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Changement professionnel

Chapitre 11

Je hais les dimanches

SM / Fétichisme

Julie n’avait pas changé d’humeur, ce dimanche matin. Malgré mes supplications, elle refusa de me donner la clé de la cage et je dus prendre ma douche avec cet engin qui m’empêchait de bien nettoyer mon sexe. Je dus sécher le tout avec un sèche-cheveux pour éviter que l’humidité ne favorise l’apparition de champignons.  Au retour de ma toilette, Julie était toujours allongée sur le lit. Elle était en train de composer un message sur son smartphone. Lorsqu’elle me vit, elle me dit que j’étais attendu à la cuisine pour préparer le petit-déjeuner. Cela faisait partie du nouveau contrat. Comme je devais obéir, je décidai de le faire avec bonne humeur. J’enfilai avec entrain un vêtement ; je m’approchai d’elle, avant de quitter la chambre, pour lui voler un baiser. Elle tourna la tête pour m’offrir sa joue. C’était déjà ça.

Amos était seul à la cuisine. Il était déjà affairé aux fourneaux. Lorsque je le saluai, il me répondit sans grande chaleur. Je me mis à son service, ne pouvant prétendre à autre chose qu’un rôle de commis.

-    Au fait, la cage vous convient ? Elle est à votre taille ?

-    Je vous remercie de me l’avoir prêtée, même si j’aurais très bien pu m’en passer. Au moins, c’est vous qui profitez d’un peu de liberté.

-    N’en croyez rien, en guise de substitution, je dois porter une culotte métallique très inconfortable que Myriam habituellement me fait porter lorsqu’elle veut me punir. Je ne vous remercie pas.

-    Ah, je suis vraiment désolé. Mais pourquoi avoir accepter une punition que vous ne méritez pas ?

-    Vous êtes encore novice ; vous allez vite apprendre ce que c’est que de se soumettre. Vous auriez dû réfléchir avant d’accepter d’être mis en cage. Vous n’avez plus le choix maintenant… Bon, il est temps d’aller apporter le petit déjeuner à nos maîtres. Mettez deux petits déjeuners sur chacun des deux plateaux et allez en porter un à la chambre d’Antoine ! Je m’occupe du second. Et ne tardez pas, il y a du travail !

-    Pourquoi deux petits déjeuners ?

-    Ce sont les ordres ! Il n’y a pas à discuter.

Je frappai à la porte de la chambre. Antoine me cria d’entrer. Face à moi, dans le lit, il y avait Antoine et Julie. Julie que j’avais laissée dans mon lit se retrouvait désormais dans celui d’Antoine. Le drap les recouvrait à hauteur du bassin. Antoine avait passé son bras droit derrière sa nuque et agrippait de sa main son sein droit.

-    Bonjour Fabien. Merci pour le petit déjeuner. Tu peux poser le plateau sur la table.

Antoine donnait à la situation insolite du mari servant le petit-déjeuner à l’amant de son épouse, un caractère parfaitement banal. Son assurance me désarçonnait. Comment ne pouvait-il pas craindre une réaction de ma part ? Qu’est-ce qui lui faisait penser que je ne me rebellerais pas, que je ne tenterais pas de lui casser la figure ? Le fait est que j’avais déjà renoncé à toute rébellion. Quel espoir avais-je de récupérer Julie en montrant une quelconque mauvaise humeur ? S’il me restait quelque chose à espérer d’elle, c’était en faisant profil bas. C’était le conseil de Myriam. Je posai le plateau et fit demi-tour pour quitter la chambre.

— Fabien, avant de partir, peux-tu verser le thé dans les tasses. Je n’aime pas quand il est trop infusé. Merci.

Sa demande exprimée, il embrassa ostensiblement Julie et glissa sa main gauche vers sa chatte. Julie s’abandonnait à ses caresses sans sembler gênée par ma présence. Il ne faisait aucun doute que cette scène était destinée à me provoquer et tester ma patience. Je remplis aussi vite que possible les deux tasses et quittai la chambre avant qu’il ne puisse me contraindre à rester plus longtemps. « Vas-y, baise-la, me dis-je intérieurement. Si elle est assez salope pour se faire tirer par le premier venu, que m’importe, après tout ! »  

Je retournai à la cuisine. Amos continua de prendre en charge mon programme de travail. Je devais d’abord débarrasser la table de la veille, mettre de l’ordre et faire un peu de ménage sur la terrasse, passer l’aspirateur dans la piscine. J’acceptai toutes ces tâches de bonne grâce. Me concentrer sur ces occupations me changeait les idées. Surtout, je ne voulais pas rester inactif à me lamenter sur mon sort. La chambre d’Antoine avait une baie vitrée qui donnait sur la terrasse et tandis que je passais l’aspirateur dans la piscine, mon œil était obsessionnellement attiré par le spectacle qui se déroulait dans la chambre. Antoine pilonnait par derrière Julie campée à quatre pattes sur le lit. Il avait en main une touffe de ces cheveux qu’il tirait pour la faire se cambrer. Dans son autre main, il tenait sa cravache dont il se servait pour exciter Julie. Ils étaient orientés face à la tête de lit, légèrement de profil, de sorte que je pouvais assister à la scène sans être vu.  J’étais captivé par la scène. Je m’identifiais alternativement à l’un et à l’autre : à Julie, pour revivre mes nuits portugaises à subir les assauts d’Antoine ; à Antoine, pour me rappeler les séances où je soumettais Julie. Loin de m’ulcérer, le cocufiage me renvoyait avec nostalgie à ce que j’avais vécu avec l’un et avec l’autre. Oui, il s’agissait bien de nostalgie car, même faire la pute pour Antoine, je le regrettais. Un peu comme une fille qui admire un homme, qui a la chance de le voir un jour poser les yeux sur elle et qui accepte ensuite tout de lui comme un cadeau qui lui est fait pour la vie. J’admirais Antoine et je restais fier et heureux d’avoir partagé des instants de sa vie. Quant à Julie, même si je me mettais à la traiter de salope, j’étais toujours amoureux d’elle. Bref, je voulais encore partager la vie de ces deux-là  quitte à être cantonné dans un rôle d’utilités ou de figurant.

Antoine, dans une dernière chevauchée eut un orgasme bruyant. Il retomba sur le dos de Julie qui s’affaissa sur le lit. Il tourna la tête vers moi, m’adressa un sourire tout en tendant le bras vers moi pouce levé. Comment m’avait-il surpris à les observer ? En tout cas, loin de le gêner, il semblait y voir avec satisfaction une forme de complicité. Pour sauver les apparences, je détournai rapidement le regard et terminai ma tâche comme si je n’avais rien vu. Je savais cependant qu’il venait de marquer un nouveau point dans le jeu de soumission qu’il m’imposait.

Alors que j’aidais Amos à la préparation du repas, nos deux épouses et leurs amants, firent leur apparition sur la terrasse alternant natation et bronzage. J’apportai, comme Amos me le demanda, des rafraichissements. Je constatai alors les marques qui striaient le dos de Julie. Contrairement à moi, elle les exhibait sans honte.

Pour le repas, chacun reprit la place qu’il avait la veille. Antoine et Julie ne faisaient plus aucun effort pour ménager mon honneur. Ils se touchaient, s’embrassaient, comme s’ils formaient un couple légitime. Antoine veillait à m’impliquer dans la conversation en évoquant notre collaboration professionnelle, en m’attribuant le mérite de nos succès et en m’encourageant à relater quelques ressorts du métier. Son jeu était transparent. Il pouvait se résumer ainsi : « je baise ta femme, mais cela ne prête pas à conséquence et ne remet en cause ni notre relation, ni notre collaboration professionnelle ». Bien sûr, cette proposition était très humiliante, car elle revenait à considérer normal qu’il me fasse cocu. Elle était l’étape ultime de tout un processus qui m’avait conduit à repousser sans cesse les limites du tolérable. Si je l’acceptais, je n’avais plus de légitimité à m’opposer à sa volonté, je capitulais. L’enjeu était grave, j’en avais pleine conscience. C’en était trop, je ne pouvais franchir le pas. Il fallait que je dise stop. Je me lèverais, leur balancerais à tous quelques vérités abruptes ; puis je me tirerais pour aller me reconstruire, seul, loin de toute cette perversité malsaine. Oui, ma décision était prise, le spectacle allait commencer…

Je me levai en repoussant brusquement ma chaise. Dans mon mouvement, la cage de chasteté me blessa à l’aine. Je l’avais oubliée, celle-ci. Qui allait m’aider à l’ôter, si je partais maintenant en me fâchant avec tous ? La situation était tristement comique.  Peut-être parviendrais-je à me défaire de cet engin sans avoir la clé ! Ce n’était cependant pas sûr. Je ne me voyais pas non plus aller demander le concours d’un serrurier. La honte serait insurmontable. Dans un éclair de lucidité, je fis cette analyse en une fraction de seconde. Aussi, lorsque je me retrouvai debout face au regard inquiet de tous, j’improvisai une petite scène pour tenter de donner un autre sens à mon geste d’humeur. Je pris mon verre et le tendis en direction d’Antoine avec un large sourire et je déclarai :

-    L’homme que vous voyez me fait trop d’honneur. C’est bien entendu lui, le maître, l’homme d’orchestre. Je ne suis qu’un élève qui obéit scrupuleusement aux consignes et qui espère un jour à son tour devenir lui aussi un maître. En attendant, Boss, je veux publiquement vous remercier de nous avoir pris sous votre coupe, Julie et moi. Vous avez changé notre vie. J’espère que vous appréciez tout ce que nous vous offrons en retour. Quant à toi, Julie, je veux aussi que tout le monde sache à quel point je t’aime. Tout ce que j’ai fait jusqu’ici, c’est à cause de toi… Pardon, je veux dire, c’est grâce à toi et c’est pour toi.

J’incitai chacun à prendre son verre. Tous se plièrent à ce toast, soulagés après leur inquiétude initiale. Je me rassis.

-    Fabien, j’apprécie énormément ce que tu viens de dire, intervint Antoine tout en accentuant son étreinte autour de Julie. Ton humilité te fait honneur. Dans notre milieu si superficiel souvent, il est important de bien se connaître pour ne pas se perdre, de savoir quels sont ses talents, de savoir être à sa place, de s’y sentir à l’aise. Tu as toutes ses qualités. Je ne sais pas si un jour, tu seras un maître, comme tu le dis. Si tu en as envie, peut-être. Le plus important, c’est que tu t’épanouisses, que tu sois toi-même. Si j’ai une contribution à cela, tu m’en vois ravi.

Julie, pour féliciter Antoine de son discours, l’embrassa. Elle m’adressa ensuite un clin d’œil affectueux. J’avais donc moi aussi ma récompense. La distribution de bons points n’était certes pas très équitable, mais elle me laissait augurer d’un progrès vers mon pardon.

Pour le restant de l’après-midi, je décidai de rejoindre le cercle autour de la piscine. Je m’allongeai sur un transat pour profiter du soleil et faire un peu de lecture. Je gardai cependant un tee-shirt pour ne pas exhiber mes marques de cravache. Maintenant que Julie affichait les siennes, montrer les miennes me semblait encore plus gênant. Myriam, à un moment, vint m’apporter un rafraichissement. Elle me glissa un petit mot gentil sur mon discours : j’avais touché Julie et elle était sure qu’elle me reviendrait rapidement. Je profitais de cet échange pour demander à Myriam de plaider ma cause auprès de Julie quant à la cage de chasteté. Elle me promit de lui en parler dans la semaine mais me répéta qu’il me fallait être patient.


Le week-end se terminait. Julie et moi quittâmes nos hôtes comme cela se fait entre amis. Il était déjà question de se retrouver tous le prochain week-end. Tandis que je m’installai dans la voiture, Julie, avant de m’y rejoindre, ne put s’empêcher de se coller lascivement à Antoine pour lui donner un baiser fougueux. Le baiser que se donnent les amants quand ils savent qu’ils vont être séparés un temps trop long et qu’il leur faut faire une réserve d’amour pour supporter l’attente.

Nous fîmes la route en silence. Lorsque nous fûmes arrivés à la maison, je tentai de convaincre Julie de me donner la clé de la cage de chasteté. Elle refusa obstinément en me rappelant que j’avais accepté de me soumettre à sa volonté. Je devais me montrer encore un peu patient. J’insistai. Je lui expliquer dans quel inconfort elle me mettait. Je craignais qu’elle me blesse l’aine, que, faute de pouvoir bien nettoyer et sécher mon sexe, des germes se développent. Voulait-elle pousser sa vengeance jusqu’à me mutiler ? Elle dédramatisait ma situation. Je n’étais pas le premier à supporter cette contrainte. La cage était conçue pour éviter les problèmes sanitaires. Je sentais malgré tout que mes arguments la touchaient quelque peu. J’enfonçai le clou en évoquant fallacieusement des démangeaisons qui pourraient être les premiers symptômes d’une mycose ou d’une infection.

-    Écoute, Fabien, même si je voulais te donner la clé, je ne le pourrais pas. La clé, je ne l’ai pas ! Elle est chez Antoine.

-    Quoi ? Tu l’as oubliée ?

-    Non, c’est Antoine qui la garde. Myriam m’avait prévenu que, si je la gardais avec moi, je ne résisterais pas à la pression que tu me ferais pour que je te libère. Je vois maintenant qu’elle avait raison.

-    Tu es en train de me dire que je vais devoir garder cet engin au moins jusqu’au prochain week-end.

-    J’en ai bien peur, à moins que tu ne parviennes à convaincre Antoine de te donner la clé.

-    Quant à Myriam, quelle traitresse, celle-là ! Elle prétendait œuvrer en ma faveur et, dans mon dos, elle te dresse contre moi.

-    Non, Fabien, tu ne peux pas dire cela. Elle s’est vraiment démenée pour que je ne te plaque pas. Elle m’a rappelé ton amour sincère ; elle m’a fait mesurer la chance que j’avais d’avoir un homme si dévoué à mon service. J’ai confiance en elle : elle est très intelligente et me donne de bons conseils. Je l’apprécie vraiment et je crois que c’est réciproque. Alors, ne dis pas de mal d’elle !

-    Et que t’a-t-elle dit d’autre qui puisse témoigner pour elle ? Reconnais que j’ai de quoi me méfier quand je vois comment elle traite Amos.

-    Amos ne se plaint pas de son traitement. Il s’épanouit pleinement dans sa relation de couple. Rien ne lui fait plus plaisir que le bonheur de Myriam.

-    Et, tu voudrais peut-être que j’en fasse autant pour toi.

-    Je ne sais pas. Oui, peut-être. J’ai besoin de temps… Nous avons besoin de temps tous les deux pour savoir où nous en sommes, ou nous désirons aller. Toi aussi, tu dois prendre le temps de bien comprendre tout ce qui nous arrive. Sois patient ! Ce n’est pas parce que tu ne peux pas bander quelques temps qu’il faut que tu remettes tout en cause.

-    Quelques temps, ça veut dire combien ?

-    Je ne sais pas, moi…

-    Tu ne sais pas et tu voudrais que j’entende cela en restant zen ! C’est sûr, pour toi, c’est facile. Tu baises avec Antoine. Tu as même baisé avec François.

-    Ne sois pas vulgaire. Toi aussi, tu t’es fait baisé par Antoine, je te rappelle. Je me demande si tu es jaloux d’Antoine ou si tu ne serais pas jaloux de moi. Tu devrais te poser la question.

-    Toi aussi, tu devrais te poser une question : qu’est-ce qu’Antoine cherche avec toi ? N’espère pas qu’il t’aime un jour comme moi je continue de t’aimer.

-    Fabien, arrête deux minutes avec ton amour dégoulinant ! Antoine ne m’aime pas, la balle affaire ! En tout cas, il me baise bien et c’est ça que je veux. Du sexe, du dur, du brutal, mais du vrai. Ne le prends pas mal, mais vous ne baisez pas dans la même catégorie tous les deux : non pas que tu sois maladroit, mais, tu es trop romantique ; lui, c’est un mâle dominant. Pour partager un instant avec lui, je suis prête à ramper.

-    Mais je sais aussi me montrer dominant. Tu oublies nos dernières séances. Ne me dis pas que tu n’as pas aimé.

-    Si, tu m’as fait jouir comme je ne l’espérais plus avec toi. Tu m’as révélé mon goût pour le sadomasochisme. Le problème, c’est que maintenant que j’ai gouté à un authentique mâle dominant, tu n’es plus crédible dans le rôle surtout depuis que tu m’as révélé ta nature gay et soumise.  Il faut tourner la page, Fabien. Nous ne reviendrons pas à notre vie d’avant, je n’y crois pas et je ne le veux pas.

-    Mais Julie, as-tu conscience que cela ne durera sans doute pas, toi et Antoine ?

-    Cela durera le temps que cela pourra durer ! En tout cas, je veux m’y accrocher et je compte sur toi pour m’y aider. Ne gâche pas tout ce qui nous arrive !

-    Mais Julie, tu y trouves beaucoup plus ton compte que moi !

-    Je croyais que tu m’aimais !

-    Oui, bien sûr que je t’aime, mais reconnais que c’est dur pour moi !

-    Tu ne vas pas me dire que, si tu pouvais en un coup de baguette magique retourner dans notre vie d’avant, tu le ferais.

-    Non, bien sûr, mais je ne voyais pas non plus que les choses évoluent comme cela se dessine.

-    Il faut savoir prendre les choses comme elles viennent. Fabien, ta nature est dans la soumission. J’en suis de plus en plus convaincue. Comprend-le et tu y trouveras du plaisir au final, comme je trouve du plaisir à me soumettre au plaisir d’Antoine, comme je sais pouvoir trouver du plaisir aussi à te soumettre.

-    Tu as sans doute raison, Julie. C’est vrai que je ne parviens pas à vous en vouloir de ce qui m’arrive, ni à toi, ni à Antoine, ni même à Myriam. Je m’interroge… Mais, il me faut sans doute encore du temps pour aller au bout de mon analyse.

-    Je vais t’aider à avancer sur ce chemin. En attendant, si tu allais nous préparer un petit encas pendant que je me délasse au salon.

-    Oui, mon amour.

-    Fabien, évite de m’appeler mon amour, c’est fatigant. Appelle-moi Maîtresse !

-    Mais, tu ne crois pas que cela fait un peu ridicule ?

-    Non, je ne le crois pas et je pense même que cela mettra la distance nécessaire entre nous, ce qui t’aideras à me respecter et à trouver ta place. Je pense même qu’il serait bon que tu me vouvoies.

-    Mais Julie…

-    Maîtresse, veux-tu !

-    Entendu, Maîtresse. Je préfèrerais que nous continuions de nous tutoyer.

-    Moi, non. Naturellement, quand nous serons en société, tu pourras continuer à m’appeler Julie et à me tutoyer pour sauver les apparences… Allez, va faire ce que je t’ai demandé.

-    Oui, Maîtresse, tout de suite.

Cela m’était venu sans effort. Après tout, je trouvais cela peut-être plus naturel qu’il n’y paraissait. J’allai concocter avec des restes une salade et revins avec nos deux plateaux repas. Julie avait allumé la télévision et, tout en pianotant sur son smartphone, elle regardait distraitement une des émissions stupides de divertissement que je zappais systématiquement dans notre ancienne vie. L’intention était claire. Je me gardais de faire une allusion sur la vacuité de ce type d’émission. Je préférai prendre mon plateau et aller manger en cuisine tout en consultant la presse sur ma tablette. Un quart d’heure passa. Julie m’appela. Je me présentai à elle pour connaître l’objet de son appel. Elle avait fini son assiette et continuait de regarder l’émission Elle me pria de lui ôter ses chaussures et de rapprocher le pouf de sorte qu’elle puisse y étendre ses jambes. Elle me demanda ensuite un massage des pieds, ce qui aurait été un pur plaisir, si je n’avais pas dû supporter dans mon dos les échanges prétendument drôles de l’animateur avec ses invités et les rires sonores de son public. De mon initiative, j’allai chercher une crème relaxante pour agrémenter le massage.

-    Julie, pourrais-tu au moins baisser le son, s’il te plait, demandai-je en reprenant mon massage !

-    Certainement pas, si tu le demandes ainsi ! Me reprit-elle, en se levant et en me giflant sèchement la joue.

Le coup me surprit et me déstabilisa. Je découvrais Julie comme je ne l’avais jamais connue. Son regard noir montrait qu’elle assumait la spontanéité de son geste. Je ne pouvais que faire profil bas.

-    Excusez-moi Maîtresse. Il faut que je m’habitue… Pourriez-vous baisser le son, s’il vous plait ?

-    Continue ton massage et arrête de me déranger !

Le massage terminé, Julie éteignit la télévision et décida qu’il était l’heure de se coucher. Tandis qu’elle passait à la salle de bain, elle me demanda de ramener les plateaux à la cuisine, de faire la vaisselle et un brin de ménage. Je dus attendre que Julie eut fini sa toilette pour utiliser à mon tour la salle de bain. C’était une nouvelle modification de nos usages. Lorsque je vins la rejoindre dans la chambre, elle était déjà allongé dans le lit un livre çà la main. J’étais nu, comme à mon habitude, sauf que je portais cette maudite cage de chasteté. Avec un sourire vicieux, elle regarda l’objet et me demanda d’approcher d’elle. Elle prit la cage dans une main et la tira dans diverses directions, comme si elle voulait vérifier qu’il n’était pas possible de l’ôter sans utiliser la clé. Évidemment, ses tractions se faisaient douloureuses pour mes testicules et je piétinai sur place pour tenter de contenir la douleur.  Elle s’en amusa.  Je dus la remercier dans les formes avant de rejoindre ma place dans le lit. Elle me demanda alors de me glisser sous le drap pour lui lécher la chatte tandis qu’elle continuait sa lecture. Je m’appliquai à lui prouver mes talents. J’aspirai son clitoris, enfonçai ma langue dans son vagin, donnai de grand coups de langue en partant de son pubis et en descendant jusqu’à l’anus. Je tirai sur ses lèvres. Je la sentais s’échauffer. Elle ne devait plus guère être concentrée sur sa lecture, si j’en croyais ses gémissements. J’étais moi-même excité et sentais mon sexe tenter une érection impossible. Je travaillai à nouveau son clitoris. Elle me plaqua le visage contre son sexe. Elle s’abandonna à un orgasme intense. Elle me maintint ainsi le temps de reprendre ses esprits puis elle me repoussa vers le coin opposé du lit. Elle éteignit d’autorité la lumière sans me laisser la possibilité de lire.

Elle portait avec aisance le costume de son nouveau rôle. Quant à moi, le rôle de larbin ne m’était pas encore complètement naturel même si je commençais à en trouver quelques plis.

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