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Chroniques immortelles - Le voleur de feu.

Chapitre 1

L'assassinat de Christine

Divers

NDLA : La première partie de ce nouvel épisode est un peu long, mais je ne peux faire autrement. Il me faut installer les acteurs, le contexte, les lieux. Du coup je n’ai pu inclure dans ce chapitre ce qui est le « fond de commerce de Xstory ». J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop et je vous promet de me rattraper pour les chapitres suivants.

Irina



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En ce début d’Octobre 2017, il faisait encore beau et chaud à Nice. Les promeneurs se pressaient sur la promenade des anglais. Parmi eux, un jeune couple anonyme parmi d’autres se promenait à pas lents. L’homme était brun, en tee-shirt et bermuda, la jeune femme blonde, avec une robe fleurie légère et un chapeau à larges bords. Un couple ordinaire. Du moins en apparence. Ils étaient à peu de distance du Negresco, lorsque la femme s’écroula soudain comme une poupée de chiffon. Presque simultanément, on entendit le bruit d’une détonation.


L’homme resta interdit quelques secondes, regardant sa compagne effondrée sur le sol les yeux grands ouverts. Un trou rouge ornait son front et une petite flaque de sang commençait à se former sous sa tète.


Une femme hurla. Alors ce fut la panique. Des cris de toute part. Des passants s’enfuirent à toutes jambes, d’autres sortirent leur téléphone portable. On nous tire dessus ! C’est encore un attentat, fuyez ! Au secours ! Mais déjà des coups de sifflets se faisaient entendre et des policiers arrivaient au pas de course. Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez vu quelque chose ?  Sécurisez le périmètre ! Une femme à terre, blessure par balle. Elle est morte ? Non, elle respire encore, envoyez une ambulance au plus vite !


L’homme restait hébété. Un policier vint l’empoigner. Ne restez pas là monsieur, circulez. Mais… c’est mon amie ! Elle était avec moi et tout d’un coup… Faites quelque chose ! Elle ne peut pas mourir. On fait le nécessaire monsieur, restez là. On va venir vous chercher.


Moins de dix minutes s’étaient écoulées quand l’ambulance arriva. Sans perdre de temps, les médecins enlevèrent le corps tremblant de la jeune femme après l’avoir mis sous perfusion. Cela eut le don de faire réagir l’homme. Attendez ! Je veux aller avec elle ! Non, ce n’est pas possible monsieur, pas avec l’ambulance. Venez avec moi, on va les suivre jusqu’à l’hôpital.


Le policier emmena l’homme avec lui et toutes sirènes hurlantes, fila à la poursuite de l’ambulance. Lorsqu’il arrivèrent aux urgences, la jeune femme avait été emportée au grand galop vers une salle d’opération. On le pria d’attendre. De longues minutes s’écoulèrent, puis un chirurgien parut, la mine sombre.


— Vous êtes de la famille ? Demanda t-il à l’homme. Comment vous appelez vous ?

— A… Alex, et non, enfin si, je veux dire... nous sommes en couple, oui, c’est ma femme, c’est çà, c’est ma femme… Co… comment ?…

— La balle a fait des dégâts irréversibles à la tète, reprit sobrement le chirurgien. Elle était en état de mort cérébrale en arrivant ici. Elle est décédée quelques minutes après son entrée au bloc. Nous n’avons rien pu faire.


Alex se laissa tomber sur une chaise.


— Non… ce n’est pas possible, dit-il les larmes aux yeux. Ça ne peut pas être, pas elle, elle ne peut pas mourir !

— Je suis désolé. Excusez moi, mais je dois savoir, quel était son nom ?

— Christine… Christine Gautier...

— Je vais vous demander de rester là. C’est une blessure par balle et la police doit prendre votre déposition. Mais en attendant, vous pouvez utiliser ce téléphone. Je suppose que vous avez du monde à contacter ?

— Oui… oui, vous avez raison. Merci.


Alex eut de la chance. Son premier correspondant répondit aussitôt.


— Antinea ? C’est Alex… Je … j’ai une terrible nouvelle à t’apprendre.



Il ne s’était pas écoulé deux heures depuis le premier appel d’Alex lorsque Antinea poussa la porte des urgences. Les deux immortels tombèrent dans les bras l’un de l’autre. Alex craqua.


— C’est pas juste Antinea, pas juste ! Lâcha t-il entre deux sanglots. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Qui a bien pu faire çà ???

— Calme toi Alex. Moi non plus je ne sais pas. Nous verrons çà plus tard. Pour l’instant ce qui compte, c’est de s’occuper du corps de Christine.

— Comment çà ? Que veux-tu dire ?

— Nous allons ramener son corps sur Mikro Kea, et lui donner des funérailles dignes d’elle, dignes de la déesse qu’elle était. Nous chercherons plus tard. Notre peine pour l’instant suffira.


Antinea s’adressa au personnel de l’accueil.


— Écoutez-moi vous tous, veuillez faire le nécessaire pour que le corps de Christine Gautier soit transporté à l’aéroport de Nice, auprès de mon avion privé.

— Désolé Madame, c’est impossible. Le corps doit être autopsié et parce que c’est un crime, seule la police à le pouvoir de donner l’autorisation d’emporter le corps tant que l’enquête…


Alex sentit l’air se remplir d’une furieuse énergie. Le regard d’Antinea vira au noir et fixa la secrétaire.


— C’est un ordre ! Fit-elle sèchement.

— Bien madame, je fais le nécessaire, répondit la secrétaire.



Le jet privé prit son cap en grimpant. Le personnel de l’hôpital avait obéi docilement aux injonctions de la déesse protectrice d’Athènes. Une ambulance avait amené le corps de Christine dans un cercueil. Alex ne pouvait détacher son regard de la boite allongée qui trônait à présent au milieu de la cabine de l’avion.


— Je n’arrive pas à y croire, dit-il d’une voix lasse. Je suis anéanti. Je ne sais pas comment tu fais pour rester aussi forte à cet instant…

— J’ai vu partir tellement de monde au cours des siècles, répondit Antinea. Mais on fera notre deuil plus tard. Pour l’instant, l’important est de faire prendre l’air à Christine.


Alex ouvrit des yeux ronds en voyant Antinea actionner les fermetures du cercueil. Le couvercle relevé révéla un terrible spectacle.


— Mais… Mais c’est un mannequin ? Fit Alex stupéfait.

— Oh la garce ! Reprit Antinea la mine contrariée et les mains sur les hanches. Ce n’est pas ce qui était prévu ! Qu’est-ce que cette entêtée a encore imaginé ?

— Hein ? Quoi ?



Bon. Je ne vais pas vous faire mariner plus longtemps et vous vous en doutiez, bien sur je ne suis pas morte. Mais pour expliquer ce qui précède, je dois faire un petit retour en arrière. Tout a commencé il y a une quinzaine de jours dans mon magasin d’antiquités à Digne. Alex n’est pas là. Il fait une tournée de caves en Californie et ne rentrera que dans quelques jours. Quand à moi, je gère mes articles entrants et sortants. Je reçois presque quotidiennement des colis de diverses régions du monde, des pièces archéologiques, artefacts, statues, bijoux anciens, etc. Mais ce matin là, un petit colis me laisse perplexe...


— Qu’est-ce que…


Une clef de contact de voiture et un smartphone. Et un petit papier ou est marqué « allume le téléphone ». La clef de contact porte l’immatriculation XX-999-XX. Bien entendu je ne vais pas vous donner le numéro réel ! Quant au smartphone, c’est un modèle très basique, de type appareil pré-payé que l’on trouve n’importe où. Je le met en route. Un numéro apparaît à l’écran. Une seconde d’hésitation et je lance le signal d’appel.


— A… Allô ?

— Christine Gautier? Me répond une voix de femme. Bonjour Christine. Ici c’est Christelle D… Tu te rappelles ?


La foudre vient de me transpercer ! Tu parles que je me rappelle ! Christelle D… vous vous rappelez ? Sinon, je vous invite à relire l’épisode « les filles perdues » des Chroniques immortelles (chapitre 21). Christelle est une des personnes à la personnalité des plus complexes que je connaisse : responsable d’un centre d’accueil pour jeunes femmes en difficulté à coté de Cannes, jeune femme aimable et souriante qui s’est révélée être une redoutable tueuse à gage, ancienne moudjahidine, prostituée de luxe en prime, et surtout avec laquelle j’ai découvert l’existence des « héros », ces presque immortels qui ne sont pas de descendance divine, mais d’ascendance humaine comme je l’étais sans le savoir, sur la voie du premier cercle.


Je ne l’ai pas revue, mais depuis qu’on lui a expliqué sa nature, elle a raccroché ses armes et suit la formation qui doit l’aider à atteindre le premier cercle sous le contrôle d’un immortel. Malgré son lourd passé, c’est une fille adorable et je suis ravie d’entendre sa voix. Ravie, mais intriguée.


— Et que me vaut le plaisir ?

— Il faut qu’on se voie sans délai. Peux-tu venir nous retrouver ? C’est pour une affaire grave. Je suis avec Henri D… et Philippe M… du S.I.A.


Le Service d’Investigation  et d’Action de la police nationale est un organisme discret aux pouvoirs très étendus. On y compte surtout beaucoup d’immortels… J’y ai fait un passage à l’époque ou on cherchait une explication à une série de meurtres sur la personne d’autres immortels. Philippe était mon « chef » direct.


— Henri et Philippe ? Mais enfin que se passe t-il ?

— Bon, en deux mots : tu sais que j’ai « raccroché » mais le S.I.A. m’a demandé de garder ouverte la « boite aux lettres » où on me proposait des contrats, au cas où, car il faut que tu saches que trois autres immortels ont échappé de peu à des tentatives d’assassinats ces dernières semaines. Et il y a quelques jours, un nouveau nom est tombé.

— Qui çà ?

— Toi…


J’en reste muette de saisissement plusieurs secondes.


— M… moi ? Mais qui ? Pourquoi ?

— C’est justement pour en discuter que tu dois venir nous rejoindre discrètement dans une petite maison à coté des  Grillons (une petite ville prés de Digne ; NDLA). Tu peux venir ?

— Bon… Bon, d’accord. Dis-je décontenancée. Que dois-je faire ?


La tète en vrac, à moitié sonnée, j’obéis sans discuter aux consignes de Christelle. Je mets une tenue dans un sac de courses et me rends directement boulevard Gassendi à la boutique « J…. » dont je connais très bien la patronne.


— Bonjour Magali. Dis tu peux me rendre un service ? Il y a un pervers qui me suit dont je veux me débarrasser. Je peux sortir par la porte de derrière ?

— Bien sur ma belle, fais comme chez toi.


Je m’éclipse dans l’arrière boutique déserte. Parfait. Je me change rapidement et modifie mon apparence. Je deviens la brune Mireille, avatar que j’utilise à l’occasion, et sort par la porte de derrière. Exit Christine… Sur la place de la fabrique, comme indiqué par Christelle je trouve la voiture, une petite citadine d’un modèle très courant. Contact… Et la voix mielleuse d’un GPS m’ordonne de prendre la D900 en direction des Grillons.


C’est une petite maison ordinaire dans un lotissement tout neuf. Une femme me fait signe de rentrer la voiture puis referme le portail derrière moi. Je reprends ma personnalité habituelle. Non, décidément, je me préfère en blonde, même écervelée comme me le dit souvent Antinea ! Elle me fait signe de la suivre et je rentre à sa suite dans la maison.


— Christelle !

— Bonjour ma chérie, me répond-elle en me prenant dans ses bras.


On s’embrasse affectueusement. Je suis heureuse de la revoir. Comment expliquer l’attachement que je ressens avec elle ? C’est pourtant une redoutable tueuse dont les crimes la condamnerait à mort dans nombre de pays ! Mais elle est une héroïne, une presque immortelle et çà change tout.


Henri et Philippe du S.I.A. me saluent à leur tour. Je leur rends leur salutation avec un plaisir non dissimulé. Je vais enfin apprendre le fin mot de l’histoire. Mais il y a aussi trois femmes et un homme que je ne connais pas.


— Je te fais les présentations, reprend Christelle. Voici Térésa, Mégara et Aléna. Et ce… monsieur est le baron Luyben.

— En… enchantée, dis-je en serrant la main de l’homme.

— C’est un grand honneur votre altesse, répond-il respectueusement avec un fort accent bulgare.


Je suis presque sure d’avoir déjà vu les trois femmes. Mais où ? Ce sont des immortelles, je l’ai senti tout de suite, du premier cercle, mais il y a quelques chose en elles qui dénote un « talent » très fort dans un domaine particulier. J’ignore lequel.


L’homme me fait une étrange impression. Grand, maigre, sombre, il y a quelque chose de spécial, diffus dans son énergie. Et sa main est glacée ! Et je devine soudain !


— Mais ? Vous êtes… un vampire ???

— Oui votre altesse. J’ai l’honneur de diriger la section « renseignement » des services spéciaux du seigneur Kostia.

— De… quels service spéciaux ???

— Il y a longtemps, Zeus a été pris de pitié pour notre communauté. Nous nous sommes installés dans cette région des Balkans que vous avez visité récemment sous sa protection. En retour, nous avons accepté d’être son « service secret » en quelque sorte. Nous assurons discrètement la fonction de renseignement, protection ou action si nécessaire pour le compte de notre seigneur.

— Et dans le cas présent ?

— Il est clair pour nous que quelqu’un a déclaré la guerre aux Olympiens. Nous ne savons pas qui. Tous ceux visés sont des proches ou des amis de Monsieur Kostia. Toutefois, nos analystes pensent qu’il s’agit d’un ou d’autres immortels. Et c’est pour çà que ces… dames sont là. Si l’hypothèse est confirmée, elles seront chargées de l’arrestation et de le ou les conduire devant le tribunal de Minos pour y être jugés et condamnés.

— Bon sang ! Mais oui, je vous reconnais à présent, vous faisiez partie du personnel de la clinique en Suisse, du Tartare !

— Dans l’antiquité, on nous appelait « les furies » madame.

— Celles de… la mythologie ?

— Oui madame. Notre fonction à présent pourrait s’assimiler à chasseur de primes. Nos pouvoirs sont très étendus pour pouvoir neutraliser tout immortel, quel que soit son rang, ou presque.


Je suis sidérée. Les furies ! Dans l’histoire, elles foutaient la trouille à tous. J’en ai des frissons. Le Tartare, je connais… Aucune envie d’être la proie de ces trois femmes. Je reprends mes esprits.


— Et vers qui ou quoi se portent vos investigations ?

— Nous avons eu beaucoup de mal à remonter la piste informatique des contrats passé via le dark web. Mais toutes convergent vers le Maroc, plus précisément vers la ville d’Azrou, à un soixantaine de kilomètres au sud-est de Meknès.


Christelle intervient, la mine pensive.


— Azrou… c’est drôle çà me rappelle quelque chose… Vous savez que j’ai combattu avec les talibans en Afghanistan. Le soir lors des bivouacs, on discutait de tout et de rien, de nos alliés dans tous le monde arabe. Et un soir un marocain de cette région nous a parlé d’une sorte de base dans les montagnes de l’Atlas, dans cette région qui finançait les mouvements terroristes en se livrant a divers trafics, armes, drogue, esclaves…

— Alors il faut y aller, dis-je. Je suppose que c’est pour çà que vous m’avez fait venir ?

— Non votre altesse, reprend Luyben. J’ai ordre de Monsieur Kostia de vous emmener sur Mikro Kea pour vous mettre à l’abri. Mais avant tout, et c’est la raison de la présence de ces messieurs du S.I.A. , nous devons mettre au point votre assassinat.

— Hein ???


Ben oui, je dois mourir. Pour que le commanditaire n’ait pas de soupçons, il doit croire que ses contrats sont exécutés. C’est pour çà que quinze jours plus tard, je suis un peu tendue sur la promenade des anglais. Officiellement, nous profitons d’un coffret cadeau d’un fournisseur, un week-end pour deux, en réalité envoyé par Christelle. Je suis en liaison télépathique avec elle, embusquée à la fenêtre d’un immeuble, l’œil à la lunette de son fusil.


« Tu es sure de ne pas rater ton coup ? » dis-je un peu inquiète.

« Mais non ma chérie, il n’y a que deux cent mètres. Tourne toi juste un peu sur ta droite »

« Comme çà ?»


Je sens l’impact du projectile, une sorte de bille de paintball. Aouch ! Simultanément, je fais éclater la poche de sang que j’ai créée à l’arrière de mon crane. Il ne me reste plus qu’à m’écrouler. Les policiers du S.I.A. qui étaient en attente à proximité et n’attendaient que çà, se précipitent et jouent leur rôle avec application. Je vais tenir ensuite le personnel de l’ambulance sous mon contrôle mental, ainsi que l’équipe chirurgicale de l’hôpital qui cherche désespérément à me « sauver ». Ils sont persuadés d’avoir échoué et je n’ai plus qu’à me laisser transporter à la morgue en attendant ma prochaine autopsie.


Un qui a failli avoir une attaque, c’est un infirmier de la morgue quand j’ai repris vie. Mais je le prends sous mon contrôle et je n’ai plus qu’à attendre que Antinea qui était en attente donne l’ordre de venir prendre mon corps. Mais là, le plan ne se déroule pas comme prévu. Alors que je devise gaiement avec l’infirmier, Christelle pénètre à son tour dans le local.


— Voilà tes fringues comme tu me l’a demandé. Et ici nos billets d’avion et nos passeports. Tu est toujours décidée ?

— Plus que jamais. Quelqu’un en veut à ma peau et j’ai bien l’intention de le trouver et de lui faire payer à ma manière. Mais tu ne devrais pas venir avec moi Chris. Kostia risque de ne pas vraiment apprécier mon escapade. Désobéir à un ordre de sa part est risqué.

— Je viens avec toi ma chérie, répond-elle. Tu ne connais pas ces milieux. Moi si. Et si ton coté écervelée est conforme à ce que m’a raconté Antinea, il vaut mieux que tu aies un garde du corps.

— Antinea… Je me demande comment elle va réagir après un coup pareil.


Un peu plus tard, des brancardiers viennent chercher le « corps ». Sous mon contrôle, ils placent dans le cercueil le mannequin que Christelle a amené peu avant. Et voilà comment, alors que Antinea explique à Alex stupéfait les détails de l’opération, je vole déjà vers le Maroc en compagnie de Christelle. Prochaine escale : Marrakech.


A suivre…

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