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Château rouge

Chapitre unique

Avec plusieurs hommes

Chateau Rouge

Mon son planant du moment dans les oreilles, légère en tongues dans le soleil de fin de journée d’été, je flotte en sortant de la station Chateau Rouge... Les rues m’aspirent, dans le brouhaha bigarré de la foule du marché... Arachides et aubergines mauves tendues aux passants par les femmes dont les tenues éclaboussent les trottoirs de couleur. Zigzags entre les boubous et les locks, dans l’odeur du thiouraye. Je suis en manque d’Afrique, et je retrouve ici la sensualité qui m’enveloppe quand, à peine sortie de l’avion, je pénètre dans l’air chaud de Cotonou, Ouaga ou Yaoundé... Les regards m’interpellent et me préparent à la cérémonie des sens qui m’amène ici...

Évidemment, j’ai mal dormi. Et pourtant, il me faut être au meilleur de ma forme. Ceux là sont loin d’être des petits joueurs... l’enjeu et l’excitation ont parasité ma nuit. Café sur café...


Et maintenant j’approche, soulevée par l’énergie si particulière du Paris africain... Joyeux bordel...

Ceux qui m’attendent ont de l’énergie "en barre" à m’offrir... A quoi carburent-ils ces magiciens noirs ? J’ai relevé le challenge du trio des monstres... Avec la pression des messages à " la bonne pute qui va assurer toute la nuit et le matin suivant"...

Impressionnants Priapes ivoirien et camerounais... à l’endurance et aux mensurations vantées par les témoignages de toutes celles qui y ont goûtés, et l’arrogante s’avoue impressionnée, alors que je leur signale mon arrivée à la porte de l’immeuble. J’ai déjà joué en duo avec A., le champion de Yaoundé, et depuis il n’a de cesse d’approuver ma capacité à être l’objet d’une triangulaire avec son complice, le célèbre T., dont les coquines-commères m’assurent du niveau "au-dessus"... Je m’obstine pourtant à les convaincre de la singularité de l’échelle de valeurs, propre à chacune, hors dimensions, durée ou puissance: l’étincelle dans le regard, l’intonation de la voix, largeur ou finesse des mains, choix des mots, démarche, gestuelle, odeur, texture de la peau... voyons, merde !

Inquiète de la façon dont A. a vanté mon énergie, ma passion pour l’anal et ma "salope attitude": "T. est comme moi, tu vas lui plaire, et toute la nuit, tu auras deux maîtres pour te démonter et te donner tout ce que réclame ta faim perverse..."

Comme un chantage à la chiennerie.

Etre donc à la hauteur...

Pour A., c’est tellement simple... La baise est sa respiration... Il glisse d’un corps à un autre, analyse ses performances à la durabilité de leurs effets sur l’énergie qu’elles lui procurent... Il s’y prépare en sportif... Et s’étonne naïvement des embrouilles de jalouses que le partage de l’intime, même dans le cadre libertin, développe comme perfidie... Electron libre, à apprécier comme tel, sans contrat, à savourer sans rien projeter...

Avec lui, j’aime l’improvisation, sa façon de se couler dans mes rares libertés. Nos échanges se font préliminaires, haute voltige de mots salaces, il sait oser, étonnant de crudité, palette de nuances d’un vocabulaire inusité qu’il manie avec sauvagerie, excitant de précision et véritable massage érotique de mes neurones...

L’accueil de gentlemen dans un stupéfiant appartement comme un navire échoué. Et la danse s’élance sans hésitation. Ceux-là se connaissent parfaitement à ce jeu-là. Les doubles emboutissages se jouent en acrobates qui innovent, expérimentent et refusent le classique...

Allongée sur le coté, les voir tous deux à genoux se déchaîner dans une même rythmique, les regards ne se lâchent plus et mes vannes explosent...

Du nu du cru du sauvage du vrai... la chair et ses plis, ses recoins et ses odeurs... tout nous offrir, sans artifices, gadgets ou dentelles... Glisser de sueur... s’épuiser des frottements...

Puis s’assoupir ensemble, au petit matin, sous un plafond de miroirs qui souligne la beauté de nos contrastes. Quelques heures de sommeil, repus, et encore nous confondre dans un réveil chancelant.

La chienne n’a pas épuisé ses réserves.

Encore.

Encore.

Encore un peu...

Jusqu’à la limite imposée par un horaire de retour à une vie de fausse sage.

Comme après un voyage...

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