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Chasseur de fantômes

Chapitre 1

Partie 1/2

Voyeur / Exhibition

C’est ma dernière chance de prouver au monde que je ne suis pas un de ces illuminés. Je sais qu’ils existent. Ils n’ont rien de croyances ridicules. Comment mes collègues peuvent-ils être si aveugles ? C’est pourtant évident : tous les témoignages recueillis un peu partout dans le monde le montrent. Bien sûr, il y a des fakes dans le tas, et des gens honnêtes dans l’erreur. Mais si autant de témoignages ressortent, ce n’est pas possible qu’il n’y ait rien.


Et puis je refuse qu’il n’y ait rien après la mort. C’est une idée inadmissible pour moi : cela voudrait dire qu’on vit puis qu’on disparaît pour toujours, que notre esprit, nos souvenirs, nos rêves, nos peurs sont effacés à jamais. Quel est le but de nos existences s’il n’y a que le néant à la fin ? À quoi bon vivre si on est voué à disparaître ? Cela n’a aucun sens ! Je suis persuadé que l’histoire ne s’arrête pas là et qu’il y a quelque chose d’autre après.


J’ai consacré toute ma carrière à tenter de prouver le phénomène. Plein d’indice ont confirmé mes hypothèses, mais ça n’a jamais été suffisant pour convaincre le monde scientifique. Des dizaines d’années de travail et de recherche balayées d’un geste par ces connards ! Ils sont hermétiques au progrès, fermés d’esprit. Ils se moquent de tout ce qui pourrait venir perturber leur conception bien terre-à-terre de la réalité. Pour eux, ils n’y a que le matérialisme qui compte.


Ils ont fait de moi le mouton noir de leur monde, celui qu’il ne faut pas prendre au sérieux, celui dont on se moque. Ils se plaisent à contredire toutes les preuves que je leur propose, refusant obstinément d’ouvrir les yeux. Ils me disent que je perds mon temps, qu’il n’y a rien à trouver. Je refuse de croire que j’ai passé toute ma carrière pour du vent. Plus ça va et plus je suis persuadé d’avoir raison. Un jour j’aurai la preuve ultime, et même eux ne pourront me contredire. Je vais révolutionner la vision que la science se fait du monde.


On me met des bâtons dans les roues depuis que je me suis lancé dans cette voie. On m’a refusé nombre de financements pour mes recherches. J’ai dû mettre toutes mes économies pour ce dernier cas. J’ai dépensé sans compter. Je me suis procuré une tonne de matériel high-tech afin d’enregistrer la moindre trace de manifestation spectrale.


J’ai parcouru la France entière pour trouver ce que je cherchais, et mes enquêtes m’ont mené vers un petit village de Provence. Il y a une maison qui est l’hôte de phénomènes étranges. Elle est abandonnée depuis un peu moins d’un an par les Dupuis, un couple de jeunes mariés. Ils ont fui après plusieurs manifestations surnaturelles, mais j’ai retrouvé leur trace pour les interroger et avoir plus de détails sur l’habitation.


Ils m’ont parlé de sons étranges la nuit : des murs qui craquent, des bruits de pas ou de verres brisés mais aussi des soupirs, des rires ou des voix. Jusque-là c’était plutôt classique, mais j’ai vu qu’ils n’osaient pas m’en dire plus. Finalement, ils ont avoué être pris de sensations bizarres dans la maison. En insistant encore plus, j’ai réussi à leur en faire dire davantage. Ils ont affirmé qu’une fois à l’intérieur, ils n’avaient plus aucun contrôle sur leur libido. Ils étaient sans cesse pris d’énormes pulsions sexuelles qu’ils n’arrivaient à réfréner qu’après s’être adonné à de sauvages coïts. Plus les jours passaient et plus ces pulsions prenaient le pas sur leur volonté. Ils se retrouvaient sans arrêt à « baiser comme des bêtes », selon leurs propres mots. Mais dès qu’ils s’éloignaient suffisamment du lieu, ils retrouvaient le total contrôle de leur corps.


À me raconter cela, je vois bien qu’ils étaient très gênés. Pour moi, c’était clair : il ne s’agissait pas du simple désir qu’éprouvent un mari et une femme l’un pour l’autre, d’autant plus que – sans qu’ils n’entrent dans les détails – j’ai cru comprendre qu’ils se sont retrouvés à faire des trucs bien hard, impliquant parfois d’autres personnes qui passaient là par hasard. Quoi qu’il en soit, ils ont fui pour retrouver leur libre-arbitre, et on voit bien qu’encore aujourd’hui cette expérience les a profondément marqués et qu’il leur est difficile d’en parler. C’est donc ceci qui m’a poussé à m’intéresser plus en détail à ce cas. J’ai visité nombre de maisons hantées, mais c’était la première fois que je tombais sur ce phénomène. Ma curiosité fut piquée au vif.


Mon enquête m’a ensuite amené à étudier le passé de la demeure. Il semble que ce soit une très vieille bâtisse qui, au cours des siècles, a été restaurée de nombreuses fois. Les archives m’ont permis de mettre en lumière plusieurs morts violentes qui auraient eu lieu entre ces murs, ainsi que plusieurs autres témoignages étranges.


L’événement le plus récent en lien avec cette maison est une affaire criminelle qui a bouleversé la France il y a quelques années : Joseph Stain, un quinquagénaire, a violemment assassiné ses deux enfants à coups de hache. Les victimes : des faux jumeaux, un garçon et une fille qui venaient tout juste de fêter leurs 18 ans. Suite à l’interrogatoire de la gendarmerie, il aurait justifié son geste en expliquant qu’il aurait surpris ses enfants coucher ensemble. Catholique intégriste, il n’aurait pas supporté que la chair de sa chair s’adonne à un si honteux péché. Il aurait aussi mentionné une voix dans sa tête. Les gendarmes ont relevé que ses propos étaient confus ; ce sont les seuls éléments qu’ils sont parvenus à obtenir de lui. Quoi qu’il en soit, monsieur Stain a été jugé coupable par la justice, et plusieurs mois après son procès il a été retrouvé pendu dans sa cellule. Les jumeaux auraient-ils pu être affectés par l’étrange pouvoir qui règne dans la maison comme le couple que j’ai rencontré ?


J’ai retrouvé aussi un autre article, cette fois d’un journal local, qui mentionne un suicide à cette adresse un peu moins de dix ans avant ce double homicide. Cependant, le journaliste n’indique pas ce qui aurait pu avoir poussé le jeune homme à mettre fin à ses jours d’une balle dans la tête.


J’ai pu visiter les lieux une première fois en me faisant passer pour un potentiel acheteur auprès de l’agence immobilière qui en a la charge. Les Dupuis ne se sont même pas donné la peine de vider les lieux après leur départ, abandonnant leurs affaires avec la maison. Je n’ai rien remarqué, ni phénomène, ni sensation étrange, mais je n’abandonne pas si facilement. Après avoir asticoté l’agent, j’ai réussi à lui faire confirmer les rumeurs qui collent à la demeure. Je l’ai interrogé sur le pouvoir sexuel qu’auraient les lieux, lui demandant s’il n’avait jamais été pris de pulsions lors d’une visite ; il s’est empressé de démentir, mais son visage cramoisi m’a laissé des doutes sur ses dires.


Je me suis finalement installé dans la maison voisine et me suis introduit sans autorisation dans la demeure des Dupuis pour y installer mon matériel et mes capteurs le plus discrètement possible. Caméras à vision nocturne, détecteurs de mouvements, sonde électromagnétique, thermomètre électronique, et bien d’autres. Je veux pouvoir faire un relevé complet de tout ce qu’il se passe dans cette maison à tout instant. Je ne veux rien louper. Le moindre signe ne doit pas m’échapper. C’est ma dernière chance de prouver au monde scientifique ce que j’avance.


Cela fait plusieurs jours que je surveille ainsi les lieux. Installé à l’étage de l’habitation voisine, j’ai un œil sur tout ce qu’il se passe à chaque instant. J’ai pu suivre sur mes écrans deux des nouvelles visites du même agent immobilier qui m’a présenté les lieux. Je n’ai rien trouvé d’anormal dans son comportement. Il ne semblait pas être pris de soudaines pulsions sexuelles. Il a bien dragué lourdement sa cliente lors de la deuxième visite, mais rien ne m’a permis de penser que c’était un comportement anormal. D’ailleurs, il s’y est méchamment cassé les dents ! C’en était même drôle de le voir bafouiller pour tenter de se rattraper.


Depuis que je surveille les lieux, mes capteurs restent désespérément silencieux. Je commence à perdre espoir. Il me faudrait un coup du destin pour enfin obtenir la preuve que j’ai attendue toute ma vie.


Un soir, alors que je me suis assoupi devant mes écrans, un bip sonore me réveille d’un bond. Très vite, je comprends que les capteurs ont repéré du mouvement dans le salon. La caméra m’indique la présence de trois intrus dans cette pièce. Il s’agit de jeunes : une fille et deux garçons. Ils semblent s’être introduits par la fenêtre que je repère ouverte. Peut-être devrais-je prévenir la police de cette intrusion ? Oui, mais je n’ai pas envie d’attirer trop l’attention des autorités sur ce que je trafique : je n’ai pas obtenu d’autorisation pour tout le matériel que j’ai installé dans la maison. Et puis, ces jeunes ne semblent pas très méchants.


La fille, une jeune blonde, observe la pièce d’un œil nerveux. Elle semble plutôt inquiète. Un des mecs, lui aussi blond, passe un bras sur ses épaules pour la réconforter. Le troisième, un grand brun costaud, semble faire une inspection rapide des lieux. J’augmente le son pour écouter leur conversation.


— On ne devrait pas être là, se plaint la fille, je n’ai jamais aimé cette maison.

— Aurais-tu peur des esprits qui rôdent ici ? se moque le blond.

— Arrête, ce n’est pas drôle ! Tu sais bien que j’ai toujours eu horreur de ces histoires.

— Rassure-toi, fait le brun de retour dans la pièce, il n’y a que nous ici. Et puis, si c’était le cas, Max et moi te protégerions. Nous ne laisserons personne te faire du mal.

— Oui, mais… proteste-t-elle encore.

— Chut, ma chérie, dit le blond en l’embrassant ; aucun esprit ne peut nous faire de mal. Nous ne risquons rien ici. La soirée va être cool, tu verras.


Et il tente de lui caresser les fesses mais la donzelle le repousse.


— Arrête, résiste-t-elle mollement, tu sais bien que…

— Tu devrais te détendre un peu, se plaint-il un peu trop violemment. On ne fait rien de mal.

— Du calme, les tourtereaux ! lance le brun. Nous n’avons qu’à nous placer là, et au moindre problème nous dégageons. Commençons pour le moment par boire un coup, et après on verra où la soirée nous mène.


Je crois voir un regard complice s’échanger entre les deux gars. Ils s’installent tous les trois par terre et commencent à discuter de tout et de rien tout en vidant des bières. Max, le blond, tente plusieurs caresses mais sa copine Alissa semble assez farouche malgré le fait qu’elle n’ait d’yeux que pour lui.


Le brun, qui semble s’appeler Dorian, doit être un ami de Max si je comprends bien. Il s’amuse à effrayer la jeune fille avec quelques histoires de fantômes et se moque d’elle à chaque fois que cela fonctionne. Pour se rassurer, cette dernière se colle de plus en plus à son copain qui semble s’en ravir. Dorian s’autorise même, par moments, à complimenter la beauté d’Alissa.


Passer une soirée dans une maison hantée juste pour s’amuser, ce n’est pas moi qui le ferais… Certes, j’ai passé plusieurs nuits dans des lieux hantés, mais c’était toujours dans le cadre de mes recherches. Je ne l’ai jamais fait par plaisir, et je ne vois pas trop quel plaisir on peut trouver dans ce genre d’expérience. Peut-être la recherche du grand frisson… À y réfléchir un peu plus, j’entrevois l’hypothèse que Max connaîtrait la rumeur sur le pouvoir sexuel de la demeure. Peut-être espère-t-il que cela puisse influencer le comportement d’Alissa pour pouvoir obtenir ce qu’elle semble lui refuser pour le moment. Oui, mais qu’en est-il de Dorian ? La complicité très visible entre les deux garçons me laisse penser qu’ils sont de mèche. Peut-être veulent-ils lui proposer un plan à trois ? De toute façon, il ne s’agit que de simples hypothèses et, pour le moment, il n’y a rien qui corrobore vraiment celles-ci.


Quoi qu’il en soit, je suis curieux de voir la suite des événements. Leur présence est peut-être le signe du destin que j’attendais tant. Leur libido va peut-être réveiller les esprits endormis qui règnent ici. Ce serait ma chance d’obtenir enfin une preuve d’une présence spectrale. Je vérifie que tous mes capteurs fonctionnent. Tout semble OK, à part le thermomètre qui n’indique pas de température plus élevée dans le salon que dans les autres pièces. Normalement, la présence de trois personnes auraient dû faire augmenter légèrement la température. Est-ce un bug de mon capteur ? À y réfléchir, la fenêtre est restée ouverte. La fraîcheur du dehors est donc sûrement venue contrebalancer la chaleur dégagée par trois corps.


À un moment, Alissa quitte les deux garçons et se dirige vers les toilettes ; je la suis à travers les écrans. La voilà qui entre dans la pièce, fait glisser sa culotte par dessous sa jupe et s’assoit sur la cuvette. Je ressens une pointe de honte à observer une jeune fille dans son intimité mais me rappelle que je fais ça pour la science. Je dois absolument garder un œil sur tout ce qu’il se passe. J’effacerai plus tard tout ce qui ne sera pas probant.


Soudain, les lumières de la pièce grésillent et mes capteurs s’affolent. Oui, enfin il se passe quelque chose ! La température chute brutalement, un champ électromagnétique est repéré et l’ampoule joue au stroboscope fou. Et au milieu de tout ça, Alissa reste assise sur la cuvette, la culotte en bas des chevilles et le regard perdu dans le vide. Elle ne semble pas réagir aux perturbations alentour.


Et puis sa main s’anime, glisse lentement sous sa jupe et semble s’activer entre ses cuisses. Son visage se tord de plaisir. La voilà qui se mord les lèvres tandis que ses doigts s’agitent de plus en plus frénétiquement. L’autre main ne reste pas inactive et caresse la poitrine de la demoiselle, puis ses cuisses. Ses gestes font remonter le tissu de la jupe, me donnant une vue immanquable sur l’entrejambe féminin. Dans sa vulve, elle a déjà plongé trois doigts qui s’agitent nerveusement.


Mon Dieu ! Je peine à croire ce que je suis en train de voir. C’est vraiment une chance exceptionnelle qui s’offre à moi : j’ai enfin des données concrètes et exploitables sur un phénomène étrange. Bien sage avant les perturbations, la voilà en prise avec une violente pulsion qui la pousse à se donner du plaisir, tout à fait comme ce que les Dupuis m’avaient décrit. Derrière mes écrans je jubile de joie, d’autant plus que je ne suis pas insensible au spectacle.


Les charmes de la demoiselle sont, en effet, bien délicieux. Elle a la fraîcheur de la jeunesse et des formes plus qu’agréables. Ses longs cheveux bouclés et son sourire bienveillant lui donnent un côté angélique. C’est ce genre de femme que j’ai toujours aimé et que j’ai toujours adoré pervertir.


Mais bon, le temps n’est pas venu pour ça. Mon but est tout autre. Je dois me concentrer sur mes objectifs et me détacher de l’agréable scène qui se déroule sous mes yeux. Ce n’est pas le moment de se laisser submerger par ses émotions. Je dois observer, examiner, noter afin de déterminer le profil de l’entité et son comportement. Quoi qu’il se passe, je ne dois absolument pas intervenir. Si jamais je le faisais, je perturberais le système, et donc toutes mes données seraient compromises. On doit toujours laisser la Nature faire son œuvre, peu importe les événements que l’on observe.


Et la Nature fait son œuvre avec Alissa car la voilà qui geint bruyamment. Comme une furie, elle se masturbe follement, s’enfonçant profondément les doigts. Elle se frotte aussi le clitoris ou se malaxe la poitrine qu’elle a maintenant à l’air. Son corps ne tient plus en place. Ses cris sont une mélodie qui met en appétit. Son visage est crispé de joie. J’ignore si elle est vraiment à l’origine de cette masturbation imprévue ou si c’est un esprit frappeur ou toute autre entité, mais en tout cas, nul doute qu’elle en retire énormément de plaisir.


J’ai beau rester professionnel, je me verrais bien m’occuper moi aussi de ce joli corps. L’embrasser, la caresser, la palper. J’aimerais goûter à sa peau qui a l’air si douce. J’adorerais me délecter de sa source. Et une fois qu’elle se serait bien donnée à moi, je la prendrais comme une chienne. Par de puissants coups de reins je la ferais gémir comme jamais. Je la mettrais à genoux, je… Euh, je crois que je m’égare !


Néanmoins, j’aimerais tant être à l’origine de cet orgasme qui vient juste de la prendre sous mes yeux. Qu’elle est magnifique, la poitrine gonflée de plaisir et le visage éclairé par la jouissance… Elle met plusieurs secondes à retrouver ses esprits et semble prise d’un sentiment honteux tandis que tous mes capteurs reviennent à leur état normal. La demoiselle remet de l’ordre dans sa tenue et se précipite pour retrouver ses deux compagnons qui continuaient de picoler de leur côté. Il ne lui faut que quelques secondes pour les rejoindre, et la soirée se poursuit.

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