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Chroniques Immortelles – Il était une fin.

Chapitre 1

Histoire médaillée
Divers

Non, ce n’est pas la fin de mes aventures, mais çà pourrait être une fin possible.


Ou le début d’autre chose…


Imaginez un désert brûlant, quelque chose comme la dépression des Afars en Éthiopie actuelle, avec ses mares d’eau bouillonnantes, ses fumerolles, avec par places des volcans laissant échapper des flots de lave. Le décor de cette histoire ressemble à çà.


Mais c’est un enfer encore pire… Ici, pas de mares d’eau brûlantes. Les étendues liquides visibles sont des sels fondus alimentés par des sources venant des profondeurs. Des vapeurs délétères s’échappent du sol. Pas de ciel bleu, mais un paysage baigné d’une lueur rougeâtre émanant d’une épaisse couche de nuages planant très haut à des dizaines de kilomètres de la surface.


La température dépasse les deux cent cinquante degrés. L’atmosphère est irrespirable, mélange d’azote, de gaz carbonique, d’ammoniac, de méthane, d’hydrogène sulfuré... Sa pression est plusieurs fois supérieures à celle que connaît la Terre des Hommes. On n’imaginerait pas que la vie puisse exister dans un pareil endroit.


Et pourtant, il y avait un être vivant. On aurait dit une sorte de scorpion géant, avec ses pinces et sa queue recourbée. Il évoluait au milieu des rochers retournant méthodiquement des pierres, recherchant peut être quelque nourriture… ou autre chose. Et son attention fut attirée par des bruits à quelque distance. Il s’approcha et découvrit un spectacle  incongru.


C’était une femme, une humaine, avec de longs cheveux blonds. Elle était à quatre pattes dans la poussière avec, lové contre son dos un autre insecte géant, un genre de blatte de prés de deux mètres. L’insecte la maintenait fermement par le corps avec quatre de ses pattes griffues.


Difficile à imaginer, la blatte était en train de s’accoupler avec la femme. Un organe situé sous l’insecte avait pénétré le corps de la femme entre ses cuisses. Mais la femme ne montrait aucun signe de douleur ou de répulsion. Au contraire, elle soupirait, les yeux mi-clos, se balançait lentement, ondulait sur l’organe de l’insecte. Ce dernier faisait de brusques mouvements vers l’avant, poussant son organe dans les entrailles de la femme, lui arrachant des gémissements, des soupirs d’aise à chaque coup de boutoir. Elle prenait un plaisir intense à cet accouplement monstrueux.


Mais cela ne dura pas. La femme se releva lentement, laissant la blatte derrière elle, fit quelque pas et s’assit sur un rocher brûlant, le regard perdu vers l’horizon. L’insecte vint à coté d’elle. Et se mit à lui parler dans son langage…


— Tu semble bien lointaine, bien mélancolique ma chérie.

— Oui amour, répondit la femme. Je suis un peu nostalgique quand je repense à ce que c’était ici « avant ». Tu te souviens ? Il y avait un ciel bleu avec des nuages blancs, de vertes forêts, les immenses étendues bleues des mers et des océans, des oiseaux, des fleurs. Il n’y a plus rien maintenant.

— C’est le cycle normal de la vie, répondit l’insecte. Elle est apparue il y a longtemps, elle s’est développée, a pris de l’ampleur… et puis a régressé au fur et à mesure que le soleil gagnait en puissance en vieillissant. C’est comme çà…

— Dire qu’ici, on appelait cet endroit les Alpes de haute Provence. Tu te rends compte qu’on est sur le site de ma ville, celle ou je suis née ? C’était il y a combien de temps ? Cinq cent millions d’années, sept cent, plus ? Je ne sais plus. Ces montagnes ont culminé à plus de dix mille mètres et regarde aujourd’hui : il n’en reste plus que cette plaine désertique…


La blatte vint se coller contre la femme.


— C’est l’histoire normale d’une planète, dit-elle. Elle naît, elle vit, et elle meurt un jour. La présence de vie à sa surface n’est qu’une péripétie occasionnelle. Aujourd’hui, elle n’est plus que minéral. Mais dans quelques milliers d’années, le soleil deviendra une nova et la fera griller. Tout sera dit.

— Nous avons vu passer tellement de races, d’espèces intelligentes différentes, nous en avons guidé je ne sais plus combien. Nous avons vu arriver puis disparaître tellement d’autres immortels. L’espèce humaine, notre espèce a duré un ou deux millions d’années puis a disparu pour laisser la place à d’autres. Pourquoi sommes nous encore là ? Pourquoi ne rejoignons nous pas tous ceux qui sont partis avant nous aux champs Élysées ? Ce serait tellement plus simple…


L’insecte ne répondit pas. Il ressentait le trouble de sa compagne. Cette derrière jouait avec ses mains. Une brume lumineuse s’échappait d’elles, se matérialisait sur le sol sous la forme d’une matière translucide, prenait l’aspect d’un animal.


— Mais c’est un lapin ? Reprit l’insecte.

— Oui. J’adorai cet animal. Il était si doux au toucher, si mignon, si gentil, l’image même de la vie insouciante et fragile, mais tellement belle.

— Pourquoi ne lui donne tu pas vie ?

— A quoi bon, répondit la femme en haussant les épaules. Que deviendrait-il au milieu de ce que la Terre est devenue aujourd’hui ?


Elle fit un geste et l’image de l’animal s’évapora dans un halo lumineux.


— Non amour, il n’y a plus rien à faire. Tout est fini ici, il n’y a plus la moindre trace de vie. C’est terminé. Mais une dernière fois, j’aimerai… Tu ne veux pas reprendre l’aspect que tu avais quand je t’ai connue ?


Alors la blatte se transforma, devint une jeune femme brune, aux longs cheveux noirs.


— Je veux t’aimer ici une dernière fois, reprit la femme blonde, le dernier acte de vie sur notre Terre…


Les lèvres entrèrent en contact. Il faisait tellement brûlant que l’humidité de leur salive se serait évaporée instantanément. Mais une bulle de fraîcheur s’était formée autour des deux femmes. Les langues se nouèrent, les salives purent être échangées. Les mains glissaient lentement sur les corps en de douces caresses, les bouches déposaient des baisers sur le corps de l’autre. Pour la dernière fois dans l’histoire de la Terre, deux organismes vivants s’aimaient, et elles le savaient…


Puis elles s’allongèrent sur le sable brûlant. Les mains, les bouches se mirent à courir sur le corps de l’autre, sur les seins, les abdomens, les jambes, les bras… Le visage de l’une disparut entre les jambes de l’autre, une langue se mit à fouiller cet ultime réduit humide faisant naître des soupirs et des gémissements chez sa compagne.


Les deux femmes n’avaient pas fait attention au scorpion. Couchée sur le ventre, l’une des femmes léchait avec délice la chatte de l’autre allongée sur le dos. L’animal s’approcha, saisit soudain les chevilles de la première entre ses pinces, puis son corps s’arqua et il lui inséra sèchement son dard dans son vagin.


La femme poussa un cri de surprise, mais repris ses caresses envers sa partenaire pendant que le scorpion entrait et sortait rapidement son dard de l’intimité de la femme. Elle sentait les moindres rugosités de sa carapace, elle gémissait sous la violence de l’assaut, mais tourna la tète vers lui.


— Alex s’il te plaît, redeviens humain et viens avec nous.


Le scorpion se transforma à son tour laissant la place à un corps d’homme. Il vint s’allonger auprès des deux femmes. Celles-ci suspendirent leur jeu pour couvrir le corps de l’homme de baisers et de caresses. Elles prirent possession de tout son être, s’emparant de sa bouche, de ses tétons, de son sexe. Leurs visages cote à cote, elles firent une longue fellation, leurs langues et leurs bouches s’activant à tour de rôle sur le sexe de leur compagnon. Puis la femme blonde se redressa.


— Alors puisque notre temps ici est révolu, tu vas faire le dernier acte de vie sur cette Terre. Alex, tu vas me faire un enfant…

— Tu en es sure ? Demanda la femme brune.

— Nous aurons besoin d’aide ailleurs, répondit-elle.


Elle se mit à califourchon sur l’homme, mit le sexe de l’homme au contact du sien puis le fit pénétrer doucement en elle avec un soupir d’aise.


— Putain ! On dira ce qu’on voudra mais pour baiser, je n’ai jamais connu mieux que le corps d’un homme...


Elle montait et descendait sur le membre de l’homme, laissant monter lentement le plaisir en elle. L’homme caressait son torse, ses seins. L’autre femme s’était collée contre son dos, lui prodiguant des baisers dans le cou et les épaules pendant que ses mains caressaient son bas-ventre. Les gémissements devinrent plus fréquents, la respiration devint haletante. Lorsqu’elle se raidit brusquement, l’homme se relâcha et un flot de sperme se déversa dans le corps de la femme.


Elle se laissa rouler sur le coté. Sa compagne se positionna à son tour à cheval sur l’homme.


— A mon tour, dit-elle. Pour moi aussi, il est temps de devenir mère.


Plus tard, les trois amants firent une dernière pause, l’homme assis entre les deux femmes, celles-ci leur tète sur chacune de ses épaules. Quelque part au fond d’elles, elles avaient libéré un ovule et deux nouvelles vies ne tarderaient pas à se développer. Tous trois savaient que le moment était arrivé… En surimpression sur le paysage, un visage de grande taille apparut.


— Eh bien mes enfants, que faites vous encore ici ? Fit le visage.

— Ouranos, c’est tellement difficile de dire adieu à notre planète, répondit l’homme.

— Je vous comprend, répondit l’image. Mais vous avez des responsabilité maintenant. Vous êtes des créateurs et vous avez en charge une nouvelle planète qui vous attend. Et c’est du travail, j’en sais quelque chose !

— Et vous ? Demanda la femme blonde en souriant. Vous avez tellement à faire depuis que vous êtes devenu un éternel, depuis que vous avez atteint le septième cercle ?

— Si tu savais… Mais tu découvriras cela bien assez tôt dans quelques millions d’années, reprit Ouranos. Allez maintenant.


Le visage s’effaça… L’homme se redressa.


— Ouranos a raison. Christine, Antinea, Il est temps de rejoindre nos frères et soeurs. On nous attends ailleurs.

— Oui, ailleurs, dis-je…


Du sol de la vieille planète, un témoin aurait vu trois corps humains se muer en sphères de lumière qui brusquement fusèrent vers le ciel, traversèrent les nuées, disparurent dans l’espace en direction d’un petit point lumineux ou attendait une jeune planète, lointaine, très lointaine, pour commencer la plus belle de toute les histoires. Celle de la vie…


Fin de l’épisode

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