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Changement professionnel

Chapitre 10

Retour de mission

SM / Fétichisme

Une fois encore, mon sommeil fut agité. Cette fois-ci, ce n’était pas tant les questionnements qui m’avaient empêché de bien dormir, c’était plutôt la douleur physique. Ma peau meurtrie par les coups de cravache supportait difficilement le contact du drap. Au réveil. Je constatai lors de ma toilette matinale les dégâts : tout mon dos, d’un flan à l’autre, des épaules jusqu’au bas des fesses était couvert d’ecchymoses. Antoine fit irruption dans ma salle de bain, sans le moindre respect de mon intimité. Il me tendit un tube de pommade.


— Mets ça, ça te soulagera !


Au moins, il se préoccupait de la santé de ses victimes. La pommade me permit d’atténuer la sensation de brûlure et de supporter le contact des vêtements sur mon dos.

Nous prîmes le petit-déjeuner puis partîmes à l’aéroport. Antoine, fidèle à son habitude, ne semblait faire aucun cas de ce qui s’était passé comme si cela était normal et ne méritait pas de perturber notre relation de travail. Nous arrivâmes en milieu d’après-midi au bureau. Myriam, a un moment, vint me voir et me demanda ce qu’Antoine avait pensé de ma recrue. Complètement désarçonné par la question, je bricolai une réponse à mi-chemin entre réalité et mensonge.


— En fait, comme elle a eu un accident, elle n’est pas venue et je n’avais pas de plan B.

— Quoi ? Alors, Antoine a accepté de faire abstinence ? Je n’y crois pas. Il a dû être furax.

— Oui, ça n’a pas été facile et j’ai bien morflé.

— Cela dit, je viens de le voir et il n’a pas l’air d’être plus furibard que cela. Je pense qu’en d’autre temps, il t’aurait viré sur place. Faut croire que tu as des talents qu’il apprécie !


Julie, à mon retour au bercail, malgré mes efforts pour donner le change, sentait bien que je n’étais pas dans mon assiette. Je repoussai ses tentatives pour m’amener dans la chambre. Je ne voulais pas qu’elle découvre l’état de mon dos. Aussi invoquai-je un retard de travail urgent pour aller m’enfermer dans mon bureau. Elle insista, jugeant sans doute qu’en bon mari, j’aurais dû être capable de satisfaire d’abord son appétit d’épouse trop longtemps délaissée, avant de me replonger dans mes obligations professionnelles. C’est bien la menace de devoir gâcher notre week-end chez Antoine si je ne m’acquittais pas immédiatement de cette tâche qui lui fit abandonner la partie. Il s’ensuivit une longue soirée où je tournai dans mon bureau à attendre que Julie parte se coucher. J’attendis jusqu’à deux heures du matin. Comme je ne voulais pas risquer de la réveiller, je préférai me pelotonner dans le fauteuil de mon bureau et passer la nuit ainsi à espérer trouver le sommeil.


Sur les coups de 6 heures, j’allai sous la douche, dans la salle de bain du rez-de-chaussée, toujours pour ne pas réveiller Julie. Les marques sur mon corps étaient beaucoup moins douloureuses mais loin de s’estomper, elles prenaient un aspect violacé quand il n’était pas verdâtre. Il n’était pas question que je m’exhibe torse nu autour de la piscine dans cet état. Je trouverais donc un prétexte pour ne pas avoir à le faire. En attendant, je décidai d’aller à la boulangerie chercher ce qu’il fallait pour préparer le petit-déjeuner et tenter de faire oublier nos retrouvailles manquées de la veille. Julie semblait s’être levée du mauvais pied : elle opposait à ma bonne humeur un silence froid. Elle ne se dérida que lorsque je promis de ne rien refuser à Antoine sans son accord. La hache de guerre enterrée, nous nous rendîmes apaisés au rendez-vous.


Antoine nous accueillit en tenue de bain. Il me serra la main et embrassa Julie chaleureusement. Cet accueil avait valeur d’adoubement comme couple d’amis. Lorsque nous fîmes notre apparition, nous découvrîmes un quatrième convive. Antoine nous le présenta sous le prénom de François. La trentaine, le muscle ferme, légèrement plus grand que la moyenne, le cheveu noir et la peau halée, un visage anguleux, François avait ce qu’on peut appeler une beauté ténébreuse. Il était dans la piscine avec Myriam. Ils étaient collés l’un à l’autre, ne laissant guère de doute quant à leur degré d’intimité. Quant à Amos, il était cantonné dans la cuisine comme la première fois et nous aurions bien l’occasion de le saluer lorsqu’il viendrait nous servir. Antoine retourna dans la piscine et nous invita à les rejoindre après nous être changés. J’encourageai Julie à le faire mais indiquai que j’avais une forte migraine et qu’il valait mieux que je reste à l’ombre.


Je me proposai d’aller donner un coup de main à Amos pour ne pas rester inactif. Julie me regarda avec circonspection mais ne fit aucune remarque. Antoine n’en fit pas plus pour me convaincre des vertus du soleil et de l’eau.


J’étais soulagé de voir que mon prétexte avait convaincu sans besoin d’un long argumentaire ; en même temps, je trouvais humiliant l’indifférence que suscitait ma défection. Je rejoignis donc Amos qui, bien que se montrant poli, sembla mécontent de partager son repaire avec un intrus. Malgré tout, je m’imposai et fit la conversation. Lorsque je demandai des informations sur François, Amos, sans aucune gêne, me dit que c’était l’un des amants de sa femme et qu’elle avait l’habitude de venir chez Antoine, avec l’un d’eux.


— J’avais cru, pour être honnête avec vous, ajouta-t-il, que vous seriez le prochain sur la liste. Si Myriam n’avait pas cru bon de convier l’un de ses amants la dernière fois, c’est parce qu’elle avait l’intention de faire de vous sa nouvelle victime. Manifestement, elle a déjà renoncé, sinon François ne serait pas là aujourd’hui.

— Vous n’allez pas un peu vite en besogne. Je ne vois pas Myriam jeté son dévolu sur moi en présence de Julie alors qu’elle sait l’amour que je porte à ma femme.

— Si vous le dites… En tout cas, à votre place, je m’inquièterais d’être envoyé à la cuisine pendant qu’ils s’occupent de votre épouse.

— Je n’ai pas été envoyé à la cuisine, comme vous dites. C’est moi qui ai choisi d’y venir.

— Oui, bien sûr. Enfin, si je peux vous donner un conseil, aller faire un tour là-bas, avant qu’il ne soit trop tard. Tenez, vous n’avez qu’à apporter ce plateau de cocktails que je viens de préparer.


Lorsque je débarquai, plateau en main, sur la terrasse, je surpris Julie collée à Antoine. Ils se roulaient un patin sous les yeux amusés de Myriam et François. Ils s’immergèrent ainsi enlacés, comme s’il s’agissait d’un jeu. Personne ne semblait m’avoir remarqué. Je ne me sentais pas le courage de faire un scandale, tant j’avais moi-même un sentiment de culpabilité pour ce que j’avais accepté trois jours durant. Je me sentais en fait complètement pris dans un piège dont je ne voyais plus comment me défaire. Je posai le plateau sur la table et retournai à l’intérieur avant que Julie et Antoine ne refassent surface. Je me cachai dans un coin du salon pour pouvoir les épier en toute discrétion. Antoine et Julie, une fois émergées, maintinrent leur étreinte. A un moment, Myriam glissa un mot à Antoine qui se tourna en direction de la table et s’écria bien fort.


— Fabien nous a apporté les boissons. Allons nous désaltérer !


Ils sortirent de l’eau. Antoine ceinturait Julie d’un bras et avant de la libérer pour prendre place autour de la table, il l’embrassa à nouveau longuement. Julie se laissait faire et semblait y trouver autant de plaisir qu’Antoine. Il lui glissa un mot à l’oreille ; elle y répondit par un grand sourire et un nouveau baiser. J’étais en train de la perdre et je ne savais pas quoi faire.


Lors du déjeuner, Julie s’assit d’un côté de la table, entre Antoine et Amos ; François et moi-même encadrions Myriam de l’autre côté. François avait en permanence une main posée sur la cuisse de Myriam. Que je puisse le voir ne les gênait aucunement. La main d’Antoine était elle aussi sous la table et je ne doutais pas qu’elle soit posée sur la cuisse de Julie. Antoine me lançait par moment un regard macho destiné à me faire comprendre que Julie était désormais sienne, qu’elle acceptait sa prise en main, si l’on peut dire, et qu’il fallait à mon tour que je l’accepte. J’étais tellement perdu que j’étais incapable de manifester une quelconque révolte. Et pourtant, je savais que mon silence valait consentement aussi bien pour Julie que pour Antoine.


A la fin du repas, je pris Julie à l’écart dans le salon et lui fit le reproche de son attitude. Elle minimisa sa culpabilité, m’accusa d’être parano et poursuivit en vidant son sac. Je la traitais avec distance. J’avais snobé sa demande de câlin la veille ; je préférais m’isoler à la cuisine que partager avec elle et nos amis des moments de détente dans la piscine. J’étais tellement froid avec elle qu’elle se demandait si je n’avais pas une maîtresse. Elle imaginait que mes voyages étaient de belles opportunités de rencontre. Elle savait par Myriam qu’Antoine était un chaud lapin et qu’il avait des fins de soirée très actives lors des missions. Elle s’étonnait que je ne lui en ai pas parlé. Cette omission était un aveu de culpabilité. A coup sûr, je devais en croquer aussi.


Je trouvais tellement injuste son attitude que lorsqu’elle me demanda si j’avais apprécié la fougue des portugaises, je ne pus plus longtemps me contenir et je lui balançai tout ce qui s’était passé à Lisbonne. La compassion qu’affichait Julie à l’écoute de ma relation m’encourageait à ne rien lui cacher des trois soirées et, pour lui prouver que je n’inventais rien, je lui montrai les traces que la cravache d’Antoine avait laissées sur mon dos. Je m’attendais en concluant mon récit à ce qu’elle me tombe dans les bras. Mais, contrairement à ce que j’avais pensé, les larmes qui mouillaient ses yeux n’étaient pas déclenchées par la compassion mais par la déception que je lui inspirais.


— Tu es en train de m’avouer que tu es un pédé soumis ? Moi qui commençais à espérer que tu t’affirmes enfin en mec viril et dominateur, quelle déception !

— Mais Julie, je ne suis pas pédé. Je t’aime. C’est pour toi que j’ai accepté de faire la pute.

— Non, ne me dis pas que tu te fais baiser par un mec par amour pour moi. Je ne veux pas de cet amour. Je ne peux pas aimer une fiotte qui accepte de se soumettre à un autre mec.

— Julie, tu es dure : je ne suis pas une fiotte, fis-je les larmes aux yeux. Tu comprends que si j’avais dit non, c’en était fini de notre nouvelle vie ?

— Parce que tu crois qu’elle est enviable ma nouvelle vie, maintenant que je découvre que mon mari est un pédé ?

— Julie, implorai-je tandis qu’elle quittait la pièce pour repartir vers la piscine.


Je restai un long moment prostré dans un fauteuil du salon, incapable de savoir comment sauver mon couple. Je ne me sentais pas non plus le courage d’affronter le regard de nos convives. Il ne faisait pas de doute qu’ils avaient entendus nos derniers propos qui avaient été proférés à forte voix.

Finalement, c’est Myriam qui vint à mon secours. Elle entra discrètement dans le salon, s’assit à mon côté et porta son bras autour de mes épaules.


— Fabien, je sais ce qui vient d’arriver. Julie est injuste, mais, ce n’est qu’une réaction d’humeur. Il faut lui laisser du temps. Croyez-moi, elle finira par comprendre et accepter. Surtout, ne pensez pas que vous l’avez perdu.

— Merci Myriam de me réconforter, mais je sens bien que quelque chose s’est cassé.

— Non, vous vous trompez, Fabien. Je connais les femmes : elles se laissent aller à des propos définitifs qui dépassent largement ce qu’elles pensent. C’est parce qu’elle vous aime que Julie a réagi si violemment. Il faut vous battre et la reconquérir. Je vous y aiderais. Je vous dois ce service. Je me sens un peu coupable, car j’ai eu tort de parler à Julie des aventures d’Antoine. Je n’imaginais pas qu’elle en tirerait des conclusions erronées quant à vous.

— Merci Myriam, je veux bien profiter de votre aide et de vos conseils.

— Voilà ce que je suggère. Je vais parler à Julie et la ramener à une attitude plus raisonnable. De votre côté, allez-vous reposer dans la chambre d’ami. Je ne pense pas que vous ayez particulièrement envie de vous amuser avec les autres. Je vous promets que Julie viendra vous rejoindre dans la soirée. Soyez juste un peu patient.

— Je vous fais confiance Myriam. Vous êtes mon seul espoir.

— Ne vous inquiétez pas, j’ai la situation en main. Je vous enverrai des SMS pour vous tenir informé de l’évolution de la situation.


La chambre d’ami était à l’étage et donnait sur la piscine. Comme j’étais trop énervé pour me concentrer sur la lecture d’un des ouvrages stockés sur les rayonnages d’une petite bibliothèque et comme je ne parviendrais pas non plus à trouver le sommeil, il me restait à observer ce qui se passait sur la terrasse et dans le parc. Peut-être pourrais-je ainsi décrypter les faits et gestes de chacun et en inférer l’évolution de mon sort. Je déplaçai un fauteuil pour pouvoir avoir le meilleur angle d’observation sans être vu en retour.


Comme Myriam s’y était engagé, elle se dirigea vers Julie qui, allongée sur un transat, prenait le soleil. Après quelques échanges, Julie se leva et accompagna Myriam au fond du parc. Myriam dirigeait la conversation et Julie, écoutait, se contenant de quelques courtes répliques, de grimaces ou de sourires. Pendant ce temps Antoine et François étaient assis à table, côte à côte, un journal posé devant eux et commentaient les résultats sportifs en sirotant une bière. Fabien pouvait entendre leur conversation et constatait qu’ils ne semblaient pas perturbés par l’esclandre que lui et Julie venaient de faire.


Myriam et Julie revinrent vers la piscine. Julie paressait détendue. Manifestement, Myriam s’était montrée convaincante. Elle me le confirma en m’envoyant un sms : « Julie m’a écouté. Elle est prête à vous pardonner mais elle a envie de vous faire payer un peu auparavant. Laissez-la faire ! Ne gâchez pas tout par un geste inconsidéré ! » Elles plongèrent dans la piscine et invitèrent les deux hommes à les rejoindre pour jouer à un volley aquatique. Le jeu était beaucoup plus innocent que celui du matin. Myriam avait-elle réussi à convaincre Julie de garder ses distances vis-à-vis d’Antoine ?


Le jeu prit fin ? Tous allèrent s’allonger sur un transat. Myriam à côté de François et Julie à côté d’Antoine. Julie ôta son soutien-gorge et tendit la crème solaire à Antoine. Celui-ci ne se fit pas prier pour lui prodiguer l’onction demandée qui évolua rapidement vers un massage sensuel. Julie se trémoussait de plaisir. Etait-ce sa vengeance ? Elle se retourna sur le ventre et le massage continua. Antoine insista entre les cuisses en remontant vers le sexe provoquant un redoublement des trémoussements de Julie. Antoine termina son massage par une petite tape sèche sur les fesses qui fit sursauter Julie. Il s’approcha ensuite de son oreille pour lui susurrer quelque chose. Elle tourna la tête et ils s’embrassèrent. Antoine quitta ensuite la terrasse. Julie continua à profiter du soleil pendant une demi-heure encore. Myriam et François semblaient plongés quant à eux dans une sieste profonde. Julie quitta à son tour la terrasse. Je finis par m’assoupir.


Lorsque je me réveillé, il était déjà 19 h. La terrasse était vide maintenant. Je consultai mon téléphone. Myriam avait laissé un nouveau message pour me dire qu’ils étaient tous partis en promenade et que je ne devais pas m’inquiéter quant à l’humeur de Julie. Je partis en inspection dans la maison pour me rendre compte qu’ils étaient tous sortis, même Amos. Je pris un ouvrage dans la bibliothèque du salon : je choisis un livre sur la guerre de cent ans. Cela me changerait les idées. Je remontai dans la chambre et m’installai dans le lit pour bouquiner. Je lus sans doute une bonne heure avant de replonger dans un sommeil profond.


C’est Julie qui me réveilla en allumant la lumière de la chambre. Elle était vêtue d’un peignoir. Elle portait le petit bagage qu’elle avait préparé le matin même avec quelques rechanges et des affaires de toilette. Elle avait aussi son sac à main. Elle posa le tout sur la petite table et se dirigea vers le lit. Je regardai l’heure : il était deux heures du matin. Elle ôta son peignoir et se glissa sous le drap à mes côtés. Son corps dégageait une forte odeur de sexe. Malgré tout, je tentai de la prendre dans mes bras en guise de réconciliation.


— Fabien, je viens de faire l’amour avec Antoine et François. Je suis lessivée.

— Mais Julie, comment as-tu pu faire cela ?

— Oh, je t’en prie, tu ne vas pas me faire la leçon. Je crois que tu es vraiment mal placé. Tout à l’heure, j’étais à deux doigts de te plaquer. C’est Myriam qui m’a convaincu de laisser une chance à notre couple. Evidemment, ce ne sera plus comme avant… Ça ne peut pas l’être ! Fini le rêve d’un mari qui soit un vrai mâle. Ni toi, ni moi ne pouvons pas changer ta nature. Et puis, maintenant, j’ai des amants qui peuvent assurer le rôle… Je peux te dire qu’Antoine n’y va pas de main morte et qu’il sait ce qu’il veut… Enfin, tu le sais aussi, j’allais oublier que tu as bien expérimenté la chose.

— Julie, je t’en prie. Ce n’était qu’un accident, je ne suis vraiment pas un pédé soumis. Laisse-moi te montrer l’homme viril que je peux être !

— Non, Fabien, ce n’est pas possible. Rien que le fait que tu m’implores me prouve le contraire. Sois lucide, ne te raconte pas d’histoire ! Interroge-toi seulement sur ton envie de continuer une relation avec moi mais sur d’autres bases.

— Mais, bien sûr Lucie, je t’aime, je ne veux pas te perdre.

— Comprends-moi bien : maintenant, c’est toi qui devra te soumettre à mes exigences. Tu es prêt à l’accepter ?

— Lucie, je suis prêt à tout accepter pourvu que tu me pardonnes.

— Il ne s’agit pas de pardonner, Fabien. Il s’agit de s’adapter à une situation nouvelle. Je découvre que tu n’es pas celui que je croyais et je dois composer avec cela. Cela ne pourra marcher entre nous que si chacun trouve une place qui lui est conforme. De mon côté, je me sens très à l’aise avec l’idée de dominer notre couple, maintenant que je t’ai percé à jour. C’est drôle mais je sens que soumettre une fiotte m’excite autant que de me soumettre aux fantasmes d’un macho. La balle est donc dans ton camp : es-tu prêt à admettre ta nature soumise et à te soumettre à mes désirs ?

— Julie, je suis prêt à essayer. Je n’ai pas de fierté mal placée et ce que je peux faire pour ton plaisir ne fait que me combler.

— J’ai bien envie de te tester ce soir. Es-tu prêt ?

— Cela ne peut pas attendre demain ? Il est tard.

— Non, je n’ai pas envie d’attendre et c’est moi qui décide !

— OK, OK.


Julie se leva et alla chercher un objet dans son sac.


— Tiens, c’est la cage de chasteté d’Amos. Je veux que tu la mettes en guise de soumission.

— Mais Julie, je ne vais pas renoncer à ma virilité. J’ai envie de te donner du plaisir.

— Tu vas pouvoir le faire, mais pas avec ta queue. En tout cas pas ce soir. Enfile cet engin et arrête de discuter mes ordres. Ou alors, ne me dis pas que tu es prêt à tout pour me garder.

— OK, je vais le mettre. Mais il n’est même pas propre et il pue la pisse.

— C’est pas grave. Il se nettoiera lorsque tu prendras ta douche demain matin.


Sans guide d’utilisation, l’installation de la cage prit un peu de temps. C’était une cage métallique qui contraignait le pénis à rester courbé. Mon pénis, même à l’état de repos, n’est pas particulièrement petit et l’introduire dans le petit étui me semblait compliqué. Je réussis malgré tout à fixer l’engin et à le verrouiller. Julie tendit la main pour que je lui donne la clé. J’hésitai un moment mesurant bien ce que la remise de la clé portait comme symbole de mon nouveau statut. Je mesurais aussi à quel point, je me rendais dépendant d’elle. Elle claqua des doigts pour mettre un terme à mes tergiversations. La clé changea de propriétaire. Elle alla la mettre dans son sac à main en se cachant de moi pour que je puisse savoir dans quel recoin elle l’avait glissée. Elle revint dans le lit, admira l’effet de la cage. Elle la toucha pour voir si elle faisait bien son office.


Elle retira le drap du lit, s’allongea alors sur le dos, écarta les cuisses et m’invita à lui faire un cunnilingus. Je passais après ces deux amants et sa demande revenait à me faire accepter la primauté d’Antoine et François. Ma langue récoltait le sperme encore chaud qui coulait de son vagin.


— Vas-y, enfonce la plus profondément. Nettoie bien ma chatte. Régale-toi du nectar de mes amants.


Lorsque je cherchai à m’agripper à ses seins, elle me repoussa. Je devais me contenter de satisfaire ses désirs sans prendre d’initiatives. A défaut, je m’appliquai à pomper son clitoris comme elle aimait. Elle eut son orgasme. Elle me présenta alors son anus dont la dilatation ne laissait pas de doute sur le fait qu’il avait été lui aussi pénétré.


— Aspire bien mon cul ! Il y a un peu plus de sperme à récupérer.


J’obéis et je parvins à aspirer quelques filets de sperme. Julie prenait un réel plaisir à me dominer. Son plaisir révélait le mépris en lequel elle me tenait désormais. Son attitude avait changé en profondeur. Je devenais un étranger pour elle. J’en était convaincu, je l’avais perdue. La Julie que j’aimais et qui m’aimait n’existait déjà plus. A quoi bon continuer alors ? Un manque courage, de volonté ? Plutôt l’incapacité de faire mon deuil de notre amour. J’aurais besoin de temps.

Julie me repoussa dans un coin du lit, remonta le drap sur nos corps et, sans même me dire, bonne nuit, éteignit la lumière.

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