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De chambre à chambre

Chapitre 1

Erotique

1- Petit soldat deviendra grand


Éreinté par la sale journée que je venais de passer, après un regard furtif sans conséquence vers la chambre d’Éloïse, j’enlevais mes vêtements à l’exception de mon caleçon et enfilais un tee-shirt trop large en guise de pyjama. Toute ma famille dormait déjà poings fermés et je me préparais à en faire de même. Il était bien deux heures du matin et je n’avais qu’une hâte : rejoindre le pays des rêves que je souhaitais, à mon habitude, les plus érotiques possibles. J’avais laissé la fenêtre ouverte et je sentais le vent caresser mon corps de sa fraîcheur alors que les bruits nocturnes me sifflotaient une berceuse naturelle. Ainsi, l’épouse de Morphée fermait autoritairement mes yeux à l’image de la nuit. Ils ne tardèrent cependant pas à se rouvrir et je voyais devant moi le songe d’une Éloïse splendide, à peine vêtue d’un petit haut immaculé et d’une culotte à fleurs, par sa simplicité, ô combien excitante. Ah… ! Mes vœux avaient été exaucés ; cette nuit à la marge de la réalité promettait d’être torride et sensuelle.


Et ce tableau fut brisé, Éloïse parla :

« Ton air béat fait plaisir à voir, jeune homme, mais s’il était accompagné d’une quelconque réaction de bienvenue à mon égard, autre que l’excitation manifeste que je semble avoir provoquée, il serait encore mieux. »

Par réflexe, je posais mes mains devant mon sexe dans une vaine tentative de cacher cet émoi, qui pointait fièrement à travers le tissu de mon boxer. D’ailleurs, cela n’eut pour effet que d’accroître ma gêne, sous le regard insistant d’Éloïse et une courte exclamation moqueuse s’échappant de sa gorge tendue en soulevant d’un sursaut sa forte poitrine. Je sortais alors de ma torpeur et me levait d’un bond en m’écriant d’une voix que je voulais basse et assurée :

« Chut !... Qu’est-ce que… que… Qu’est-ce que tu fais là ? Par où es-tu entrée ?

— A ton avis, par la fenêtre tiens, répondit Éloïse sourcilleuse. Je suis venu en réponse à tes prières.

— Quelle prière ? rétorquais-je bêtement.

Un ange passa puis :

— Tu as raison, quelle prière ? Je m’en vais de ce pas.

Éloïse se tourna alors vers la fenêtre mais je l’arrêtais, la prenant au bras.

— Non, reste. Mais, tu es folle quand-même. Au 7ème étage !

— Oh, c’est bien plus simple que ça en a l’air.

— En plus, on aurait pu te voir ou t’entendre, continuais-je sans l’écouter.

— Mais ce n’est pas le cas, je suis là. Tout à fait prête, ajouta-t-elle parfaitement explicite. »


Ne sachant que répondre ou que faire, je balbutiais quelques imbroglios inaudibles accompagnés de gestes lâches. Il fallait me comprendre. Se tenait devant moi la cause de mes plus beaux fantasmes, une jeune demoiselle bien dévergondée pour vingt-et-un printemps, une voisine de fenêtres au corps si désirable, un « chambre à chambre » qui entretenait en mes entrailles une passion torturante et brûlante. En effet, depuis quelques mois, un rituel quasi-parfait et quotidien s’était instauré où ce joli petit bout de femme aux formes bien faites, si belle avec ses minces rondeurs, sa blonde chevelure lisse tombante jusqu’aux épaules et ses profonds yeux marrons qui, en cet instant, me flattait presque tendrement, se changeait à la lumière de mon regard qu’elle savait porté sur elle. Presque tendrement, car dans le même temps elle m’ordonnait :

« Tais-toi maintenant. Le petit soldat que tu es, déjà au garde-à-vous, a une longue bataille à mener avant de mériter le repos du guerrier. »


Et elle s’approchait vivement, m’embrassait fougueusement en tenant de ses mains blanches mon visage. Elle enlevait tout un coup mon tee-shirt et l’extrémité de ses seins réveillés, ballant mais fermes sous son haut, frôlait mon torse nu et me prodiguait un plaisir nouveau. N’y tenant plus et ignorant toutes considérations prudentes (entre autres, mon frère et ma sœur dormant dans la chambre mitoyenne), je posais ma main gauche juste au dessous de son entre-jambe. Je la sentais vibrer sous mes doigts et nos langues se mêlaient abondamment. Ma main remontait et descendait le long de sa cuisse droite tandis que sa jambe antagonique s’était enroulée autours de mes hanches. Mon sexe battait son bas-ventre par saccades instinctives, bien que deux couches de tissus les séparassent encore.


Dans notre étreinte, nous nous laissions tomber sur mon lit et de ma main libre, j’empêchais mon corps de peser trop fortement sur le sien. De l’autre, je continuais mes caresses les rendant seconde après seconde plus insistantes et plus habiles. Je l’entendis une première fois gémir lorsque mes doigts se portèrent finalement sur sa culotte que je sentais humide et chaude. Je n’osais toutefois aller plus loin ; j’étais comme privée de toute capacité de réflexion logique qui m’aurait sans aucun doute incitée à persister dans cette voie charnelle ; j’étais comme prisonnier d’un carcan de pudeur mal placée… mais qui ne durât pas.


Éloïse m’invitait à sortir de mes retranchements, elle avait faufilée sa petite senestre sous mon caleçon, au contact de mes fesses, et de sa dextre avait attrapée mon index et mon majeur en les pressant à poursuivre leur action bienfaitrice par-delà la frontière de coton blanc. Elle les guidait par-dessous l’ultime cache de son intimité, à travers son mont pubien où je découvrais un duvet notable mais soigneusement taillé en un triangle vénusien. Sa bouche entrouverte cherchait mes lèvres et les mordait, sa respiration se faisait plus rauque : tout cela amplifiait mon excitation et mon pénis, presque douloureux, prenait des dimensions jamais atteintes. Enfin, mon gland était tout à fait sorti, et seul, de son fourreau, ce qui constituait une exception étant donnée la légère étroitesse de mon prépuce, et n’attendait plus qu’à pénétrer la chair de son plus grand rival : la femme. Éloïse, comme percevant cet appel silencieux, chuchota en une expiration exaltée de plaisir :

« Prend-moi ! »


J’enlevais en premier lieu son soutien-gorge, et en profitais pour passer ma langue autours de ses mamelons et aréoles, la lécher tout au long de ses courbes échancrées, pignocher ses tétons endurcis par ses sens. Puis, aidé par son soulèvement de bassin, je faisais glisser son dernier sous-vêtement le long de ses jambes et mes doigts cajolèrent longuement son bouton rose et ses longues lèvres moites. Soudainement, elle se cabra et serra intensément ses jambes à mes hanches. L’instant d’après, Éloïse finissait d’enlever en une impulsion mon dessous et je me retrouvais le sexe à l’air délicatement posé sur sa vulve suintante. Elle caressa mon dos et j’entrais en elle. Un peu trop brusquement à en juger son petit cri sec et la réouverture subito presto de ses yeux alors clos. J’entamais un va-et-vient tremblant qu’Éloïse rendait plus ferme à mesure des allers et retours de ma verge en elle. J’aurais pu dire qu’elle était sous ma verge, physiquement c’était bien le cas, mais psychiquement, elle me dominait de toute son autorité. Le moindre de mes mouvements était sous contrôle de son corps. Je prenais son sein droit dans ma main, elle redressait sa poitrine de plus belle. Je la pénétrais doucement, elle m’assaillait en poussant mes fesses vivement jusqu’à ce que mes testicules viennent la percuter par l’arrière. A ce rythme-là et malgré le fait que cela n’était pas ma première fois, j’allais rapidement en terminer.


J’étais à la limite de la jouissance, je la sentais déjà venir, j’accélérais ainsi mes balancements ; mon torse lourd sur le sien, ses gémissements discrets, ses bras et ses jambes tout autour de moi, mon sexe entrait de toute sa longueur, sortait et recommençait ; ses ondoiements abdominaux irrésistibles, ses sueurs odorantes, sa peau douce sous mes doigts, son sexe m’enfilait de toute sa profondeur, se défilait et recommençait ; le vent soufflant dans nos cheveux, ses narines dilatées, son clitoris gonflés, son vagin brulant me ceignant âprement, prestement et brutalement, je cognais une première et dernière fois l’entrée de son col utérin… et j’éjaculais, largement. Le liquide spermatique expulsé par mon gland était allé frapper, je le devinais, ses parois intérieurs. Tous les muscles de mon corps se relâchèrent tandis que, pesant mon poids sur elle, les secondes s’échappèrent.


Puis Éloïse, me rejetant de côté, me dit :

« Bravo petit soldat, tu as mérité ton repos. Pour cette fois-ci, tu as échappé à la punition. Mais n’espère pas trop, elle viendra, cela ne fait aucun doute. »

Et elle sortit par la fenêtre, enjambait soigneusement les quelques mètres de balustrades qui séparait nos deux alcôves (une seule autre pièce venait juste s’y intercaler), je la couvais des yeux tout du long, sans percevoir le risque que je jugeais inconsidéré il y a quelques minutes.


Finalement, je priais pour que notre chambre à chambre ne fût pas parvenu au bout de ses aventures.

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