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Changement professionnel

Chapitre 8

Le chamboulement

SM / Fétichisme

Je finis par trouver le sommeil tard dans la nuit. Au réveil, la scène de la veille me revint en mémoire. Mon cerveau était encore en proie à une agitation confuse. Je me rendais compte aussi que j’avais oublié d’appeler Julie.  Cet acte manqué était-il révélateur de ma rancœur inconsciente à son égard ? C’était pour elle que j’avais peu à peu repoussé les limites de ma soumission.  Il me faudrait cependant l’appeler en fin de matinée. J’appréhendais notre échange, car il me faudrait cacher mon trouble, probablement mentir et faire comme si tout allait bien.

Une autre crainte, plus immédiate, me tenaillait : c’était la confrontation avec Antoine au petit-déjeuner.  Comment allait-il se comporter ? Montrerait-il un remord ou serait-il au contraire méprisant pour celui qu’il avait soumis ? Je décidai, quant à moi, de me comporter le plus naturellement du monde.

Lorsque j’entrai dans la salle de restaurant, Antoine était déjà installé. Il me fit signe pour que je le rejoigne.

-    Bonjour Fabien. Bien dormi, demanda-t-il sur un ton habituel qui me laissait penser que l’épisode de la veille était oublié, ou du moins mis entre parenthèses ?

La suite me confirma cette impression et j’étais plutôt satisfait de voir que nous avions choisi la même stratégie raisonnable pour ne pas gâcher notre mission et notre séjour. Nous nous concentrâmes sur les derniers détails de la présentation à venir. Je jouai mon rôle qui consistait à rassurer le champion avant l’épreuve, en minimisant les faiblesses de notre dossier et en vantant sa capacité à transformer le plomb en or lors de chacune de ses prestations. Antoine apprécia la louange et, sa confiance retrouvée, il se fendit à son tour d’un compliment quant à mon travail et à ma patience. Lorsque nous prîmes le taxi en direction de notre meeting, il me lança une invitation pour passer le prochain samedi avec Julie dans sa villa. Nous devions rentrer le vendredi. Cette invitation conduisait à prolonger d’un jour encore notre cohabitation. Antoine aurait pu se rendre compte que ce n’était pas très opportun.  Hélas, je ne pouvais lui en faire la remarque sans revenir sur l’évènement de la veille. Pouvais-je décliner une deuxième fois son invitation, surtout au moment où nous semblions repartir sur de meilleures bases ? Je l’acceptai donc. Au moins elle ferait le bonheur de Julie lorsque je l’en informerais.

La réunion se passa plutôt bien, même si plusieurs de nos interrogations restèrent sans réponse. Je profitai d’une pause avant le repas pour appeler Julie. Comme attendu, elle ne cacha pas son enthousiasme à l’idée du samedi chez Antoine. Sa joie me redonna confiance et me fit presque oublier ce qui s’était passé la veille.

A la fin du déjeuner que nous partageâmes avec nos clients, Antoine me prit à part et me dit :

-    Fabien, n’oublie pas d’arranger un plan pour ce soir ! … A moins que tu préfères rester sur le plan B, ajouta-t-il avec un sourire qui se voulait complice.

Le message était clair. Je faisais maintenant office de plan B, si je ne pouvais pas lui fournir une call-girl. Je rappelai Maria pour qu’elle m’aide à trouver une piste. Sur ces conseils, je fis plusieurs démarches qui se soldèrent toutes par un échec. Mon attention en fut très perturbée lors de la réunion que nous avions l’après-midi. Quant au repas du soir, toujours en compagnie de nos clients, je n’y pris pas une part très active. Antoine, en revanche, était de bonne humeur et sympathisait avec nos hôtes. Le contrat semblait en bonne voie.

De retour dans notre suite, Antoine me fit part de sa satisfaction quant à la tournure des tractations. Tout en quittant son smoking pour revêtir sa robe de chambre, il proposa que l’on prenne un dernier verre. De mon côté, je me débarrassai de ma veste, de ma cravate et de mes chaussures et déboutonnai le haut de ma chemise pour être plus à l’aise. Je me forçai à participer à la conversation avec une apparente décontraction, à rire à ses plaisanteries. Surtout, il fallait entretenir ce climat, ne pas montrer une quelconque préoccupation, lui sortir de la tête son besoin de sexe. Nous restâmes ainsi à discuter le temps de boire un second verre. Il arriva qu’Antoine vidant le fond de son verre et semblant se rendre compte que l’heure était déjà tardive, changea brusquement de conversation.

-    Bon, c’est pas le tout. Ç’est l’heure de mon plan Q. Alors, que me proposes-tu pour ce soir ?

La transition était brutale. D’une discussion chaleureuse, voire amicale, entre collègues, Antoine passait d’une façon qui lui semblait si naturelle à une séquence autoritaire. On ne pouvait qu’être admiratif de son aisance de mâle dominant, de sa maîtrise des situations.

-    A vrai dire, j’ai un plan qui se précise et qui devrait être pas mal, mais ce se pour demain, mentis-je en espérant gagner du temps.

Le ton mal assuré de ma réponse faisait contraste avec celui de la question.

-    Parfait, parfait… Et, pour ce soir ?

-    Comme je vous l’ai dit, Boss, je n’ai pas de solution.

-    Donc, on passe au plan B ?

-    Ne vous est-il pas possible de patienter jusqu’à demain ?

-    Non, Fabien. Tu ne voudrais pas que je passe une mauvaise nuit et que tous nos efforts pour mener à bien cette mission soient réduits à néant, faute d’avoir soigné ma condition physique… Allez, une petite pipe pour me détendre, c’est pas la mer à boire… C’est notre petit quart d’heure d’intimité, ajouta-t-il sur un ton complice afin de dédramatiser la demande…

Il me pria de le suivre dans sa chambre et il me proposa de retirer ma chemise et mon pantalon pour être plus à l’aise. Je gardai mon slip. Il me demanda ensuite de m’allonger sur son lit, sur le dos, la tête dépassant le bord du lit. Je devenais un automate obéissant à ses commandes. Il ouvrit sa robe de chambre, baissa son slip et se mit face à moi, il posa ses mains sur le lit à hauteur de mon bassin en s’inclinant. J’avais ainsi son sexe qui commençait à bander à hauteur de ma tête renversée. L’odeur était forte et âcre : c’était celle d’une queue ayant macéré dans son jus une journée chaude et intense. Résigné, sans qu’il me le demande, j’ouvris la bouche et laissai son sexe s’y introduire. Dans cette position, ma gorge était plus facilement accessible et il n’eut pas de difficulté à s’y engouffrer. Il le fit avec un râle de contentement. Il appuya de tout son poids pour me plaquer contre le matelas et bloquer sa queue au plus profond. Ses couilles couvraient mes narines rendant impossible toute respiration. Ma résignation était telle que je m’apprêtais à mourir asphyxié sans lutte.

-    Oh, quel pied ! Ta gorge est un parfait fourreau pour mon dard ! Chaud, humide et caressant.

Lorsque l’air vint à manquer sérieusement, un réflexe me poussa, presque malgré moi, à me débattre. Antoine résista un peu mais finit par retirer son gland de ma gorge. Je salivai abondamment. La bave s’écoulait dans mes narines, sur mes yeux, mouillait bientôt mes cheveux. J’haletai et toussai sans pouvoir me contrôler. Antoine estimant bientôt que j’avais suffisamment récupéré du premier assaut en lança un second de même violence mais ressortit cette fois-ci sa queue de lui-même pour entamer un lent et ample va-et-vient.

-    Putain, que c’est bon ! c’est une révélation. Fabien, tu es une vraie gueule d’amour !

Après un long ramonage, il retira sa queue et me présenta ses boules à lécher. L’acidité de la sueur me piquait la langue. Pourtant je m’appliquais à lui faire un nettoyage de première classe. J’étais maintenant l’instrument de sa volonté et rien ne m’importait plus que d’être à la hauteur de son attente. Il me fit gober un testicule. Je le suçai délicatement. Il tenta d’introduire le second mais comme la taille rendait la chose difficile, il s’aida de la main pour le faire rentre en force. Il y parvint en déchirant presque la commissure de mes lèvres.

-    Ferme bien la bouche !

Il se soulevait pour sentir la traction sur son sac, ce qui semblait lui procurer un plaisir particulier.

-    Vas y, ma petite chérie ! Régale-toi bien ! ... Fais-les bien rouler sous la langue, en douceur ! Malaxe-les !

Ces encouragements me stimulaient et j’éprouvais curieusement une satisfaction à bien répondre à ses attentes. Après un long travail, il me fit recracher ses testicules et replongea sa queue dans ma gorge.

-    Oh, ma salope, astique bien ma queue et tu auras ta récompense ! … Oui, c’est bon, tu es une vraie professionnelle.

Est-ce parce qu’il me traitait au féminin, je repensais aux derniers ébats que j’avais eu avec Julie. Les rôles étaient inversés : J’étais à la place de Julie et Antoine à la mienne, sauf que lui avait droit à une gorge profonde. De fil en aiguille, je fantasmai sur une scène où je soumettais Julie à une gorge profonde… A la gorge profonde que m’imposais Antoine. J’étais maintenant Antoine. Son plaisir, c’était le mien ; ma souffrance, c’était celle acceptée par Julie lors de nos jeux sado-maso.

-    Mais, tu bandes, ma salope, s’étonna Antoine ! C’est qu’elle aime ça, comme une vraie pute !

Ce jeu de suggestion n’était effectivement pas sans conséquence. Je pris conscience à cette remarque d’Antoine que mon sexe bandait ferme et tendait sur le slip. Antoine le libéra.

-    Vas-y ma petite chatte, puisque tu aimes ça. Branle ton petit minou. Fais-toi jouir pendant que je me vide en toi.

La confusion des rôles était totale, la confusion de mon esprit ne l’était pas moins. Il fallait que je jouisse et soulage la tension insoutenable qui m’agitait. Je me branlai frénétiquement, tandis qu’Antoine continuait son ramonage, alternant les grandes pauses au fond de ma gorge et les va-et-vient ; il m’administrait aussi des gifles, la plupart sans trop de force, quelques-unes plus violentes, recherchant un plaisir supplémentaire dans les vibrations induites par le choc. Mon visage en était chauffé.

Mon orgasme s’approchait. Le sentant venir, Antoine appuya de tout son poids et bloqua sa queue au fond de ma gorge. En apnée, livré à sa merci, j’éjaculai d’une manière si intense que j’avais la sensation que tout mon corps jouissait. Antoine relâcha alors sa pression.

-    C’est bien ma petite chatte. Une bonne pute, ça se reconnait au plaisir qu’elle a à se soumettre à un mâle viril.  

Il retira son sexe, récolta entre ses doigts le sperme qui s’était répandu sur tout mon poitrail, m’en badigeonna le visage et l’intérieur de la bouche. Complètement épuisé par mon orgasme foudroyant, je ne réagis pas, le laissant disposer de moi.

-    Un peu de lubrifiant ne peut pas nuire, dit-il avec un petit rire ! Allez, il est temps que je te féconde, petite chienne !

Il replanta son dard et entama un nouveau va-et-vient qu’il accéléra progressivement jusqu’à la jouissance. A un moment il attrapa d’une main ma queue qui débandait et mes couilles et en fit une prise pour mieux diriger son mouvement. Il tirait dessus sans se soucier de ma douleur. De son autre main, il me tapait le flanc, tel un cow-boy cravachant sa monture pour la faire galoper. Il accompagnait chaque coup d’un petit cri d’excitation. Son sexe semblait encore gagner en taille et en rigidité. Il se vida d’abord dans mon œsophage, puis retirant sa queue de ma gorge, il me versa le reste de son jus dans la bouche. Le goût, loin d’être désagréable, me rappela celui de la noisette.

-    Alors, il n’est pas bon mon nectar ?

Son sexe toujours dans ma bouche, je ne pouvais répondre que par un borborygme qui se voulait un acquiescement. Antoine triomphait.

Il finit par ôter sa queue. Et alla s’affaler dans un fauteuil au salon, me laissant seul sur le lit à ruminer toutes les pensées qui fusaient sans cohérence dans ma cervelle. Antoine m’avait traité comme un pédé qu’on soumet et méprise ; il s’était servi de moi comme d’un objet ; il s’était montré brutal ; pourtant, j’avais jouis avec sa queue dans ma bouche, j’avais apprécié le goût de son sperme, j’éprouvais une étrange fierté d’avoir pu supporter le traitement qu’il m’avait infligé sans sourciller, une étrange fierté aussi d’avoir pu lui procurer ce plaisir que j’aurais aimé éprouver en étant à sa place. Je ne parvenais pas à lui en vouloir de m’avoir abaissé, avili. Je ressentais au contraire encore plus d’admiration pour le mâle dominant qui, sûr de lui et de ce qu’il veut, ne semblait avoir aucun tabou.

Mais, qu’allait-il advenir maintenant ? Pourrais-je continuer à être son collaborateur après avoir été asservi sexuellement par lui ? Le voudra-t-il lui-même ? Pourrais-je le regarder pendant le travail, défendre mes dossiers, comme si de rien était ? Et la relation amicale qu’il tentait de créer avec ses invitations, pouvait-elle avoir une suite ? Bref, il me paraissait impossible d’être à la fois le collaborateur, l’ami et la pute de service. La pute de service ? Peut-être pas, je n’avais fait que remplacer au pied levé une call girl défaillante et, il n’était pas question de renouveler ce genre de raté.  Cela me servirait de leçon ! Oui, mais, Antoine le voyait-il ainsi ? Il semblait avoir pris un goût particulier à dominer un mec : c’était nouveau pour lui ; c’était une forme de révélation… Quant à Julie, comment faire pour qu’elle ne devine pas ce qui s’était passé ? Comment pourrais-je lui faire l’amour sans penser à tout cela ?... J’étais perdu dans ces pensées depuis plusieurs minutes sans doute lorsque Fabien m’appela depuis le salon. Je remis mon slip, me nettoyai rapidement la tête et les cheveux avec une serviette et je le rejoignis. Il était toujours affalé sur son fauteuil, exhibant son sexe maintenant détendu. Il me regarda dans les yeux.

-    Fabien, sers-nous un whisky et viens t’asseoir. Il faut qu’on parle, qu’on débriefe.

Son ton posé et la perspective de me vider la tête avec l’alcool me remontèrent le moral. Je nous servis deux verres bien remplis et m’assit dans le fauteuil en face du sien.

-    J’espère que tu as repris tes esprits. C’était un peu intense. Tu sais que j’aime bien quand c’est physique. J’en ai besoin. Le sexe m’aide à vider toute la pression du boulot. Je suis contraint à toujours plus de performance. La concurrence est rude. Je ne sais pas combien de temps je pourrai tenir. Au passage, j’apprécie que tu m’épaules. Même si je t’engueule par moment quand tu fais des conneries ou que tu traines, je suis content de ton travail et tu m’es d’une aide précieuse. Mais revenons au sujet de la soirée ! Comme tu t’en doutes, c’est la première fois que je fais ça avec un mec… enfin la deuxième après celle d’hier soir. Une expérience nouvelle. J’ai vraiment pris mon pied, toi aussi, manifestement. J’imagine que cela te perturbe. Tu avais déjà sucé une queue auparavant… dans ton enfance peut-être ?

-    Non, c’est la première fois et je l’ai fait parce que tu me l’as demandé. Je ne suis pas pédé. J’aime ma femme, poursuivis-je en larmes.

-    Fabien, je sais que tu aimes ta femme et, crois-moi, je peux comprendre pourquoi. Julie est adorable. Bon, cela n’empêche pas d’avoir des expériences par ailleurs. Tu n’oses peut-être pas te l’avouer, mais j’ai bien réfléchi et je pense que tu as une nature d’homme soumis qui se réalise mieux si la domination vient d’un mâle.

-    Non, pas du tout, dis-je d’une voix mal assurée tant le doute s’était déjà insinué dans mon esprit.

-    Ne dis pas non. Tu acceptes tout ce que je te demande sans état d’âme et je ne parle pas que de ce qui s’est passé ici. Je vois même que tu trouves une certaine satisfaction à bien répondre à mes demandes. Note bien que cela me convient parfaitement et que ça fait partie de ce que j’apprécie dans ta collaboration. Il faut juste que tu en prennes conscience.

-    Ce n’est pas de la soumission. Vous m’avez offert une opportunité exceptionnelle. J’ai enfin un boulot qui me plait véritablement. Je ne veux pas le perdre et je suis prêt à faire des concessions pour le garder.

-    Admettons, mais rien ne t’oblige à dire oui à tout. J’aurais très bien pu comprendre si tu m’avais dit non parfois. Mais je sens que c’est pas dans ta nature. D’ailleurs, rien ne t’oblige non plus à me vouvoyer et à m’appeler Boss. Je ne te l’ai jamais demandé.

-    Mais, c’est parce que vous êtes mon patron.

-    Et alors ? On bosse ensemble.

-    Mais j’ai trop de respect pour vous, pour votre professionnalisme.

-    Bref, tu m’admires… Jusqu’à la soumission.

-    …

-    Note encore que cela me convient parfaitement, mais je veux que tu en prennes conscience. Crois-moi, ce n’est pas une maladie. Il faut de tout pour faire un monde. Tu prends ton pied dans la soumission, c’est parfait et je suis plutôt preneur : quel est le problème ?

-    Non, ce n’est pas vrai. Je n’ai jamais fait ça. Je n’ai jamais aimé ça.

-    Allons, ne nie pas. Et les joujoux sadomasos que j’ai vu dans l’armoire de votre chambre : tu le nies ça aussi ?

-    Vous avez fouillé dans l’armoire ?

-    Non, elle était ouverte quand je suis allé dans votre chambre pour m’isoler. Il suffisait de regarder. Encore une fois, il n’y a pas de problème. Détends-toi ! T’aimes te soumettre. Admets-le, ça te libèrera !

-    Mais, c’est Julie qui se soumet, laissai-je échapper avant de me rendre compte de ma coupable indiscrétion.

-    Ah bon, dit-il un brin sceptique. Elle aime se faire fouetter, notre petite Julie ?

-    Non…. Enfin, c’est très indiscret et je ne veux pas parler de ma vie de couple. C’est personnel.

-    OK, n’en parlons plus. En tout cas, sache que je pense, à tort ou à raison, que tu as une nature soumise et que cela ne change rien pour moi à notre collaboration. Au contraire, je n’y vois que des avantages. Joindre l’utile à l’agréable, comme on dit. Bien sûr, je peux me tromper et je comprendrai très bien, même si je le regretterais, que tu ne l’acceptes pas. Tu es libre. Je ne te forcerai pas, sans ton consentement !

-    Et qu’est-ce que cela sous-entend ?

-    Rien de plus qu’aujourd’hui. Que tu continues à progresser dans ton travail, que tu continues à être docile et que tu continues à rendre des services sexuels, de temps en temps. Rassure-toi, je reste un amateur de femmes et je ne vais pas te solliciter outre mesure.

-    Et, si je vous fournis des call-girls, ce ne sera pas nécessaire ?

-    C’est sûr que si tu n’avais pas merdé avec cette Maria, on n’en serait pas là.

-    Et pour Julie ? Vous n’allez pas lui dire ?

-    Bien sûr que non, c’est à toi de décider de lui en parler, si tu le juges utile. Sois sûr que je ne lui dirai rien, ni ce week-end, ni après.

-    Tout est un peu confus dans mon esprit. On peut en reparler demain ?

-    Mais naturellement Fabien, rien ne presse et la nuit porte conseil… D’ailleurs, il est peut-être temps d’aller au lit. Je suis complètement perclus. J’ai la nuque un peu raide, ajouta-t-il en faisant quelques mouvements pour la décontracter... Ça ne te dérangerais pas de me la masser un peu ?

-    C’est encore un test de ma soumission ?

-    Vois-le ainsi, si tu le veux, mais c’est juste un service que je demande à un ami.

C’était un test, j’en étais sûr, en dépit de ses dénégations. Comme je venais d’obtenir un sursis pour rendre ma décision, il valait mieux dans l’attente continuer ma stratégie initiale d’obéissance. Je me levai, passer derrière son dos et commençai à lui masser la nuque. Je ne pouvais m’empêcher de mettre en œuvre tous mes talents pour que le massage le soulage efficacement. Cette obsession du travail bien fait ne me lâcherait jamais, bon sang ! Antoine appréciait et faisait durer la chose. Tout en le massant, j’avais le temps de penser, de réaliser à quel point il avait raison sur ma nature soumise. Ce n’était probablement pas qu’une question de circonstances.

-    Tu es vraiment doué Fabien. Je resterais bien ainsi plus longtemps, mais je ne veux pas abuser. Il est tard. Au lit ! Demain, il faut qu’on signe ce contrat.

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