Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 3 326 fois
  • 14 J'aime
  • 2 Commentaires
  • Corrigée par l'équipe

Le champion d'arène

Chapitre 4

Gay

Althaxim était à feu et à sang, les habitants couraient pour échapper aux soldats d’Ilza. Les cadavres de la plupart des malchanceux gisaient au sol, inertes. Alaxar se sentit mal pour son peuple, soudain, des soldats se bâtèrent devant eux : Ceux d’Althaxim contre ceux d’Ilza. Ils luttèrent avec acharnement.

L’un des envahisseurs vit le prince et hurla aux autres :


— Le voilà ! C’est le prince héritier !


L’héritier du trône eut un mouvement de recul, Setharix se plaça devant lui, et leur cria avec assurance :


— Hé la bande de lâches ! Au lieu de vous en prendre à plus faible que vous, que diriez-vous de vous attaquer à des gars de votre trempe ?

— Reste derrière moi, dit Hurta à l’attention du prince en préparant son arc.


Les guerriers ennemis se ruèrent sur eux, Haylux les intercepta avec son bouclier et enchaîna avec son épée. Son frère jumeau décocha des flèches, Killath et Setharix enchaînèrent sans soucis les opposants. Alaxar n’avait cependant d’yeux que pour le champion d’arène qui se battait avec tant d’aisance, il ne se sembla pas faiblir un seul instant, et ce malgré le nombre qui arriva juste après. A un moment, il le vit même soulever un homme dans chacune de ses mains avant de les lancer contre un mur.

Il se fit un peu secouer lorsque l’archer le tira vers lui et planta une flèche dans la gorge d’un agresseur qui s’apprêtait à le capturer.


— Merci Hurta, remercia-t-il.

— Plus tard, là pour le moment, on en pas fini avec eux !


Un instant après, ils virent une sorte de boule de feu rouge et noir s’abattre sur le palais, déclenchant un véritable incendie. Le prince en fût sous le choc. D’autres soldats arrivèrent, Kaylux cria :


— Battons en retraite ! Il faut sortir de la cité avec le prince !

— Il a raison, ajouta Hurta, ne jouons pas les héros, c’est trop risqué !


Cela ne sembla pas enchanter Setharix de déjà s’arrêter de se battre, mais il se résigna, préférant assurer la sécurité d’Alaxar. Il le porta dans ses bras puis courut avec ses amis à toutes jambes vers la sortie de la cité. Le dauphin ne réagit pas, encore sous le choc.


Ils arrivèrent presque, mais firent halte et rebroussèrent chemin en voyant le monde accumulé et d’autres soldats ennemis qui continuaient le massacre.


— Par les écuries vite ! fit Killath.


Ils s’y rendirent et prirent un cheval et un chariot dans lequel ils montèrent et déposèrent le prince. Le manieur de hache prit les rênes.


— Passons quand même par la sortie principale ! s’exclama Setharix.

— T’as vu le nombre de soldats Ilziens qu’il y a ? fit Kaylux, c’est pratiquement du suicide !

— Je vais gérer ça, t’inquiète !


Le champion aux oreilles de chat sauta du chariot et se lança dans la mêlée, suivi par le véhicule. En effet, le combattant aux griffes maîtrisa la situation et sembla bien gérer les ennemis malgré le surnombre par rapport à lui.

Le moyen de transport arriva à la sortie, le champion fit volte-face, sauta et s’accrocha au chariot. Ils galopèrent le plus vite et le plus loin possible.


Après un long moment, ils ralentirent la course, voyant qu’ils n’avaient plus de poursuivants. Tous les quatre se rassemblèrent et parlèrent de ce qui venait de se produire ce soir-là. Seul le prince resta dans le véhicule, il avait l’impression d’avoir tout perdu.


Quelques minutes s’écoulèrent, ils s’installèrent dans un coin tranquille de la forêt et se préparèrent à dormir. Setharix monta dans le chariot, rejoignant Alaxar. Il lui caressa la joue et lui fit une bise.

Il enleva sa veste, s’allongea et prit une couverture.


— Tu viens te coucher ? lui demanda-t-il.


Le prince le rejoignit, il l’enlaça dans ses bras puissants et tira la couverture sur eux deux et utilisa sa veste comme substitut d’un oreiller. Ils s’endormirent.


Le lendemain matin, ils reprirent la route tout en continuant de discuter sur ce qu’il faudrait faire dans cette situation : Kaylux proposa d’aller consulter un oracle et indiqua qu’il y en avait un qui vivait dans un temple pas loin de là où ils étaient. Setharix proposa d’aller se confronter au roi d’Ilza, le reste du groupe était très sceptique à cette idée.

Alaxar regarda le ciel, l’air pensif. Puis demanda :


— On pourrait revenir à Althaxim ? Voir s’il y a des survivants ?

— Malheureusement non, répondit Kaylux, c’est trop risqué, il pourrait rester quelques soldats Ilziens.

— Hé puis cette boule de feu, ajouta Hurta, c’était clairement une puissante magie, on ne sera pas de taille dans l’immédiat.

— Oui... c’est vrai, soupira le prince.


Ils firent une halte, Setharix, Killath et Hurta allèrent faire quelques approvisionnements, et Kaylux resta avec Alaxar dans le chariot. L’épéiste lui proposa :


— Ca te dirait un petit massage ? Histoire de dire qu’on s’occupe un peu ?

— Pourquoi pas ?


Le dauphin s’allongea et ferma les yeux, tâchant de se relaxer un peu. Il sentit le contact de ses mains sur lui, lui massant et palpant certaines parties du corps, en commençant par le dos, puis les bras.


— C’est bon ? lui demanda son masseur.

— Oui.


Par la suite, il sentit ses mains lui masser les tempes. Puis repartirent vers son dos. Ces mêmes mains étaient à la fois fortes, mais le touchaient avec une telle attention bienveillante, qu’il se sentit réconforté et rassuré de se savoir en sa présence, et se laissa complètement aller.

Le massage continua un bon moment, cela lui parut à la fois long et court. Kaylux s’arrêta et lui demanda :


— Je vais devoir m’arrêter là, ils ont fini, j’espère que ça t’a plu ?

— Oui, j’en avais sans doute besoin, merci.


Alaxar ouvrit les yeux et vit Setharix, la tête posée, sa main sur le rebord du chariot en le regardant.


— C’est un bon masseur hein ? fit-il, le sourire malicieux.

— Oui en effet.

— Je pourrais être jaloux, mais je ne me fais pas de soucis, j’ai confiance en lui. Ainsi qu’en toi.


Le champion rapprocha sa tête de celle du prince et l’embrassa tendrement, il lui souffla ensuite à l’oreille :


— Je te promets que tout s’arrangera.

Diffuse en direct !
Regarder son live