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Le choix

Chapitre 1

Hétéro

— Antonella ! Antonella ! Le match va commencer !


La jeune femme ainsi hélée était en train de plier et ranger du linge. Elle leva les yeux au ciel et soupira, mais elle arrêta sa tâche pour aller dans le séjour. Sur la méridienne du canapé, son mari était installé et déjà prêt. Il avait revêtu son maillot du Barça. LE maillot, celui sur lequel avait signé son idole : Lionel Messi. Il avait fini son propre match de foot avec son équipe de bras cassés et de pieds carrés. Ils se prenaient tous pour de grands champions, ils gagnaient beaucoup de leurs matchs, mais pas assez pour passer dans une division supérieure. Ils se prenaient pour les rois du monde, mais n’étaient que les rois du village. "Lionel", puisqu’il aimait être appelé ainsi, ça faisait mieux que Christian. Son vrai prénom était trop proche de l’ennemi juré de Messi : Cristiano Ronaldo. D’ailleurs, elle ne s’appelait pas Antonella, comme la femme de Messi, mais Lucie. Elle avait un fort air de ressemblance avec elle. Les mêmes cheveux châtains longs et soyeux.


Lucie avait un visage plus pointu au niveau du menton et sa peau était plus claire. Mais à part ça, le reste était plutôt en accord avec le physique de la femme de Messi : une silhouette fine, des seins de bonne taille et des hanches marquées, assez pour équilibrer un corps presque parfait.


Lucie se demandait parfois si son mari ne l’avait pas choisie que pour sa ressemblance avec elle. Elle pensait que non, car il lui arrivait de la faire rire aux larmes, de l’émouvoir. Et ils avaient construit une vie de couple stable ; encore qu’elle en avait été la principale artisane. Des deux, elle était la seule à avoir fait un peu d’étude et toucher plus qu’un SMIC. Christian travaillait, mais son emploi de vigile en magasin ne rapportait pas tant que ça. Surtout qu’il ne voulait pas avoir plus qu’un temps partiel pour pouvoir se consacrer aux entraînements de sa "carrière" de footballeur. La façon péremptoire dont il en parlait la faisait beaucoup sourire.


Ce dimanche après-midi là, Lucie l’observa un peu avant de s’approcher complètement. Christian avait déjà sa bière dans une main et la télécommande dans l’autre, l’image faite homme du beauf amateur de foot. Il lui fit un large sourire et baissa les yeux vers son entrejambe. Il voulait sa pipe d’avant-match. D’après lui, c’était indispensable, ça le détendait et il passait un bien meilleur moment devant la télé. Du point de vue de Lucie, ce n’était pas tout à fait faux. Et elle aima bien lui faire plaisir, surtout qu’il ne rechignait pas tout le temps à lui rendre la pareille. Elle se mit à genoux devant lui, elle baissa son pantalon de survêtement et tira sur le caleçon. Un sexe de taille moyenne, à moitié bandé, fit son apparition. Et avec lui des effluves de transpiration et de cigarette (pour ne pas dire autre chose).


— Il a pas pris de douche ou quoi ? se demanda-t-elle.


Lucie leva les yeux vers son mari, elle fronça des sourcils et plissa le nez.


— Oui, je suis parti sans douche. Et non, ce n’est pas moi qui ai fumé ce que tu crois.


Christian se pencha en avant et embrassa Lucie avec une certaine brusquerie. En effet, son haleine ne sentait "que" la bière. Christian lui appuya sur la tête et lui colla presque le nez sur sa queue, mais sans forcer plus que ça. Lucie ouvrit la bouche et fit entrer son sexe. Il était très salé de transpiration et l’odeur qui se dégageait des poils de son pubis lui agressait les narines. La queue de son mari grandit rapidement dans sa bouche, l’envahissant d’une saveur âcre. Lucie commença à pomper avec application ce pieu un peu répugnant. Elle leva le regard vers son mari qui avait les yeux brillants de plaisir et la regardait en souriant. Il se mit à geindre faiblement et laissa sa tête tomber en arrière.


— Au moins un de nous deux qui apprécie ce moment, se dit-elle. Bon allez ma grande, fais pas trop traîner.


Lucie accéléra sa fellation qui était moins écœurante grâce à sa salive qui avait un peu rincé la bite de Christian. Elle se mit à lui masser les couilles afin de le faire venir plus rapidement. Elle savait qu’avec lui, ça marchait plutôt très bien. Christian, sans lâcher sa bière, lui posa la même sur la tête pour accompagner son mouvement de va-et-vient. Il râla doucement d’une voix rauque :


— Aaah, tu suces vachement bien... Plus vite ça vient.


Son mari appuya plus fort sur la tête de Lucie et elle dut enfoncer sa queue plus loin dans sa gorge. Elle alla aussi vite qu’elle le pouvait pour terminer rapidement cette pipe.


— Oh, oui, attention, ça vient, râla-t-il soudain.


Lucie serra plus les lèvres autour de son mandrin et attendit. Sa queue déversa sur sa langue plusieurs traits de foutre. Le goût de ce sperme était amer, symptôme d’une hygiène de vie (tabac et alcool) et d’une alimentation (du gras, du gras, du gras) loin d’être saines. Elle se força à tout garder en bouche. Ça ferait plaisir à son mari et surtout ça lui éviterait de devoir nettoyer après. Quand Christian eut fini de se vider, il alluma la télé et dit à Lucie :


— Super pipe Antonella. Tu fais une drôle de tête. Va pas me dire que tu trouves mon sperme dégueulasse encore une fois. Ah non tu peux pas, ha, ha, ha.

— Qu’il peut être con des fois, se dit Lucie.


Oui, elle n’allait pas lui dire ça et pas à cause de sa bouche pleine de foutre, mais bien parce qu’elle était muette. Et contrairement à ce qu’il sous-entendait, ça ne signifiait pas qu’elle était dépourvue du sens du goût. Elle le laissa se rhabiller et alla dans la cuisine. Elle cracha le contenu de sa bouche dans l’évier et but directement au robinet. Mais le goût ne passait pas, elle avait toujours l’impression d’avoir ce truc aigre sur la langue et le palais. Lucie ouvrit le frigo et décida de piquer une bière à son mari. Elle alla sur la terrasse pour siroter sa boisson, ses pieds nus sur le carrelage du séjour n’alertèrent pas Christian quand elle passa derrière lui. Elle serait passée en sabots de fer, il n’aurait probablement rien entendu non plus, tant il était focalisé sur le match.


Lucie s’allongea sur une des chaises longues en plastique et se prélassa aux rayons du soleil de fin d’après-midi. Son débardeur blanc et son petit short en jean lui permirent de bien profiter du soleil. Après quelques minutes, Lucie perçut une présence sur la terrasse d’à côté. Normalement, leurs voisins ne devaient pas être là. Des personnes âgées qui avaient séparé en deux leur maison et en avaient vendu une partie. Partie dans laquelle vivaient Lucie et son mari. La terrasse était bien séparée de celle des voisins par une palissade en bois, mais au bout et sur toute la longueur du petit jardin, un simple grillage délimitait les terrains. Lucie se leva et alla voir qui était là, si du moins elle n’avait rêvé. Elle se pencha par-dessus le grillage, sa petite taille lui permettant de passer le buste de l’autre côté, en se mettant sur la pointe des pieds tout de même.


Lucie découvrit un jeune homme penché sur pas mal de classeurs et de livres étalés sur la table de jardin. Elle le reconnut, c’était un des petits-enfants de leurs voisins. Lequel c’était déjà ? Elle chercha un peu et se rappela son prénom : Arthur. Il devait avoir à peu près son âge, sans doute un an ou deux de moins. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, il terminait son cursus de médecine. Vu la date, il devait être là pour réviser ses examens de fin d’année. Lucie s’étonna de ne pas l’avoir vu du week-end. Il avait dû être discret ; en même temps, il n’était pas là pour faire la fête. Et sa voiture devait être garée dans le garage des voisins. Elle allait le laisser tranquille quand il releva la tête et l’aperçut. Arthur lui offrit un grand sourire et se leva pour la rejoindre.


— Bonjour, Lucie.


Elle lui répondit dans la langue des signes et fut très surprise de le voir répondre ainsi. Elle ne se rappelait pas qu’il la connaissait, c’était peu banal tout de même. Elle lui posa plusieurs questions rapidement de ses mains agiles et il rendit les armes assez vite. Elle reprit plus doucement, quitte à épeler certains mots.


— Comment ça se fait que tu connaisses la langue des signes ?

— Euh, j’avais envie de découvrir ça. Et euh, j’ai fait un stage dans un centre adapté, donc voilà.

— Ah, je comprends.


Ils parlèrent un peu et Lucie se rendit compte qu’Arthur était tout rouge. Lui faisait-elle de l’effet ? Elle prit une gorgée de bière et en profita pour discrètement baisser les yeux. Arthur était aussi décontracté qu’elle. Il avait un t-shirt et un short, on aurait dit un short de bain. Ce dernier était tendu par un début d’érection à ce qu’il semblait. Elle fut un peu choquée de voir que sa simple présence lui faisait autant d’effet. En même temps, ses jambes fines étaient bien visibles et son débardeur était bien rempli par sa poitrine. En plus, elle n’avait pas mis de soutien-gorge pour faire confortablement du ménage et du rangement. D’ailleurs, elle pria pour que ses tétons ne soient pas visibles à travers le tissu. Elle se regarda la poitrine et fut prise de honte. Ils étaient bien dessinés, moulés par le fin tissu blanc. Elle croisa les bras sur ses seins pour cacher son état. Arthur sourit de sa pudeur et parut un peu embêté.


— Heu, désolé, Lucie. J’aurais dû te le dire avant.

— On est à égalité, signa-t-elle en pointant du doigt le short du jeune homme.


Ils rirent tous les deux et se détendirent. Lucie, pour parler, devait de toute façon laisser sa poitrine. Et puis, la façon dont Arthur la regardait était assez agréable. Elle l’avait vu plusieurs fois depuis leur emménagement et il avait toujours été très sympathique avec eux. Avec elle surtout, se rendit-elle compte... Se pouvait-il qu’il ait eu un petit béguin pour elle ? Lucie l’observa d’un peu plus près. Il était bien brun, le teint un peu blafard de ceux qui étudient beaucoup. Mais ses yeux marron brillaient d’intelligence et de gaité. Sa voix n’était pas très grave, pas très mâle, mais joyeuse et bienveillante, presque celle d’un adolescent. Il n’avait pas la carrure de Christian, mais il était en forme, fin et svelte. Il était tout à fait plaisant finalement. Et puis il avait de la conversation. Arthur pouvait soutenir une discussion intellectuelle tout en lui gardant un ton léger.


Lucie se sentit tomber sous le charme de son voisin. C’était un peu dangereux, mais bien agréable. Elle était mariée et lui avait peut-être une copine. Elle lui posa la question et il lui répondit qu’il avait en vue une jeune femme depuis un moment, mais n’avait pu l’approcher. Il venait de dire cela d’une façon si équivoque que Lucie ne put rester de glace. Ce garnement avait des vues sur elle ! Quelle flatterie tout de même pour son petit ego ! Beaucoup d’hommes l’avaient approchée parce qu’elle avait une certaine beauté physique. Mais la plupart fuyaient dès qu’ils comprenaient qu’elle avait un handicap. Seul Christian était resté jusqu’à présent. Et puis maintenant, il y avait Arthur. Intuitive, Lucie se demanda s’il n’avait pas plutôt appris la langue des signes uniquement dans le but de la séduire.


Lucie gonfla la poitrine, tendant un peu plus son débardeur. Le tissu se plaqua sur ses seins et ses tétons se dessinèrent plus clairement. Ceux-ci avaient encore durci et pas parce qu’il faisait frais. Arthur leva les sourcils d’étonnement et se mordit la lèvre. Il parut moins à l’aise et se dandina d’un pied sur l’autre. Il sembla vouloir tirer et réajuster son short. Lucie put alors voir que la bosse qu’il avait eue plus tôt reprenait de la vigueur. Et à y regarder de plus près, la taille de celle-ci était prometteuse. Pas que Lucie aima particulièrement les hommes avec des bites énormes, mais quelque chose d’un peu plus comblant que ce qu’offrait Christian ne lui aurait pas déplu.


De loin, elle entendit Christian râler sur le match. Il se leva et alla dans la cuisine jeter sa bière, pour une fois. Ça devait être la mi-temps. Il allait sans doute sortir la voir comme souvent, mais il n’en fit rien et préféra partir vers la salle de bain. Au moins, il allait enfin prendre une douche et sentir bon. Lucie parla encore avec Arthur et elle entendit son conjoint ressortir de la douche. A l’oreille, elle comprit qu’il ouvrait le frigo pour prendre une nouvelle bière. Elle le vit s’installer de nouveau dans le canapé et se concentrer sur le match qui venait de reprendre.


— Il aurait pu venir me voir tout de même, râla-t-elle.


Arthur vit sa mine désappointée et tenta de lui adresser quelques mots réconfortants. Il était vraiment très bien cet homme... Une bascule s’opéra d’un coup dans l’esprit de Lucie. Jamais elle n’aurait cru possible ce genre de chose, mais elle avait envie de se laisser séduire le plus possible par Arthur. Lucidement, elle sentait qu’elle ne le faisait que par vengeance ou ressentiment envers Christian, mais c’était aussi ancré profondément en elle : des semaines et des mois de déception, de lassitude et de solitude. Lucie but cul sec la fin de sa bière. Elle posa la bouteille contre le grillage, à ses pieds. Se faisant, elle s’arrangea pour laisser le temps à Arthur de plonger son regard dans son décolleté. La jeune femme releva les yeux et vit son interlocuteur devenir tout rouge. Le sexe d’Arthur tendit un peu plus son short.


Lucie avait la confirmation de ses doutes. Elle jeta un œil à sa poitrine pour voir jusqu’où elle s’était dévoilée. Elle comprit pourquoi Arthur avait autant réagi. Le décolleté de son débardeur s’était ouvert plus qu’elle ne l’avait pensé. Arthur, elle en était sûre, savait maintenant qu’elle n’avait pas de soutien-gorge. En se redressant, elle sentit que son sein droit avait bougé sur le côté. Elle ne regarda pas, mais elle savait qu’au moins une partie de son aréole était visible par le côté du débardeur, un side-boob en somme. Lucie se demanda si cette fois, Arthur allait lui dire quelque chose. Elle le vit rougir encore plus et retenir sa respiration. Le futur médecin se débloqua et l’avertit de son "accident" vestimentaire. Elle l’en remercia et rangea son sein. Elle s’arrangea pour le faire lentement, sensuellement, mais sans en faire trop. Il ne fallait pas non plus que cela aille trop loin.


Ils reprirent une conversation normale même si Arthur était beaucoup plus troublé et bafouillait de plus en plus. Ses yeux se perdaient souvent vers la poitrine de Lucie et ses jambes fuselées. Elle avait soif et proposa à Arthur une bière. Il accepta volontiers l’offre. Cela voulait dire pour lui passer plus de temps en compagnie de l’objet de son désir. Elle se pencha pour ramasser sa première bouteille et choisit de le faire en tournant le dos à Arthur. Il eut tout le loisir de mater son cul dans son petit short en jean. Elle se releva et partit dans la maison. Elle passa silencieusement dans le séjour dans un aller-retour rapide. Christian ne perçut pas du tout sa présence, tout accaparé par son match. Lucie regarda sur l’écran, il devait rester une vingtaine de minutes et il y avait égalité (1-1 ou 2-2 elle ne fit pas très attention). Il ne restait plus tant de temps que ça pour profiter d’Arthur.


Dans le jardin, elle vit Arthur, la main dans le short, il semblait batailler pour placer son sexe autrement. D’une façon qui le rendrait plus visible ou qui serait simplement plus confortable ? Il la retira vivement quand il vit Lucie revenir, comme s’il avait été pris en faute. En revenant vers lui, Lucie vit que le sexe d’Arthur s’était déplié le long de sa cuisse. Il devait se trouver à la limite du short du jeune homme. Emoustillée, Lucie pria pour qu’il finisse par dépasser. Elle se dit qu’elle devrait sans doute y mettre du sien. Elle avait un corps plutôt plaisant et savait en jouer quand il le fallait. Elle sentit son propre sexe vibrer à cette pensée.


Elle trinqua avec Arthur, leurs bouteilles durent s’entrechoquer trop fort et de la mousse remonta par le goulot. Ils les portèrent à leurs lèvres, mais une partie du breuvage déborda. Arthur eut une petite moustache sur la lèvre et un peu de mousse tomba sur son torse. Lucie en eut plein le menton et quelques gouttes tombèrent sur son débardeur. Pile sur son sein gauche, un signe se dit-elle. Car assez de bière imbiba le tissu qui devint translucide et son mamelon apparut. Le sexe d’Arthur repartit à bander et, bloqué par son short, se déploya vers le bas. Lucie crut bien que le bout du gland allait dépasser, mais il s’arrêta à la limite du tissu. Du coin de l’œil, elle vit le soulagement d’Arthur de ne pas se couvrir de honte. Afin de jouer un peu plus avec lui, elle se pourlécha les lèvres et le menton pour récupérer la bière qui avait débordé. Cela augmenta la tension dans le short d’Arthur, mais rien de dépassa.


Sentant probablement qu’il risquait d’en montrer trop, lui aussi, il avertit Lucie qu’il pouvait voir son téton par transparence. Elle le trouva chou, d’autres en auraient sans doute profité sans rien dire. Elle décida de mettre les pieds dans le plat et d’avoir des certitudes quant à l’attirance qu’elle exerçait sur lui :


— Merci Arthur. Mais je le savais. Tu as réagi de façon bien visible, montra-t-elle du doigt.


Arthur voulut cacher cette vilaine bosse, mais elle le retint un instant :


— J’ai compris aussi que tu avais un faible pour moi, non ? Tu n’as pas appris ma langue juste en stage. Pas vrai ?


Sa réaction surprit quelque peu la jeune femme. Au lieu de se sentir pris en flagrant délit, il parut soulagé, libéré d’un poids.


— Oui, c’est vrai. Tu es très belle, intelligente et ta personnalité me plaît beaucoup.

— Merci, c’est très gentil de ta part, répondit-elle.


Ils furent tous les deux gênés de ces aveux. Lucie regarda l’heure à sa montre, le match devait en être aux arrêts de jeu. Elle jeta un œil vers son mari : il était toujours hypnotisé par la télévision. Lucie aurait bien voulu poursuivre ce moment, maintenant qu’ils savaient tous deux ce qu’il en était. Mais Christian allait bientôt être libéré de son match. Elle voulait quelque chose pour garder un bon souvenir de cette discussion, de cet échange et de ces aveux. Un instant, elle pensa exposer ses seins ou aller tâter le sexe d’Arthur. Elle se gronda d’avoir de telles pensées et se décida pour coller furtivement ses lèvres à celles de son interlocuteur. Encore fallait-il oser le faire...


— Le match est presque fini. Je vais retourner à mon ménage...

— D’accord, c’était très agréable de te parler...


Sans lui laisser le temps de finir, elle se dressa sur la pointe des pieds et lui claqua un baiser aussi furtif qu’électrisant. Arthur se figea complètement, se demandant visiblement s’il avait rêvé ou si c’était bien arrivé. De son côté, ce baiser laissa un goût d’inachevé à Lucie.


— Ah, non, non, faut pas rater ça ! Merde, les prolongations !


Dans le jardin, Lucie avait pu entendre son mari râler contre un gros raté et pester contre les futures prolongations. Elle se pencha en arrière et le vit fulminer sur le canapé. Il y resta bien sagement, ne sentant pas le besoin d’aller prendre une nouvelle bière. Cela étonna Lucie, mais elle s’en félicita. Elle se reconcentra sur Arthur qui paraissait toujours suspendu en l’air. Lucie pouffa légèrement, ce qui le sortit de son rêve éveillé.


— Je vois que tu as aimé...

— Oui, oui, bafouilla Arthur.


Lucie vit que ce baiser avait aussi eu une conséquence pas tout à fait attendue. Le gland du jeune homme dépassait enfin ! Il était plus clair que celui de son mari, peut-être un peu plus gros aussi. Lucie lâcha un soupir muet plein d’envie et de tentation. Elle sentit son corps réagir et se réveiller quelque peu, surtout les parties érotisées de son anatomie : lèvres, seins, ventre et sexe, bien sûr.


Le silence régnait maintenant depuis quelques instants, assez longtemps pour que des images plus osées leur traversent l’esprit. Chacun des deux avait bien compris ce qui se passait dans la tête de l’autre. Lucie sentait son string se mouiller dans son short et ses seins semblaient pris d’une vie propre en cherchant à s’échapper de son débardeur. Arthur avait le sexe qui prenait plus d’ampleur, le gland dépassait maintenant franchement et sa raideur réussissait à remonter un peu son short, il avait l’impression de baver d’envie. Chacun avec ses réactions physiques alimentait celles de l’autre. Lucie se rapprocha du grillage et Arthur en fit autant. Cette fine barrière n’empêcha pas les seins de Lucie se coller contre le torse du futur médecin et le sexe de celui-ci frotter contre la cuisse de la jeune femme. Après avoir écouté sa maison une dernière fois, Lucie tira Arthur à elle et l’embrassa passionnément. D’abord ébahi, le futur médecin se laissa aller avec ferveur.


Lucie fut même étonnée de le voir envahir sa bouche de sa langue. C’était assez intrusif, mais excitant.

D’une main, elle alla chercher par-dessus le grillage l’objet de sa curiosité. Elle passa par en dessous le short et remonta le long de la cuisse de son voisin. Elle y trouva une queue assez raide, bien assez pour permettre une masturbation, à laquelle elle se refusa pourtant. Elle se contenta de bien dégager son sexe de son short et de le dresser bien droit. Leurs bouches se séparèrent et les yeux d’Arthur étaient toujours aussi abasourdis de la situation. Lucie se sentit perdre le contrôle d’elle-même, elle vit ses mains agir contre sa supposée volonté :


— Tu veux encore un peu de bière ?


Arthur hocha simplement la tête sans comprendre, Lucie reprit sa bouteille en main. Ne se reconnaissant pas, elle dévoila un sein, celui côté jardin, et y versa quelques gouttes d’alcool. Elle tendit son sein et ferma les yeux. Il ne fallut pas longtemps pour qu’Arthur vienne téter ce présent. Si elle avait pu, Lucie l’aurait encouragé de belles paroles, peut-être un peu cochonne. Elle ne put que geindre et soupirer. Cela sembla perturber quelque peu Arthur qui voulut arrêter, mais Lucie n’en avait pas assez et elle le replaqua sur sa mamelle pour qu’il continue. Elle dut manifester son plaisir autrement. Elle repassa sa main libre par-dessus le grillage et vint reprendre le manche d’Arthur entre ses doigts. Cette fois, elle appliqua un mouvement de va-et-vient qui fit beaucoup d’effet au propriétaire de la verge. Il grognait et ronflait, il mordilla même le mamelon de Lucie dans un enthousiasme mal contrôlé. Elle eut un réflexe de dérobade, mais il la retint d’une main.


Lucie sentit le verre froid de la bouteille au creux de ses reins. Elle eut un frisson puis elle se figea complètement.

Arthur cherchait à pénétrer dans son minishort en jean. Que devait-elle faire ? Se laisser aller à la pulsion du moment ? Redevenir lucide et tout arrêter ? Mais elle était torturée entre l’un et l’autre choix. Si sa raison hurlait de tout stopper, de reprendre le contrôle, sa main ne cessait d’astiquer le manche d’Arthur. Son sexe mouillait, se contractait d’impatience. A force de tergiverser, Arthur parvint à défaire le bouton et à baisser la fermeture. Sa main se glissa prestement dans l’ouverture et ses doigts atteignirent son sexe. Il passa à peine sur son clitoris pour aller fouiller son vagin avec deux doigts inquisiteurs. C’était à la fois vibrant et étrange pour elle. Cette brusquerie, elle n’en avait pas l’habitude, cela la changeait, mais elle ne savait pas si c’était en bien ou en mal. Sa bestialité momentanée était satisfaite, mais son sexe rejetait en partie cette façon de faire.


Pourtant, elle sentait au plus profond d’elle-même qu’il risquait de la faire jouir rapidement. C’était dangereux avec Christian dans les parages, mais si tentant...

Elle se laissa aller et elle sentit un orgasme arriver. Sans doute la peur ou un certain inconfort, elle ne jouit pas exceptionnellement fort, au contraire presque.

Arthur retira ses doigts subitement faisant perdre son équilibre à Lucie. Elle lâcha la queue du jeune homme et tomba à genoux, s’éraflant le coude contre le grillage au passage. Le futur médecin dut prendre cela comme une invitation, car il passa sa queue par une des mailles du grillage. Lucie ne comprit pas tout de suite ce qu’il se passait quand le gland toucha sa joue. Elle ouvrit la bouche de surprise et Arthur en profita pour y glisser son sexe. Lucie savait qu’elle aurait dû la retirer, cette queue envahissante. Mais elle n’avait toujours pas repris le contrôle d’elle-même. Elle "voulait" aller au bout de tout ça. Le sentir jouir sur sa langue au fond de sa gorge. Remplacer le goût âcre et amer de son mari. Alors elle pompa ardemment Arthur qui eut bien des difficultés à tenir sa langue. Si Christian était accaparé par son match, il n’était tout de même pas sourd. Lucie en voulut à son voisin et se pressa pour finir avant qu’une calamité n’arrive.


Elle le suçait aussi vite qu’elle le pouvait, elle sentait la jouissance du jeune homme approcher, mais ne savait pas trop quand cela allait exploser. Tout à coup, elle eut la main d’Arthur derrière la tête et il lui plaqua le visage contre le grillage. Il la maintint ainsi et se déchargea soudainement en elle. Lucie eut le nez écrasé contre le fil métallique et une attache au fil de tension lui griffa la joue. Arthur, tout à son plaisir, n’y prit pas garde. Son sperme était chaud, doux, presque caramélisé. Un "hourra" leur parvint de l’intérieur de la maison, apparemment le Barça avait marqué ou pire, gagné le match. Si cela se trouvait, la prolongation était finie. Prise de panique, Lucie se releva immédiatement et regarda ce qui se passait. Heureusement, ce n’était qu’un but et le match continuait. Pas plus téméraire que ça, Arthur avait reculé de plusieurs pas, jusqu’à sa table de révision. Le cœur battant à tout rompre à cause de sa frayeur, Lucie était paralysée.


Elle vit Arthur déchirer un bout de papier et griffonner dessus. Il revint vers elle et lui fourra dans la poche son short, le baissant même un peu au passage.

Cela eut le mérite de remettre les idées de Lucie au clair. Elle se rhabilla comme elle put. Elle regarda où était son voisin, il avait plié bagage à l’intérieur de la maison de ses grands-parents sans demander son reste. Au moins, il avait emporté sa bière. Celle de Lucie traînait encore dans l’herbe. Elle la ramassa et s’avisa qu’elle avait l’haleine chargée de sperme. Elle but d’un trait ce qui restait dans le fond de sa bouteille et se rinça la bouche à la bière. Elle la rapporta sur la terrasse et vit par la porte-fenêtre qu’il restait encore trois ou quatre minutes. Pas assez pour aller prendre une douche et se rhabiller de propre. Elle prit la décision d’arroser les plantes du jardin avec le tuyau d’arrosage. Elle en profita pour se laver les mains et avoir un "petit accident" en s’aspergeant les cuisses d’eau froide. Cela allait masquer les autres traces humides qui n’auraient pas eu d’explication.


Elle mouilla ici ou là les arbustes et s’arrêta quand Christian fit son apparition sur la terrasse. Elle revint vers lui, aussi naturelle que possible. Christian fronça des sourcils en la découvrant :


— Qu’est-ce qui t’est arrivé ?


Le cœur de Lucie rata deux ou trois battements et ses mains bafouillèrent une réponse.


— Doucement, je comprends pas... Ah, le tuyau t’a échappé ? Mais les griffures là...


Christian avait eu énormément de mal à apprendre les rudiments de la langue des signes, mais ne s’était jamais découragé. Il désigna la joue et le coude de la jeune femme, elle ne sut répondre tout de suite. Elle prétendit s’être pris une branche du petit pommier qu’ils avaient planté ensemble en voulant récupérer le tuyau récalcitrant.


— Ah bon, OK. Assis-toi, je m’occupe de toi, ordonna-t-il.


Christian revint quelques instants plus tard avec une trousse de premier secours. Il soigna méticuleusement les blessures superficielles et posa même un baiser sur celle de la joue de Lucie. Il lui mit au coude un pansement avec des motifs Disney, qu’il avait acheté "au cas où", comme il disait à chaque fois, des étoiles pleins les yeux. Il resta un moment près d’elle et elle finit par remarquer quelque chose :


— Tu fumes pas ta clope ?

— Non, je vais arrêter, je crois. Je sais que tu aimes pas trop embrasser un cendrier.

— Merci, mima-t-elle de ses lèvres.


Le portable de Christian sonna, un de ses partenaires de football l’appelait pour débriefer le match. Il abandonna Lucie et alla discuter dans le salon, avec une nouvelle bière à la main.

Lucie resta quelques minutes à rêvasser. Le pansement se décolla de son coude et tomba sur son ventre. Elle le prit pour aller le jeter et se dit qu’elle avait peut-être autre chose à jeter. Elle fouilla dans sa poche et en sortit le numéro d’Arthur. Elle les leva tous les deux devant ses yeux et les fixa un long moment.


D’un côté, il y avait le numéro de téléphone, Arthur. Jeune homme, beau, attentionné dans ses échanges et énamouré d’elle. Intelligent et drôle, il venait de lui faire passer un moment très agréable, le genre qui lui manquait souvent avec Christian. Aborder d’autres sujets que le foot, parler en stimulant son esprit. Il avait pris le temps de prendre de ses nouvelles, de s’intéresser à elle, à ses envies, ses désirs. Son sexe était beau lui aussi, ses lèvres douces et le sperme qu’elle avait eu en bouche avait laissé un goût agréable. Pas comme la relation sexuelle qu’elle venait d’avoir avec lui. Si un goût d’inachevé lui était resté après le baiser furtif, celui qui perdurait après cette relation était bien plus mitigé. Elle avait perçu un garçon différent de ce qu’il paraissait au premier abord. Mais cela ne pouvait être dû qu’au danger que représentait la proximité de Christian et un enthousiasme mal contrôlé.


De l’autre, il y avait le pansement, Christian. Moins fringant qu’Arthur, plus fatigué de son mode de vie, il gardait tout de même un certain charme, un peu bad-boy, un peu rustre. Il manquait clairement de conversation et ne pensait pas toujours aux désirs de Lucie dans le choix des sorties, des balades, des vacances. Sa barbe, à la Messi, lui piquait toujours les lèvres lorsqu’il l’embrassait et son sperme laissait un goût peu agréable. Mais il la prévenait toujours quand il jouissait, lui laissait le temps, si elle le voulait de ne pas tout recevoir dans la bouche quand elle le suçait. Et cette barbe n’avait quand même pas que des désavantages lorsqu’il se glissait entre ses cuisses. Mais il n’y avait que peu de moments de complicité avec lui. Encore qu’il y avait ce pommier, ce pansement "au cas où", ce moment de tendresse. Les fois où il faisait l’idiot pour la faire rire ou qu’il la serrait contre lui le soir en se couchant.


Ils étaient bien là, très banals, très communs, mais fortement ancrés en elle. Ceux que promettait Arthur seraient sans doute plus subtils, sophistiqués, épanouissants, mais seraient-ils aussi profonds ?


Des moments fugaces faisaient-ils une relation de couple épanouie ? Le vrai Arthur était-il celui de leur relation sexuelle ou l’autre ? Christian avait promis de ne plus fumer pour elle, mais s’y tiendrait-il ? Une fois rassasié, Arthur reviendrait-il vers avec le même regard énamouré ? Quel choix faire ? N’en faire aucun ? Tout arrêter et recommencer ailleurs ?


— Lucie, ma chérie. On mange quoi ce soir ?


Elle sourit et leva les yeux au ciel. Elle regarda une dernière fois ces deux symboles. Elle en plia un et le fourra dans une des bouteilles de bière vide. L’autre elle le garda dans sa poche pour le ranger précieusement plus tard. Elle se leva, regarda dans sa maison et celle des voisins. Elle était sûre de ne pas s’être trompée. Elle se sentait heureuse, libérée et certaine de la suite de sa vie. Elle avait fait le bon choix.

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