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Changement professionnel

Chapitre 5

Les amis d'Antoine

SM / Fétichisme

Que dire des jours qui suivirent ? Je prenais peu à peu mes marques dans le travail. Je devais malgré tout me documenter sur de nombreuses règles juridiques et fiscales dans différents contextes internationaux, ce qui me prenait beaucoup de temps. Même sans faire de pause à midi et en travaillant le soir, je peinais à tenir les échéances et je devais demander souvent à Antoine un délai pour lui rendre mes analyses et pour établir les contrats. Antoine m’en faisait le reproche régulièrement sur un ton qui dépendait de son humeur : « Fabien, OK pour cette fois, il faut bien que tu apprennes ! », « Fabien, cela fait déjà deux fois que tu me demandes un report : à ce rythme, on va perdre le client ! », « Fabien, il va falloir que tu changes de fonctionnement, ou c’est moi qui vais changer de collaborateur ! », « Fabien, je ne suis pas à ta disposition ! Tu fais le job qu’on te demande dans le délai qu’on te donne !


C’est pourtant simple, bordel ! », « Fabien, ne me dis pas que j’ai engagé une brèle ! » Son évaluation de mes analyses était aussi très variable : cela allait du simple « OK, ça me paraît correct » au « c’est pas très créatif, tout ça. Je ne suis pas sûr qu’on emballe le client avec des choses aussi standard ! » en passant par « Bof, propose-moi autre chose ! », « Où est-ce que tu as pêché ce bidule ! C’est n’importe quoi ! Réfléchis un peu : ça tient pas la route », « T’es pas au niveau ! Je vais rappeler un ingénieur, un vrai ! » Quelquefois cependant, il était agréablement surpris et, tout en me félicitant, il se faisait la réflexion, à haute voix, que l’avantage de recruter quelqu’un de la base, c’était qu’il pense autrement que tous les ingénieurs formatés qu’on trouve sur le marché.


Les reproches d’Antoine étaient certes justifiés par la qualité encore insuffisante de mon travail, mais, ainsi formulés, de manière sèche et humiliante, il ne conduisait qu’à accroître mon stress et, ce faisant, mon inefficacité.


Avec tout cela, il fallait organiser le prochain séjour aux Bermudes. J’y travaillai avec Myriam. Là encore, elle me recommanda une personne pour agrémenter les soirées d’Antoine : elle s’appelait cette fois Maria Lina.


— Au fait, Myriam, à Tirana, j’ai été surpris de la manière dont Antoine traitait Andrea. Est-ce que c’est dans ses habitudes ?

— Que voulez-vous dire précisément, Fabien ?

— Ben, je veux dire qu’il la traitait de manière forte, qu’il n’hésitait pas à la faire souffrir devant moi. Et je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite dans leur intimité.

— Il la paie assez cher pour avoir le droit de la traiter comme il en a envie. Antoine est une Ferrari dans le métier : son plaisir compte plus que les petites souffrances d’une pute qui est pleinement consentante et se fait un blé qu’elle ne pourrait jamais se faire autrement. Oui Antoine a des pulsions sadiques : elles font partie de son caractère ; elles en font un manieur d’hommes et c’est aussi grâce à ça qu’il assure dans son travail. Ses pulsions, non seulement il faut les tolérer, mais il faut les encourager et les cultiver.

— Andrea avait apporté un sac pour la soirée. Se pourrait-il alors qu’il contînt des instruments sado-maso ?

— Naturellement, Antoine aime restreindre ses partenaires avec des menottes, des harnais et des bâillons, et il aime manier la cravache ou torturer les seins avec des pinces.


Une question me brûlait les lèvres, mais elle était délicate et je laissai passer un long silence avant de la poser du bout des lèvres.


— Il se comporte ainsi avec vous ?

— Certainement pas, fit-elle en éclatant de rire. Antoine et moi sommes faits du même bois. Le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, si vous voyez ce que je veux dire. Nous partageons le récit de nos exploits sur l’oreiller, ce qui fait de l’un le témoin de l’autre. Le témoin est essentiel : il est le catalyseur de la jouissance.


Je ne jugeai pas opportun de la questionner davantage sur le moment, bien que ses réponses éveillaient une curiosité plus grande encore chez moi. Myriam était mariée, elle avait un amant, Antoine, et elle m’apprenait maintenant qu’elle avait des aventures sexuelles fréquentes, probablement sans s’en cacher de son mari, puisqu’elle ne s’en cachait pas de moi qu’elle connaissait à peine. Pourquoi était-elle aussi franche vis-à-vis de moi ? Espérait-elle faire de moi une de ses victimes ? Sa confession ne serait alors que la prémisse d’un jeu pervers. Ce qui m’étonnait encore plus, c’était qu’une femme, de sa beauté, de sa culture et si bourgeoise, accepte un travail de secrétaire. Etait-elle bien payée ? En tout cas, sa fiche de poste ne devait pas être très remplie, car, jusqu’ici, j’avais l’impression d’exécuter beaucoup de tâches de secrétariat qui auraient dû lui échoir.


Je ruminais toutes ces questions à mon bureau lorsqu’Antoine pointa une tête et me demanda de lui réserver à son club de golf un départ pour 4 personnes le lendemain après-midi, de même qu’une table pour le dîner au club house. Le débriefing prévu en fin d’après-midi serait ainsi reporté d’un jour : cela me laissait un peu de temps pour ma prochaine livraison !


Le lendemain vers 18 h, tandis que je finalisais un montage de création de filiale en vue de notre mission aux Bermudes, Antoine m’appela, d’un ton détendu et amène, pour me demander de faire une photocopie d’un dossier de financement sur lequel je travaillais et de la lui apporter à son club house. Il m’expliqua qu’il voulait que nous en discutions avec l’un de ses convives qui pourrait faire des suggestions intéressantes. Naturellement, il s’excusait par avance de bousculer mes plans de la soirée et il me demandait de présenter mes excuses de sa part à ma charmante épouse ; j’étais bien entendu retenu pour le dîner. J’étais fatigué après une journée de travail non-stop et je comptais la poursuivre après un rapide dîner avec Julie à la maison. Ce changement de plan n’était pas le bienvenu, mais avais-je le choix de le refuser ? Au moins, Antoine semblait d’humeur sympathique.


Le golf était à une vingtaine de kilomètres de la ville, en pleine nature dans l’arrière-pays. Sur les coups de 19 h 30, j’arrivai au club house du golf, encore en tenue de travail, le dossier sous le bras. L’endroit était très cosy, tel un club anglais. On m’indiqua un salon où je retrouvai les quatre acolytes, en tenue décontractée, assis chacun dans un fauteuil, un verre de bière à la main. Les amis d’Antoine, allure athlétique et visages avenants, affichaient comme lui un début de quarantaine épanoui et rayonnant. Antoine fit les présentations.


— Mes amis, je vous présente Fabien, mon nouveau collaborateur qui a eu la gentillesse de chambouler sa soirée pour nous rejoindre. Si vous connaissiez sa ravissante épouse, Julie, vous mesuriez mieux le sacrifice qu’il a dû consentir pour nous accorder sa soirée.


Ses trois amis m’adressèrent un sourire qui semblait me féliciter pour le compliment qu’Antoine me faisait indirectement.


— Fabien, je te présente Jules, trader à Londres, mais qui travaille la moitié depuis chez lui, ici, ce qui lui laisse la possibilité de jouer au golf assez souvent sur ce parcours. Claude a arrêté le trading en même temps que moi et il dirige maintenant une société d’assurance en risques financiers. Il devrait plutôt vendre de l’assurance contre les mauvais coups de golf, il ferait fortune. Quant à Marc, il a créé une boîte d’ingénierie financière qui vaut aujourd’hui deux cents patates et qu’il s’apprête à vendre pour dégager un peu plus de temps, ce qui devrait lui permettre d’améliorer son swing. Voilà, Fabien, tu connais maintenant la bande des quatre empereurs de la finance : Jules, Claude, Marc, Antoine !


Antoine se leva et fit un signe à Jules pour nous accompagner vers un autre salon.


— Claude et Marc, on vous laisse continuer à boire votre bière et à analyser pourquoi vous avez perdu. Avec Fabien et Jules, on va aller bosser une petite demi-heure et on vous retrouve.


Notre petite séance de travail était effectivement très bénéfique, car Jules, à partir de mon exposé du projet de financement, m’indiqua de nouveaux produits de couverture qui commençaient à circuler sur les marchés et qui pourraient me permettre de sécuriser un des volets du dossier.


Nous rejoignîmes Claude et Marc et nous nous dirigeâmes ensemble vers la table du dîner. La conversation tournait beaucoup autour du golf et de la partie du jour. On s’intéressait cependant à moi de temps à autre pour me demander si je pratiquais le golf et quels étaient mes centres d’intérêt. A un moment, Marc m’interrogea sur mon cursus universitaire et professionnel. Je répondis un peu gêné qu’il se limitait à un BTS et un emploi d’exécutant. L’étonnement général obligea Antoine à intervenir et expliquer que je valais beaucoup mieux, qu’il avait eu l’occasion de s’en rendre compte, que me prendre sous son aile était la chose dont il était le plus fier aujourd’hui, qu’il faisait pour une fois œuvre sociale et qu’à l’expérience, je faisais aussi bien l’affaire que tous ces jeunes coqs bardés de diplômes.


Jules, à mon grand étonnement, renchérit sur Antoine, en disant que le court temps de travail que nous avions eu ensemble lui avait suffi pour apprécier mes compétences qui étaient bien réelles. Je buvais du petit lait en les écoutant. Ce double soutien suffit à balayer les interrogations et à me faire adouber sans plus de discussion. La conversation reprit sur des sujets plus légers.


A la fin du repas qui avait été pourtant bien arrosé de vin, Antoine proposa de prolonger la soirée au salon avec un verre de vieux whisky. Il y eut plus d’un verre ! L’alcool aidant, la discussion glissa sur le sujet des femmes et du sexe. Chacun à tour de rôle faisait le récit de ses dernières aventures. A les entendre, on comprenait que leurs exploits se mesuraient à l’aulne du sadisme. Antoine expliqua comment il avait torturé les seins de sa petite pute de Tirana avec des pinces tout en l’enculant. La petite pute, c’était Andrea. J’avais là la confirmation de mon intuition quant à ce qui s’était passé la fameuse première nuit albanaise. Claude se vanta d’avoir contraint une serveuse à se rendre dans sa chambre d’hôtel et à se soumettre à lui toute une nuit. Il l’avait surpris au restaurant de l’hôtel mettre dans sa poche le portefeuille tombé par terre d’un client d’une autre table. Il avait exigé qu’elle se présente nue devant sa chambre.


Jules évoqua une soirée dans un club libertin, où au centre de la pièce sur une estrade circulaire, cinq femelles étaient suspendues par les poignées et les chevilles de sorte que les culs et leurs bouches étaient à bonne hauteur pour satisfaire les queues qui se présentaient. Les tables des clients entouraient l’estrade et chacun pouvait entre deux plats s’offrir, qui une fellation, qui une sodomie. Des fouets et cravaches étaient à disposition des clients sur une table au centre de l’estrade. Marc raconta qu’il avait gardé trois call-girls blacks à sa merci pendant deux jours lors d’un séjour au Mozambique ; qu’il les enfermait, telles des esclaves dans des cages et ne les sortait que pour des séances de tortures et de sexe. Manifestement, les quatre compères partageaient le même goût pour ces pratiques. Claude se tourna vers moi :


— Et toi Fabien, as-tu des aventures extraconjugales ?

— Il ne l’avouera pas, intervint Antoine en anticipation de ma réponse. C’est un homme marié.

— Non, sincèrement, je suis fidèle à mon épouse.

— Je confirme qu’il a décliné mes propositions jusqu’ici, dit Antoine en faisant allusion à notre voyage en Albanie.

— Mais, ce n’est pas un peu lassant ? interrogea à nouveau Claude. Ça ne te fait pas envie parfois de laisser exprimer ta virilité animale et de traiter des femelles comme des chiennes ?

— Mais qui vous dit que cela ne m’arrive pas ? rétorquais-je me sentant piqué dans ma virilité.

— Ah, ah, je savais bien qu’on ne peut pas rester fidèle et sage éternellement, commenta Claude qui venait d’ouvrir une brèche. Tu peux nous en dire un peu plus ?

— Je veux simplement dire que la fidélité ne veut pas dire la monotonie et que nous savons aussi pimenter nos soirées à l’occasion, nuançai-je, conscient d’être déjà allé trop loin sur ce terrain.

— Les pimenter comment, continua Claude ?

— Je suis désolé, mais je n’en dirai pas plus, car je ne crois pas que mon épouse apprécierait que je dévoile notre intimité.

— OK, OK, je respecte... Juste pour me rassurer, la fellation et la sodomie font bien partie de votre programme ?

— Oui, ça arrive, mais encore une fois, ce sont des choses intimes et je n’ai pas envie d’en parler.

— OK, je n’insiste pas.

— En tout cas, intervint Jules, la fellation, ça reste une valeur sûre ! Je crois que la bouche est le trou que je préfère, c’est le plus habile à donner du plaisir. Sentir ma queue dans une bouche bien baveuse, c’est le bonheur ! En plus, t’as pas besoin de préliminaires pour t’introduire !

— Oui, je suis d’accord, convint Antoine en rigolant de la blague. Surtout, en mode gorge profonde.

— C’est bien vrai, acquiesça Marc ; malheureusement, c’est pas souvent que tu parviens à leur introduire dans le fond de la gorge, et quand tu y arrives, elles ne parviennent à la garder sans s’étouffer. T’as pas le temps de profiter du lieu qu’elles se débattent pour te faire sortir !

— Eh bien, les gars, je dois vous raconter quelle a été ma meilleure gorge profonde, intervint Claude. C’était l’année dernière, j’étais à Francfort chez un client. Il m’invite à déjeuner dans une brasserie et au moment du dessert, il est appelé pour une urgence. Je termine seul mon repas et l’effet de la bière agissant, je me dirige vers les toilettes homme. La pièce était composée d’une cabine sur un côté, d’un lavabo sur l’autre et deux urinoirs sur le mur du fond. Je pris l’une des pissotières et je commençai à me soulager, lorsque j’entendis la porte de la cabine s’ouvrir et son occupant en sortir. Je sentais sa présence dans mon dos. Il finit par s’avancer vers l’urinoir voisin du mien. Il regarda ostensiblement mon sexe qui n’en finissait de vider la bière ingurgitée au repas. Il m’adressa un sourire. Il n’y avait plus de doute, je me faisais alpaguer par une pédale qui en voulait à mon sexe. Il était jeune et efféminé : une vraie petite gonzesse. En d’autres occasions, je l’aurais envoyé balader avec une insulte bien sentie. Mais, je ne sais si c’est le côté inattendu de la chose ou la curiosité de savoir comment il allait s’y prendre. On prétend que les mecs savent mieux sucer que les nanas. Etait-ce vrai ? Le fait est que je n’ai pas eu envie de le repousser. « Après tout, si tu veux me faire une pipe, te gêne pas », pensais-je . N’étant pas repoussé, il poursuivit son approche ; il s’accroupit à mon côté et approcha son visage à quelques centimètres de ma queue qui expulsait ses dernières gouttes de pisse. Il l’a prise d’une main et la dirigea vers sa bouche. Je lui facilitai la chose en pivotant légèrement vers lui. Il entama alors sa fellation. Ma queue commençait à bander. Il m’indiqua d’un geste la cabine pour que nous poursuivions tranquillement sans être surpris. Je le suivis dans la cabine qui était suffisamment spacieuse pour accueillir des personnes handicapées. Il posa son blouson sur le sol devant moi, se mit à genoux dessus, défit ma ceinture, baissa mon pantalon puis mon slip. Il reprit sa fellation. Je le laissai un moment se régaler de ma queue. Il la léchait, suçait le gland de manière suave. Sa bouche était agréable et je savourais ses coups de langue ; bien vite, j’en voulus plus. Je pris sa tête entre les mains et le forçai à avaler ma queue en entier. C’est tout juste si le gland a dû batailler pour passer l’entrée de sa gorge. Il l’avait dans sa gueule jusqu’à la racine...

— Ne me dis pas qu’il a réussi à engloutir ton bazooka, fit Marc abasourdi.

— Je te le jure. J’avais bien dix centimètres de queue dans sa gorge. Je maintenais sa tête contre mon pubis. Et le type ne bronchait pas. Au bout d’une minute peut-être, il sembla étouffer et fit des efforts pour desserrer mon étreinte. Je relâchai un peu la pression pour qu’il prenne une grande respiration et je repris l’exploration profonde de son oesophage. Pour une fois que j’arrivais si loin, je ne voulais pas me priver d’une seconde de plaisir. Comme il se soumettait à ma volonté sans broncher, je me mis à tapoter l’arrière de sa tête pour que les vibrations du choc caressent ma queue. Une acceptation totale de sa part. Ce mec en redemandait. J’allais lui en donner. Je commençai un va-et-vient, sortant presque ma queue de sa bouche à l’aller et en cherchant l’œsophage au retour. Sa glotte opposait une légère résistance à chaque passage, ce qui décuplait mon plaisir. Je lui balançais de temps à autre une gifle qu’il encaissait docilement. Je l’avais complètement sous mon contrôle. A un moment, je retirai ma queue, le forçais à me regarder en tirant ses cheveux. Ses yeux étaient embués de larmes. Il soutint mon regard, attendant la bouche ouverte que je reprenne ma fellation. Je lui lâchai un bon mollard qui atterrit sur sa lèvre supérieure et coula dans sa bouche. La précision de mon jet m’encouragea à recommencer. Tant qu’on gagne, on rejoue ! Le deuxième arriva pile dans la bouche sans même toucher les lèvres. Parfait pour lubrifier la gorge ! Le troisième atterrit sur son nez. Je l’étalai sur tout son visage pour bien le baptiser. Ce dépravé méritait le secours d’un prêtre pour son salut ! Je repris ma fellation en variant les angles d’attaque. Lorsque je sentais la pression monter, je ralentissais le rythme. Je voulais faire durer un maximum. A un moment, n’y tenant plus, je le plaquai à nouveau contre mon pubis et balançai ma purée au fond de ses entrailles. Il a gardé ma queue dans sa gorge jusqu’à ce que je débande. Tandis que je me rhabillais, la petite pute était toujours à genoux sur son blouson, attendant sans doute que je lui donne l’autorisation de se relever. Je le laissai ainsi et quittai les toilettes. Il était 14 h 30, j’étais en retard pour mon rendez-vous. J’avais ramoné cette petite fiotte pendant une bonne demi-heure.


Le silence monacal dans lequel Claude avait fait son récit dura encore plusieurs secondes, comme si nous ne parvenions pas à émerger de la scène qu’il venait de nous relater. Jules finit par rompre le silence.


— Drôle de rencontre ! Tu m’as fait bander sec. Je me demande si je ne deviens pas pédé moi aussi !


Cela déclencha un rire collectif qui détendit l’atmosphère.


— Rassure-toi, Jules. Je ne suis pas devenu pédé. Je n’ai pas fait l’amour avec ce type. J’ai juste trempé ma queue dans sa gueule... Après tout, pour une fellation, peu importe si la pute qui est à tes pieds a des seins dans son chemiser ou une queue dans son pantalon ; l’essentiel est qu’il ait une bouche accueillante et experte. Et là, je peux te dire qu’il en avait de l’expertise. Même s’il était très jeune, il avait déjà dû en pomper quelques-unes avant de goûter la mienne...

— Je suis d’accord avec toi, Claude. Il faut donner sa chance à tout le monde d’exprimer son talent, dit Antoine, ce qui déclencha une nouvelle salve de rires.

— En fait, les amis, en y repensant, je crois même que mon plaisir était plus grand de savoir que c’était un mâle qui était à ma botte. Le plaisir sadique n’est-il pas plus grand lorsque la victime est un rival ? Le sentiment de puissance est encore plus grand.

— Sans doute, mais dans ton cas, la victime n’était pas véritablement un rival et elle était consentante, rétorqua Marc.

— Oui, dans les faits, tu as raison, concéda Claude, une pédale n’est pas véritablement un rival, mais, sur le plan symbolique, il a renoncé à sa propre virilité pour glorifier la tienne. Sa soumission acceptée n’est-elle pas un hommage plus émouvant à notre volonté de domination ?

— ...

— Cela dit, je ne voudrais pas non plus que vous croyiez que j’ai viré ma cuti. L’occasion s’est présentée ; je l’ai saisie et je ne regrette pas cette expérience ; mais je reste un hétéro impénitent.

— En tout cas, dit Jules, tu nous en as fait une telle description que, si l’occasion se présente un jour, je veux bien tenter l’expérience.


Antoine et Marc hochèrent la tête pour signifier qu’ils pourraient aussi être tentés. La soirée se termina ainsi et nous quittâmes le club, chacun dans sa voiture, une Porsche, une Maserati, une Lamborghini, une Tesla et ma modeste Clio. Il était presque deux heures du matin quand j’arrivai à la maison. Julie dormait déjà.

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