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Chronique d'un naufrage annoncé ...

Chapitre 1

Avis de tempête ...

Divers

Ce naufrage annoncé est basé sur l’histoire vraie d’un lecteur du site qui a bien voulu se confier à moi et m’autoriser à publier ici ce récit en changeant les prénoms.

A toi, cher lecteur confident qui saura se reconnaître, je dédie cette histoire et te souhaite des jours meilleurs.

 

Je m’appelle Laurent, j’ai 40 ans, je suis l’un de ces hommes, ni beaux ni moches, que l’on croise dans la rue mais que l’on ne remarque pas. De gabarit normal, 1m70 et 62 kg, je travaille à la RATP depuis déjà de longues années.

Depuis dix ans, je suis marié à Marianne qui a 35 ans. C’est un petit gabarit, 1m60 et 50 kg, rousse aux cheveux courts. Elle fait plus jeune que son âge et on dirait presque une jeune fille, une femme-enfant en quelque sorte ! C’est ce qui m’a plu chez elle lorsque je l’ai rencontrée. Mais c’est aussi ce qui fait qu’elle attire l’attention dans la rue, contrairement à moi, et plait aux autres !

Elle travaille elle aussi à la RATP, nous habitons à Clichy et n’avons pas d’enfants. Nous n’avons pas les mêmes horaires de boulot mais nous arrivons à être libres tous les deux le dimanche et le lundi. 

 

Pendant six ans, nous avons été un couple normal comme il y en a tant. Sur le plan sexuel, cela restait très conventionnel c’est-à-dire sans passion torride ni fusion charnelle. Il faut dire que je suis loin d’être une bête de sexe, bien au contraire. J’ai un petit sexe et je suis un éjaculateur précoce. Pas de quoi faire grimper ma femme au septième ciel !

Au début de notre mariage, nous étions un peu coincés tous les deux ; certainement comme beaucoup de jeunes mariés. Ne dit-on pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron ! Je ne me suis finalement jamais forgé un tempérament et un comportement d’étalon. Durant ces premières années, Marianne ne portait que des sous-vêtements classiques de couleur noire. Le noir peut être sexy et excitant mais pas la lingerie de mémère qu’elle mettait.

J’aime me faire sucer mais elle n’apprécie pas vraiment ça ; et ça se ressent ! Comme elle n’aime pas le goût du sperme et que je jouis très vite, je dois me retirer rapidement de sa bouche. Disons que la pipe est terminée à peine commencée !

J’ai tenté le cunnilingus pour la faire jouir, sans résultat probant. J’ai esquissé une fois une feuille de rose ; son refus a été catégorique !

 

Les mois et les années passant, la fréquence de nos relations sexuelles a progressivement diminué. De deux à trois fois pas semaine au début, cela est passé à une fois par semaine puis une fois tous les quinze jours. Aujourd’hui, alors que je me confie à vous, nous faisons chambre à part et ne faisons plus l’amour.

Avec le recul, je me demande finalement si je l’ai fait jouir au moins une fois. Je suis loin d’en être certain ! En tout cas, Marianne n’a jamais manifesté au lit avec moi la plus petite extase, le moindre frisson et surtout pas le moindre orgasme. Comme je l’ai dit, avec mon petit calibre qui décharge vite, je suis certainement responsable de cette situation.

Si j’avais su, si nous en avions parlé, si j’avais consulté un sexologue, si …. Avec des « si », je serais Siffredi !

Dans de telles conditions, notre couple ne pouvait que faire naufrage. Marianne s’est réfugiée sur une île déserte ; enfin pas si déserte que cela puisque c’est l’île aux plaisirs. Quand à moi, en tant que capitaine du navire, je ne pouvais que sombrer corps et âme. C’est ainsi que je me suis échoué sur la plage ; celle des maris cocus. Je me souviens, c’était le 6 janvier 2018.

 

Mais avant ce naufrage, j’avais déjà repéré quelques signes annonciateurs. J’étais un peu comme ces vieux marins qui prédisent un gros coup de vent rien qu’en regardant les nuages dans le ciel ou en regardant l’écume des vagues. 

Cela a commencé par les changements d’horaires de Marianne à l’automne 2017. Elle s’est mise à parfois travailler le samedi matin ce qui lui permettait de finir à midi certains autres jours. Comme elle sait que je n’aime pas faire les magasins, elle m’a alors dit qu’elle ferait du lèche-vitrine et ses achats lors de ces après-midi au cours desquels elle ne travaillait pas contrairement à moi. C’est ainsi qu’elle partait à 14h00 pour ne revenir que vers 18h00, mais toujours les mains vides.

Lorsque je lui demandais

— Chérie, tu n’as rien trouvé à ton goût ?

j’obtenais toujours une réponse du style

— Non, il n’y avait pas ma taille !

ou bien

— Pas de chance, cette fois ils n’avaient pas le bon coloris !

ou bien

— Il n’y avait vraiment rien de terrible aujourd’hui !

Pour tout vous dire, je me moquais un peu de ces sorties et n’y accordait vraiment aucune importance.

 

C’est cependant à cette époque que j’ai noté un léger changement dans son comportement au lit. Oui, fin 2017, il nous arrivait encore de baiser ; de temps en temps !

Depuis notre mariage, lorsqu’elle me faisait une pipe, j’avais remarqué qu’elle n’était vraiment pas douée pour ça. En effet, elle n’arrivait pas à se servir de ses lèvres pour bien enserrer ma queue et je sentais régulièrement ses dents sur la hampe de ma queue. Pas vraiment agréable, surtout quand on apprécie se faire sucer. Même si cela ne dure pas trop longtemps !

Mais là, je ne sentais plus ses dents sur ma bite et ses lèvres me faisait un doux et chaud fourreau dans lequel j’avais plaisir à coulisser. Naïf comme j’étais alors, j’ai pensé qu’elle avait enfin deviné comment on fait une belle fellation. Depuis, j’ai compris qu’elle avait pris des cours hors du foyer conjugal !

 

Au tout début de 2018, Marianne me dit qu’elle est invitée par quelques magasins pour des ventes privées comme cela se pratique beaucoup avant la période des soldes. En ce samedi 6 janvier, alors que nous sommes en train de déjeuner, elle m’annonce qu’elle va aux grands magasins près de la gare Saint-Lazare pour tenter d’y faire quelques affaires. Je lui réponds qu’il n’y a pas de souci et que je vais en profiter pour classer quelques papiers et faire le bilan de nos différents comptes bancaires suite aux intérêts de fin d’année.

Cependant, le déjeuner terminé, j’ai comme un pressentiment et je me demande si je ne devrais pas la suivre. Comme d’habitude, elle se prépare tranquillement à sortir et, à 14h00, la voici avec une doudoune rouge, un jean et des baskets qui quitte l’appartement. Me fiant à mon intuition et bien que je ne sois pas un expert en filature, je quitte l’appartement à mon tour et la suis à distance.

A la station de métro Mairie de Clichy, nous voici dans la 13 en direction de Châtillon. Elle est dans un wagon et moi dans celui juste derrière. Heureusement, grâce à sa doudoune rouge, j’arrive à la repérer facilement parmi tous les passagers. A chaque arrêt, je l’observe, prêt à sauter sur le quai si elle descend de sa rame. 

 

Alors qu’elle n’aurait normalement dû descendre qu’à Saint-Lazare, la station la plus proche du Printemps et des Nouvelles Galeries, la voilà qui descend à Place de Clichy. Cela me surprend mais peut-être va-t-elle commencer ses achats dans le secteur avant de se rendre à pieds jusqu’aux grands magasins. Je connais le coin, il suffit de descendre la rue d’Amsterdam pour y arriver.

Je sors de la rame à mon tour et lui emboîte le pas. Comme il y a beaucoup de monde, j’arrive à la suivre discrètement sans difficultés. Mais qu’elle n’est pas ma surprise de voir qu’au lieu de prendre la sortie, elle se dirige vers le quai de la ligne 2 en direction de Nation. Je fais de même et nous attendons la prochaine rame, elle a un bout du quai et moi à l’autre. J’ai l’impression d’être dans un film. Où ce jeu du chat et de la souris va-t-il nous mener ?

Je n’ai pas longtemps à attendre car deux stations après, elle descend à Pigalle. Zut, elle vient vers moi pour emprunter la sortie qui est dans mon dos. Heureusement, il y a un plan du quartier affiché au mur sur ma droite et je fais le touriste égaré qui cherche son chemin sur la carte. Ouf, elle ne m’a pas vu ! Elle emprunte l’escalator puis les escaliers pour sortir de la station. Je reste à distance, il ne faudrait pas faire foirer ma filature alors que le dénouement me semble proche.

 

Une fois sur le boulevard de Clichy, elle marche en direction de la place Blanche mais s’arrête soudain devant une pharmacie. Caché derrière un kiosque à journaux je l’observe ; elle semble patienter. Comme elle, je n’ai pas à attendre longtemps car la voici qui fait quelques pas et rejoint un homme devant la devanture d’un établissement. Quelques secondes après, ils disparaissent derrière une porte.

Je laisse passer quelques minutes au cas où ils ressortiraient de cet endroit. Comme rien ne se passe, prudemment, je me dirige à mon tour vers l’entrée où je les ai vus disparaître. C’est un sauna qui s’appelle le Moon City et la décoration extérieure fait très exotique. Dans le hall accessible à tous, je regarde les photos affichées dans les cadres et constate rapidement qu’il s’agit d’un sauna libertin ; les images parlent d’elles mêmes !!

Je suis écoeuré, dégoûté et anéanti ; Marianne ma petite femme si fragile fréquente des lieux libertins. Ce qui me scie également les jambes c’est que l’homme avec qui elle vient d’entrer dans ce lieu de luxure est un black. Je ne suis pas du tout raciste car j’ai d’excellents collègues de travail d’origine africaine. Mais je crois qu’inconsciemment, je me dis qu’elle me trompe avec un black pour être certaine de ne pas retomber sur un blanc à petite bite comme moi. Pourtant je suis certain que tous les blacks ne sont pas montés comme des ânes, contrairement au fantasme de beaucoup de femme.

 

Là sur le boulevard de Clichy, dans le hall de ce qu’il faut bien appeler un club de rencontres ou une boite à partouzes, je prends l’eau et sombre dans l’abîme qui vient de s’ouvrir en moi. La découverte de mon cocufiage m’étouffe, je suffoque d’incompréhension et je me noie dans ma solitude de mari trompé et de mari jaloux.

La queue entre les jambes, si j’ose dire, je saute dans un bus et rentre à notre appartement à Clichy. Dans le salon, avachi dans un fauteuil, je continue de sombrer dans le grand verre de whisky que je viens de me servir ….

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