soustraire, et tant que ça reste dans les limites de la courtoisie...

— Parce que ça pourrait arriver qu’ils t’insultent ?

— Pas directement... mais je suppose que ça a déjà dû arriver à d’autres auteurs... Je me préserve, de toute façon.

— Alors pourquoi vouloir écrire une histoire dégoulinante de sexe ? Ça n’existe pas, ça ne peut pas exister dans la vraie vie !

— Mais tout simplement par simple dérision ! Du vrai, du vécu, du fantasme, tu vois...

— ... ?

— Imagine de la bite au kilomètre, du sperme au litre, des éjaculations tellement violentes qu’elles pourraient arroser la moitié de notre chambre, puis des orgasmes qui n’en finissent jamais. Imagine le type qui rebanderait immédiatement dès lors qu’il vient de lâcher son foutre. Puis des gamins de vingt piges, à peine sortis de l’adolescence, qui monteraient leur mère, quand ils ne la forceraient pas à avoir des rapports avec eux sans seulement demander leur avis ! Tu vois, c’est bien de ce genre de monde que je veux dresser un portrait... disons satyrique.

— Personne ne va lire de pareilles fadaises, rassure-moi, ma chérie !

— Détrompe-toi, Michel : plus c’est énorme, plus c’est gros, et plus certains en redemandent.

— Enfin, ce n’est pas possible, ça... Je ne vois pas une seule femme au monde se laisser faire... et puis les cours d’assises de France et de Navarre seraient pleines à craquer !

— Mais ce n’est pas réel : c’est juste que de temps en temps les gens qui relatent ce genre de situation osent dire qu’elles sont vraies.

— C’est pour cela que tu veux écrire du saignant, du gratiné ? Les mecs savent pourtant bien que pas un homme n’est capable de bander une nuit complète, que pas une femme ne se laisserait prendre de force ou mettre sur le trottoir sans dire un mot... je ne pige pas. Tu as donc décidé de te lancer dans du porno plus que de l’érotisme ? Pour ma part, je n’apprécie pas du tout.

— Tu parles comme ça parce que chez toi, dans cette maison, tu as tout ce qu’il te faut pour être heureux. Tous les hommes, toutes les femmes ne sont pas comme notre couple... et puis c’est bon aussi, non, d’exorciser ses vieux démons ?

— Si rêver de coucher avec sa mère, son père, ses oncles, tantes ou cousins, cousines... enfin, si l’inceste ou le viol – parce que, finalement, forcer les gens en est un – sont des fantasmes pour plein de gens, je ne dois pas être normal !

— Ça reste sur le papier... sans déborder dans l’existence véritable des personnes qui écrivent ces situations immondes. Je veux au moins croire cela.

— Encore une chance ! Dans quel monde vivons-nous...


— oooOOooo —


Après cette nuit de fête des sens, en début d’après-midi, alors que mon mari est à son bureau, je reprends ma feuille, mon encrier, et je tente de rassembler les bribes des souvenirs de ce que nous avons fait. Comment retranscrire en phrases « parlantes » ces moments où mon corps est déconnecté de mon cerveau ? Car c’est bien comme ça que je vois les choses : je ne suis plus tout à fait moi-même quand Michel me caresse, me prend, me fait l’amour. La sodomie de cette soirée fait bien sûr partie de nos jeux de couple, bien que nous ne soyons pas vraiment des adeptes de cette forme de sexualité.


Rien n’est interdit entre nous – je crois l’avoir bien saisi – et ce n’est donc pas à sens unique. Il y a cependant un fossé assez large entre faire l’amour et coucher sur le papier l’acte dans sa crudité absolue. J’aime faire l’amour avec lui ; j’arrive parfois aussi à faire ressurgir des images assez nettes de ces gestes très tendres entre nous, mais pour les accentuer en mots langoureux sur une page de cahier « Clairefontaine », ça devient un exercice tout différent, pour d’obscures raisons qui ne semblent pas si évidentes à dénoncer.


Par exemple, la pudeur. Celle de ne dévoiler qu’une partie commune de nos joutes sexuelles, ne pas être vulgaire ; rester neutre aussi devant une situation qui, à raconter en paroles à un inconnu, deviendrait vite embarrassante pour la femme prude que je suis. Là, je dois forcer le trait, enjoliver quelques phases plutôt bestiales d’intimité dont je n’ai pas la moindre vision. En un mot comme en cent, comment faire du vrai avec un esprit qui manque d’imagination ?


Mais revenons à nos moutons. Monsieur Marc, pour plaire à bien des jeunes et vieux cochons de nos jours, doit... devrait (ça reste flou) coucher avec sa belle. Ça, c’est simple, pas très compliqué à mettre en scène. Dans la foulée, alors, le faire revenir un jour à la maison pour qu’il croise sa belle-maman ? Peut-être plus facile de le faire débouler chez elle en l’absence du beau-père... Oui, pourquoi pas ? Je me creuse les méninges pour trouver le biais permettant que ces deux-là arrivent à se retrouver dans une situation telle qu’Aglaé (prénom d’emprunt) et Marc puissent se découvrir. Au sens figuré du terme, bien entendu, puisqu’ils se connaissent depuis pas mal de temps sans doute.


La belle-doche... quelle femme serait-ce ? Un peu délaissée par son mari ? Un peu aigrie par une insuffisance de sexe ? Un peu... un peu... Pour en arriver à se laisser sauter par le mari de sa fille, elle doit être en gros manque, non ? Allons-y pour une abstinence qui lui monte à la tête. Je dois donc tout prévoir. Et si... oui, c’est bon, ça !


Il arrive à brûle-pourpoint, comme un cheveu sur la soupe. Marc sonne ; pas de réponse. Merde ! Alors machinalement le garçon pose sa main sur la poignée de la porte. Curieusement, celle-ci n’est pas fermée. Alors il fait ce que tout gendre mal élevé ferait : il entre et furète un peu dans la maison. Un bruit d’eau lui parvient de la salle de bain ; bizarre, ça, en milieu de journée... Poussé par une curiosité malsaine, le voyou (vocable gentil pour le désigner) avance vers la douche. Aglaé n’a pas songé un seul instant que quelqu’un pourrait venir chez elle à l’improviste, sans bruit. Alors elle se frotte allégrement la poitrine, et de fil en aiguille... le manque ressurgit.


Quoi de mieux que deux menottes de femme pour venir faire exulter ce sexe qui n’est plus assez visité à son goût ? Les caresses sont de plus en plus chaudes, et les deux longues jambes fléchies, la dame sous un jet tiède se donne un plaisir qu’elle juge normal et mérité. Après tout, il n’y a pas de mal à se faire du bien. Sans se douter que dans l’entrebâillement de l’huis censé lui assurer une relative protection, son gendre la mate. Et bien entendu, telle fille, telle mère !


Le spectacle offert par cette belle plante mûre – tout juste vingt ans de plus que sa nénette – le spectacle vaut son pesant de cacahouètes. En fait d’arachides, celles du mignon le démangent de plus en plus, et la raideur qui déforme son futal n’a rien d’impossible. De plus, il est monté comme un âne (c’est couru d’avance). Pour les besoins de mon récit, de toute façon, il doit avoir un manche de pioche en guise de queue. Maintenant il faut que je les mette en contact. Et là... se dessinent plusieurs hypothèses.


D’abord, elle le voit et se met à hurler, ameutant les voisins, et le Marco se barre la queue entre les jambes. Bon, on va de suite écarter ce scénario. Ensuite, elle ne le voit pas, et l’idiot se faufile sous la flotte qui coule... zut ! Il n’est pas à poil, lui, et il va devoir rentrer chez sa dulcinée trempé comme une soupe. Ça ne colle pas non plus. À moins que... le pervers attende encore quelques minutes que la belle finisse sa branlette plus vraiment solitaire. Il n’a pas une patience d’ange, non plus... Bien, je vais couper court : il se sent obligé de se dépouiller de toutes ses hardes avant d’intervenir.


Corps musclé, poitrine juste velue ce qu’il faut, gueule d’ange (sinon la fille ne l’aurait pas marié) et la zigounette à l’horizontale, il ne craint plus de prendre une tarte que beaucoup jugeraient méritée. Et allons-y pour l’épisode suivant ! Elle est trop appétissante, la maman qui se lave et se masturbe... les deux sont faisables ; et simultanément, que diable. Les seins pointus pas trop tombants, un buisson à l’image de sa chevelure, et voilà mon bonhomme en transe. Quoi de plus naturel qu’un gendre entre en douce chez belle-maman pour la tringler ?


Toujours est-il que cette fois Aglaé vient de se retourner, la face contre le fond de la cabine de douche. Elle insiste, et ses soupirs couvrent le boucan fait par la cataracte d’eau qui lui dégringole sur la caboche. Elle ne se rend compte de rien ? Seulement que deux coupoles de chair viennent lui encercler les deux boules un peu avachies, mais pas trop. De suite, elle songe que, finalement, c’est mieux de se laisser caresser et de finir par jouir avec l’inconnu qui a réussi à pénétrer chez elle. C’est d’une normalité absolue. Elle se laisse tripoter les nichons, mais l’alliance au doigt du zig... elle jurerait qu’elle la connaît.


Ah, comme c’est bon, ces mamours effrénés ! Comme c’est doux de se sentir de nouveau désirée et belle ! L’envie, un instant coupée – oui, la stupeur, quoi – ressurgit au grand galop. Elle joue l’étonnée, l’effarouchée ? Non : pour cela c’est trop tard. Elle se retourne pour chercher les lèvres que sa bouche ouverte réclame. Oh ! Son gendre !


— Marc... mais qu’est-ce que tu fais là ? »


Question muette qu’elle ne posera jamais : un baiser l’en empêche, on s’en doute bien. Et puis c’est évidemment belle-maman, toute mouillée, qui tombe à genoux. Pour quoi faire ? Ben... une pipe, pour sûr ! Allons, c’est de bonne guerre : les femmes, qu’elles soient jeunes ou âgées, toutes dans nos récits font des pipes de rêve. Mon héroïne n’échappe pas à la règle, et que la bite soit celle qui baise sa fille en temps normal ne va sûrement pas l’arrêter. Main gauche tenant le manche, l’autre astiquant les couilles, elle se fait plaisir : c’est bien connu que les mecs subissent, eux.


Elle en a envie depuis si longtemps (pour respecter la morale, évidemment) ... Et il se retient de justesse de lui cracher sa semence dans le gosier ; pourtant, elle l’aurait bien avalée. Merde, je dois encore placer une coulée de cyprine ! Après tout, ça peut attendre encore... que vienne l’inévitable cunnilingus de circonstance. Il lui doit bien ça, le Marco, à sa belle-mère. Il baise mieux que « joli-papa » ? On va très vite le découvrir. Là, contre le mur, après s’être fait éponger le gland durant... assez longtemps (pas la peine de donner des complexes aux éjaculateurs précoces), il la soulève grâce à ses grands bras baraqués. Il la transporte sur le canapé de cuir du salon. Personne ne songe à fermer le mitigeur de la douche ? Merde, la flotte, à notre époque... soyons écolos, tout de même !


La bourgeoise étalée comme une fleur, Marc va s’occuper du coquelicot d’Aglaé à grands coups de langue. Là interviennent les soupirs, les gémissements. Jamais de silences, dans un récit (contrairement à la réalité) : les femmes doivent toujours crier. La chatte est léchée, doigtée, et la dame se tortille comme un lombric (pour les incultes, c’est un ver de terre). Elle en redemande, mais les choses sérieuses doivent encore intervenir.


Une dernière minute de léchotte pour faire bonne mesure, et il faut désormais que ça saute ! Oui, c’est bien le bon vocable. L’intromission est aisée, c’est tellement mouillé... Pas de risque de sécheresse vaginale dans ce genre de situation. Bien que si ça avait été le cas, j’aurais pu mettre en évidence un flacon de gel intime. Ça marche aussi pour la capote. Mais là, le gendre n’en a pas sur lui, alors tringler la mère de sa femme sans cela n’a pas une importance capitale. Que la bite du Monsieur fasse des allers et retours là où il y vingt-cinq piges son épouse n’a fait qu’une sortie (pas forcément rapide) ne dérange personne.


Nous voilà au centre du sujet. Les jambes relevées, les talons passés par-dessus les épaules du mec qui la branche avec force et vigueur... Aglaé en oublie son régulier. Je ne sais pas trop si je dois le faire entrer dans la danse, celui-là ? Pas tout de suite... laissons mijoter notre soupe.


Marc, qui a failli cracher son venin dans la gorge de cette maman trop zélée, n’en peut plus. Il faut qu’il s’épanche, restons nature. Mais en gentleman, il se retire à la dernière minute du con de cette grosse pute (les mots crus sont obligatoires) qu’il laboure avec aisance.


Elle en veut encore ? Qu’à cela ne tienne ! Ce sera donc à quatre pattes et sodomisée comme si c’était très glamour, que celle qui va devenir sa soumise doit se plier aux quatre volontés d’un Marc génial ! Il lui cloue le fion d’une épée qui n’a même pas pris le temps de débander, et sans prévenir il la pistonne comme la chienne qu’elle est. Quoi ? C’est sa famille, alors il fait ce qu’il veut avec sa belle-mère, non ?


Eh bien, elle avance, mon histoire complètement réaliste. Mais bon, je vais me préparer un petit café. De quoi me remettre de mes émotions... lubriques. Et puis Michel ne devrait pas tarder à revenir au bercail. Je laisse mes deux nouveaux amants enchevêtrés, lui en elle.


Fin de premier acte. Et bon début pour viser la médaille !

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