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Chloé à Paris

Chapitre 1

Trash

J’avais commencé à chercher du travail le lendemain des résultats du bac, à dix-sept ans. Et pas juste un emploi pour l’été, non ; je n’envisageais pas de faire d’études, même si j’avais été reçue avec mention. Ma situation de famille (orpheline, à la charge d’une vieille tante grabataire placée depuis peu en EHPAD) et financière ne me permettait pas d’entrer à l’université ; j’aurais aimé faire du Droit, mais bon, c’est la vie.

  

 J’ai trouvé par chance, que dis-je : par miracle un poste en remplacement d’une femme partant en congé maternité : six mois comme réceptionniste dans une petite société d’édition rue du Cherche-midi. Et ce en trois jours seulement. Je logeais dans une minuscule chambre de bonne dans le 18ème et pouvais prendre la ligne 4 du métro à Barbès pour descendre à St Sulpice, sans changement.

  

 Même si j’étais payée au salaire minimum, j’arrivais à m’en sortir à peu près : pas de cinéma ni de spectacle, pas de restaurant non plus. Mais je pouvais faire du footing (c’est gratuit) et aller nager trois fois par semaine à la piscine Pailleron. Au bout de six mois, la femme que je remplaçais a prolongé son congé (elle quittait la France, je crois) et la patronne m’a gardée en période d’essai pour six mois de plus. J’ai même eu une augmentation royale de 50 euros par mois. La grande vie !

  

 La maison d’édition a été rachetée par un grand groupe près de deux mois avant la fin de ma période d’essai, le nouveau Directeur se révélant être un loup plus intéressé par les profits que par la qualité des ouvrages édités. Il avait à peine dû me remarquer à l’accueil, pourtant il me convoqua quelques jours après son arrivée. Un simple message parfaitement comminatoire dans ma boîte mail, à 17 heures un vendredi.

 « Chloé dans mon bureau. »

  

 Vaguement inquiète, ne sachant pas ce qu’il me voulait, je suis montée en lissant mes vêtements ; c’était la tenue que je devais porter, une sorte d’uniforme fourni par la maison, petite jupe droite noire et chemisier blanc à boutons nacrés. Je tapais timidement à sa porte et une voix forte me dit d’entrer. Je n’étais jamais entrée dans son bureau au quatrième étage de l’immeuble et examinais les lieux rapidement. Grand et très lumineux, avec deux baies vitrées donnant sur la rue, derrière une immense table d’acajou encombrée de dossiers et d’un ordinateur. Sol parqueté, murs blancs et plafond mouluré, la pièce dégageait un parfum de luxe accrédité par le mobilier ancien.

  

 Le nouveau Directeur était debout, appuyé contre son bureau, discutant en anglais dans son portable collé à son oreille. Il me regarda d’un œil froid et scrutateur et détourna son attention, me laissant à mon malaise. Puis il raccrocha et se tourna vers moi, l’air sévère. Autant dire que je n’en menais pas large sous son regard bleu acier.

  

 C’est un bel homme, me dis-je. grand et large d’épaules, dans les un mètre quatre-vingts à vue de nez, le visage triangulaire, avec son menton pointu et ses pommettes marquées ;des cheveux poivre et sel et des lunettes cerclées d’acier lui donnait un air sévère accentué par sa bouche mince. Il me toisa en silence pendant ce qui me parut durer une heure.

  

 — Chloé, tu travailles ici depuis bientôt un an, je vois. Ce qui a retenu mon attention, comme le fait que tu auras dix-huit ans mardi prochain. Tu es jeune et assez jolie, encore perfectible et malléable. J’ai besoin d’une secrétaire particulière entièrement dévouée à ma personne.

 — Je ne...

 — Ne réponds pas tout de suite. Si tu es d’accord, tu monteras dans ce bureau mardi matin à 8 heures pile. Tu m’attendras debout, dos à la porte, les mains à plat sur la tête et les jambes écartées. Si tu refuses, tu as jusqu’à lundi soir pour quitter les lieux. Des questions ?

 — Non, oui… Je ne travaillerai plus du tout à l’accueil ?

 — Non, tu auras le petit bureau à côté du mien, il est vide depuis longtemps, mais je le ferai nettoyer ce week-end. D’autres questions ? Bon, au revoir.

  

 Il me tourna le dos pour consulter un calepin, signifiant mon congé. Je sortis comme si j’avais le diable à mes trousses, ce qui n’était pas faux non plus. Je redescendis à l’accueil en ruminant de sombres pensées. Je devais l’attendre les mains sur la tête, les jambes écartées… Je n’étais pas une oie blanche même si mes expériences sexuelles étaient très limitées, je comprenais bien que les intentions du patron n’étaient pas pures. À tout le moins. Je ruminais cette histoire tout le week-end, ne trouvant de l’apaisement que dans l’effort physique. Une bonne heure de footing et deux heures de natation me permirent de repousser le malaise dans un recoin de mon cerveau ; pour autant je passai le lundi en mode automatique. Mon angoisse se raviva quand je vis une jeune femme un peu enrobée se présenter vers 16 heures.

  

 — Bonjour, tu dois être Chloé (je confirmai, elle enchaîna donc). Je suis Solange Després.

  

 Ce nom me disait quelque chose… Oui, la femme en congé maternité, partie à l’étranger ! Manifestement revenue à Paris.

  

 — Euh, vous allez bien ?

 — Oui, à peu près. Je suis en plein divorce, un bout de chou sur les bras. Je reprends le collier demain. Je suis désolée.

 — Ah ! Je comprends alors.

 — Tu étais au courant ? Tu as une autre mission prévue ?

 — Oui, le nouveau chef me veut comme secrétaire particulière.

 — Louis Chandler. Tu vas bosser avec lui ?

 — J’ai bien l’impression que oui, il m’a proposé ce job et ce n’est pas comme si je croulais sous les offres.

 — Ma petite, fais attention à toi, il a une réputation sulfureuse dans le milieu. Bon, faut que je me sauve. Je te dis à demain ?

  

 Elle fila sans attendre ma réponse, me laissant encore plus désorientée qu’avant. Une réputation sulfureuse ? Putain, et moi qui devais l’attendre dans son bureau dans une posture un peu étrange quand même. Je rougis violemment en imaginant tout ce qu’il pourrait faire de moi ; mon ventre devint bizarre tout d’un coup, noué et chaud. Agacée, je me morigénai, trouvant inopportun de mouiller ma petite culotte pour un vieux de quarante ans au moins. Je dormis très mal, me demandant ce que j’allais bien faire au matin. Au fond de moi je me disais que je n’avais pas le choix, mais j’aurais bien voulu quand même connaître les intentions de ce monsieur Chandler.

  

 Je pris une douche presque froide pour chasser les miasmes de fatigue, grignotais des petits pains suédois en buvant du thé. Comment m’habiller, la tenue d’hôtesse d’accueil ? Je n’osai pas enfiler un jean, qui aurait masqué mes jambes mais m’aurait sûrement valu des reproches. J’optai donc pour une petite robe en coton imprimé et des sandales plates à bride lacée sur les chevilles. Le métro était bondé, je me serrai contre un dossier, dominée par la foule des travailleurs matinaux. Je ne mesure qu’un mètre soixante, après tout. En sortant à St Sulpice, j’avais cinq bonnes minutes de marche jusqu’à la maison d’édition. Sans plus réfléchir, je montai au quatrième et frappai à la porte du bureau du Directeur. Personne ; je regardai l’heure : 7 h 57. J’entrai donc et actionnai l’interrupteur à tâtons ; la lumière inonda la pièce, me faisant cligner des yeux. Je regardai autour de moi, cherchant une raison de rester, ou une raison de fuir, au choix.

  

 Je me mis rapidement en position en entendant l’ascenseur s’arrêter et sa porte s’ouvrir en chuintant. Quelqu’un entra derrière moi, je respirai plus fort, à deux doigts de trembler d’appréhension. Une voix dure que je reconnus comme étant celle du patron lança :

  

 — Écarte plus les jambes, je veux un mètre d’écart entre tes pieds.

  

 Un mètre ? C’est pas un peu beaucoup, non ? Je déplaçai mes pieds en m’ouvrant peu à peu pour obéir à l’arrivant. J’y étais, au mètre ? J’avais les jambes à l’équerre ou presque quand il estima que ça suffisait.

  

 — Lève bien les coudes, plus écartés, les mains restent à plat… On ne bouge plus.

  

 Il passa devant moi, s’appuya à son bureau comme vendredi soir. Il était superbe dans son costume sombre taillé sur mesure ; il lissa négligemment sa cravate en m’examinant.

  

 — Baisse les yeux, tu n’as pas à me fixer, regarde mes chaussures ou ma queue. Ainsi tu es là ; j’en aurais mis la main au feu, Tu as tout de la fille qui a besoin de l’autorité d’un homme. Relève la tête !

  

 Il avait soulevé mon menton et me fixait de ses yeux froids, un sourire cruel aux lèvres. Je ne pus faire autrement que de plonger dans son regard hypnotisant. Je fus tenté de baisser les paupières mais n’y arrivai pas. Mon cœur battait follement dans ma cage thoracique et ma respiration devenait hachée, et je n’arrivai pas à bouger tellement j’étais oppressée.

  

 — Tu es encore vierge ?

 — …

 — Réponds, vite. Je veux la vérité !

 — Oui...

 — Parle plus fort, et dis « monsieur ».

 — Oui Monsieur.

 — Tu as déjà pratiqué une fellation ?

  

 Je secouai négativement la tête avant d’être stoppée par le regard dur de Chandler.

  

 — Non Monsieur.

 — Bien, parfait. Ça ne va pas durer, sache-le. Tu m’offriras rapidement tous tes orifices. Déshabille-toi.

 — Mais… Oui...

 — Tu seras punie chaque fois que tu oublieras de m’appeler « monsieur ». Allez, vite, à poil !

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