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Changement professionnel

Chapitre 14

Une évolution personnelle

SM / Fétichisme

Puisque nous devions prendre l’avion le dimanche matin, le week-end chez Antoine se réduisait à la journée et à la nuit du samedi. J’avais préparé ma valise et les dossiers pour les amener chez Antoine. Nous pourrions ainsi nous rendre à l’aéroport directement depuis chez lui.

Le samedi, la journée se déroula comme les fois précédentes. De ce que je pouvais en voir, les relations entre Julie, Myriam et Antoine étaient toujours très complices et détendues. Julie devait plaider ma cause auprès d’Antoine. Quand le ferait-elle exactement ? Je ne le savais pas, sans doute au moment du coucher. Je n’aurais sans doute pas le résultat de leur conversation avant le départ en mission. Cet exercice de patience m’était très désagréable car j’avais hâte de savoir jusqu’à quel point Julie était prête à prendre mon parti.  J’avais hâte aussi qu’elle obtienne le déverrouillage de la cage de chasteté. Celle-ci me fut ôtée le dimanche matin, non grâce à l’intercession de Julie mais grâce au pragmatisme d’Antoine. Il me fit venir alors qu’il était encore dans son lit avec Julie. Lorsqu’il me laissa entrer dans la chambre, tous les deux étaient allongés nus, côte à côte, sans aucun drap pour les couvrir. Témoin de leurs ébats nocturnes, une laisse pendait au collier de Julie. Une cravache était aussi posée sur la table de chevet. Antoine avait le bras tendu sur le corps de Julie de sorte que sa main atteigne son sexe. Comme un signe de propriété, il avait introduit l’index et le majeur dans son vagin.

-    Bonjour Maître, bonjour Maîtresse, dis-je obséquieusement en entrant espérant m’attirer les bonnes grâces de mes tourmenteurs.

-    Bonjour Fabien, approche.

Je fis les quelques pas nécessaires pour me retrouver de son côté du lit.

-    Défais ton pantalon et baisse ton slip ! Je vais te libérer de ta cage, annonça-t-il en agitant sous mes yeux la clé qu’il avait caché jusqu’alors dans sa main libre. N’es-tu pas content ?

-    Si, Maître. Merci, Maître.

-    Tu sais pourquoi je te l’enlève ?

-    Parce que vous êtes bon, Maître, et que vous avez confiance en moi.

-    Oui, sans doute, mais c’est surtout parce que, si je te la laisse, nous aurions quelques difficultés à passer les portiques de douane et de police sans attirer l’attention. Heureusement que je suis là pour penser à ces détails. Normalement, c’est ton rôle d’y penser.

Pendant l’échange, j’avais baissé mon pantalon et mon slip. Mon sexe encagé était maintenant exhibé à quelques dizaines de centimètres de la tête d’Antoine. Avant d’introduire la clé, joua à tirer dans tous les sens sur la cage comme s’il cherchait à l’ôter sans l’ouvrir. Les tractions étaient évidemment très douloureuses ; mes miaulements le lui confirmaient. Cela ne l’arrêta pas ; au contraire, il poursuivait en tirant toujours plus fort et en masturbant le vagin de Julie de son autre main. Je commençais à penser qu’il cherchait vraiment à retirer la cage de force.

-    Ne t’inquiète pas, ce n’est qu’un test pour vérifier qu’elle ne peut pas être ôter sans la clé, dit-il avec un sourire sadique, me voyant paniquer. En fait, je suis admiratif quant à l’ingéniosité de cet engin. Il n’y a effectivement pas moyen de l’ôter sans arracher les testicules… A moins d’avoir la clé, ajouta-t-il avec malice en relâchant mon sexe. Avant de te libérer, je veux que tu me jures que tu n’en profiteras pour trahir ma confiance.

-    Je vous le jure, Maître, je ne vous trahirai pas.

-    De toute manière, tu le sais, j’ai quelques armes pour t’en dissuader. Rappelle-toi que c’est moi qui ai ton passeport. N’oublie pas non plus que, si la direction ou, pire, la police, apprenait… appelons cela des négligences dans le dossier de Lisbonne, tu pourrais avoir de graves ennuis. Si tu t’étais un peu mieux renseigné, tu aurais découvert que la société Canaravo qui finance une bonne part de l’opération appartient aux narcotrafiquants. Certes, il m’a fallu quelques temps pour le comprendre, mais, en t’y prenant mieux, tu aurais pu aussi le savoir. En tout cas, il va être difficile maintenant d’expliquer que l’origine des fonds a été vérifiée et qu’elle est clean.

-    Si cela se sait, ça me retombe dessus. C’est pour ça que vous m’avez fait endosser la responsabilité sur ce point ! Je me disais bien que c’était suspect.

-    Non, je t’ai fait assumer cette responsabilité car c’est bien toi qui était à la manœuvre sur ce sujet. Ne me prend pas pour un menteur ou un escroc. Cela dit, c’est vrai que s’il y a un problème, c’est toi qui trinque. Moi, je pourrai toujours plaider l’innocence. La rigueur avec laquelle j’ai traité tous mes précédents dossiers parlera pour moi.

Je me sentais pris au piège. Julie écoutait notre conversation sans broncher. Son expression montrait cependant une certaine perplexité, voire une inquiétude. Je ne pouvais en rester là, sur ce constat qui signait une nouvelle défaite face à un Antoine plus intelligent et naturellement voué à dominer. Je lançai pour le regretter presqu’aussitôt :

-    Etes-vous sûr d’être toujours irréprochable ? Que la police ne pourrait rien vous reprocher ?

Sans le dire, je faisais allusion à son éventuelle implication dans le potentiel réseau de prostitution de Myriam. Le coup porta. Antoine parut déstabilisé, hésita avant de répondre.

-    Je ne sais pas à quoi tu fais allusion. Oui, je te l’affirme, je n’ai rien à me reprocher.

-    Excusez-moi, Maître, je le sais bien, je voulais simplement dire que tout le monde a des choses à se reprocher, dis-je pour faire machine arrière. Je vous fais confiance car vous avez toujours été bon et honnête avec moi. Je sais que vous ferez ce qu’il faut pour que je n’ai pas à payer mes négligences et je vous promets d’être plus de vigilant dorénavant.

Je savais bien qu’en disant cela, je concédais la défaite. Celle sonnait probablement comme une déception de plus aux oreilles de Julie, mais, il fallait sauver l’essentiel : ne pas entrer en guerre sans arme.

-    Tu peux compter sur moi pour te protéger. Je te protège car je tiens à toi. Je n’ai pas du tout l’intention de te dénoncer. Ce serait stupide tant que je peux compter sur toi.

La menace était claire.

-    Alors, on l’ôte cette cage, interrogea-t-il en introduisant la clé ?

-    Oui, Maître. Merci, Maître.

Il tourna la clé et démonta la cage qu’il posa sur sa table de chevet. J’étais enfin libre après plusieurs semaines d’emprisonnement, je ne savais plus combien exactement. Je me palpai machinalement mes attributs comme pour vérifier qu’ils étaient encore sensibles. Antoine s’en amusa et me demanda de me masturber pour vérifier que j’étais toujours capable de bander, car, à l’entendre, il était inquiet.

Ma verge, du fait de sa longue séquestration, s’était considérablement rétractée. Je ne parvenais pas à la prendre en main pour entamer une masturbation. Par ailleurs, la honte de me livrer à cet acte face à Antoine te Julie, inhibait toute excitation propre à stimuler une érection naturelle. Le grotesque de la scène déclencha un rire nerveux chez Julie.

-    Mon inquiétude serait-elle fondée, s’interrogea Antoine en riant lui aussi. Finalement, cette cage va peut-être devenir inutile. A moins que tu aies besoin d’un peu d’aide pour relancer la machine. Viens me sucer un peu. Apparemment, cela t’aide à bander si j’en crois mon expérience.

Sucer la queue d’Antoine sous les yeux de Julie. Encore une nouvelle humiliation. Allais-je accepter alors que j’étais libre maintenant ? Je pouvais me lever, remonter mon pantalon et partir. Prouver à Julie que je ne lui avais pas menti quant à mes intentions d’arrêter ce jeu infernal, que je n’étais pas une lavette. Bien sûr, il y avait la menace agitée par Antoine. Et comment récupérerai-je mon passeport ? Mais tout cela devait-il me dissuader d’imposer mon propre choix ? Il fallait que je parte. Pourtant, je me mis à genoux devant le lit et entamai la fellation ordonnée.

Il y aurait tant de choses à dire pour expliquer ce choix. La plus immédiate est que la mise en doute maladroite de l’honnêteté d’Antoine qui s’était au final retournée contre moi m’avait incité à ne plus agir dans l’improvisation. La plus subtile serait qu’en me conformant à la proposition d’Antoine de mon plein gré, je tournais la situation à mon avantage, puisque je n’étais plus celui qui tente sous le regard de ses bourreaux de se donner du plaisir solitaire, le seul auquel il ait droit, mais celui qui est invité à participer à des ébats collectifs consentis ; pour peu que je parvienne à faire bander, mieux encore, à faire jouir Antoine, je consacrerais ma place dans le trio amoureux. La plus obscure est que je ne parvenais pas à quitter cette histoire, quel qu’y soit mon rôle : je ne me voyais assurément plus replonger dans une vie ordinaire qui serait d’autant plus terne qu’il n’y aurait plus Julie pour y mettre un rayon de soleil. La plus inavouable pourrait-elle être le confort que je trouvais dans la soumission ? Ne plus penser à soi, s’en remettre à un homme sûr de lui qui décide pour soi, qui libère de la pression du choix, qui personnifie aussi l’injustice de sa propre condition, qui légitime la complaisance dans le malheur.

Tandis que je suçais sa queue, Antoine masturbait le clitoris de Julie. Il banda rapidement ; je passai une main sur mon sexe pour constater qu’il avait, lui aussi, gonflé. Sa taille et sa rigidité étaient maintenant suffisantes pour le prendre en main. Je me masturbai frénétiquement.

-    Voyez comme il s’excite sur ma queue, s’amusa Antoine ! Un vrai chien fou ! Tu l’aimes, ma queue ! Je savais bien qu’il fallait ça pour te faire bander. Tu es une vraie petite pute soumise qui a faim de queues ! Rassure-toi, je vais t’en faire bouffer.

Son commentaire redoublait les gémissements de Julie qui se contorsionnait sous les caresses de son clitoris.  Antoine décida alors de changer de monture. D’une main appuyée sur mon front, il me repoussa. Il récupéra dans le tiroir de la table de chevet quatre masses métalliques en forme d’œuf surmonté d’un crochet ; il les accrocha en guise de lest sur chacune des chaînes de Julie ; il la fit alors se mettre à quatre pattes sur le lit. Elle s’exécuta avec précaution pour que la mise en suspension des masses se fasse la moins douloureuse possible. La crispation de son visage témoignait malgré tout de la souffrance d’un corps déjà meurtri par des traitements analogues récents. Elle était maintenant en position, attendant patiemment l’assaut de son maître. Ses tétons et les lèvres de son sexe étaient déformées par la traction qu’exerçaient les chaines lestées. Son dos, ses flancs et ses fesses exhibaient des marques fraîches de cravache. La nuit avait été chaude. Antoine, se leva, le sexe toujours fièrement bandé ; il prit la cravache, m’en cingla les fesses de deux coups secs qui m’arrachèrent un cri.

-    Continue de te masturber pendant que je chevauche cette chienne. Je veux t’entendre m’encourager à la niquer, que tu jouisses à la vue de ton Maître qui enfourne sa pute... Une fois que tu auras juter, tu boiras ton sperme jusqu’à la dernière goutte. Evite d’en mettre partout ! Si tu ne veux pas avoir à lécher le sol, tu ferais bien de le récupérer dans la main.

Je repris ma masturbation, toujours agenouillé sur le côté du lit. Antoine repositionna Julie afin qu’il puisse la prendre par derrière en restant debout au pied du lit. Il agrippa la laisse, me demanda de prendre son sexe de ma main libre et de le placer à l’entrée du vagin.

-    Allez, demande-moi de la niquer bien profond !

Je m’efforçai de trouver les formules aptes à l’exciter.

-    Maître, je vous prie d’enfoncer votre magnifique lance dans la chatte de cette femelle ! Empalez-la ! Elle n’attend que cela : se faire engrosser par un mâle viril qui la féconde…

D’un seul tenant, il planta sa verge au fond du con de Julie. Il resta un moment ainsi profitant de la sensation de puissance qu’il devait certainement en retirer puis il se mit à la limer sur un rythme très lent d’abord. La queue ressortait intégralement du con avant d’y replonger. Chaque coup de rein était ponctué d’un coup de cravache et d’un tirage sur la laisse qui obligeait Julie à se cambrer. Il m’incitait à poursuivre mes incantations.

-    Baisez la bien cette chienne, Maître. Elle aime le sexe surtout quand il est dur, long et gros comme le vôtre. Sa chatte est en feu. Elle en redemande…Transpercez-la avec votre poignard. C’est tout ce que méritent les putes !

Un violent orgasme me surprit. J’eus juste le temps de mettre une main devant mon gland pour recueillir plusieurs giclées de sperme.

-    Ah, ça t’a excité de voir baiser ta femme, lança Antoine, tout en continuant sa fornication. Montre-moi ta main !

Lorsque je l’approchai il cracha dedans. Il demanda à Julie d’en faire autant.

-    Voilà un agréable mélange de nos fluides. Je t’ordonne de le boire jusqu’à la dernière goutte en guise de soumission à ta maîtresse et à ton maître, déclama-t-il sentencieusement, comme s’il s’agissait d’un rite cérémoniel.

Sous leur regard, en prenant mon temps, j’aspirai le tout puis léchai ma main pour ne rien perdre. Le spectacle excita Antoine qui accéléra ses mouvements, faisant danser les petites masses jusqu’à l’entrechoquement. Il balança enfin sa purée dans le con de Julie. Il se retira pour se coller devant moi, le sexe face à mon visage.

-    Vas-y, régale-toi de ces autres effluves !

Je comprenais bien sûr qu’il voulait que je nettoie son pénis avec ma bouche et ma langue. Je dus aussi pomper tout ce qu’il était possible de récupérer dans le vagin de Julie.

-    Ce petit imprévu risque de nous mettre en retard. Allez, vite une douche et on file à l’aéroport ! Pour gagner du temps, tu peux utiliser ma salle de bain.

Il se dirigea vers la salle de bain sans se préoccuper de Julie qui était encore à quatre pattes sur le lit. Je me levai, remontai mon pantalon et le suivis. Pendant qu’Antoine se douchait, je me déshabillai. Je me regardai dans le grand miroir et vis avec la satisfaction ma queue libérée. Antoine me demanda de l’aider à s’essuyer avant que je puisse à mon tour goutter à l’eau chaude d’une vraie douche. En retournant dans la chambre, je vis que Julie était assise sur le bord du lit ; elle avait retiré les poids qui tiraient sur ses chaînes et elle s’appliquait de la pommade sur le corps. Antoine s’approcha d’elle. Elle se leva pour se coller à lui, comme il s’y attendait. Il la prit dans ses bras.

-    Il est temps de partir. J’espère que tu ne t’ennuieras pas trop, ma chérie, pendant notre absence. Enfin, je ne m’inquiète pas trop. Je crois que Myriam t’a concocté un programme bien sympathique.

Il s’ensuivit un long baiser, dans lequel elle sembla s’abandonner plus que lui.

-    Je t’aime, dit-elle d’un ton suppliant lorsqu’il desserra l’étreinte, comme si elle espérait une initiative plus romantique de sa part.

-    Moi aussi, ma chérie, se contenta-t-il de répondre…. Allons-y, Fabien !

Il quitta la pièce sans un regard. Je restai un moment à la regarder, Elle ne pouvait cacher sa déception. J’étais triste pour elle qu’il se soit montré si peu affectueux.

-    Au revoir, Maîtresse, dis-je d’un ton compatissant. J’espère que nous vous manquerons autant que vous nous manquez déjà, improvisai-je maladroitement.

Je quittai la chambre à mon tour sans attendre une réponse.

Quelques heures plus tard, nous étions dans l’avion. Antoine s’endormit assez rapidement, épuisé sans doute par ses ébats nocturnes. Même dans son sommeil, il dégageait une forme d’assurance que je ne pouvais m’empêcher d’admirer. Je réfléchissais à nouveau à mon incapacité à m’émanciper de sa domination. J’envisageai des explications nouvelles. D’abord, mon admiration pour Antoine, l’envie de me rendre indispensable à ses yeux, ma tendance à lui pardonner tout ce qu’il me faisait subir, à lui offrir Julie sans rechigner : tout cela n’avait-il pas quelque chose à voir avec l’amour ? Ensuite, je trouvais étrange que mon sexe se mette à bander au simple souvenir de la scène du matin. Je me livrai à un petit jeu d’autosuggestion en me concentrant alternativement sur chacun des éléments de la scène. Ce qui me faisait vraiment bander, je ne pouvais le nier, c’était de me remémorer la sensation de la queue d’Antoine dans la bouche et au fond de la gorge, le goût de son sperme. Ne devenais-je pas pédé ? Enfin, j’interrogeai les motivations profondes de ma soumission :  plus que la résignation, n’était-ce pas une envie profonde ? Une envie de soumission authentique, pas d’un simple jeu. A la domination que Julie tentait de me dicter, je préférais celle qu’Antoine m’imposait. La domination de Julie sonnait faux. Peut-être parce que je connaissais Julie sous un autre angle. Celle d’Antoine était évidente, de tous les instants, sans exagération, sans artifice.

Nous débarquâmes à Jakarta.

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